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    <item>
      <title>L’Europe fait campagne  pour Nikol Pachinian</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/my-post935c5ff8</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           A l’approche des élections législatives du 7 juin, l’Europe apporte son soutien au Premier ministre arménien, jugeant sa réélection “ essentielle à la paix, à la stabilisation dans la région et au maintien du rapprochement de l'Arménie avec l'Occident ”.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/66432_b.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           PAR ANNE-MARIE MOURADIAN
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Inquiète des tensions politiques internes en Arménie et craignant la victoire d’une faction pro-russe, l’UE prête son assistance au pouvoir en place dont elle espère la continuité. Le pire scénario à ses yeux serait une répétition de ce qui s’est passé en Géorgie voisine, pays longtemps engagé sur la voie de l’intégration européenne mais où, contre toute attente, le parti pro-russe, « Rêve géorgien », a pris le pouvoir en 2012 et conforté sa domination au scrutin de 2024.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           “ La Russie, principal adversaire de l’UE en Arménie ”
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ Malgré ses démarches récentes en direction de l’UE, Erevan reste étroitement lié à Moscou ”, indique un rapport du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) intitulé « Political Framework for a Crisis Approach for Armenia ». La Russie y est identifiée comme le principal adversaire de l’Europe en Arménie. Le Kremlin renforce ses pressions sur Erevan en exploitant la forte dépendance économique du pays dans une série de domaines et sa fragilité sécuritaire, souligne le document. Et de citer entre autres, le maintien de la base militaire russe de Gyumri et le contrôle par des entreprises russes d’infrastructures arméniennes névralgiques dans les secteurs du gaz, du rail et des télécommunications.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Sont évoquées, parmi les risques de déstabilisation attribués à la Russie, une hausse du prix du gaz que Moscou fournit actuellement à Erevan à un prix très avantageux, une baisse des échanges commerciaux pour certains produits essentiels et l’exploitation des tensions et craintes liées à la Turquie et à l’Azerbaïdjan. Le Service diplomatique européen met en garde : “ Si les déclarations de soutien politique de Bruxelles à l’Arménie ne sont pas suivies d’actions concrètes, le risque est que la Russie intervienne davantage et que l’UE manque une opportunité historique permettant aux acteurs régionaux de s’éloigner de l’influence de Moscou à un moment où celle-ci s’affaiblit. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans ce cadre, l’UE a envoyé un “ groupe d’intervention rapide hybride ” chargé d’aider les autorités arméniennes à détecter et à contrer les campagnes de désinformation menées par Moscou pour empêcher la réélection de Nikol Pachinian le 7 juin. L’espoir est de reproduire en Arménie le succès obtenu en Moldavie où Bruxelles avait dépêché une équipe similaire et où deux formations jugées pro-russes avaient été disqualifiées aux élections de 2025 remportées par les dirigeants pro-occidentaux. Pour les partis d’opposition, dont Arménie forte, de Samvel Karapétian, l’UE qui prétend combattre les influences étrangères, manque de neutralité et fait elle-même preuve d’ingérence dans la vie politique du pays.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Toujours dans sa ligne de confrontation anti-russe, l’UE prévoit également de déployer en Arménie une mission de partenariat chargée de contrer les “ activités déstabilisatrices ” du Kremlin. Comptant 20 à 30 personnes, la mission devrait être opérationnelle durant deux ans et aider Erevan à “ lutter contre les menaces hybrides, la manipulation et l’ingérence étrangères en matière d’information et la cybercriminalité, ainsi que les flux financiers illicites dans le contexte électoral et politique ”, selon un document qu’a pu se procurer Radio Free Europe/Radio Liberty.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            Quand viendra l’heure du choix 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En réponse aux pressions russes, le Premier ministre Pachinian menace régulièrement d’un retrait de l’Arménie de l'Union économique eurasiatique (UEE) et de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), deux blocs pilotés par Moscou. De fait, l’adhésion de l’Arménie à l’UE est incompatible avec son appartenance à l’Union eurasiatique. Celle-ci imposant un tarif extérieur commun, un pays ne peut pas participer simultanément à une union douanière avec l'Europe ; au-delà des ultimatums du président Poutine, c’est une réalité juridique. Face à ce dilemme, Nikol Pachinian  affirme que lorsque le moment sera venu de faire un choix, il reviendra aux Arméniens de le faire. L’art de se hâter avec lenteur, les ambiguïtés européennes laissant planer de grands doutes sur l’évolution du processus d’adhésion, à supposer qu’il puisse aboutir un jour.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Quant à un retrait de l’Organisation du traité de sécurité collective, l’idée séduit une large partie de la population arménienne en colère contre la « trahison » de Moscou au Haut-Karabagh mais sa concrétisation demeure elle aussi incertaine. Une rupture brutale exposerait l’Arménie à de nouveaux dangers car même si elle ne peut plus se fier à la protection de Moscou, aucune autre puissance ne semble en mesure de garantir son intégrité.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’influence de l’Europe demeure réduite, sans capacité directe à infléchir la géopolitique régionale, sans garanties sécuritaires ni dispositifs de dissuasion susceptibles de modifier le rapport de force établi par l’Azerbaïdjan. Si Erevan a compris la nécessité de diversifier ses partenaires, il ne semble plus se faire  trop d’illusions sur les limites de l’engagement de ses nouveaux « alliés ».
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Business first
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A la recherche depuis l’invasion russe en Ukraine de nouveaux partenaires riches en ressources naturelles, l’Europe soutient fermement le projet de « Route Trump » (TRIPP).  La guerre en Iran pourrait encore compliquer la situation mais s’il est achevé, ce corridor qui doit relier Kars en Turquie à Bakou en traversant  l’Arménie le long de la frontière iranienne, facilitera grandement la connexion entre l’UE et l’Asie centrale, et au-delà avec la Chine. Il transformera un “ territoire autrefois fragmenté en un réseau de connectivité cohérent ”, s’ajoutant aux grands chantiers arméniens de transit régional en construction comme le corridor Nord-Sud (1).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour Ankara, la « Voie Trump » correspond à un objectif du panturquisme en lui ouvrant un accès direct sans obstacle (arménien) à Bakou et aux pays turciques d’Asie centrale. L’avenir incertain de la TRIPP, les conditions imposées par Bakou pour signer la paix, la vulnérabilité de l’Arménie en l’absence de garanties sécuritaires, sont “ des enjeux émotionnellement chargés ” pour les Arméniens, reconnaît un diplomate européen.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Au milieu des tensions, l’UE n’a de cesse de féliciter Nikol Pachinian pour son “ courageux engagement en faveur de la paix ” et son pragmatisme. Il n’en a pas toujours été ainsi. En visite à Bruxelles en juillet 2018 au lendemain de la Révolution de velours, le nouveau Premier ministre avait surpris en semblant avoir des attentes irréalistes quant au montant de l’aide financière que l'UE serait prête à apporter à Erevan. “ Il a paru à l’époque assez arrogant, imbu de lui-même ” se rappelle-t-on, “ son comportement a suscité des inquiétudes quant aux capacités de son gouvernement ”.  Aujourd’hui, celui que des observateurs à Bruxelles décrivent comme un dirigeant “ rusé ”, à la “ rhétorique populiste ” et “ au style de leadership quelque peu atypique qui irrite même ses partisans ”, bénéficie d’une grande bienveillance de la part des Européens.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Grand show à Erevan
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En choisissant Erevan pour accueillir le 4 mai, le 8
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Sommet de la Communauté politique européenne réunissant les dirigeants d'une cinquantaine de pays du continent, l’Europe donne “ un signal fort ” destiné à projeter une image de soutien et de proximité avec l’Arménie. Dans la foulée, la capitale abrite aussi les 4 et 5 mai, le premier Sommet UE-Arménie.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le partenariat avec l’UE défini par l’accord CEPA en vigueur depuis 2021, est bénéfique pour l’Arménie, petit pays où l'aide financière et technique européenne a un impact concret au niveau politique et économique en influant sur le rythme des réformes, l’orientation des investissements et les opportunités offertes à la société civile. Reste à voir dans quelle mesure son renforcement célébré le 5 mai, débouchera, au-delà des communiqués ronflants, sur des résultats tangibles et un engagement durable. Si l’Europe affiche sa volonté de resserrer le dialogue avec Erevan, de faciliter les procédures de libéralisation des visas – une « Arlésienne » – , d’offrir de nouveaux programmes d’assistance susceptibles d’alléger les contraintes économiques de l’Arménie, les décisions resteront tributaires des équilibres internationaux fluctuants dans le Caucase, des intérêts géoéconomiques et de la dépendance énergétique de l’UE accentuée par le chaos dans le détroit d’Ormuz.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Membre depuis novembre 2025 de la Réunion consultative des chefs d'État d'Asie centrale, l’Azerbaïdjan aspire de son côté à devenir un acteur incontournable de la géopolitique régionale et de la coopération eurasienne. A Bakou, le 11 mars, le président du Conseil européen Antonio Costa, et le président Aliev, ont salué le renforcement du partenariat stratégique UE-Azerbaïdjan qualifié par le premier de “ plus important que jamais ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Allant de la frontière géorgienne à Meghri à la frontière iranienne, via Gyumri, Ashtarak, Erevan, Goris, Kapan.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/66247.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sun, 10 May 2026 13:23:54 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Sevan Ananian : “ Nou s avons montré comment les Arméniens ont participé à l’histoire d’Alfortville ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/sevan-ananian-nou-s-avons-montre-comment-les-armeniens-ont-participe-a-lhistoire-dalfortville</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Comment les Arméniens rescapés du Génocide ont-ils vécu leur installation à Alfortville ? Quel regard le pays d’accueil a-t-il porté sur leur intégration ? Fruit d’un partenariat entre la MCA d’Alfortville et l’Association ARAM de Marseille, l’exposition organisée à Alfortville par l’historien Sevan Ananian, avec le soutien de la municipalité, revient sur cette période. 
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P19_-_Lamenagement_du_quartier_armenien_de_lIle_Saint-Pierre_par_la_municipalite_communiste_dAlfortville_dirigee_par_Mar.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           PROPOS RECUEILLIS PAR VAROUJAN MARDIKIAN
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Pourquoi avoir organisé cette exposition (1) ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Sevan Ananian :
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            L’idée nous a été suggérée par la Municipalité d’Alfortville, l’an dernier, dans le cadre des célébrations des 140 ans de la création de la commune. Il s’agissait de montrer comment les Arméniens avaient participé à l’histoire de la ville. Il nous a semblé qu’un tel sujet méritait d’être traité en profondeur, dans ses multiples dimensions. Or, de par mes recherches antérieures, et avec les documents que nous avions collectés depuis 2023 dans le cadre du partenariat entre la Maison de la Culture arménienne (MCA) d’Alfortville et l’Association pour la Recherche et l’Archivage de la Mémoire arménienne (ARAM), nous avions suffisamment de matière et d’expertise pour mener à bien ce projet.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Cette exposition que vous avez réalisée est donc le fruit d’une collaboration entre la MCA d’Alfortville et l’Association ARAM de Marseille. Comment celle-ci s’est-elle concrétisée ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En 2023, la MCA et ARAM ont convenu d’un partenariat. L’idée était de permettre à ARAM de travailler plus efficacement en région parisienne grâce à un local mis à sa disposition dans l’annexe de la MCA, ainsi qu’un soutien matériel et humain conséquent. Je suis membre des deux associations, ce qui facilite les choses, et avec moi, une dizaine de bénévoles participe aux activités de recueil, d’archivage, de numérisation et de valorisation des documents. Nous sommes heureux de prêter main-forte à l’équipe de Marseille qui a réuni depuis plus de trente ans des tonnes de documents, par dizaines de milliers, et est devenue un passage obligé pour de nombreux chercheurs, documentaristes, artistes, particuliers et associations qui se renseignent sur le passé des Arméniens de France.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Je dois préciser que j’ai pris la responsabilité de cette exposition, et j’ai bénéficié pour cela d’une totale liberté. Il est donc bien évident que ni la MCA ni ARAM ne sont redevables des choix que j’ai opérés et n’auraient aucunement à répondre à d’éventuelles critiques. Reste que la collaboration entre ces deux associations a été déterminante et leur soutien indispensable. La communauté arménienne, et la société française d’une façon générale, a la chance de pouvoir compter sur un immense réseau d’associations par lesquelles les individus, selon leurs aspirations et leurs sensibilités, fédèrent leurs énergies, agissent par et pour eux-mêmes, sans attendre d’en haut, dans une multitude de domaines.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Comment la Municipalité d’Alfortville a-t-elle accueilli le projet ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La Municipalité, poursuivant une tradition ininterrompue depuis les années 1960, soutient activement les associations arméniennes, en particulier la MCA, qui a fait la preuve, en 50 ans d’existence, de son savoir-faire et de son utilité. La ville assume fièrement son caractère multiculturel et revendique sa part arménienne comme constitutive de son identité.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Nous avions exposé vingt panneaux lors du festival des associations arméniennes d’Alfortville « Festiv’hay » en juin 2025, en plein air, sur une journée. La Municipalité nous a proposé de renouveler l’expérience sur une semaine entière, dans son bel espace culturel « Le 148 », en mettant à notre disposition tous les équipements nécessaires. Cela nous a laissé le temps de l’enrichir considérablement, notamment grâce à la confiance de personnes qui nous ont prêté de superbes objets et documents familiaux, dont certains rarissimes. Aux panneaux s’ajoutent donc des vitrines, devant lesquelles le public peut accéder à une connaissance à la fois plus complète et plus sensible de la vie de la première génération d’Arméniens arrivée en France.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Quel a été le programme de cette exposition ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Nous avons accueilli un cycle de conférences avec Boris Adjemian sur la Bibliothèque Nubar et son premier conservateur Aram Andonian, Patrice Djololian sur la collection de photographies de son père Krikor qui dirigeait le célèbre Studio Arax, et Astrig Atamian sur les communistes arméniens en France. Nous avons eu le plaisir d’écouter le trio Sevana Tchakerian. Des classes du collège arménien Kevork Arabian et du lycée Maximilien Perret ont pu aussi profiter d’une visite guidée gratuite.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Qu’attendez-vous des visiteurs de l’exposition, ainsi que des politiques et des médias, après son déroulement ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Nous n’avons pas conçu cette exposition pour offrir un prêt-à-penser au visiteur. A chacun de prendre connaissance de son contenu, de se confronter aux documents et d’en méditer le sens. Pour ce qui me concerne, j’espère qu’elle contribuera à développer l’idée que les Arméniens font partie de l’histoire d’Alfortville et réciproquement. Qu’il en va de même pour tous les Arméniens dans les lieux où ils sont établis, et au-delà de notre communauté, pour tous les immigrés et leurs descendants avec la France.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Alfortville est souvent citée en exemple en matière d’intégration de sa communauté arménienne. Quelles sont les singularités de son installation, et en quoi cette exposition apporte-t-elle un regard neuf sur ses débuts ? Va-t-on jusqu’à battre en brèche certaines idées reçues ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Je ne crois pas qu’il y ait eu beaucoup de différences entre le « village arménien d’Alfortville » et les autres communautés populaires installées en France à la même époque. Il me semble surtout que le lieu a offert la possibilité à la communauté arménienne de s’enraciner en atteignant un seuil critique, en nombre et en densité, à même d’assurer sa pérennité.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Par ailleurs, il est vrai qu’un travail d’histoire peut, ou doit, bousculer certains récits tout faits et interroger certains poncifs mémoriels. Nous nous sommes efforcés de mener un travail rigoureux et honnête, et nous avons fait des choix assumés qui mettent en évidence une réalité vécue plus complexe qu’on pouvait s’y attendre, notamment pour les questions qui touchent à ce qu’on appelle l’intégration.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A ma connaissance, on avait encore très peu montré des traces du passé qui remettent en cause les récits habituels sur l’intégration réussie. Le corpus de sources que nous avons réunies permet de remonter aux racines de cette représentation et confirme que finalement, comme l’a souligné l’historien de l’immigration Gérard Noiriel, on parlait des Arméniens et des autres étrangers dans l’entre-deux-guerres de la même manière que l’on parle aujourd’hui des Arabes, des Noirs, des musulmans, des Roms…, et que l’on parlait des juifs depuis la fin du XIX
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            siècle. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Nous avons donc accordé une large place aux regards et aux représentations réciproques. La présence régulière des Arméniens d’Alfortville dans la rubrique des faits divers, les nombreux reportages dont ils font l’objet dans la presse nationale, avec un regard qui oscille entre condescendance, mépris et franche hostilité, tranchent avec l’idée répandue d’une communauté qui n’a pas fait de vague, qui n’a pas posé de problème. Et en sens inverse, dans de nombreux domaines, comme le travail, la vie familiale, la vie communautaire, même l’école d’une certaine façon, l’objectif était de cultiver l’entre-soi. A de rares exceptions près, la première génération n’a jamais appris le français.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           On ne manque pas, à l’occasion du dépôt en préfecture des statuts de la première association, l’Union de la jeunesse arménienne en 1926, de montrer patte blanche en déclarant que son but est de “ faire pénétrer dans le caractère des Arméniens l’esprit de la culture française ”. Mais on se presse ensuite d’expliquer dans Haratch qu’en réalité, il doit s’agir de faire “ comme les animaux en milieu hostile, se réfugier dans notre coquille ” car “ l’environnement est néfaste ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ Farouchement repliée sur elle-même ”, “ obéissant à ses propres lois ”, formant une “ enclave étrangère en terre de France ”, “ un village dont les pays les moins civilisés auraient honte ”, voilà comment l’on décrit le ghetto arménien d’Alfort-ville dans ces années-là.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           L’intégration est au cœur de cette exposition. C’est une question plus centrale que jamais, aujourd’hui en France. Mais ne pensez-vous pas que contrairement aux années 80 et 90, les politiques et les médias ont tendance désormais à confondre intégration et assimilation ? Cette confusion n’est-elle pas préjudiciable à l’équilibre de la société et au vivre ensemble ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           J’observe que, depuis une vingtaine d’années, le conservatisme identitaire s’est partout banalisé de façon inquiétante. Il est vrai qu’au tournant des années 1980, comme l’a montré Vincent Martigny dans Dire la France (Presses de Sciences Po, 2016), nous avons connu un moment multiculturel assumé à la tête de l’Etat. Mais il s’est révélé n’être qu’une parenthèse.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Je dois avouer qu’à titre personnel, je regrette la façon dont les Arméniens sont de plus en plus souvent décrits en parangons de l’intégration réussie, pour mieux stigmatiser en creux d’autres communautés, issues de l’immigration coloniale et postcoloniale. Et je déplore aussi que certains parmi nous s’enorgueillissent bien aisément de cette récemment acquise « blanchité honoraire », pour employer un concept des études postcoloniales.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Cette exposition d’Alfortville est-elle vouée à devenir itinérante ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Elle peut l’être sans trop de difficulté. Nous avons déjà été sollicités par le CNMA de Décines, qui la présentera pour un mois à partir du 23 mai 2026.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Au fond de vous, formez-vous le vœu que cette expérience inspire d’autres spécialistes chevronnés et bonnes volontés pour retracer, en d’autres lieux de France, l’histoire de l’installation de communautés arméniennes locales dans les années post-génocidaires ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ce serait une bonne idée. ARAM a présenté il y a trois ans une superbe exposition sur l’arrivée des Arméniens à Marseille et le Camp Oddo par lequel plusieurs milliers de ces réfugiés ont transité.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En région parisienne, nous espérons recueillir suffisamment de documents provenant des différentes localités dans lesquelles les Arméniens se sont installés dans les années 1920-1930 pour pouvoir présenter à terme une exposition plus ambitieuse sur une échelle plus large.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Il faudrait aussi pouvoir travailler sur une échelle de temps plus longue et étudier les vagues d’immigrations ultérieures, en provenance du Moyen-Orient et d’Arménie.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           (1) « Alfortville, un village arménien, Années 1920-1930 » : exposition présentée du 13 au 19 avril, à l’Espace culturel « Le 148 », 148, rue Paul Vaillant-Couturier – 94140 Alfortville.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 12:53:28 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/sevan-ananian-nou-s-avons-montre-comment-les-armeniens-ont-participe-a-lhistoire-dalfortville</guid>
      <g-custom:tags type="string">France</g-custom:tags>
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        <media:description>main image</media:description>
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    </item>
    <item>
      <title>Des survivants à la mémoire : l’histoire filmée  de Sans retour possible</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/des-survivants-a-la-memoire-lhistoire-filmee-de-sans-retour-possible</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Ce 24 Avril marque un double rendez-vous : la ressortie en salles de Sans retour possible (1983), film co-réalisé par Serge Avédikian et Jacques Kébadian, et la publication d'Un mur contre l'oubli, ouvrage conçu par ce dernier à partir de cette matière filmique. À cette occasion, Serge Avédikian revient sur un geste cinématographique né de la nécessité de transmettre et de faire mémoire, dont la portée et les résonances se prolongent encore aujourd'hui.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Familles.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           PAR PENIAMIN HAGI MANOUGIAN
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A l'origine de Sans retour possible, il y a une exigence : celle de recueillir une parole menacée de disparition. Au début des années 1980, la génération des survivants du Génocide des Arméniens s'éteint peu à peu. “ Si nous ne le faisons pas maintenant, il sera trop tard, nous ne parviendrons plus à saisir cette parole. Il y avait là, notamment, une forme d’urgence ”, se souvient Serge Avédikian. Avec Jacques Kébadian, il entreprend alors un travail de collecte à travers la France et parcourt les grandes villes où la Diaspora arménienne est implantée, de Marseille à Lyon, de Valence à la région parisienne, pour identifier progressivement des témoins.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ce travail de repérage donnera aussi lieu à une collecte bien plus large que le film lui-même : tous les témoignages ne pourront être intégrés au montage final, mais ils sont conservés, archivés et déposés notamment à des fins de recherche. Le projet dépasse rapidement le cadre d'une œuvre audiovisuelle pour devenir un véritable travail de mémoire.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le film se construit dans une économie de moyens, porté par des réseaux d’amis et du matériel prêté, guidé avant tout par une rigueur formelle marquée. Le choix du film de 16 mm s'impose pour affirmer pleinement sa dimension cinématographique. Caméra fixe, durée assumée et parole laissée intacte, le dispositif vise à restituer, sans artifice, la densité des récits. “ Ce n'était pas un reportage, mais un documentaire de création. Un documentaire pensé et construit ”, précise Avédikian. Le travail de montage s’attache dès lors à éviter toute redondance, tout en respectant la singularité de chaque parcours. Il s’agit de faire dialoguer les voix et de créer une continuité sans uniformiser. Le titre lui-même porte une charge historique. Sans retour possible renvoie au tampon apposé sur les passeports des rescapés arméniens arrivés en France après le Génocide, munis du titre Nansen : la mention “ Sans retour ”. En y ajoutant “ possible ”, les réalisateurs prolongent cette réalité dans une rupture irréversible avec une terre, une langue, un monde.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais au-delà du geste documentaire, le film interroge les modalités de la transmission. Destiné aux générations futures, il s'adresse à celles et ceux qui n'ont pas vécu l'événement mais en portent l'héritage. Entre les survivants et leurs descendants, un certain écart s’est progressivement installé. En effet, la deuxième génération, fréquemment engagée dans un processus d'ancrage social et de réussite professionnelle, a souvent choisi de reléguer au silence l'histoire familiale. Ce décalage s’est manifesté notamment lors de la diffusion du film à la télévision. Une partie du public rejette aussitôt l'image donnée, en y voyant notamment des corps vieillissants, des visages marqués, une parole hésitante, loin des figures valorisées de réussite.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Cette réception parfois contrastée révèle une difficulté plus profonde d’affronter une mémoire traumatique. Comme l'analyse aujourd’hui Avédikian, “ si le film a suscité de telles réactions, c’est qu’il touchait au plus profond, à quelque chose qu’ils peinaient eux-mêmes à exprimer ou à assumer ”. En refusant toute idéalisation, l'œuvre met au jour une réalité que certains auraient préféré maintenir dans l'ombre. Et c'est précisément cette exposition qui fonde sa force et son impact.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Quarante ans plus tard, sa portée s’est déplacée. Dans un contexte où les questions d’exil, d’identité et de mémoire resurgissent avec force, Sans retour possible trouve une résonance nouvelle. La disparition des témoins directs est désormais acquise, et le film apparaît comme l’un des rares espaces où leur parole subsiste dans sa forme la plus immédiate. Pour Avédikian, l’enjeu ne réside plus dans la démonstration : “ Les preuves sont partout : dans les images, dans les photographies, dans les témoignages ”. Il s’agit désormais de comprendre, de mettre en relation les trajectoires individuelles avec les dynamiques géopolitiques contemporaines, et d’interroger les continuités comme les ruptures entre les générations.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Du mouvement à la page, une même mémoire
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La parution du livre Un mur contre l’oubli, seize récits arméniens prolonge cette réflexion dans un autre rapport au temps et à l’image. Conçu par Jacques Kébadian à partir des images du film, l'ouvrage reprend les témoignages des survivants sous la forme de photogrammes sous-titrés. Isolées du flux narratif, ces images fixes acquièrent une autonomie nouvelle : le spectateur devient lecteur, libre de son rythme, pouvant s’attarder sur un détail, un regard, une expression. De plus, ces images sont accompagnées de textes écrits par des historiens, chercheurs, écrivains et spécialistes du cinéma, dont la plupart appartiennent à la génération des descendants de rescapés. Parmi les contributeurs figurent ainsi Janine Altounian, Alain Bergala, Nicole Brenez ou encore Anaïd Donabédian-Demopoulos. Certains ont écrit à partir de leurs origines familiales, sur la ville d'origine de leurs parents ou grands-parents, d'autres à partir de leur regard de cinéaste ou de critique.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le livre s'inscrit par ailleurs dans un projet artistique plus vaste. L'installation éponyme, présentée en 2006 au Parc de la Villette, projetait ces témoignages sur une carte du peuplement arménien d'avant 1915, faisant réapparaître les visages des survivants sur les territoires dont ils avaient été chassés. Plus qu’un livre d’images, Un mur contre l’oubli fait résonner à nouveau la parole des survivants, en la déplaçant du cinéma vers l’espace du livre.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans le parcours de Serge Avédikian, cette actualité s'inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire et le temps. Longtemps engagé dans une pratique artistique tournée vers la contemporanéité, notamment au théâtre, et nourri par les grandes figures de la scène cinématographique française, il en est venu progressivement à interroger les traces, les héritages, les filiations. Ce déplacement n’est pas initial, mais construit et lié surtout à une trajectoire personnelle. Au cœur de son œuvre, une conviction persiste : “ Se penser historiquement ”. Pour Avédikian, la mémoire n’est pas une injonction, mais une nécessité intime. Comprendre d’où l’on vient permet de se situer dans le présent. “ Il faut savoir qui étaient ses arrière-grands-parents, ses grands-parents, ses parents, et qui l'on est soi-même ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Avec la ressortie de Sans retour possible et la publication d’Un mur contre l’oubli, ce double geste – filmique et éditorial – réactive une même interrogation. Comment rendre visible ce qui disparaît ? Comment faire circuler une parole lorsque ceux qui la portaient ne sont plus là ? Entre mouvement et immobilité, entre cinéma et livre, une même tentative persiste, celle de maintenir ouverte la possibilité d’un dialogue avec le passé.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Infos pratiques :
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           • Sans retour possible (Anemic Films), de Serge Avédikian et Jacques Kébadian, projeté à Paris les 22, 24 et 27 avril et à Marseille le 28 avril.
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           Contact : jkebadian@orange.fr
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           01-43-38-84-16
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           • La ressortie est accompagnée de la parution du livre Un mur contre l'oubli, seize récits arméniens (éditions Marest), dirigé par Jacques Kébadian, sous la responsabilité éditoriale de Nicole Brenez. En librairie le 24 Avril 2026 — 25 €.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/8CCC51B7CFF2495B8B9667193A7A845F.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 12:36:40 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/des-survivants-a-la-memoire-lhistoire-filmee-de-sans-retour-possible</guid>
      <g-custom:tags type="string">France,Culture</g-custom:tags>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Capture_decran_2026-02-15_a_16.53.44.jpg">
        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Capture_decran_2026-02-15_a_16.53.44.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Sev Ohanian aux Oscars Le parcours d’un conteur engagé</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/sev-ohanian-aux-oscars-le-parcours-dun-conteur-engage</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Des souvenirs familiaux aux tapis rouges des Oscars, il trace un parcours singulier entre héritage, identité et création. À travers ses films, il explore l’intime pour mieux toucher à l’universel et porter une voix encore trop rare à Hollywood. Le film qu’il a coproduit Sinners (Les Pécheurs) avec le réalisateur Ryan Coogler et son épouse Zinzi Coogler a été nommé dans 16 catégories aux Oscars. Sinners a remporté quatre statuettes.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P58-_Les_co-realisateurs_Sinners.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           INTERVIEW PAR ALMASD LELOIRE KÉRACKIAN
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Que faisiez-vous quelques heures avant la cérémonie des Oscars ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Sev Ohanian :
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            J’ai eu la chance d’être entouré de ma femme, Natalie Qasabian, de ma sœur Ramela et de mes parents, Suren et Vartuhi, que j’avais invités aux Oscars. Nous nous sommes préparés dans un hôtel à proximité. Nous avons ouvert une bouteille de champagne, pris une petite gorgée, et surtout pris un moment pour réaliser le chemin parcouru par notre famille depuis son arrivée aux États-Unis, il y a plusieurs décennies. Un moment de célébration très émouvant pour nous tous, descendants d’émigrants.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           C’était au moins votre deuxième participation aux Oscars. Comment vous êtes-vous préparé pour cet événement ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Notre film Judas and the Black Messiah avait été nommé six fois et avait remporté deux Oscars. Mais à cause du Covid, lors de cette édition-là, nous n’avions pas tous pu être présents. De mon côté, je tournais en Colombie au moment de la cérémonie, en plein confinement. Nous avions donc suivi l’événement à distance. Cette année, en revanche, c’était très différent. Être présent sur place, entouré de centaines de professionnels du cinéma, pour célébrer ensemble le travail accompli, a été une expérience vraiment unique.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Comment avez-vous rencontré Ryan Coogler, réalisateur de Sinners mais aussi de Black Panther et Creed ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Je l’ai rencontré à l’école de cinéma de l’University of Southern California, où j’ai également rencontré ma femme, Natalie Qasabian. À l’époque, j’étais probablement le seul étudiant arménien. Avant même d’entrer à l’école, j’avais réalisé un film arménien, et Ryan a été la première personne non arménienne à qui je l’ai montré. A ce moment-là, je craignais qu’il ne le comprenne pas. A ma grande surprise, il s’y est immédiatement reconnu. Il a vu sa propre famille dans mes personnages. Cela m’a appris une chose essentielle : plus une histoire est enracinée dans une culture spécifique, plus elle peut toucher à quelque chose d’universel, de fondamentalement humain.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Votre premier film, My Big Fat Armenian Family, (Ma grande famille arménienne) était une comédie très ancrée dans notre culture. Avez-vous d’autres projets similaires ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Absolument. Ce premier film me tient particulièrement à cœur. J’ai construit ma carrière avec l’espoir de promouvoir des histoires qui parlent au public et aussi pouvoir revenir à ce type de récit. Aujourd’hui, mes partenaires chez Proximity Media, Ryan et Zinzi Coogler, m’encouragent à développer plusieurs projets. L’un d’eux est un long-métrage avec un casting international, incluant une actrice arménienne. Nous travaillons également sur une série télévisée consacrée aux immigrés arméniens à Los Angeles. Ce sont des projets ambitieux qui demandent du temps, mais j’espère sincèrement les voir aboutir.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           En quoi votre éducation arménienne a-t-elle influencé votre passion pour le storytelling, la narration par l’image ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           J’ai grandi dans une famille très soudée, et aussi une famille élargie au sein d’une importante communauté arménienne en Californie du Sud. Ils m’ont inculqué la culture et le sentiment communautaire. Très jeune, mes parents nous ont inscrits, ma sœur et moi, dans des activités de scoutisme (Homenetmen). Dès l’âge de 10 ans nous allions aux réunions pour étudier notre histoire, les valeurs et les bases de notre culture arménienne. Plus tard, de 16 ans à 20 ans, j’y ai moi-même occupé des responsabilités. Cela m’a appris la rigueur, la créativité, l’organisation, la résolution de problèmes et le sens du collectif. Tout ce que je fais aujourd’hui en tant que réalisateur, producteur et scénariste trouve en partie son origine dans cette éducation.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Quand et comment aborder les questions de discrimination dans vos films ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Il n’y a pas de moment idéal ou non pour raconter ces histoires d’individus marginalisés. Dans l’histoire des Arméniens, certains longs métrages ont déjà abordé ces sujets, comme Ararat, d’Atom Egoyan ou The Promise, de Terry George. Ils abordent les thèmes du trauma et de l’histoire tragique.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour ma part, je souhaite proposer des récits plus porteurs d’espoir. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire des films sur notre tragédie. Tenant compte de ma carrière, je considère que montrer la beauté, la résilience et l’humanité du peuple arménien me semble tout aussi essentiel. J’ai confiance dans le futur car à l’international, il y a de grands talents qui émergent.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Que représentent pour vous ces récompenses et nominations aux Oscars ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les 16 nominations sont un record mondial pour notre film Sinners. Le simple fait d’être nommé a déjà été une immense reconnaissance. Le scénariste et réalisateur Ryan Coogler a mis toute son inventivité dans ce film. C’est un leader incontestable et un visionnaire. C’est le fruit d’un travail collectif porté par des artistes incroyablement talentueux qui ont œuvré devant la caméra et aussi dans les coulisses.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les récompenses de meilleur scénario original pour Ryan Coogler, de meilleur acteur pour Michael B. Jordan, de meilleure musique pour Ludwig Goransson, de meilleure directrice de la photographie pour Autumn Durald Arkapaw (première femme à remporter cet Oscar) ont été des moments très forts émotionnellement. J’espère qu’elles permettront d’ouvrir la voie à davantage de films originaux à l’avenir.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Tout métier comporte son lot de contraintes mais, malgré cela, je me sens extrêmement chanceux de faire ce métier. Raconter des histoires capables de toucher, d’inspirer ou d’éduquer est un privilège rare.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Avez-vous des projets de rêve ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Bien sûr. Il y a énormément d’histoires que j’aimerais porter à l’écran : des livres, des films, voire des jeux vidéo. Du côté arménien, des œuvres comme Les 40 jours du Musa Dagh ou l’histoire de l’opération Némésis sont fascinantes. Mais pour l’instant, je souhaite me concentrer sur des récits contemporains et inspirants. J’aimerais également beaucoup assister un jour au Festival du film Golden Apricot à Erevan.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           J’ai eu la chance d’aller au Festival de Cannes pour notre premier film Fruitvale station. Je me souviendrai toujours qu’une boutique de Los Angeles, tenue par des Arméniens, m’avait prêté un smoking gratuitement pour pouvoir accéder au tapis rouge. C’était pour m’encourager à réaliser mes rêves et je leur en suis très reconnaissant.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Peut-on imaginer davantage de coproductions internationales arméniennes ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Elles existent déjà et vont continuer à se développer. Je pense à A Winter’s Song (Une chanson d’hiver) d’Angela Asatrian, avec d’excellents artistes de Los Angeles et d’Erevan. Des initiatives comme l’Armenian Film Society à Los Angeles jouent un rôle essentiel dans la promotion du cinéma arménien à l’échelle internationale en vue aussi de créer une communauté créative.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Je tiens à remercier chaleureusement les lecteurs franco-arméniens. Le soutien sincère de la Diaspora arménienne à travers le monde a été déterminant dans mon parcours quand j’ai démarré avec My Big Fat Armenian family. Sans cet encouragement, je n’aurais peut-être jamais poursuivi dans cette voie. J’espère continuer à créer et à apporter ma contribution.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P58-Famille_Sev.JPG" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 12:26:47 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/sev-ohanian-aux-oscars-le-parcours-dun-conteur-engage</guid>
      <g-custom:tags type="string">Monde,Culture</g-custom:tags>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P58-Famille_Sev.JPG">
        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P58-Famille_Sev.png">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>“ Les activités du HOM au sein des structures  de l’ONU sont irremplaçables ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/les-activites-du-hom-au-sein-des-structures-de-lonu-sont-irremplacables</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           On ne le sait pas suffisamment, mais le HOM, les Croix de secours arméniennes, est reconnu comme une organisation non gouvernementale (Ong) qui dispose depuis près de 50 ans du droit à participer plusieurs fois par an aux travaux de l’ONU au sein de plusieurs commissions et conférences. Une présence qui lui a permis de “ porter la voix des femmes arméniennes ” comme l’a confié à France Arménie, Aroussiag Melkonian, la présidente au niveau mondial du HOM.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/659115266_949496194393271_5406631082222989778_n.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           PROPOS RECUEILLIS PAR HAROUT MARDIROSSIAN
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Depuis combien de temps le HOM est-il présent à l’ONU et quel est l’objectif de cette présence ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Aroussiag Melkonian :
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Les Croix de secours arméniennes (HOM) auxquelles la Croix Bleue des Arméniens de France est affiliée en tant que grande organisation féminine disposant d’une structure diasporique mondiale, est activement présente depuis les années 1970 dans les travaux et programmes de l’ONU. Il s’agit là d’une collaboration extrêmement importante pour notre organisation et une reconnaissance par l’ONU de la qualité de notre travail en matière éducative, de santé ou humanitaire. Par ailleurs, la présence des délégations du HOM au sein de cette plateforme internationale des relations diplomatiques, est une occasion unique de présenter les programmes et projets futurs de l’organisation, ainsi que ses nombreuses activités dans les domaines humanitaire, social, sanitaire, éducatif et autres, que ce soit lorsque nous prenons la parole lors des conférences mais aussi lors des rencontres que nous avons en marge de ces conférences, en coulisses, avec les autres délégations. Le concours du HOM à l’ONU s’est encore consolidé lorsqu’il a rejoint en 1998, en tant qu’organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif, le Conseil économique et social (ECOSOC). Il participe chaque année aux discussions sur les questions relatives aux femmes, aux défis et aux crises auxquels elles sont confrontées, en ayant la possibilité d’organiser à chaque session un débat autour d’un thème que nous avons choisi. Nous avons ainsi mis plusieurs fois l’accent sur les droits des femmes en Artsakh, mais aussi en Arménie. Nous avons également attiré l’attention de l’ONU sur l’injustice faite aux femmes arméniennes victimes du Génocide de 1915.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Quelles sont les questions que le HOM entend défendre aujourd’hui dans ce forum international ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Notre objectif depuis le départ reste le même : présenter, sensibiliser et discuter des problèmes sociaux, sanitaires, humains et autres auxquels les femmes sont confrontées. Dans ce cadre, nous entendons rester fortement mobilisées afin de présenter, sur cette importante scène internationale, les problèmes des femmes arméniennes — qu’elles soient de la Diaspora, d’Arménie, ou réfugiées après l’occupation de l’Artsakh — en les mettant pleinement en lumière à travers le prisme des missions et programmes globaux du HOM.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           On dit souvent que l’ONU n’est plus très utile. Est-il néanmoins important d’y être présent ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Une telle opinion repose sur l’idée que l’ONU ne parvient malheureusement pas à apporter des solutions rapides, efficaces et ciblées aux crises et problèmes mondiaux majeurs. De fait, l’ONU apparaît comme impuissante face aux drames auxquels le monde est confronté. Le HOM est bien conscient de ces critiques, mais il entend poursuivre fermement sa participation à leurs travaux, guidé par deux considérations essentielles : la première est la conviction profonde que l’ONU constitue, quoi qu’on en pense, un puissant espace de relations diplomatiques internationales, de relations publiques et de dialogues dont il est impossible de s’absenter, surtout pour une Ong comme le HOM. La politique de la chaise vide n’apporte rien et au contraire, l’ONU nous permet toujours de défendre les intérêts des femmes arméniennes. La seconde concerne la formation des jeunes générations, l’acquisition de connaissances et le développement des compétences en relations publiques. Nous voyons déjà le résultat de cette action sur nos membres qui ont participé depuis 1998 à ce travail. Les jeunes qui participent aux côtés du HOM acquièrent une pensée internationale, un langage diplomatique et des compétences en communication et en développement personnel, qu’ils mettent ensuite au service de leurs communautés et de causes collectives. Dans ce sens, les activités du HOM au sein des structures de l’ONU sont irremplaçables.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           L’Arménie, à travers sa diplomatie, soutient-elle votre travail à l’ONU ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À différentes périodes, les délégations du HOM ont collaboré avec les représentations diplomatiques arméniennes en bonne intelligence parce que nous poursuivions un but commun. Toutefois, il convient de souligner que le HOM est une structure indépendante, disposant du droit total de présenter ses idées et positions au sein de l’ONU, qui ne sont ni négociables ni susceptibles de concessions. Cette réalité a été comprise par tous les diplomates représentant l’Arménie au fil du temps.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           La Turquie et l’Azerbaïdjan sont-ils présents et cherchent-ils à contrer votre travail ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’ONU étant une organisation mondiale, tous ses États membres y participent. Les délégations turque et azerbaïdjanaise y sont pleinement présentes au sein des mêmes enceintes où nous intervenons. Au fil des années, le HOM a souvent été confronté à des obstacles visibles et invisibles qu’elles ont créés pour tenter de nous mettre des bâtons dans les roues. Cela ne décourage cependant pas notre organisation. Bien au contraire, cela motive davantage nos délégations pour faire échouer leurs tentatives et mener à bien les missions que nous entendons effectuer. Et nous y parvenons !
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Pour les années à venir, comment le HOM entend-il développer son travail à l’ONU et sur quelles questions ?
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le HOM aborde sa mission avec un grand sens des responsabilités. Notre objectif est clair. Il est de faire entendre, sur la scène internationale, la voix juridique et morale de la femme arménienne, de présenter ses points de vue, ses idées et sa vision du monde sur des questions essentielles qui ne les concernent pas uniquement mais qui ont également une portée mondiale. Nous avons déjà abordé plein de sujets mais il reste encore beaucoup à faire dans un contexte international difficile et dans une société arménienne en pleine mutation tant en Arménie qu’en Diaspora. Ce qui est sûr, c’est que le HOM continuera sans relâche à être le porte-parole, la voix des femmes arméniennes au sein de l’ONU, fidèle à l’histoire des Croix de secours arméniennes.
           &#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/657266197_949496254393265_3364095138926812197_n.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 01 May 2026 12:13:39 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/les-activites-du-hom-au-sein-des-structures-de-lonu-sont-irremplacables</guid>
      <g-custom:tags type="string">Monde</g-custom:tags>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>UNE DIASPORA  EN RESISTANCE</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/une-diaspora-en-resistance</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À deux mois du scrutin législatif du 7 juin 2026, rendez-vous électoral crucial pour l'avenir de l'Arménie, la transnation arménienne s'est réunie à Paris les 11 et 12 avril 2026. Organisée à la Maison de la Mutualité, cette conférence de mobilisation de la Diaspora arménienne a bénéficié de la logistique et des réseaux de la FRA Dachnaktsoutioun en Diaspora et s'est donnée pour mission de faire entendre une autre voix, un autre positionnement politique articulé autour de la défense intransigeante de la Cause arménienne. Dans un contexte de crise existentielle sans précédent, cet événement a marqué l'émergence d'un contre-narratif face au discours officiel d'Erevan, une affirmation claire d'une arménité fondée sur la résistance et la dignité — et non sur la résilience passive
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P25-DSC06333.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dès la séance d'ouverture, marquée par les interventions des deux catholicos, Karékine II et Aram Ier, ainsi que par la présence d'Ashot Danielyan, président de l'Assemblée nationale d'Artsakh par intérim, et d'Armen Rustamyan, représentant du Bureau de la Fédération révolutionnaire arménienne, le cadre était posé. La tonalité, à la fois solennelle et politique, a insisté sur la nécessité d'une mobilisation globale de la Diaspora face à une crise nationale qui menace l'existence même de la nation arménienne. Il ne s'agit plus simplement de préserver un héritage mémoriel, mais de construire un projet politique porteur d'espoir et de dignité collective. La conférence reste dominée par trois registres : la mémoire, l'identité et le plaidoyer. Ces registres sont essentiels, mais suffiront-ils à produire une stratégie globale ? La question décisive, comment transformer une Diaspora fragmentée en acteur structuré au service d'un projet national cohérent, demeure largement ouverte. La forte présence d'acteurs liés aux structures traditionnelles, notamment proches de la FRA, donne à l'ensemble une cohérence idéologique mais limite la pluralité des approches. Les nouvelles formes d'engagement diasporique, plus horizontales, plus professionnelles ou plus connectées aux logiques globales, sont encore peu visibles.
           &#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P27-DSC07202.JPG" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Face à l'ampleur des défis existentiels qui menacent la transnation arménienne, il ne s'agit pas de choisir entre un idéalisme irréaliste et un réalisme cynique. Il s'agit de construire une politique fondée sur le refus de l'humiliation, sur la défense intransigeante des droits nationaux, tout en mobilisant les outils concrets de l'action politique, juridique et diplomatique. La dignité, loin d'être un luxe ou un slogan, devient ici le socle même de toute stratégie viable. De sorte que cette conférence a donné l'image d'un monde arménien en lutte, refusant le discours révisionniste d'Erevan et hostile à toute remise en cause des symboles nationaux. Une Diaspora à la croisée des chemins, entre des figures historiques parfois en décalage avec les réalités actuelles et une nouvelle génération qui émerge lentement, porteuse d'un potentiel de renouvellement réel. Entre État affaibli et Diaspora dispersée, le défi reste entier : construire non pas seulement un discours commun, mais une architecture politique capable d'articuler ces deux dimensions.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Tous les participants partageaient l'avis que le rendez-vous du 7 juin 2026 constituera un moment capital et qu'il revient à la Diaspora de se mobiliser massivement pour faire gagner les forces opposées à l'actuel gouvernement. Ce scrutin représente bien plus qu'une simple échéance électorale : c'est un référendum implicite sur l'avenir de l'Arménie, sur sa capacité à résister aux pressions extérieures et à défendre ses intérêts vitaux. La Diaspora, en tant que force politique organisée, a un rôle décisif à jouer dans cette bataille. Au total, cette conférence apparaît comme un moment important de cristallisation. Elle exprime une volonté réelle de mobilisation et une inquiétude profonde face à la situation nationale. Malgré les divergences, malgré les tensions entre Arménie et Diaspora, malgré l'absence encore criante d'une vision stratégique claire et autonome répondant aux priorités de la Diaspora, une forme d'union sacrée semble possible. Non pas comme un slogan, mais comme un processus.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À condition que le passage de relais s'opère réellement, que les logiques d'appareil s'effacent au profit d'une approche plus ouverte, et que la Diaspora accepte de se penser non pas seulement comme mémoire ou comme Cause, mais comme acteur politique structuré au service d'un projet commun. La conférence de Paris n'a pas encore produit cette synthèse. Mais elle en a, peut-être, esquissé les contours, au travers de son appel final, en affirmant haut et fort qu'une arménité résistante, fondée sur l'impératif de dignité, reste compatible avec l'exigence de pragmatisme face à l'ampleur des défis existentiels qui menacent la transnation arménienne. Il était temps et en soi c’est déjà beaucoup !
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P24-Gomidas_Statue__Armenian_Genocide_Monument2.jpeg" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:41:10 GMT</pubDate>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Un enterrement acté</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/un-enterrement-acte</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À un mois et demi des élections et en plein processus de normalisation des relations avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, le message du 24-Avril de Nikol Pachinian a torpillé les fondamentaux de la Cause arménienne
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Defile_Armenie.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Génocide 2 – 5 Medz Yeghern ! Recenser les différents vocables utilisés par le Premier ministre arménien, dans son message du 24-Avril, pour décrire “ la plus grande tragédie qui a frappé [le peuple arménien] ” dans toute son Histoire, suffit à décrypter ses intentions. Nikol Pachinian prononce deux fois le mot « Génocide » pour échapper à l’accusation de négationnisme – ce qui serait le comble ! –, mais il recourt à cinq reprises à l’expression Medz Yeghern (Le Grand Crime) (1), qui permet de contourner le mot fatidique en vidant le crime d’Etat de ses conséquences juridiques.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Nikol Pachinian avait fait cohabiter les deux vocables, déjà, dans son message de 2025. Néanmoins, le déséquilibre patent qu’il a instauré cette fois-ci au détriment du mot « Génocide » livre une indication claire sur la trajectoire de sa politique. Pour l’illustrer, il s’appuie sur l’accomplissement de “ la plus grande aspiration ” du peuple arménien : “ Nous avons un Etat et nous avons la paix. ” Lesquels constituent les “ garanties fondamentales pour que le Génocide des Arméniens ne se reproduise plus jamais ”. Puis le couperet tombe sur la tête des Arméniens : “ Pour atteindre cet objectif historique, nous devons cesser de chercher une patrie en dehors des 29 743 km
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           2
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            internationalement reconnus de notre Etat, la République d’Arménie. ”
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’Arménie historique, berceau d’une civilisation arménienne plurimillénaire, et l’Ar-tsakh, sont balayés. En une phrase. Le Premier ministre joint ainsi la parole au geste : il utilise le 111
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            anniversaire de la commémoration du Génocide des Arméniens pour signifier que la carte de l’Arménie actuelle, désormais accrochée à son veston à chacune de ses apparitions publiques, doit représenter la seule incarnation du « rêve » arménien à chérir en ce XXI
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            siècle.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La République d’Arménie, souligne Nikol Pachinian, est aujourd’hui “ un Etat sous-peuplé, avec des dizaines de localités désertées ”, alors que dans ses frontières actuelles, elle peut “ accueillir 5 à 10 millions d’Arméniens ”. Il prend pour exemple Singapour, qui “ abrite 5,5 millions d’habitants sur un territoire représentant moins des deux tiers de la superficie du lac Sévan ”, grâce à un modèle reposant sur “ l’éducation, la connaissance de soi, la paix et une vision centrée sur l’humain ”. Et d’ajouter : “ Aujourd’hui, nous dirigeons la République d’Arménie selon cette logique, à travers l’idéologie de l’Arménie réelle, en considérant que la paix et la sécurité reposent avant tout sur des relations normalisées avec nos voisins, fondées sur la reconnaissance mutuelle de l’intégrité territoriale, de la souveraineté, de l’inviolabilité des frontières et de l’indépendance politique. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En clair, pas d’autre paradigme possible, car s’en écarter conduirait inévitablement à une nouvelle catastrophe. Pour étayer sa « démonstration », le Premier ministre s’en remet à l’ouvrage sur l’Histoire arménienne publié par l’Académie nationale des Sciences d’Arménie, qui “ a établi de manière rigoureuse que le Grand Crime est, entre autres, le résultat d’une pratique consistant à entraîner le peuple arménien dans des intrigues internationales – une pratique qui a débuté au milieu du XIX
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            siècle pour atteindre le summum de la tragédie en 1915 ”. Et comme pour enfoncer le clou, il lance un nouveau pavé à la figure des défenseurs de la Cause arménienne : “ Les forces qui prônent « le retour de la patrie perdue, le rétablissement des frontières historiques et de la justice historique » placent la République d’Arménie sur la trajectoire de la conférence de San Stefano de 1878, dont l’issue inévitable serait la disparition de l’Etat et la perte de la patrie. Car chaque nation a son histoire, sa conception de la justice et sa patrie perdue. ”
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           S’il est admis que les Puissances portent leur part de responsabilité dans un processus désastreux qui a abouti au Génocide, le résumé qu’en fait Nikol Pachinian s’avère particulièrement réducteur et injuste, car il efface d’un trait de plume la période de renaissance nationale qui a conduit les Arméniens de l’Empire ottoman à porter leurs revendications sur le devant de la scène politique. Circonstance aggravante : il s’efforce de diluer l’unicité du crime de Génocide en s’abritant derrière la singularité de la perception par chaque nation de son histoire, de la justice et de sa patrie perdue. Or toutes les nations n’ont pas vécu un génocide, qui reste le plus grand crime contre l’Humanité et qui façonne nécessairement chez les descendants des rescapés un rapport sans équivalent à l’histoire, à la justice et à une patrie perdue.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le terrain est préparé à la délivrance du coup de grâce : en déclarant que “ la pérennité de la République d’Arménie est la réponse au sacrifice de tous nos martyrs ”, Nikol Pachinian s’arroge la légitimité du droit à la réparation, dont la question du Génocide se trouve spoliée. L’enterrement de la Cause arménienne est acté.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Flambeaux_Armenie.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:19:05 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/un-enterrement-acte</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie</g-custom:tags>
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    </item>
    <item>
      <title>Marseille la jeunesse encore  et toujours au rendez-vous</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/marseille-la-jeunesse-encore-et-toujours-au-rendez-vous</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           111 ans après le Génocide des Arméniens, les commémorations ont une nouvelle fois rassemblé largement, mêlant recueillement, engagement et transmission aux nouvelles générations. Preuve en est, la présence exceptionnelle du Premier ministre français Sébastien Lecornu lors de la cérémonie républicaine du 24-Avril
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/unnamed+%281%29.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dès le 21 avril, une première cérémonie s’est tenue à l’Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône, à l’initiative de sa présidente, Martine Vassal. Un moment solennel, en présence d’élus et de représentants associatifs, pour rappeler l’importance du devoir de mémoire dans les institutions de la République. Le lendemain, le 22 avril, la ville de Marseille a une nouvelle fois offert une image forte et hautement symbolique. À l’initiative du maire, Benoît Payan, le Palais du Pharo s’est illuminé aux couleurs de l’Arménie. Face à la rade, plusieurs centaines de Marseillais se sont rassemblés pour assister à cette mise en lumière chargée d’histoire. C’est en effet par ce port que, dans les années 1920, des milliers de rescapés du Génocide trouvèrent refuge. Un siècle plus tard, la cité phocéenne continue d’assumer pleinement cet héritage, son héritage.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais au-delà des symboles, c’est la mobilisation de la jeunesse qui a marqué ces commémorations. La veille du 24 Avril, la FRA Nor Seround et l’UGAB ont organisé une marche commémorative et revendicative, réunissant plus de 500 personnes, dont une majorité de jeunes. Le cortège s’est élancé depuis l’église apostolique arménienne de Beaumont jusqu’au Mémorial du Génocide, en passant par le rond-point où se dresse le buste de Soghomon Tehlirian, figure emblématique de la justice pour avoir vengé le peuple arménien en exécutant le principal instigateur du Génocide, Talaat Pacha. Flambeaux à la main, émotion et détermination sur les visages, témoignant d’un dessein de justice intact. La transmission du flambeau n’est pas une formule : elle est une réalité tangible, incarnée par une génération qui s’approprie pleinement son histoire.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le 24-Avril, jour officiel de commémoration, la traditionnelle marche a une nouvelle fois relié l’église de Beaumont au Mémorial, après une messe en hommage aux victimes. La foule, emmenée par la jeunesse des Badanis, du Nor Seround, des scouts Homenetmen, des jeunes footballeurs de l’UGA Ardziv, des élèves de l’école Hamaskaïne, a multiplié les slogans pour la liberté des prisonniers de guerre arméniens retenus en Azerbaïdjan, pour la reconnaissance et les réparations, pour la libération de l’Artsakh occupé. La cérémonie républicaine, au Mémorial, s’est tenue en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu, aux côtés notamment de la ministre Sabrina Agresti-Roubache, du maire Benoît Payan, de Martine Vassal, du préfet de région Jacques Witkowski, du vice-président de la Région Ludovic Perney et de nombreux élus locaux devant un parterre de plus de 1 000 personnes. Une présence institutionnelle forte, à la hauteur de l’enjeu mémoriel et politique. Moment particulièrement marquant, la prise de parole des coprésidents du CCAF-Sud, Azad Balalas Kazandjian et Aurore Bruna, a profondément touché l’assistance. Devant un public nombreux et attentif, ils ont rappelé l’exigence de reconnaissance, de justice et de vigilance face aux négationnismes contemporains.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À Marseille, où l’histoire arménienne s’écrit depuis plus d’un siècle, ces journées de commémoration ont démontré une nouvelle fois que la mémoire du Génocide ne relève pas seulement du passé. Elle est portée, vivante, par une jeunesse engagée, déterminée à ne jamais laisser le silence et l’injustice s’installer.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/unnamed-bbb54d44.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:15:20 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Les communautés du Moyen-Orient ont commémoré  dans la précarité et l'isolement</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/les-communautes-du-moyen-orient-ont-commemore-dans-la-precarite-et-l-isolement</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Entre crises économiques, tensions géopolitiques et guerres régionales, les Arméniens de Syrie, du Liban et d'Iran ont commémoré le 24-Avril dans des conditions exceptionnellement difficiles. Alors que ces communautés historiques, autrefois poumons de la Diaspora arménienne, luttent pour leur survie, le silence d'Erevan résonne comme un abandon.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Syrie.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Alep : survivre sous un nouveau régime hostile
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans la capitale économique syrienne, la chute du régime Assad n'a pas apporté le soulagement espéré. Bien au contraire, la communauté arménienne d'Alep, l'une des plus anciennes et importantes du Moyen-Orient, fait face à une détérioration sans précédent de ses conditions de vie. La crise économique frappe de plein fouet les Arméniens et les chrétiens en général. Le chômage touche particulièrement les artisans, colonne vertébrale traditionnelle de cette communauté connue pour son savoir-faire. Les boutiques restent fermées, le commerce est au point mort. Beaucoup y voient une forme de rétorsion de la part des partisans du nouveau pouvoir, acquis à une idéologie islamiste qui laisse peu de place aux minorités. “ La plupart pensent à partir, mais c'est très difficile, voire trop tard pour les familles qui ne peuvent refaire leur vie ailleurs ”, confie une source locale. Le niveau de vie s'est effondré, les familles peinent à joindre les deux bouts. Si l'électricité est revenue, l'eau courante reste intermittente.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le 24-Avril a néanmoins été célébré selon la tradition œcuménique : les trois confessions arméniennes – apostolique, catholique et évangélique – se sont réunies cette année à Bethel, siège de l'Église arménienne évangélique. Une messe a été célébrée, suivie d'un dépôt de gerbe devant le khatchkar mémoriel. L'évêque apostolique, Mgr Makar Ashkarian, a également organisé un rassemblement scolaire réunissant les élèves du primaire au lycée dans les locaux de l'UGAB et de l’école Guerta Siradz. Mais contrairement à l'année dernière, il n'y a pas eu de marche aux flambeaux. Le changement de régime s’est fait sentir jusque dans ces commémorations. Les autorités locales ont été “ plus que réservées ” sur ces événements publics. Les boutiques ont fermé, mais sans les affiches dénonçant le Génocide qui, sous l'ancien régime, pavoisaient traditionnellement les rideaux de fer. Les consignes officielles ont été claires : pas question de s'en prendre à la Turquie, alliée stratégique du nouveau pouvoir syrien. Cette autocensure s'est étendue jusqu'aux manuels scolaires dont tous les passages critiques envers Ankara ont été retirés. Un silence imposé qui pèse lourd pour une communauté dont l'identité s'est forgée dans la mémoire du Génocide de 1915.
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Beyrouth.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Liban : l’effondrement dans l’effondrement
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Au pays du Cèdre, la situation n'est guère plus enviable. Si les Arméniens ont été relativement épargnés par les bombardements israéliens qui ont frappé le pays, le moral est au plus bas.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L'effondrement économique du Liban, qui dure depuis 2019, continue de broyer la classe moyenne arménienne. L'inflation galopante et la vie chère ont pulvérisé le pouvoir d'achat. Les familles ne peuvent plus assurer les frais de scolarité de leurs enfants, menaçant directement la transmission culturelle et linguistique qui fait la force de cette diaspora centenaire.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À cette détresse économique s'ajoute un stress psychologique permanent : le bruit incessant et insupportable des drones israéliens volant à basse altitude au-dessus des quartiers arméniens, l’écho atroce des bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth, génèrent une angoisse profonde et un sentiment d'insécurité constant.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Des commémorations plus discrètes
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Comme à Alep, il n'y a pas eu de marche aux flambeaux cette année. Les cérémonies principales se sont déroulées au Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie à Antélias le 23 avril, avec des discours et la traditionnelle intervention du catholicos Aram I
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           er
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           . Des campagnes d'affichage ont eu lieu, mais beaucoup plus discrètes qu'en 2024, lorsque l'autoroute longeant le littoral était pavoisée de bannières. Les associations et clubs affiliés aux trois partis traditionnels arméniens se sont déplacés pour plusieurs manifestations disséminées dans le pays, sous le mot d'ordre : « Non au négationnisme, oui à la justice ». De leur côté, les Arméniens catholiques ont organisé une veillée le 23 avril à Bzommar en présence du patriarche Rafael Bédros Minassian, suivie d'une messe le 24 Avril à l'église arménienne catholique de Zalka.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour sa part, le Bureau du Hay Tad (la Cause arménienne) de la Fédération révolutionnaire arménienne au Liban, avait adressé des lettres aux ambassadeurs des pays ayant reconnu le Génocide arménien. Le message était clair : “ La reconnaissance doit devenir le fondement d'actions concrètes. ” Le communiqué établit un lien direct entre le Génocide de 1915 et le nettoyage ethnique de l'Artsakh (Haut-Karabagh) en septembre 2023, qu'il qualifie d'“ échec de la communauté internationale à assumer son engagement ”. Le Bureau a appelé à des actions concrètes : soutien au retour des Arméniens en Artsakh, libération des prisonniers détenus à Bakou, protection du patrimoine historique arménien, et renforcement des mécanismes internationaux de prévention des génocides.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 13:07:30 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Lyon “ La paix n’est pas l’absence de conflit, c’est la présence de justice ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/lyon-la-paix-nest-pas-labsence-de-conflit-cest-la-presence-de-justice</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           111 ans sont passés depuis le funeste 24-Avril-1915 à Constantinople et 61 ans depuis la première commémoration publique de ce Génocide.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/rDSC_3491.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Le soir du 23 avril, le Nor Seround avait organisé une marche aux flambeaux du Mémorial de la place Antonin-Poncet au consulat de Turquie. Le 24, comme chaque année, une messe de requiem était célébrée en l’église apostolique Saint-Jacques, avec l’intervention des représentants des Eglises évangélique et catholique arméniennes. Un requiem rendu plus émouvant encore par les chants de la chorale Gomidas.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Comme l’an passé, une grande banderole dénonçant la détention illégale des otages arméniens à Bakou était arborée en première ligne des manifestants qui depuis l’église ont défilé jusqu’au Mémorial. Outre les slogans contre la Turquie, a résonné « Pour toi Arménie » à l’arrivée place Antonin-Poncet, vers 17h30, où les musiciens de France Varbed jouaient « Zartir Lao ». Les quelques centaines de manifestants y ont rejoint une foule déjà présente pour écouter les discours officiels. Représentante du Nor Seround, Méliné Dayme a affirmé que “ nous retournerons en Artsakh par la justice ” et que “ ceux qui vivent sont ceux qui luttent ” (Victor Hugo). Lui succédant à la tribune, Raffi Tanzilli, président du CCAF-Centre, a souligné que le 24-Avril ne devait pas être seulement un moment de recueillement mais de résistance car le crime de génocide perdure.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Tout comme en Arménie occidentale, au Nakhitchevan, en Artsakh aujourd’hui, toutes les traces de la présence arménienne sont détruites. Mais une autre culture  a disparu, outre la perte de la langue arménienne occidentale, celle du patrimoine culturel immatériel, œuvre du Génocide, du temps et de la soviétisation de l’Arménie. Une organisation, Carota, œuvre à retrouver et faire revivre ce patrimoine (chants, danses, broderie, orfèvrerie…) avec  l’aide de Hayk Yeranosyan et Sirarpi Khojabaghyan dont la conférence, « Retrouver la culture arménienne perdue après le génocide » était délivrée à l’Hôtel de ville le 21 avril. Le Génocide perdure par sa négation (Turcs venus perturber l’inauguration en 2006 du Mémorial, chasses à l’Arménien à Décines en 2020…). La préservation du peuple arménien réside dans la mobilisation de la République d’Arménie, de la Diaspora et des instances internationales. “ La vraie paix, celle qui protègera définitivement l’Arménie, ne pourra exister qu’avec la justice rendue ”. Une justice qui passe par la reconnaissance du Génocide par la Turquie, le respect des droits des Arméniens d’Artsakh et la libération des otages politiques. Quant au peuple arménien, il doit “ résister à l’oubli. Résister au déni. Résister à l’effacement ”. “ Vérité. Justice. Paix. Ces trois mots ne sont pas un slogan. Ils sont un programme. Nous continuerons à nous battre jusqu’à ce qu’il soit accompli ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/rDSC_3633.JPG" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 12:06:32 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Pour la mémoire, pour la Cause arménienne et pour l’ Artsakh</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/24-avril-paris</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, était à Marseille, les cérémonies à Paris ont été marquées par la présence du nouveau maire, Emmanuel Grégoire, et par une belle mobilisation de la jeunesse lors de la marche pour la Justice.
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/DSC08508.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           Le grand salon d’honneur de la mairie de Paris est plein en ce 24 Avril pour le premier rendez-vous entre la communauté arménienne et le nouveau maire de la capitale. Cette réception est une tradition instaurée par Bertrand Delanoé et poursuivie par Anne Hidalgo, et c’est bien dans cette lignée qu’entend s’inscrire Emmanuel Grégoire. Interpellé par les deux coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, sur la situation des 19 otages arméniens détenus à Bakou, il a annoncé que leurs portraits seront prochainement affichés dans les rues de Paris pour marquer la solidarité de la Ville et exiger leur libération immédiate et sans condition. Emmanuel Grégoire a également annoncé son soutien à l’ouverture, on l’espère avant l’année prochaine, d’une Maison de l’Arménie à Paris dont le CCAF attend la réalisation depuis de nombreuses années. Des engagements forts qu’il a répétés l’après-midi lors de la cérémonie nationale de commémoration du Génocide des Arméniens, devant la statue du Révérend Père Komitas. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            Une cérémonie nationale où se sont rassemblées près de 2 000 personnes. Un chiffre, résultat de la dispersion intervenue depuis 2019 du fait des très nombreuses cérémonies locales qui se sont mises en place partout en Ile-de-France. Après les élections municipales, on notait la présence de nombreux nouveaux élus locaux, adjoints au maire, maires d’arrondissement toutes tendances politiques confondues, mais aussi celle du président de la Région des Hauts-de-France Xavier Bertrand, et de l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Côté Arméniens, outre les coprésidents du CCAF et de nombreux responsables d’associations membres du CCAF, on remarquait la présence de l’ambassadeur d’Arménie en France Arman Khachatryan, et de Monseigneur Krikor Khachatryan, primat du diocèse de l’Église apostolique arménienne de France. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Sur le fond, cette année encore, ce sont les deux coprésidents du CCAF qui ont donné le ton de la cérémonie. Pédagogue à l’égard des nouveaux élus, Ara Toranian a retracé les différentes étapes du Génocide qui fait que les chrétiens de Turquie 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ n’en représentent plus qu’environ 0,2 %, soit à peine 200 000 personnes sur 90 millions d’habitants. Une disparition presque totale, qui dit à elle seule la réalité de ce qui s’est joué en 1915. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            Puis il a fait le lien avec la situation actuelle : 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ Il existe une ligne directe entre 1915 et ce qui s’est produit en 2023 au Haut-Karabagh, c’est la même haine de l’autre. Même volonté d’homogénéisation ethnique et religieuse. Même instrumentalisation du fanatisme et obsession totalitaire de la pureté. Même expansionnisme territorial qui s’est aussi traduit en d’autres lieux par l’invasion de Chypre, les massacres contre les Kurdes depuis le Dersim jusqu’au Rojava, ou la mise en place d’un régime stipendié en Syrie ”. “ Cette idéologie panturquiste, dont la dynastie au pouvoir à Bakou constitue aujourd’hui le fer de lance, a coûté la vie à des milliers de jeunes Arméniens lors de la guerre de 2020. Et après avoir annihilé l’Artsakh, aujourd’hui en voie de turquification culturelle totale, cette idéologie continue de menacer l’existence même de l’Arménie à travers de multiples pressions, chantages et menaces exercés sur ce pays en quête permanente de solutions pour sa survie. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ainsi se présente aujourd’hui la situation. Avec, à l’intérieur de cette tragédie, un autre drame particulièrement cruel : celui des prisonniers arméniens de Bakou. Aujourd’hui encore, dix-neuf responsables politiques et militaires de la République d’Artsakh sont détenus en Azerbaïdjan. À travers eux, c’est tout un peuple, où qu’il se trouve, que l’on cherche à atteindre, à humilier, à faire plier. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            a indiqué Ara Toranian. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Deuxième lame du couteau, Mourad Papazian après avoir dressé le réquisitoire de la politique panturque d’Erdogan et d’Aliev a fait, lui, le choix de s’adresser directement au gouvernement français pour exiger non pas simplement des paroles mais surtout d’intervenir à travers des actes. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ La France n’est pas un pays comme les autres dans cette histoire ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            a rappelé le coprésident du CCAF. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ La France a reconnu le Génocide arménien. La France a accueilli des centaines de milliers d’Arméniens qui ont fait de ce pays leur seconde patrie, et qui ont donné à la France des ingénieurs, des artistes, des médecins, des entrepreneurs, des soldats. Mais avoir une mémoire ne suffit pas. Il faut avoir un courage. Alors nous attendons de la France qu’elle parle. Qu’elle parle fort. Qu’elle parle clairement. Devant l’Union européenne, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, devant les instances internationales. Que la voix de la France soit la voix de la vérité et de la justice. Nous attendons qu’elle réclame avec fermeté la libération des 19 otages de Bakou — et qu’elle use de tous les leviers diplomatiques et économiques à sa disposition pour y parvenir. Nous attendons que la France soutienne l’Arménie dans sa souveraineté, dans son intégrité territoriale, dans son droit à exister et à vivre en paix, sans la menace permanente qui pèse sur elle depuis des décennies. Nous attendons que la France soit, une fois encore, ce qu’elle a toujours su être aux heures décisives de l’Histoire : la nation qui choisit le droit contre la force, la dignité contre l’intérêt, la lumière contre l’obscurité. ” 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           a conclu Mourad Papazian. 
           &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/DSC08621.JPG" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 11:39:28 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/24-avril-paris</guid>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>SOMMAIRE MAI 2026</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/sommaire-mai-2026</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            LA REDACTION
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Sommaire+mai+2026.png"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Notre sommaire du mois de mai 2026
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 11:16:16 GMT</pubDate>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Edito Mai 2026 - Le temps de la résistance</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/edito-mai-2026</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            24-Avril 1915, 24-Avril 2026. 111 ans d’écart mais toujours le même sentiment d’injustice qui frappe un peuple tout entier, le peuple arménien, qu’il vive en Arménie, en Artsakh ou en Diaspora.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Couv+Mai+2026.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           `
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           111 ans après, les forces panturques n’ont pas renoncé à « finir le travail », éradiquer de la surface de la terre la civilisation arménienne, à l’image d’un Trump qui promettait il y a encore quelques semaines d’éradiquer la civilisation iranienne. Pourtant, en croyant enterrer les Arméniens, que ce soit en 1915 dans les six vilayets arméniens d’Anatolie, en 1921 à Chouchi, en 1922 à Smyrne, en 1988 à Soumgaït, Bakou, Kirovabad ou Maghara, en 1991, 2020 ou 2023 en Artsakh, les forces panturques ont semé une graine, celle de la résistance arménienne.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Cette résistance se traduit dans la mobilisation en faveur de la reconnaissance internationale du Génocide des Arméniens à travers le monde et en France où lors de ce 24-Avril, on a encore pu constater l’engagement déterminé de la jeunesse arménienne. Et si la journée nationale de commémoration instaurée de haute lutte depuis 2018 modère les discours vers un consensus républicain célébrant l’amitié franco-arménienne, le 24-Avril 2026 a aussi été un moment de résistance et de revendications à travers le monde avec notamment l’exigence de libération immédiate et sans condition des 19 otages arméniens encore détenus à Bakou ou encore la réaffirmation du droit des Arméniens d’Artsakh à retourner sur leurs terres, dans leurs maisons, en toute sécurité. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Uni avec sa Diaspora, le peuple arménien est fort. Divisé, stigmatisé par le pouvoir, il fragilise la légitimité internationale des revendications de la Cause arménienne. Il est alors facile à un Trump de ne pas parler de génocide. Il est facile aux représentants de la France de ne pas citer lors du 24-Avril à Paris ou à Marseille, le nom de l’auteur du crime indicible, de ne pas prendre de sanction contre ceux qui ont organisé le nettoyage ethnique de l’Artsakh et qui détiennent encore 19 otages arméniens.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Qui pourrait le leur reprocher alors qu’en Arménie, le Premier ministre lui-même met de côté l’exigence de Justice envers le peuple arménien. Pire, il apporte de l’eau au moulin des négationnistes en évoquant une responsabilité des grandes puissances depuis le milieu du XIX
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            siècle qui viendrait justifier un génocide commis contre des populations civiles innocentes. Nikol Pachinian déclare s’être affranchi de cette dépendance pour trouver la paix avec ses voisins. Mais qui peut le croire honnêtement ? Qui peut penser que l’Arménie n’est pas comme à San Stefano au centre des intérêts contradictoires de la Russie, des Etats-Unis, de l’Europe, de la Turquie ou de l’Iran ? L’Arménie n’est pas plus indépendante, elle veut changer d’alliances pour passer d’un axe russo-iranien à un axe américano-européen. Un choix qui oblige à une vassalisation avec les gardiens régionaux du nouvel axe, la Turquie et l’Azerbaïdjan, dont le gaz et le rôle dans l’OTAN seront au final toujours plus importants que l’indépendance de l’Arménie. Qui peut enfin sérieusement croire en la parole d’Erdogan et d’Aliev qui n’ont pas abandonné leur rêve panturc ? Pas nous en tous cas !
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Contre tous les vents contraires et notamment celui du défaitisme et de la capitulation, instillés, exigés par le pouvoir en place à Erevan, la résistance s’organise et prend forme comme lors du colloque de mobilisation de la Diaspora arménienne qui a eu lieu début avril à Paris. Un pouvoir arménien qui panique et qui n’a que la répression politique à proposer tant son programme de capitulation est rejeté y compris parmi les partisans de la Révolution de velours. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Une résistance comme un devoir, car, descendants des rescapés du Génocide des Arméniens, nous avons une obligation de nous souvenir, de commémorer mais surtout de nous battre pour exiger la Justice et la réparation de ce “ génocide long du peuple arménien ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 11:16:13 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>La diaspora arménienne à Paris les 11 et 12 avril</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-diaspora-armenienne-a-paris-les-11-et-12-avril</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         This is a subtitle for your new post
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Capture+d-%C3%A9cran+2026-04-07+160045.png"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Un colloque consacré à la mobilisation de la diaspora se tiendra à Paris
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Les 11 et 12 avril, un colloque consacré à la mobilisation de la diaspora se tiendra à Paris, avec pour objectif de faire face aux crises et défis sans précédent qui ont bouleversé le peuple arménien ces dernières années.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Depuis 2018, le renoncement par les autorités de la République d’Arménie aux intérêts nationaux arméniens notamment les dossiers du Génocide arménien et de l’Artsakh (dont le résultat a été le nettoyage ethnique forcé de l’Artsakh) ainsi que les menaces visant l’identité arménienne et les attaques contre les institutions nationales ont créé une situation critique sans précédent pour l’ensemble du monde arménien.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           L’objectif de ce colloque est de débattre collectivement de la situation, de mobiliser la diaspora afin de formuler une position unifiée et structurée, en faveur de la défense et du renforcement de l’État arménien, de la diaspora arménienne et, plus largement, des intérêts nationaux arméniens et de la Cause arménienne.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le colloque réunira environ 150 représentants issus de plus de 25 pays, parmi lesquels des responsables communautaires, des dirigeants d’organisations, des personnalités publiques et politiques, des universitaires, des experts, des entrepreneurs et des jeunes.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Les principaux points à l’ordre du jour sont :
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           ● Le rôle stratégique de la diaspora dans la résolution des problématiques nationales et l’agenda politique ;
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           ● L’importance des valeurs nationales et de l’Église arménienne dans la diaspora, en tant que garantes de l’identité arménienne, face aux nouveaux défis ;
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           ● Les enjeux et perspectives des relations Arménie-diaspora, la diaspora comme composante du soft power du monde arménien ;
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           ● La mobilisation et la revitalisation de la diaspora au service des objectifs panarméniens.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           À l’issue du colloque, un appel-déclaration sera adressé aux Arméniens du monde entier, suivi d’initiatives politiques, médiatiques, communautaires et autres.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Comité de coordination du colloque pour la mobilisation de la diaspora
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Փարիզի մէջ Սփիւռքի զօրաշարժի խորհրդաժողով՝ նուիրուած ազգային ներկայ մարտահրաւէրներուն
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          ՓԱՐԻԶ.- 2026ի Ապրիլ 11-12ին, Փարիզի մէջ տեղի պիտի ունենայ Սփիւռքի զօրաշարժին նուիրուած խորհրդաժողով մը, որ կը միտի դիմագրաւելու վերջին տարիներուն հայկական աշխարհը ցնցած աննախընթաց տագնապները։ 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          2018էն ասդին Հայաստանի Հանրապետութեան իշխանութիւններուն կողմէ հայկական շահերէ հրաժարումը՝ Ցեղասպանութեան եւ Արցախի թղթածրարներէն յետ կանգնիլը (որուն արդիւնքը եղաւ Արցախի բռնի հայաթափումը), հայկական ինքնութեան դէմ ուղղուած սպառնալիքները եւ ազգային հաստատութիւններու դէմ կատարուող յարձակումները աննախընթաց օրհասական իրադրութիւն ստեղծած են ամբողջ հայկական աշխարհին համար։
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Կայանալիք խորհրդաժողովին նպատակն է հաւաքաբար քննարկել իրավիճակը, զօրաշարժի ենթարկել Սփիւռքը, որպէսզի կարելի ըլլայ ձեւաւորել միասնական ու նպատակաուղղուած կեցուածք՝ ի պաշտպանութիւն եւ հզօրացում Հայաստանի պետութեան, հայկական սփիւռքին եւ առհասարակ հայկական շահերուն եւ Հայ Դատին:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Խորհրդաժողովը պիտի համախմբէ աւելի քան 25 երկիրներէ շուրջ 150 ներկայացուցիչներ, որոնց շարքին՝ համայնքային առաջնորդներ, կազմակերպութեանց պատասխանատուներ, հանրային-քաղաքական գործիչներ, գիտնականներ, մասնագէտներ, գործարարներ եւ երիտասարդներ:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Օրակարգի առանցքային կետերն են.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          -	Սփիւռքի ռազմավարական դերը ազգային հիմնախնդիրներու լուծման գործին մէջ եւ քաղաքական օրակարգը:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          -	Ազգային արժէքներու եւ Հայց. եկեղեցւոյ կարեւորութիւնը Սփիւռքի մէջ հայկական ինքնութեան պահպանման առումով. նոր իրավիճակի մարտահրաւէրներ:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          -	Հայաստան-Սփիւռք յարաբերութիւններու հիմնահարցեր եւ հորիզոններ, Սփիւռքը իբրեւ հայկական աշխարհի փափուկ ուժի բաղադրամաս:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          -	Սփիւռքի զօրաշարժ եւ վերաշխուժացում՝ յանուն համահայկական նպատակներու:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Խորհրդաժողովը պիտի աւարտի աշխարհասփիւռ հայութեան ուղղուած կոչ-յայտարարութեամբ, որուն պիտի յաջորդեն քաղաքական, տեղեկատուական, համայնքային եւ այլ նախաձեռնութիւններ:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Սփիւռքի զօրաշարժի խորհրդաժողովի համադրող կազմ
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Diaspora Mobilization Conference in Paris Dedicated to Current National Challenges
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          PARIS — On April 11–12, 2026, a conference dedicated to the mobilization of the Diaspora will take place in Paris, aiming to confront the unprecedented crises that have shaken the Armenian world in recent years.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Since 2018, the renunciation of Armenian national interests by the authorities of the Republic of Armenia — stepping back from the Genocide and Artsakh dossiers (the result of which was the ethnic cleansing of Artsakh), the threats directed against Armenian identity, and the attacks carried out against national institutions — have created an unprecedentedly critical situation for the entire Armenian world.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          The purpose of the upcoming conference is to collectively discuss the situation and mobilize the Diaspora, in order to shape a unified and purposeful stance in defense and strengthening of the Armenian state, the Armenian Diaspora, and Armenian national interests in general, including the Armenian Cause.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          The conference will bring together around 150 representatives from more than 25 countries, including community leaders, heads of organizations, public and political figures, scholars, experts, business leaders, and youth.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Key agenda items include:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          • The strategic role of the Diaspora in addressing national issues and the political agenda
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          • The importance of national values and the Armenian Church in preserving Armenian identity in the Diaspora, and the challenges of the new reality
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          • Armenia–Diaspora relations: key issues and horizons; the Diaspora as a component of the Armenian world’s soft power
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          • Diaspora mobilization and revitalization in pursuit of pan-Armenian goals
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          The conference will conclude with a call and declaration addressed to Armenians worldwide, to be followed by political, informational, community, and other initiatives.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Diaspora Mobilization Conference Coordination Committee
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          diasporaconference2026@gmail.com
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 14:04:46 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/la-diaspora-armenienne-a-paris-les-11-et-12-avril</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Kotcharian, Karapétian et Tsaroukian, les cibles du pouvoir</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/kotcharian-karapetian-et-tsaroukian-les-cibles-du-pouvoir</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P24-KOTCHARIAN.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           La question des alliances au sein de l’opposition va peser lourd dans le processus électoral. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Notre objectif pour les prochaines élections législatives est d’atteindre la barre des 65 % ” : en visite le 7 mars à Gumri, Nikol Pachinian a fixé le cap pour son parti, le Contrat civil (CC). “ Nous avons accompli une révolution politique intérieure avec les élections de 2018 ; lors des élections de 2021, le peuple nous a conduits vers une révolution socio-psychologique et de la pensée ; et lors des élections du 7 juin 2026, nous réaliserons une révolution historico-politique qui sortira le peuple arménien du cycle de la politique de survie et l’engagera sur la voie du développement ”, a-t-il ajouté dans un survol de ses huit années de pouvoir.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans un pays confronté à des enjeux qui le placent à la croisée des chemins, les autorités ont clairement défini leurs cibles prioritaires. Le 13 février, Nikol Pachinian a martelé que les élections du 7 juin “ [chasseraient] définitivement de la scène politique tous les anciens dirigeants et oligarques ”. Le 24 février, Rouben Roubinian, vice-président de l’Assemblée nationale et émissaire d’Erévan pour la normalisation des relations arméno-turques, a appelé le peuple à ne donner “ aucune voix à Robert Kotcharian et aux deux oligarques [Samvel Karapétian et Gaguik Tsaroukian] ”, qui menacent de “ piétiner [les] acquis ” obtenus au prix “ d’innombrables sacrifices consentis pour instaurer la justice et la paix dans [le] pays ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ces propos systématiquement orientés dans la même direction ont alimenté les craintes de l’opposition, qui se demande si le pouvoir ne va pas recourir à un coup « tordu » pour empêcher certaines forces de se présenter aux élections. Iveta Tonoyan, porte-parole de Gaguik Tsaroukian, a bien résumé cet état d’esprit à travers un trait d’ironie : “ Je conseille au Contrat civil de publier dès maintenant une liste de ceux qu’il n’autorisera pas à participer aux législatives. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Robert Kotcharian, l’atout de l’expérience
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’opposition, quant à elle, fourbit ses armes dans ce climat délétère. L’ancien président Robert Kotcharian (1998-2008) a été officiellement désigné le 16 mars tête de liste de l’alliance Hayastan aux législatives et candidat au poste de Premier ministre. “ Notre objectif est la victoire ”, a-t-il déclaré (1), convaincu que “ le gouvernement actuel, qui incarne le mal, sera vaincu ”. L’équipe de Robert Kotcharian a opté pour le slogan de campagne « Ensemble, nous pouvons ».
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans un podcast YouTube diffusé le 7 mars, il avait clairement affiché ses intentions, en envoyant aux électeurs un message centré sur la notion d’expérience : “ Nous devons désormais nous positionner comme une force politique dirigée par quelqu’un qui a déjà fait ses preuves à deux reprises, qui a obtenu des succès significatifs en situation de crise et qui peut le refaire une troisième fois. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Robert Kotcharian devra néanmoins composer avec la montée en puissance de Samvel Karapétian. Les sondages indiquent que le parti Arménie forte (AF) a détrôné Hayastan comme force politique d’opposition la plus populaire du pays. Robert Kotcharian a d’ailleurs reconnu que son alliance avait perdu une partie de ses soutiens depuis 2021, tout en affirmant que le Premier ministre avait vu lui aussi sa cote de popularité s’éroder dans le même temps, ouvrant la voie à l’émergence de nouvelles figures de proue au sein de l’opposition. L’allusion à Samvel Karapétian est claire ; cependant, l’ancien chef de l’Etat se dit plus qualifié pour diriger le pays que “ ceux qui ont cette ambition mais pas encore l’expérience nécessaire et qui n’ont pas encore fait leurs preuves sur le terrain ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Du côté de Samvel Karapétian, on ne l’entend pas de cette oreille. Narek Karapétian, qui est le neveu du magnat russo-arménien et le coordonnateur des activités d’AF, émanation du mouvement Mer Dzevov (A notre manière) créé en août dernier (2), a rappelé le 24 février qu’AF visait une victoire écrasante aux législatives. “ Je pense que la priorité pour l’Arménie est de changer le dirigeant actuel du pays, et nos actions sont entièrement tournées vers l’objectif d’obtenir le soutien de la société. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Selon la Constitution arménienne, Samvel Karapétian ne pourrait toutefois pas devenir Premier ministre, en cas de victoire de son parti aux élections, en raison de sa double nationalité russe et arménienne. Néanmoins, AF avait indiqué début février qu’il tenterait de lever cet obstacle constitutionnel s’il remportait les législatives.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 22:39:38 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/kotcharian-karapetian-et-tsaroukian-les-cibles-du-pouvoir</guid>
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    </item>
    <item>
      <title>Notre numéro d'Avril 2026</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/notre-numero-d-avril-2026</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         La Rédaction 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
         Le sommaire de notre numéro 539 d'avril 2026
        &#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/couv+FA+Avril+2026.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Sommaire.png" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 14:38:16 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>EDITORIAL  AVRIL  2026 "Combatif plus que jamais"</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/edito-avril-2026-combatif-plus-que-jamais</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harout Mardirossian 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/couv+FA+Avril+2026.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          En ce mois d’avril,
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  
         France Arménie fête ses 44 ans, et reste le plus ancien journal arménien en activité de la Diaspora française. Au moment où vous allez ouvrir ce magazine chez vous, je vous invite, si vous avez un ordinateur, une tablette ou votre téléphone, à vous rendre sur le site france-armenie.fr. En effet, comme nous nous y étions engagés, notre site a fait peau neuve. Vous y retrouverez les articles parus depuis le début de l’année dans la version papier. Nos archives aussi ont été totalement numérisées grâce à votre soutien financier et vont s’insérer prochainement dans ce nouveau site. Tout en conservant notre version papier, vous pourrez retrouver sur le site france-armenie.fr, chaque jour, chaque semaine, des articles d’analyse et de décryptage de l’actualité arménienne faisant plus que jamais de France Arménie, le lien précieux entre tous les Arméniens. 
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Mais, vous le savez, l’actualité de qualité a un coût et dans un contexte économique compliqué et la baisse des recettes publicitaires, plus que jamais nous avons besoin de vous car nous ne voulons pas voir s’arrêter la formidable aventure que constitue France Arménie. Face aux fake news, à l’IA, à tous les faux comptes sur les réseaux sociaux qui distillent quotidiennement la haine et le mensonge, les médias comme le nôtre sont, eux, périssables. Aussi, nous comptons sur vos abonnements, vos publicités et surtout sur vos dons pour pérenniser ce magazine et désormais sa version en ligne. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ce constat est d’autant plus vrai quand on regarde le climat délétère dans lequel l’Arménie sombre chaque jour, quand on voit les reculs de la Cause arménienne comme par exemple le licenciement d’Edita Gzoyan, la directrice du Musée du Génocide de Dzidzernagapert, pour avoir remis un livre sur l’Artsakh à JD Vance. Car dans cette Arménie, il ne faut plus prononcer le mot Artsakh, ne plus regarder l’Ararat, ne plus être fier de son histoire millénaire. Au contraire, il faut dénigrer son Eglise, sa Constitution, ses journalistes, ses chercheurs… 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Dans cette « Arménie réelle », on peut s’attendre à tout et notamment à un usage immodéré et partisan de la Justice pour régler des comptes avec ses opposants et se maintenir au pouvoir sous le regard bienveillant de l’Europe. On peut donc envisager, sans trop se tromper, que tout sera mis en œuvre pour assurer la victoire du pouvoir en place, au nom de la paix et de la démocratie. Tout cela pour plaire et complaire à la Turquie et à l’Azerbaïdjan pour une paix dont on sait qu’elle n’est pas garantie car aucun garant, pas même Trump et encore moins Macron, ne se portera au secours de l’Arménie si elle devait être menacée. L’Iran, le Liban, la Syrie, le Vénézuela, l’Ukraine, Gaza et la Palestine sont des exemples frappants que l’ordre mondial est en train de vaciller et qu’il faut se préparer à toutes les éventualités. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           En ce sens, l’Arménie et l’Artsakh ont servi de terrains de tests pour ce que nous voyons aujourd’hui. A partir du moment où l’Azerbaïdjan use de la force pour procéder à un nettoyage ethnique, un génocide, sans que la communauté internationale ne bouge le petit doigt, n’impose des sanctions et qu’elle se contente de promettre de l’aide humanitaire tout en faisant le commerce du gaz et du pétrole avec le bourreau d’un peuple, pourquoi en serait-il autrement pour ces autres pays, ces autres peuples ?
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Deux choix s’offrent désormais à nous, Arméniens de France : marcher la tête baissée, courber l’échine ou marcher la tête haute, continuer à revendiquer inlassablement « Justice pour le peuple arménien », être solidaire de sa Mère Patrie et œuvrer pour son indépendance et sa sécurité. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Les commémorations du 24-Avril prochain nous donneront de nouveau l’occasion de répondre à ce choix. Il y aura ceux qui resteront chez eux à commémorer intérieurement et il y aura, nous l’espérons, la très grande majorité qui participera activement
           &#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            pour que vive la Cause arménienne. 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 14:27:14 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/edito-avril-2026-combatif-plus-que-jamais</guid>
      <g-custom:tags type="string">Edito</g-custom:tags>
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      </media:content>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le ciel par - dessus tout</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-ciel-par-dessus-tout</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Alexandre MALEK AZARIAN 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P16-Sourp_Sarkis_Teheran_28-02.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            “ A Paris, on lève les yeux vers le ciel pour voir le soleil. A Téhéran,  on les lève pour savoir si l’on va survivre ”. 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je pense à ma cousine en ces heures sombres et à toutes les personnes qui tentent de vivre tant bien que mal dans une capitale qui sent la poudre et le sang. Ma cousine habite juste derrière l’église Sourp Sarkis à Téhéran, où un missile s’est abattu aux premières heures de l’attaque israélo-américaine, début mars. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est curieux comment l’être humain peut réagir face à une situation éprouvante : j’ai paniqué en apprenant la nouvelle et passé ma journée à essayer de joindre ma cousine. Il faut savoir que les autorités du pays bloquent Internet et menacent de poursuites ceux qui tentent de contourner les restrictions. Le black-out d’Internet dépasse désormais les 120 heures, avec une connectivité qui demeure au point mort. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Après plus de 48 heures angoissantes, je réussis, je ne sais comment, à la joindre, et alors que ma voix trahit une angoisse réfrénée, la sienne traduit un calme absolu : “Ne t’inquiète pas, je vais bien, je suis en vie… Je suis habituée aux explosions, j’ai vécu la guerre Iran-Irak. Ça passera”. Mon cerveau reste bloqué devant ce qu’elle me dit et je cherche à comprendre : est-ce que tous les habitants pensent la même chose ? Comment faites-vous pour sortir faire les courses alors que les missiles tombent à l’aube, en journée et durant votre sommeil ? Parvenez-vous à dormir ? 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nombreux sont les citadins à avoir acheté de la nourriture sèche, à avoir collé des bandes de rouleau adhésif sur les fenêtres, à avoir disposé des matelas dans les couloirs de leurs appartements et préparé un sac à dos rempli du strict minimum près de l’oreiller. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans cette capitale surpeuplée qui ne dispose pas d’abris en cas d’attaques, chaque frappe signifie un danger imminent pour ceux qui y vivent. Les quelques rares images envoyées de Téhéran montrent des voitures carbonisées, des immeubles dévastés, des vitres soufflées, et certains quartiers touchés semblent sortis d’un film aux scènes apocalyptiques. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Et, malgré tout, des femmes et des hommes vivent et ne renoncent pas à leur humanité. La voisine iranienne de ma cousine lui prépare des petits plats et les dépose devant sa porte, sonne deux fois et disparaît aussitôt. D’autres voisins de l’immeuble qui possèdent une villa au bord de la mer Caspienne insistent pour qu’elle se joigne à eux. Dans cette ville pétrifiée où le bleu légendaire du ciel ne resplendit plus comme avant, Iraniens et Arméniens partagent les mêmes épreuves, les mêmes moments de répit et d’espoir, un espoir chevillé au corps, un espoir que tout passera, tout s’arrangera, que la paix renaîtra, la joie reviendra dans tous les cœurs selon l’ancienne croyance persane. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avant de perdre le contact avec ma cousine, je retiens ce qu’elle me dit, je me hâte de griffonner ses paroles sur un bout de papier, pour qui, pour moi, pour me rassurer ou pour conjurer les forces invisibles en action ? Peut-être pour semer ces mots comme on sème des graines, dans l’attente incertaine d’un printemps. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ On traversera aussi cette épreuve, nous sommes forts. Pour le moment, je regarde le ciel bleu, je regarde la lumière et je me dis que tant que je les vois, j’ai de la chance. Rappelle-toi la beauté du ciel bleu de Téhéran… ”. Je retiens ses paroles et je ravale l’émotion qui m’envahit. Je regarde une vidéo envoyée par une habitante de Téhéran, après une énième frappe. Une femme, sous le choc, attend. Attend les secours. Une femme perdue au milieu des décombres, seule, l’air hagard. Quand vont-ils arriver ? Que peut-elle espérer ? Que puis-je faire ? 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je suis assis à la terrasse d’un café par une belle matinée ensoleillée, le ciel de Paris est bleu. Je regarde une dernière fois la vidéo sur mon téléphone : le ciel de Téhéran n’est plus bleu.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 09:05:18 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Un avenir toujours plus sombre</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/un-avenir-toujours-plus-sombre</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P10-Unknown.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Est-ce que le gouvernement arménien fait le nécessaire pour venir en aide aux 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Arméniens d’Iran et du Liban? Quel est l’état de leur situation à quelques semaines du déclenchement de la guerre israélo-américaine ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les conséquences humaines de cette guerre pourraient être particulièrement lourdes pour les communautés arméniennes du Moyen-Orient. L’Iran abrite une ancienne communauté concentrée à Téhéran, en moindre mesure à Tabriz et Ispahan, qui a historiquement bénéficié d’une certaine stabilité. Un effondrement de l’État iranien provoquerait probablement un exode massif, y compris parmi les Arméniens. Le Liban constitue un autre foyer de vulnérabilité. L’escalade militaire entre Israël et le Hezbollah entraîne des frappes sur le territoire libanais et provoque des déplacements massifs de population. Les Arméniens du Liban, qui ont déjà subi la crise économique et l’explosion du port de Beyrouth, pourraient être confrontés à une nouvelle vague d’instabilité. Face à ces risques, une question centrale se pose : l’État arménien est-il prêt à accueillir et à protéger les populations arméniennes susceptibles d’être déplacées par ce conflit ? Jusqu’à présent, les initiatives du gouvernement semblent limitées. Aucune déclaration de solidarité, aucun message, si ce n’est les efforts considérables déployés par les ambassades d’Arménie aux Émirats arabes unis et à Oman pour évacuer les ressortissants arméniens bloqués à Dubaï et à Abu Dhabi. Il n’existe pas de stratégie clairement visible visant à organiser un éventuel accueil de réfugiés ou à mobiliser les ressources de la Diaspora. Cette situation rappelle une faiblesse structurelle de la politique arménienne contemporaine. Malgré l’importance démographique et historique de la Diaspora, l’État arménien peine à élaborer une politique cohérente à son égard, notamment en situation de crise. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans ce contexte de bouleversement régional, la voix du catholicos Aram Ier de la Grande Maison de Cilicie s’est élevée avec une gravité particulière. Le 3 mars 2026, le bureau de presse du Catholicossat publiait une déclaration d’une sobriété alarmante : “ La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a effectivement englobé l’ensemble du Moyen-Orient. Elle a entraîné des morts, la panique, l’incertitude et une anxiété généralisée. Les communautés arméniennes des pays du Moyen-Orient ont naturellement été affectées, à des degrés divers, par les conséquences de cette guerre ”. Une session extraordinaire de l’Administration nationale centrale a été convoquée sous sa présidence. Sa Sainteté Aram Ier a lui-même tenté, avec difficulté, de prendre contact avec le primat du diocèse arménien de Téhéran, Mgr Sebouh Sargsyan, et les dirigeants de la communauté arménienne le matin du 16 juin 2025, lors de la première grande offensive, pour s’assurer que la communauté n’avait pas été directement touchée. Mais la situation a depuis considérablement évolué. Les représentants de la Grande Maison de Cilicie peinent à établir un contact régulier avec les trois diocèses en Iran (Téhéran, Tabriz et Ispahan) depuis le déclenchement des opérations américano-israéliennes de mars 2026. Cette rupture du lien pastoral entre le Catholicossat et ses fidèles iraniens dit, à elle seule, l’ampleur du chaos en cours. Depuis le déclenchement des hostilités, les autorités arméniennes ont été incapables de contacter les Arméniens d’Iran, les communications mobiles ayant été restreintes et même les connexions satellitaires Starlink brouillées. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En Iran : une communauté stable mais sous pression
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour l’instant, les informations provenant des responsables communautaires indiquent que les Arméniens n’ont pas subi de pertes humaines directes liées aux frappes et aux tensions militaires. Toutefois, plusieurs incidents ont été signalés. Le bâtiment du quotidien arménien Alik, principal organe de presse de la communauté arménienne de Téhéran fondé en 1931, a été endommagé lors d’explosions à proximité. Les responsables communautaires signalent également des dégâts matériels dans certains quartiers où vivent des Arméniens, des coupures d’internet et de communications qui compliquent les contacts avec l’extérieur et une atmosphère d’incertitude liée à l’évolution du conflit. La plupart des familles arméniennes restent cependant chez elles et tentent de poursuivre une vie quotidienne relativement normale, contrairement aux Arméniens vivant dans certaines zones directement exposées à la guerre au Moyen-Orient. Autre élément notable : les autorités arméniennes chargées de la Diaspora indiquent ne pas avoir reçu de demandes massives d’évacuation vers l’Arménie, ce qui montre que la communauté ne se trouve pas dans une situation d’exode. La presse arménienne d’Iran, notamment Alik, insiste également sur la loyauté civique des Arméniens envers l’État iranien et sur leur participation à la société iranienne. Ce discours traditionnel vise à éviter toute suspicion envers la minorité chrétienne dans un contexte de tension géopolitique. En revanche, les inquiétudes sont fortes sur le plan économique et social. Les sanctions internationales, la perturbation des échanges et l’instabilité politique fragilisent les entreprises arméniennes, souvent actives dans le commerce, l’artisanat et les professions libérales.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Au Liban : la guerre aggrave une crise déjà profonde
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La situation paraît tout aussi préoccupante au Liban. La communauté arménienne libanaise, qui comptait encore 150 000 personnes dans les années 1970, a été profondément affectée par la crise économique déclenchée en 2019. Aujourd’hui, les estimations tournent plutôt autour de 70 000 à 90 000 personnes. Un chiffre revu continuellement à la baisse en raison des secousses multiples qui ébranlent le pays depuis la crise de 2019. La guerre actuelle survient dans un pays déjà en situation de quasi effondrement économique. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour les Arméniens du Liban, cela signifie que les institutions communautaires fonctionnent dans des conditions extrêmement précaires. Les écoles arméniennes ont vu leurs effectifs diminuer en raison de l’émigration. De nombreuses familles dépendent désormais de l’aide des leurs à l’étranger pour payer les frais scolaires ou médicaux. Les écoles ont fermé, puis rouvert, sans que les enfants en état de stress ne puissent retourner dans leurs salles de classe en masse. À Bourdj-Hammoud, la population vit au rythme des drones et des bombes israéliens lâchés à quelques kilomètres seulement et dans la crainte d’une extension des bombardements. Les commerces, ateliers et petites entreprises arméniennes en subissent déjà les effets, comme la baisse de l’activité économique, la perturbation des transports et l’augmentation du coût des produits importés. Les responsables communautaires craignent qu’une nouvelle guerre pousse une autre vague de départs, ce qui affaiblirait encore davantage la présence arménienne dans un pays qui a longtemps été l’un des poumons de la Diaspora. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P14-Bourdj_Hammoud.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:49:51 GMT</pubDate>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>L’Arménie sur le fil du rasoir</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/larmenie-sur-le-fil-du-rasoir</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P12-IMG_4795.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            L’administration Pachinian, qui se retrouve dans une situation inconfortable due 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            à ses relations avec les différents protagonistes du conflit, garde profil bas dans 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ses prises de position.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Voisine immédiate de l’Iran, l’une de ses deux voies de communication avec l’étranger, d’un côté, liée aux Etats-Unis par le développement de ses relations et le projet de Route Trump, de l’autre : l’Arménie vit une séquence politique délicate, qui se traduit par un positionnement d’une extrême prudence. Suite à la première réunion du Conseil national de sécurité convoquée par Nikol Pachinian, au lendemain des premières frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, le Premier ministre a publié un communiqué indiquant que “ les participants à la session ont exprimé leurs profonds regrets face à ces événements malheureux, ont présenté leurs condoléances aux victimes et ont souligné la nécessité d’un rétablissement rapide de la paix ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Autrement dit, Erévan s’en tient au service minimum pour s’épargner toute accusation de parti pris. On notera d’ailleurs que l’administration arménienne, dans son souci d’observer une neutralité absolue, s’est abstenue de faire le moindre commentaire sur la campagne militaire américano-israélienne.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette première réaction officielle donnera le ton du positionnement d’Erévan. Le 2 mars, les dirigeants arméniens ont présenté leurs condoléances à leurs homologues iraniens suite au décès du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres hauts responsables du régime et citoyens ordinaires tués lors des frappes américano-israéliennes. “ Nous suivons avec une grande préoccupation l’évolution de la situation en Iran. En ces moments difficiles, nous gardons l’espoir d’un rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ”, a écrit Nikol Pachinian au président iranien Massoud Pezeshkian.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le 11 mars, au Parlement européen, Nikol Pachinian a abordé le sujet dans son discours sur les grandes orientations de la politique arménienne. “ L’Iran est un ami fidèle, un voisin millénaire. Vous avez déjà pu constater l’étendue de nos relations avec les Etats-Unis. Les Emirats arabes unis, le Qatar, Oman, le Koweït, la Jordanie, le Liban, Bahreïn et la Syrie sont de précieux partenaires. Nous avons récemment franchi une étape historique avec l’Arabie saoudite en établissant des relations diplomatiques. Face à une crise internationale d’une telle ampleur, nous sommes un petit Etat modeste et il ne nous reste qu’à prier pour le repos des âmes de toutes les victimes et à appeler les dirigeants des pays partenaires à la sagesse, afin de trouver au plus vite des solutions diplomatiques. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Le pouvoir accusé de négligence
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sur le front intérieur, les premiers jours de la guerre ont donné lieu à une passe d’armes entre l’opposition et le pouvoir. Intervenu le 28 février dans un contexte préélectoral, le déclenchement du conflit a coïncidé avec la tournée effectuée par Nikol Pachinian et de hauts responsables de son parti, le Contrat civil, dans les provinces méridionales d’Armavir et d’Ararat, dans le but de séduire les électeurs de ces régions en prévision des législatives. Le Premier ministre a diffusé en direct sur Facebook une vidéo où l’on voit ces responsables politiques discuter dans la bonne humeur et manger des tartes dans un bus, et Nikol Pachinian jouer aux cartes et au backgammon avec certains habitants.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ces scènes de joie ont déclenché la colère de l’opposition, qui a accusé le Premier ministre de négliger les graves répercussions potentielles de la guerre pour le pays. Après avoir eu un échange virulent sur le sujet, le 4 mars, à l’Assemblée nationale, avec une députée de l’opposition, Nikol Pachinian a rejeté les critiques, le lendemain, devant les journalistes, en précisant que le gouvernement avait “ créé un groupe de travail [sur l’Iran], il y a un an ou un an et demi ”, pour parer à toute éventualité.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           
          &#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Des conséquences limitées, à ce stade, pour l’Arménie
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Erévan n’a pas exhorté jusqu’à présent ses ressortissants à quitter l’Iran. Le gouvernement s’est contenté de conseiller aux Arméniens vivant en Iran, en Israël et dans les pays du Golfe de prendre des précautions en matière de sécurité. Mais quand bien même, au stade actuel, il n’y a pas de raison de céder à la panique, les frappes américaines et israéliennes ont déjà eu et vont entraîner des conséquences, limitées mais concrètes, pour l’Arménie et les relations arméno-iraniennes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La première renvoie au fait que des ressortissants de 41 pays – issus des Etats voisins, des continents américain et européen, des régions eurasienne et pacifique, du Moyen-Orient et d’Afrique – ont été évacués d’Iran via l’Arménie, durant la première semaine de guerre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La deuxième incidence a trait à l’annulation, dès le début du conflit, de milliers de vols réguliers à destination et en provenance des pays du Moyen-Orient. Des centaines de ressortissants arméniens se sont retrouvés bloqués, du coup, dans les Etats du golfe Persique, principalement aux Emirats arabes unis (EAU). Face à la paralysie des aéroports du pays, des centaines de ressortissants arméniens – en grande majorité des touristes – ont dû attendre plusieurs jours pour retrouver leurs foyers. Certains sont rentrés directement depuis les EAU, à bord d’avions affrétés par la compagnie émiratie FlyDubai, d’autres via Mascate, la capitale d’Oman, à la faveur de vols spéciaux assurés par la compagnie arménienne FlyOne, à l’organisation desquels a contribué l’ambassade d’Arménie à Abou Dhabi. Seul problème, mais de taille : les Arméniens ont dû débourser plus de 1 200 dollars (1 050 euros) par billet à FlyOne pour leur rapatriement. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Par ailleurs, la frontière entre les deux pays a été brièvement fermée à deux reprises, en raison de problèmes techniques qui ont sensiblement ralenti le trafic de marchandises arméno-iranien. Téhéran est un partenaire commercial majeur pour Erévan, le volume des échanges bilatéraux ayant atteint environ 670 millions d’euros en 2025. L’Iran représente également, avec la Géorgie, l’un des deux liens de l’Arménie avec le monde extérieur, ainsi qu’une voie de transit essentielle pour ses opérations commerciales avec les Etats du Golfe, la Chine et d’autres nations asiatiques.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’impact de la guerre se ressent également dans la vie quotidienne des Arméniens. Quelques jours après le déclenchement du conflit, l’Iran, un des principaux fournisseurs de produits alimentaires et agricoles à l’Arménie, a interdit l’exportation de ces produits pendant deux semaines, afin de satisfaire la demande intérieure en cette période critique. Les prix ont alors augmenté en Arménie, notamment ceux des fruits et légumes qui occupent une place très importante dans les magasins et sur les marchés arméniens. Durant toute l’année, des camions transportent des milliers de tonnes de tomates, choux, carottes, concombres, pastèques, melons, agrumes et fraises de l’Iran vers l’Arménie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Enfin, Nikol Pachinian a considéré le 12 mars que le conflit en cours risquait de retarder l’ouverture de la Route Trump, car celle-ci “ n’est pas une priorité actuellement pour l’administration américaine, compte tenu de la situation et de ses priorités ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:31:39 GMT</pubDate>
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      <title>“ L’Iran était notre seu le ligne rouge ”  Ce que la guerre fait à l’A rménie</title>
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      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P6-Marukyan_portrait.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Quand l’Iran brûle, l’Arménie suffoque. C’est, en substance, ce qu’explique l’historien Armen Marukyan (1). Privée de son unique frontière libre, menacée de voir s’effondrer le seul garant régional de son intégrité territoriale, l’Arménie se retrouve en première ligne d’une guerre qu’elle n’a pas choisie. Entretien sans concession sur les enjeux d’une crise qui redessine le Caucase du Sud.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Dans le contexte de la guerre israélo-américaine actuellement menée contre l’Iran, quel peut être l’impact sur l’Arménie à court et moyen terme ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Armen Marukyan :
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          La guerre américano-israélienne déclenchée contre l’Iran produit déjà, naturellement, des effets négatifs non seulement sur les pays du Moyen-Orient, mais aussi sur ceux du Caucase du Sud, dont l’Arménie. Comme on le sait, depuis les années 1990, dans le contexte du blocus durable imposé à l’Arménie par le tandem turco-azerbaïdjanais, l’Iran a constitué pour Erevan un débouché terrestre fiable vers le monde extérieur, parfois même plus fiable que la Géorgie, fragilisée par ses propres conflits internes. Or, à la suite de l’agression menée contre l’Iran et des restrictions qui en ont découlé, l’Arménie se voit privée de la possibilité d’utiliser les voies de transit passant par ce pays. On peut dès lors supposer que la Géorgie cherchera à tirer profit de la situation en relevant les tarifs de transit appliqués aux marchandises arméniennes traversant son territoire.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Si la guerre se poursuit, les conséquences négatives à court terme sur l’économie arménienne seront inévitables. La baisse du volume des échanges commerciaux entre les deux pays, ainsi que la hausse des prix des produits importés d’Iran, en particulier les carburants et les engrais, pèseront lourdement sur l’économie arménienne, d’autant que le tandem américano-israélien vise précisément les entreprises opérant dans ces secteurs. Par ailleurs, l’Iran a introduit des restrictions sur ses exportations de produits alimentaires, ce qui signifie qu’une pénurie de denrées importées d’Iran pourrait apparaître en Arménie. Ces différents facteurs risquent d’avoir un effet multiplicateur négatif sur la plupart des secteurs de l’économie arménienne, en provoquant une hausse générale des prix.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on s’attendre à un afflux de réfugiés en Arménie ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Même si l’Iran tente aujourd’hui d’empêcher un exode massif hors du pays, la poursuite des hostilités pourrait néanmoins entraîner d’importants flux migratoires, y compris vers l’Arménie. Il reste impossible de prévoir quelle part de ces flux ne ferait que transiter par le territoire arménien avant de rejoindre d’autres pays, et quelle part choisirait, au contraire, de s’y installer. Cette incertitude pourrait avoir de lourdes conséquences démographiques.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Compte tenu des perspectives imprévisibles d’élargissement de la confrontation, notamment avec l’apparition de missiles iraniens et de drones au-dessus des territoires turc et nakhitchévanais, il n’est pas exclu que de tels incidents se produisent également dans les zones frontalières arméniennes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           À quel type de scénario doit-on s’attendre à plus long terme ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          À plus long terme, tout dépendra de la durée de cette guerre et de la manière dont elle se terminera. Sa prolongation, de même qu’un affaiblissement durable de l’Iran, modifieraient l’équilibre des forces non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans le Caucase du Sud. Nul doute qu’après la guerre des 44 jours de 2020 en Artsakh, puis après l’agression de septembre 2023, dans un contexte de durcissement de la politique anti-arménienne du tandem turco-azerbaïdjanais, l’Iran est resté la seule puissance régionale voisine d’envergure à affirmer ouvertement que l’inviolabilité des frontières de l’Arménie constituait pour lui une ligne rouge. Téhéran s’est clairement opposé à l’ouverture du prétendu « corridor du Zanguézour » à travers le sud du Siounik, le long de sa propre frontière, corridor que la Turquie aurait transformé en axe panturquiste reliant par voie terrestre l’Azerbaïdjan aux États turcophones d’Asie centrale. C’est précisément cette position ferme et inflexible de l’Iran qui a joué un rôle dissuasif, empêchant jusqu’à présent l’Azerbaïdjan et la Turquie de se lancer dans de nouvelles aventures contre l’Arménie. Si l’Iran sortait de cette guerre encore plus affaibli, voire fragmenté, ou si un changement de régime devait intervenir, les positions de la Turquie et de l’Azerbaïdjan s’en trouveraient renforcées. Leur pression sur l’Arménie augmenterait en conséquence, avec de nouvelles exigences qui viendraient s’ajouter aux accords préliminaires déjà obtenus. Une transformation du rôle et du statut de l’Iran pourrait aussi compromettre les perspectives de l’axe de transport Nord-Sud, essentiel pour l’Arménie via le territoire iranien, ce qui aggraverait encore l’isolement logistique du pays. L’affaiblissement de l’Iran pousserait enfin l’Arménie à chercher la solution à ses plus graves problèmes de sécurité en Occident, en plaçant ses espoirs dans l’Union européenne, les États-Unis, la France, ainsi que dans l’Inde, tous éloignés de plusieurs milliers de kilomètres de la région, mais avec lesquels il existe déjà une certaine coopération dans le domaine militaro-technique. La fragmentation de l’Iran et l’apparition d’une situation incontrôlable sur son territoire pourraient aussi faire de l’Arménie une cible potentielle d’attentats terroristes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment évaluez-vous la politique du gouvernement arménien dans les conditions de cette guerre, dont les conséquences peuvent être extrêmement graves pour toute la région ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans les conditions actuelles, les marges de manœuvre de la politique étrangère arménienne sont très limitées, car le pays se trouve au point de convergence des intérêts de plusieurs centres de puissance, dans une position de grande vulnérabilité. D’un côté, l’Arménie entretient des relations complexes et embrouillées avec la Russie, pourtant considérée comme alliée au titre de plusieurs engagements internationaux. De l’autre, elle cherche à approfondir ses relations avec l’Occident, en particulier avec l’Union européenne et les États-Unis, tout en n’ayant toujours pas normalisé ses rapports avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, qui continuent de la menacer. Dans ce contexte, Erevan doit s’efforcer de maintenir une position de neutralité et de prudence, afin d’éviter que le pays ne soit entraîné dans le tourbillon de la guerre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Parallèlement, il aurait été important que l’Arménie adresse sans tarder un message clair à l’Iran ami et à son peuple, à la suite de l’assassinat du guide spirituel du pays ainsi que de centaines de civils innocents, parmi lesquels des enfants. Or, les autorités arméniennes ont sensiblement tardé à le faire, et ce message n’a été formulé qu’après ceux de l’Azerbaïdjan, dont le président s’est même rendu à l’ambassade d’Iran à Bakou pour présenter personnellement ses condoléances. Il est heureux, au moins, que les autorités arméniennes aient félicité le nouveau guide spirituel iranien pour son élection en cette période particulièrement difficile. Ce sont là des questions extrêmement sensibles, et les autorités arméniennes doivent aussi tenir compte de l’existence de notre importante communauté en Iran, dont les membres subissent eux aussi, au moins sur les plans moral et matériel, les conséquences des frappes américano-israéliennes. Le ministère arménien des Affaires étrangères communique d’ailleurs très peu sur le travail accompli par l’ambassade d’Arménie à Téhéran concernant une éventuelle évacuation des citoyens arméniens, ou encore sur les actions menées avec nos structures communautaires, non seulement dans la capitale, mais aussi à Ispahan et à Tabriz. On ne sait pas non plus si, lorsque cela est nécessaire, une aide concrète est fournie à nos compatriotes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cela étant, une certaine prudence et une certaine modération s’imposent aussi dans ce domaine, afin que les messages adressés à l’Iran ne soient pas interprétés par l’Occident, et d’abord par les États-Unis, comme des gestes de soutien politique à Téhéran, avec toutes les conséquences négatives que cela pourrait entraîner pour l’Arménie. L’essentiel est d’empêcher toute utilisation du territoire arménien pour mener des frappes contre l’Iran et, de manière plus générale, de s’abstenir de toute déclaration anti-iranienne qui pourrait, elle aussi, avoir des effets imprévisibles.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           À votre avis, si la route TRIPP avait déjà été opérationnelle, quel scénario aurait été le plus probable dans la région ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dès le moment où les États-Unis et Israël ont lancé leur attaque contre l’Iran, celui-ci a considéré comme des cibles légitimes les bases militaires américaines installées sur le territoire des États voisins. Tout en frappant Israël à l’aide de missiles et de drones, Téhéran a également visé ces espaces. L’Iran a officiellement averti les pays du Golfe que ses frappes cesseraient s’ils expulsaient de leur sol les bases militaires américaines. Dans ce contexte, si la route TRIPP avait déjà été mise en service dans la zone jouxtant la frontière arméno-iranienne par la société arméno-américaine, TRIPP Development Company, il est très probable que l’Iran l’aurait lui aussi considérée comme un objet menaçant sa sécurité, d’autant que plusieurs responsables officiels iraniens s’étaient déjà exprimés de manière très critique à l’égard de ce projet. Certes, la route TRIPP n’est pas en soi une infrastructure militaire. Mais le seul fait qu’elle porte le nom du président américain qui a lancé l’attaque contre l’Iran aurait déjà suffi pour que Téhéran la considère comme une cible légitime et la frappe. Les conséquences auraient alors été très lourdes, non seulement pour les infrastructures liées à cette route, mais aussi pour les localités arméniennes proches de la frontière.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Dans le contexte des frappes en direction du Nakhitchevan et des affrontements sur la frontière irano-azerbaïdjanaise, quels risques peuvent apparaître pour l’Azerbaïdjan ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il faut rappeler qu’avant même la chute d’un drone iranien sur l’aéroport du Nakhitchevan, la partie azerbaïdjanaise avait déjà entamé des actions provocatrices, notamment par le déploiement de troupes à la frontière irano-azerbaïdjanaise. Il ne fait guère de doute que l’Azerbaïdjan s’est retrouvé dans une situation particulièrement délicate en raison de cette guerre. D’un côté, sa proximité avec l’Iran et le soutien indirect qu’il aurait apporté à Israël lors de la guerre de douze jours de juin 2025 créent des risques réels pour le régime de Bakou, risques que celui-ci cherche précisément à éviter. De l’autre côté, l’Azerbaïdjan est lié à Israël par des obligations et une étroite coopération militaro-technique. C’est en partie grâce à cette coopération qu’il a pu prendre l’avantage lors de la guerre des 44 jours de 2020 en Artsakh. Il est évident qu’Israël a constamment cherché, et continuera de chercher à obtenir en contrepartie un soutien concret du régime de Bakou dans ses opérations dirigées contre l’Iran, ce que l’Azerbaïdjan s’efforce néanmoins d’éviter.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Téhéran a, de son côté, officiellement démenti avoir frappé le Nakhitchevan. Si l’Iran avait réellement voulu viser l’Azerbaïdjan, ses frappes auraient plutôt touché les aéroports situés dans les territoires occupés de l’Artsakh, à Varanda (Fizuli) et à Kovsakan (Zangilan), tout près de sa frontière, ainsi que les prétendus “ villages intelligents ” auxquels ont participé des entreprises israéliennes et au sujet desquels il existe de sérieux soupçons quant à leur usage militaire au profit d’Israël. À partir de là, on peut conclure que ce qui s’est produit au Nakhitchevan relevait très probablement d’une provocation organisée par les services spéciaux israéliens afin d’entraîner l’Azerbaïdjan dans une guerre contre l’Iran.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Après cet épisode, le dirigeant du régime de Bakou a tenu des propos menaçants, a retiré son personnel diplomatique de l’Iran et a fermé la frontière. Mais ces gestes relevaient surtout de la mise en scène. Après des contacts avec les autorités iraniennes, la direction azerbaïdjanaise a finalement reculé et rouvert la frontière. Il ne s’agissait pas tant d’un geste de bonne volonté que de la prise de conscience des conséquences qu’aurait pu entraîner une implication directe de Bakou dans la guerre contre l’Iran s’il avait mordu à l’hameçon israélien. Tout cela montre que l’Azerbaïdjan n’est pas prêt à payer un prix aussi élevé en échange des services rendus par Israël. Il n’en demeure pas moins que cet épisode risque d’avoir, à l’avenir, des effets négatifs sur les relations israélo-azerbaïdjanaises.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on qualifier l’Azerbaïdjan de « proxy » d’Israël ou de partenaire militaire régional ? Si oui, pourquoi ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Depuis la guerre des 44 jours de 2020, l’Azerbaïdjan peut d’abord être considéré comme un État « proxy » de la Turquie, car c’est en raison de l’implication active et directe d’Ankara que le régime de Bakou a pu remporter ses succès, ce qui a ensuite entraîné un renforcement très net de l’influence turque, non seulement sur les forces armées azerbaïdjanaises, mais aussi sur l’ensemble du système politique du pays. Erdoğan rappelle d’ailleurs constamment à Aliev l’aide fournie pendant la guerre, et sur les grands dossiers régionaux, y compris celui du prétendu « corridor du Zanguézour », ainsi que dans le contexte des tensions entre la Russie et l’Azerbaïdjan, Bakou agit en consultation étroite avec Ankara.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cela étant, on peut aussi considérer, dans une certaine mesure, que l’Azerbaïdjan constitue un « proxy » d’Israël ou, à tout le moins, l’un de ses partenaires régionaux dans le Caucase du Sud. Pendant la guerre des 44 jours, les drones israéliens ne se contentaient pas de frapper les positions arméniennes, ils effectuaient aussi des missions de reconnaissance contre l’Iran, et certains cas de destruction de ces appareils dans l’espace aérien iranien avaient été signalés.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Lors de la guerre de douze jours de juin 2025, l’Iran soupçonnait sérieusement Bakou d’avoir mis son espace aérien à la disposition de l’aviation militaire israélienne. Après la guerre, Téhéran a officiellement demandé des explications à Bakou sur ce point. Même si ce dernier a tenté de démentir ces accusations, cela n’a naturellement pas dissipé les soupçons iraniens. Comme on l’a déjà souligné, après la guerre des 44 jours, des entreprises israéliennes ont construit dans les territoires occupés de l’Artsakh des aéroports et des “ villages intelligents ” qui constituent en réalité des bases militaires israéliennes pouvant être utilisées à tout moment contre l’Iran. En ce sens, l’Azerbaïdjan apparaît à la fois comme le « proxy » de la Turquie et de celui d’Israël, ce qui place le régime de Bakou dans une situation particulièrement délicate, puisque ces deux États sont eux-mêmes concurrents et poursuivent des intérêts contradictoires.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment interprétez-vous la politique menée par la Turquie au cours de ce conflit ? Quels calculs stratégiques peuvent expliquer les choix d’Ankara ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Bien que la Turquie soit l’alliée des États-Unis dans le cadre de l’OTAN, elle avait, avant la guerre, déployé d’importants efforts de médiation pour tenter de parvenir à une solution négociée entre Washington et Téhéran sur la question du programme nucléaire iranien. L’Iran n’a cependant pas réellement fait confiance à cette initiative turque et a préféré la médiation d’Oman. La Turquie est profondément préoccupée par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, parce que, dans cette alliance, le second grand pôle de puissance au Moyen-Orient est précisément Israël, qui constitue l’un de ses principaux rivaux régionaux. À Ankara, il existe une conviction selon laquelle, si le tandem États-Unis-Israël parvient à vaincre l’Iran, alors le rôle et le poids d’Israël augmenteront considérablement dans la région, et la Turquie devra se résigner à cette nouvelle réalité, ce qui ne correspond nullement à ses intérêts.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          De plus, un renversement du régime iranien, ou une fragmentation de l’Iran, pourrait avoir des conséquences imprévisibles pour la Turquie voisine, qu’il s’agisse de flux migratoires incontrôlés, de répercussions économiques majeures ou encore d’une réactivation du facteur kurde. Or, la question kurde est, pour Ankara, un sujet d’une extrême sensibilité, directement lié à sa sécurité nationale. C’est précisément pour cette raison que la Turquie avait lancé des opérations militaires dans certaines parties de la Syrie, afin d’affaiblir les Kurdes syriens. Il est d’ailleurs particulièrement préoccupant pour Ankara de voir le tandem américano-israélien chercher à impliquer, comme force terrestre potentielle contre l’Iran, les forces armées du Kurdistan irakien, entraînées par les services spéciaux américains et israéliens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que, face aux missiles iraniens dirigés vers le territoire turc, Ankara se soit exprimé avec retenue. Les autorités turques soupçonnent en effet qu’il puisse s’agir d’une provocation américaine ou israélienne destinée à entraîner la Turquie dans des représailles contre l’Iran, ce qu’elles cherchent justement à éviter, se contentant d’adresser un avertissement à Téhéran. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’Ankara ait conseillé à son « petit frère » de Bakou de ne pas céder non plus aux provocations israéliennes et de ne pas se laisser entraîner dans la guerre contre l’Iran. C’est sans doute ce qui explique qu’Erdoğan poursuive ses efforts de médiation, multipliant les entretiens téléphoniques avec les dirigeants iraniens et américains afin d’obtenir un cessez-le-feu et de ramener les parties autour de la table des négociations.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment appréciez-vous l’hypothèse selon laquelle la Turquie pourrait être la prochaine cible d’Israël dans la région ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Comme on l’a déjà indiqué, la Turquie et Israël sont de sérieux rivaux, aussi bien au Moyen-Orient que dans le Caucase du Sud. Entre eux se joue une lutte sans concession pour le renforcement de leurs positions dans ces deux espaces. Après l’envoi, en 2010, de la flottille pour Gaza, puis l’assaut donné par les forces spéciales israéliennes contre le navire Mavi Marmara, les relations turco-israéliennes sont officiellement entrées dans une phase de confrontation ouverte. Les efforts déployés par les États-Unis, alliés des deux pays, pour les réconcilier se sont révélés vains. À partir de ce moment-là, le lobby juif aux États-Unis, qui jusque-là soutenait activement la Turquie, s’est clairement retourné contre Ankara, en cherchant à convaincre les élites américaines que la Turquie d’Erdoğan n’était plus un allié fiable, mais une puissance poursuivant désormais son propre agenda au Moyen-Orient et dans les régions voisines, en contradiction avec les intérêts américains.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ces jugements avaient d’ailleurs trouvé une confirmation indirecte dès 2003, lorsque la Turquie avait refusé de mettre son territoire à la disposition des forces américaines lors de l’invasion de l’Irak. Plus récemment, après la chute de Bachar al-Assad en Syrie, la Turquie a réussi à imposer son protégé à Damas et à prendre presque totalement le contrôle du pays, à l’exception des régions méridionales peuplées de Druzes, où Israël a, pour sa part, étendu sa propre influence, opposant ainsi directement sa présence à celle d’Ankara. Les deux pays sont également en concurrence ouverte dans le Caucase du Sud, notamment dans leur volonté respective de garder le régime de Bakou sous leur influence.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans ce contexte, il n’est nullement étonnant que, dans certains cercles politico-militaires israéliens, circule l’idée selon laquelle, après l’Iran, la prochaine cible de Tel-Aviv pourrait effectivement être la Turquie. Cette perspective est très bien comprise à Ankara. Les efforts turcs pour faire cesser rapidement la guerre et ramener les parties à la table des négociations ne découlent donc pas d’une sympathie particulière pour l’Iran, ni même d’un quelconque esprit de bon voisinage, mais bien d’une inquiétude stratégique profonde. Erdoğan sait parfaitement que si Netanyahou a déjà réussi à convaincre Trump, à deux reprises, de lancer une opération militaire d’envergure contre l’Iran, rien n’exclut qu’il tente demain de le pousser à faire de même contre la Turquie, d’autant que celle-ci, bien qu’alliée des États-Unis, n’apporte aucune aide décisive à Washington dans cette confrontation.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Selon vous, jusqu’où l’Iran peut-il aller dans ce conflit ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Aux États-Unis, certains affirment avoir été surpris par la stratégie iranienne visant les pays du Golfe, où se trouvent des bases militaires américaines. Pourtant, l’Iran n’a jamais dissimulé cette intention. Bien au contraire, il a toujours affirmé publiquement que si une agression de cette nature était menée contre lui, les installations militaires américaines présentes dans les pays voisins deviendraient pour lui des cibles légitimes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il apparaît aujourd’hui clairement que le blitzkrieg (guerre éclair) du tandem américano-israélien a échoué. Le calcul selon lequel l’élimination du guide spirituel iranien et de la direction politico-militaire du pays entraînerait l’effondrement du régime ne s’est pas vérifié. Désormais, même certains experts américains reconnaissent que l’Iran s’était bien mieux préparé à cette guerre que les États-Unis et Israël ne l’avaient imaginé. Tout porte à croire que Téhéran a étudié avec sérieux les leçons de la guerre de douze jours de juin 2025 et qu’il a eu le temps d’adapter en profondeur sa tactique et sa stratégie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La capacité de l’Iran à mener des frappes de riposte décentralisées crée un effet de surprise réel pour les États-Unis et Israël. Contrairement à ce qui s’était passé en 2025, des informations circulent selon lesquelles l’aide apportée à Téhéran par la Russie et la Chine ne se limite plus à un soutien politique et diplomatique, mais inclut également la fourniture de renseignements permettant d’ajuster plus précisément les frappes iraniennes contre des objectifs militaires israéliens et américains. Dans certains milieux d’expertise, on avance que le fait pour l’Iran de frapper non seulement les bases militaires américaines présentes dans les pays du Golfe, mais aussi des cibles civiles, pourrait conduire Téhéran à une forme de « suicide » politique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on donc parler en effet d’une forme de « suicide » politique au regard des actions menées par Téhéran ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La nouvelle tactique iranienne repose manifestement sur un autre calcul. Il s’agit d’abord de montrer aux pays du Golfe que les États-Unis, qu’ils considèrent comme leur allié stratégique, sont incapables de les protéger, qu’eux-mêmes sont désormais entraînés dans la guerre, et que si l’Iran doit être détruit, il infligera auparavant le maximum de dommages à ces pays alliés de Washington. Le pari consiste à pousser ces États à exiger des États-Unis qu’ils mettent rapidement fin à la guerre, puisqu’eux-mêmes en subissent directement les conséquences et que Washington ne remplit ni sa promesse ni son obligation de les défendre. L’objectif est donc de discréditer les États-Unis en tant que superpuissance aux yeux de leurs alliés subalternes, ainsi que des États restés neutres.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Parallèlement, en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz et en frappant des installations pétrolières, l’Iran a réussi à dégrader fortement la situation sur le marché mondial de l’énergie. Les prix ont fortement augmenté, ce qui ne manquera pas d’avoir des effets négatifs sur l’économie mondiale. Ici encore, le calcul paraît clair : pousser les grands centres d’affaires et les grands intérêts économiques mondiaux à faire pression sur Washington pour exiger l’arrêt immédiat des opérations militaires et un retour à la table des négociations.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’Iran sait parfaitement qu’il n’a pas la capacité, sur le strict plan militaire, de résister durablement à une superpuissance comme les États-Unis soutenus par Israël. C’est pourquoi il a déplacé l’affrontement hors du seul champ militaire, vers celui de l’économie mondiale, du marché des hydrocarbures et de la crédibilité internationale, en essayant de contraindre un tandem militairement supérieur à renoncer à ses objectifs. Les premiers effets de cette tactique sont déjà visibles. Certains alliés de l’OTAN, loin de se joindre aux frappes contre Téhéran, critiquent désormais ouvertement la politique de Washington et demandent l’arrêt de cette guerre aux conséquences potentiellement catastrophiques. Seul le temps permettra de savoir laquelle des deux tactiques en présence s’avérera finalement la plus efficace. ■
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           (1) Historien de l’Arménie contemporaine, spécialiste de l’histoire du Génocide arménien et de la « question arménienne ». Armen Marukyan travaille au sein de l’Académie nationale des sciences de la République d’Arménie.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:13:06 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/liran-etait-notre-seu-le-ligne-rouge-ce-que-la-guerre-fait-a-la-rmenie</guid>
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    </item>
    <item>
      <title>24 avril 2026 Tous mobilisés !</title>
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      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Communiqué du CCAF
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/WhatsAppImage2026-03-27at18.58.37.jpeg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Le 24 avril 2026, la France commémorera le 111e anniversaire du génocide des Arméniens, reconnu comme le premier génocide du XXe siècle. À cette occasion, le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) appelle solennellement à une mobilisation massive de l’ensemble de la communauté arménienne, de ses amis et de tous les défenseurs des droits de l'Homme.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cent onze ans après l’extermination planifiée de plus d’un million et demi d’Arméniens par l’Empire ottoman,  ce crime imprescriptible demeure, aujourd’hui encore, nié par son État héritier, la Turquie. Ce négationnisme d’État, persistant et organisé, constitue une violence supplémentaire faite à la mémoire des victimes et à leurs descendants. Il demeure un obstacle majeur à toute perspective de réconciliation fondée sur la vérité, la justice et la paix.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Aucune réconciliation, ni stabilité durable ne saurait faire l’économie d’une reconnaissance pleine et entière de ce génocide, ainsi que de celui, concomitants des Assyro-Chaldéens et des Grecs qui ont fait des centaines de milliers de victimes.  L’impunité fait le lit de la récidive : Ainsi plus d’un siècle après 1915, les menaces qui pèsent sur le peuple arménien n’ont pas disparu. Au contraire, elles se sont réactivées sous d’autres formes. Après le nettoyage ethnique de l’Artsakh, vidé de sa population arménienne dans des conditions qui ont bouleversé la conscience internationale en 2023, la République d’Arménie elle-même demeure confrontée à des pressions existentielles.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ces développements s’inscrivent dans une continuité idéologique inquiétante, nourrie par des logiques panturquistes et totalitaires qui prolongent, sous des formes contemporaines, les ambitions qui avaient conduit à l’anéantissement de 1915. La collusion manifeste entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, dans leurs politiques à l’égard des Arméniens, témoignent de cette continuité.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Face à cette réalité, la commémoration du 24 avril ne saurait se réduire à un simple devoir de mémoire. Elle constitue aussi un acte de vigilance, un engagement pour l’avenir, un refus de l’oubli et de l’indifférence, un moment pour réaffirmer les droits imprescriptible des victimes à la vérité et à des réparations. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Elle est un moment de rassemblement pour affirmer, avec force, que les crimes contre l’humanité ne peuvent rester impunis, ni se répéter dans le silence du monde.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En France, cette commémoration revêt une dimension particulière. Instituée comme journée nationale de commémoration du génocide des Arméniens, elle engage la République et ses valeurs. Elle rappelle que la lutte contre le négationnisme, le racisme et les violences de masse est au cœur de notre pacte démocratique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En ce 111e anniversaire, le CCAF appelle :
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;ul&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à honorer la mémoire des victimes du génocide ; 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à exiger la reconnaissance officielle et sans ambiguïté de ce crime par la Turquie ; 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à défendre le droit à la sécurité et à l’existence de la République d’Arménie ; 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à soutenir le droit au retour des Arméniens d’Artsakh sur leurs terres ; 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à obtenir la libération immédiate des prisonniers et otages arméniens détenus en Azerbaïdjan ; 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             à faire vivre, partout en France, les valeurs de justice, de dignité et de vérité. 
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
      &lt;li&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          
             Le CCAF appelle l’ensemble des citoyens, les élus, les institutions, les associations et les forces vives de la Nation à se joindre massivement aux commémorations organisées sur tout le territoire le 24 avril 2026
            &#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
        
            .
           &#xD;
      &lt;/li&gt;&#xD;
    &lt;/ul&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le 24 avril, soyons unis, nombreux et déterminés.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 05:21:40 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
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    </item>
    <item>
      <title>Organiser sa succession : avez-vous pensé aux legs ?</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/organiser-sa-succession-avez-vous-pense-aux-legs</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harout MARDIROSSIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P18_DJOLAKIAN.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           C’est un sujet que l’on évoque peu, mais transmettre son patrimoine dans de bonnes conditions et à une faible fiscalité est une préoccupation pour de nombreuses familles. Dans ce cadre avec son statut « reconnue d’utilité publique », la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF) offre un cadre avantageux dans le respect complet des volontés des légataires. Rencontre avec Maître Nicolas Djolakian, car le notaire est le conseil indispensable en la matière. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Pourquoi est-il important d’organiser sa succession auprès d’un notaire ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Maître Nicolas Djolakian :
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          L’organisation de sa succession consiste à anticiper le règlement civil et fiscal de son patrimoine personnel et professionnel. Cette démarche est propre à chaque personne. Selon son environnement familial et/ou professionnel, la dévolution légale de la succession peut ne pas être pertinente ni refléter la volonté réelle. Il est donc judicieux de se renseigner auprès d’un notaire afin de connaître les règles applicables à sa situation actuelle et, le cas échéant, la modifier pour transmettre ses biens aux héritiers de son choix, dans un cadre fiscal optimisé.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En quoi consiste un legs et quels avantages présente-t-il ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Un legs est l’attribution d’un ou plusieurs biens, au moment du décès, au profit d’une ou plusieurs personnes, physiques ou morales.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le legs présente plusieurs avantages. Il permet notamment d’attribuer un bien à toute personne de son choix, même en l’absence de lien de parenté. Toutefois, le montant des droits de succession dus par le bénéficiaire dépend de ce lien de parenté. Le legs doit être prévu par testament. Il existe plusieurs formes de testaments permettant à chacun de le rédiger ou de le faire rédiger. Il est toutefois conseillé de faire établir ce testament par un notaire afin d’éviter toute erreur de rédaction ou difficulté d’interprétation lors de l’ouverture de la succession. Il est également recommandé, lors de la rédaction du testament, de désigner un exécuteur testamentaire. Il s’agit d’une personne chargée de veiller à l’exécution des dernières volontés du testateur, qu’elles soient patrimoniales ou extrapatrimoniales. Cette mission est généralement exercée à titre gratuit. Il est tout à fait possible de désigner une association en qualité d’exécuteur testamentaire. Celle-ci agira de manière neutre et indépendante et veillera au respect des volontés exprimées.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Est-ce qu’un legs peut se faire au détriment des héritiers ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il existe plusieurs situations. Certains héritiers ne peuvent pas être totalement déshérités : ils disposent d’une réserve héréditaire (quote-part incompressible). Il s’agit, selon les cas, du conjoint survivant et des enfants. Il est toutefois possible de léguer une partie de son patrimoine à d’autres personnes, dans la limite de la quotité disponible. En l’absence de conjoint et d’enfants, il est possible de léguer l’ensemble de ses biens à toute personne de son choix.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En quoi une association reconnue d’utilité publique comme la Croix Bleue des Arméniens de France, est-elle intéressante pour recevoir un legs ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Tout héritier ou légataire doit en principe s’acquitter de droits de succession. Le montant de ces droits dépend du lien de parenté avec le défunt.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En l’absence de lien de parenté, ces droits peuvent atteindre 60 % des biens légués. En revanche, si le légataire est une association reconnue d’utilité publique, comme la Croix Bleue des Arméniens de France, celle-ci est exonérée de droits de succession. Cela constitue donc un avantage particulièrement important. Par ailleurs, certaines associations, comme la CBAF, disposent d’un service juridique spécialisé dans les successions, ce qui facilite les démarches.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on orienter la destination de son legs et à qui peut-il profiter ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Chaque legs doit être fait au profit d’une personne précisément désignée. Il peut s’agir d’un legs universel (totalité de son patrimoine), à titre universel (une quote-part de son patrimoine), ou particulier (un bien désigné). Il est possible de léguer un bien avec une charge, c’est-à-dire d’imposer au légataire d’utiliser ce legs pour la réalisation d’une opération ou d’une œuvre déterminée. Il est également possible de prévoir un legs avec la charge de remettre un second legs net de frais et de droits. Il s’agit d’un dispositif permettant de soutenir une cause tout en gratifiant un proche, sans que celui-ci ne soit pénalisé fiscalement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Par exemple, la CBAF n’est pas soumise aux droits de succession. Lorsqu’un legs est consenti à un proche, celui-ci est en principe soumis aux droits de succession, généralement à sa charge. Avec le mécanisme du legs net de frais et de droits, ces droits peuvent être pris en charge par l’association.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les avantages du dispositif :
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          ◗ L’assiette taxable revenant au bénéficiaire est réduite, ce qui limite la fiscalité globale.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          ◗ Le bénéficiaire reçoit son legs plus rapidement, tout en étant déchargé de formalités administratives complexes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          ◗ Le bénéficiaire et son notaire disposent d’un interlocuteur unique : l’association, facilitant le suivi des démarches.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans ce cas, l’association, exonérée de droits de succession, reçoit l’ensemble du patrimoine puis exécute les volontés du testateur. Ainsi, le legs net de frais et de droits permet de transmettre la même somme à un proche tout en soutenant significativement une cause d’intérêt général.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on aussi faire un don de son vivant en faveur d’une association et quel avantage cela peut-il représenter dans une succession ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le don permet également d’organiser la transmission de son patrimoine, sous réserve du respect de la réserve héréditaire. Il est possible de réaliser un don à une association de son vivant. Le principe est le même : une association reconnue d’utilité publique ne paie aucun droit. Le don présente également un avantage fiscal : son montant est déductible selon la qualité du donateur.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Don des entreprises – Réduction de l’impôt sur les sociétés
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Réduction de 60 % du montant du don pour la fraction inférieure ou égale à 2 millions d’euros et 40 % pour la fraction supérieure à 2 millions d’euros, dans la limite de 20 000 € ou 5% du chiffre d’affaires annuel hors taxes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Don des particuliers – Réduction d’impôt sur le revenu
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          66 % du total des versements, dans la limite de 20 % du revenu imposable du foyer.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Don des particuliers – Réduction d’IFI :
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          75 % de la valeur des dons, dans la limite de 50 000 € 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il convient également de préciser que la transmission peut s’effectuer par d’autres biais, tels que l’assurance-vie, au moyen de la rédaction de la clause bénéficiaire.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Chaque situation étant particulière, il est conseillé de prendre attache avec son notaire afin de faire un point sur sa situation, anticiper le règlement de la succession tant au niveau civil que dans une optique d’optimisation fiscale. 
           &#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
             
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Capture+d-e-cran+2026-04-06+a-+01.22.35.png" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 23:23:34 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/organiser-sa-succession-avez-vous-pense-aux-legs</guid>
      <g-custom:tags type="string">France</g-custom:tags>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Arman Tatoyan jette un pavé dans la mare</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/arman-tatoyan-jette-un-pave-dans-la-mare</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Arman Tatoyan, ancien médiateur des droits de l’homme, leader du nouveau mouvement d’opposition baptisé « Ailes de l’Unité » et candidat aux législatives, a affirmé le 4 mars en conférence de presse que l’armée azerbaïdjanaise, qui continue d’occuper plus de 200 km2 du territoire arménien, a renforcé ses positions l’été dernier, près des villes frontalières de Vardénis et Djermouk, en prévision du sommet Trump-Aliev-Pachinian organisé le 8 août à Washington. “ Le gouvernement azerbaïdjanais continue de prendre le contrôle de notre pays, de nos territoires souverains, puis il les envahit pour les morceler à nouveau. Voilà le prix que ce gouvernement a fixé pour la paix ”, a-t-il déclaré, images satellites à l’appui.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le ministre de la Défense, Souren Papikian, a traité Arman Tatoyan de “ menteur ”. Sissak Gabrielian, député du Contrat civil (CC), a lui aussi apporté son démenti. “ Si tel était le cas, vous en auriez entendu parler avant Tatoyan ”, a-t-il souligné, soutenant que les habitants des localités concernées auraient été les premiers à signaler de tels faits.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Il n’empêche qu’au terme de leurs investigations, les journalistes de Civilnet et Factor TV ont constaté que les forces azerbaïdjanaises avaient établi une nouvelle position dans le secteur de Sotk, “ dont une partie se trouve sur le territoire souverain de l’Arménie ”. En outre, Civilnet a vérifié que Bakou avait amélioré les routes menant à ses positions en territoire arménien, mais aussi que des travaux de renforcement avaient été menés sur deux autres positions situées dans le secteur de Djermouk, en territoire occupé.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Dès lors, les accusations de mensonge proférées par le pouvoir, qui assure que la question des territoires occupés sera résolue par la démarcation de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, perdent de leur crédibilité. Et ce, d’autant plus que l’appel lancé aux autorités, par l’équipe d’Arman Tatoyan, à réfuter ses affirmations “ par des faits concrets ”, n’a reçu comme seul écho que la proposition d’une députée du CC, Lilit Minassian, d’adopter une loi visant à interdire aux journalistes d’aborder le sujet ! Un point sur lequel le ministre de la Défense s’est dit “ prêt à collaborer ”. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P25_TATOAYAN.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 22:51:07 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/arman-tatoyan-jette-un-pave-dans-la-mare</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Pachinian – Hakobian : un divorce sur fond  d’enjeu électoral ?</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/pachinian-hakobian-un-divorce-sur-fond-denjeu-electoral</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
         Le Premier ministre Nikol Pachinian et son épouse, Anna Hakobian, ont annoncé le 27 février leur séparation, après 30 années de vie commune. “ Durant toutes les épreuves de ces 30 dernières années, elle a été à mes côtés, mon refuge et mon soutien, a écrit Nikol Pachinian. Je ne suis pas certain d’avoir été à la hauteur pour elle. Peut-être lui ai-je causé plus d’amertume que de joie, et je m’en excuse. ”
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Leur divorce a été officialisé quelques jours seulement après que le chef du Comité anti-corruption (CAC) d’Arménie a signalé l’ouverture d’une enquête, suite aux accusations de l’opposition qui reproche à Anna Hakobian d’avoir enfreint la loi interdisant aux responsables politiques et à leurs proches de se livrer à des activités caritatives en période électorale. Le CAC a néanmoins fait savoir qu’aucune procédure pénale n’était engagée contre Anna Hakobian.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Au sein de l’opposition, certains ont saisi l’annonce de cette séparation pour affirmer que le Premier ministre cherchait à marquer des points auprès des électeurs, en prenant ses distances avec les activités et les déclarations controversées de son épouse. En mai dernier, dans une série de publications sur les réseaux sociaux, celle-ci avait insulté des militants de l’opposition, des personnalités publiques et d’autres citoyens critiques à son égard.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Mise en cause pour ces dérapages, Anna Hakobian avait déclaré avoir répondu aux calomnies qui la visaient ainsi que sa famille. Elle avait précisé que l’utilisation des mots “ âne ”, “ idiot ” et “ pou ” s’inscrivait dans le cadre de la campagne financée par le gouvernement pour promouvoir l’éducation en Arménie. En 2025, elle avait effectué une tournée dans les villes et les villages du pays, pour animer l’initiative baptisée « S’instruire, c’est tendance », lancée fin 2024. Nikol Pachinian avait pris la parole durant certaines de ces rencontres, auxquelles avaient assisté de nombreux élus locaux et fonctionnaires.   
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Anna Hakobian mise sur la sellette pour propos discourtois tenus sur la place publique ? En matière d’entorse aux règles de la politesse, on n’oubliera pas de relever que Nikol Pachinian a souvent la gâchette facile. On ne compte plus, en effet, ses nombreux coups de sang ponctués de dérapages verbaux face à certains opposants qui le titillent un peu trop, à ses yeux, sur des sujets sensibles. L’insulte, c’est tendance ? 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P27-Nikol_Anna.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 22:45:07 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/pachinian-hakobian-un-divorce-sur-fond-denjeu-electoral</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie</g-custom:tags>
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      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P27-Nikol_Anna.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Des augmentations  qui font polémique</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/des-augmentations-qui-font-polemique</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P28-vieilles.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Un certain nombre de revalorisations de diverses natures, décidées dans un climat préélectoral tendu, soulèvent la question de leur timing.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A trois mois et demi des élections législatives, le Premier ministre Nikol Pachinian a annoncé le 25 février une hausse des pensions de retraite, qui entrera en vigueur le 1er avril. “ Les pensions relativement faibles augmenteront de 10 000 drams (22 euros) et les pensions relativement élevées augmenteront d’un montant inférieur ”, a-t-il indiqué. Le ministre du Travail et des Affaires sociales, Arsen Torossian, a précisé que la hausse de 10 000 drams s’appliquera aux pensions “ de base ”, d’un montant de 24 000 drams (54 euros) par mois à ce jour. La pension moyenne s’élève actuellement à 49 000 drams (110 euros) mensuels.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le gouvernement avait déjà augmenté les pensions de retraite en 2022, mais avait rejeté les demandes de l’opposition d’accorder une nouvelle revalorisation les années suivantes. “ Si nous augmentons les pensions de 11 000 drams par mois, que feront les retraités de cet argent ? ”, s’était même interrogé Nikol Pachinian le 5 décembre dernier, provoquant l’indignation de nombreux retraités qui peinent à joindre les deux bouts. Un sentiment d’injustice exacerbé par le deux poids, deux mesures qui leur était infligé, car dans le même temps, les ministres, leurs adjoints et d’autres hauts fonctionnaires continuaient de recevoir des primes exorbitantes accordées par le gouvernement.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nikol Pachinian a attribué cette hausse des pensions de retraite à une croissance économique plus forte que prévu en 2025. L’opposition s’est élevée contre ce lien de cause à effet, estimant que le Premier ministre s’est lancé dans une opération séduction des 600 000 retraités du pays, à trois mois et demi des élections législatives. Kegham Manoukian, député FRA de l’alliance Hayastan, a qualifié cette augmentation de “ pot-de-vin électoral ”. Quant à Narek Karapétian, le neveu de Samvel Karapétian et coordonnateur des activités de son nouveau parti, Arménie forte, il s’est fendu d’un trait d’ironie : “ Si Samvel Karapétian les a forcés à augmenter les pensions avant les élections, imaginez ce qu’il fera s’il devient Premier ministre ! ”, a-t-il déclaré en réaction à l’annonce de Nikol Pachinian. Il a souligné en outre que le gouvernement s’était engagé à porter la pension moyenne à 60 000 drams (135 euros), alors qu’elle est aujourd’hui de 49 000 drams (110 euros). 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’opposition, dans son ensemble, voit dans cette augmentation surprise des pensions de retraite un signe supplémentaire que le chef du gouvernement craint de perdre les élections. Tel n’est pas le cas pour le ministre de l’Economie, Guévorg Papoyan, qui s’est aligné sur la position de Nikol Pachinian en affirmant que cette augmentation des pensions a été rendue possible par une croissance de 7,2 % en 2025. Et ces pensions seront de nouveau revalorisées, a-t-il promis, dans le cas d’une croissance forte en 2026. Comment cette mesure sera-t-elle financée ? Cette augmentation, non prévue par le budget de l’Etat pour 2026, nécessitera environ 75 milliards de drams (170 millions d’euros) de dépenses publiques supplémentaires, lesquels seront prélevés sur le Fonds de réserve du gouvernement.
          &#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 22:25:13 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/des-augmentations-qui-font-polemique</guid>
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    </item>
    <item>
      <title>Bienvenue sur le nouveau site de France Arménie</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/bienvenue-sur-le-nouveau-site-de-france-armenie</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harout Mardirossian 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Page+ionos+a%C4%9A+propos.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
         Bienvenue sur le nouveau site Internet de France Arménie. Nous espérons qu'il vous plaira et que vous retrouverez ainsi toutes les informations de notre journal. Progressivement en tenant compte des remarques, nous allons l'améliorer et publié plus régulièrement des articles. Notre rubrique Archives qui renvoie vers les numéros gratuits et pour nos abonnés vers les anciens numéro sera complété prochainement par l'ensemble des numéros depuis la création de France Arménie en Avril 1982 dans le cadre du projet de numérisation que nous avons engagé et qui est en bonne voie. 
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Vous pouvez aussi vous abonner en ligne ou faire un don pour aider France Arménie à continuer à se développer. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Bonne lecture et encore merci de votre soutien !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/PUB_FA.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:58:15 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>In Memoriam - Gérard Achdjian</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/in-memoriam-gerard-achdjian</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par La Rédaction
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           C’est un universitaire et expert en économie internationale qui s’en est allé le 5 mars dernier. Né le 4 octobre 1939 au Liban, Gérard Achdjian a travaillé à Beyrouth comme sous-directeur à la Banque du Liban et a enseigné l’économie à l’université Saint-Joseph. Il quitte le pays meurtri par la guerre, en 1990, pour s’installer en France où il donnera des cours d’économie à l’université d’Angers et sera professeur invité à La Sorbonne.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Président du G2IA en France (1999-2003), il a coordonné les programmes du Centre de formation CEMA en Arménie. En 2010, il fonde avec des partenaires le groupe Apricot (commerce interentreprise). Il collaborait depuis une bonne dizaine d’années à France Arménie, où il tenait la rubrique « Economie ». C’était un bourreau de travail, qui mettait tout le soin nécessaire à peaufiner sa chronique en glanant jour après jour un maximum d’informations. Il avait à cœur de promouvoir l’Arménie et le monde arménien, et était animé par le souci de rapprocher des données politiques, géopolitiques et économiques, afin d’élargir le champ de réflexion du lecteur. Il s’intéressait également au monde artistique et littéraire. Ses articles pour L’Eglise arménienne, le bulletin mensuel de l’Eparchie Sainte-Croix des Arméniens catholiques, traitaient de peintres, de poétesses.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ses obsèques ont été célébrées le 13 mars en la cathédrale Sainte-Croix. Il repose au cimetière de Boulogne-Billancourt. France Arménie présente ses condoléances émues à sa veuve Chaké, à ses trois enfants, Aline, Chahé et Houri, et à ses sept petits-enfants.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Nous avons eu l’immense chance de connaître Gérard ! C’était un homme affable, respectueux, discret, d’une grande gentillesse, pondéré dans ses propos, tout en sachant affirmer ses idées et ses valeurs. Discuter avec lui était un vrai régal. Cette chance, Gérard, elle n’aura d’égale que le vide que tu vas laisser. Repose en paix ! 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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      &lt;br/&gt;&#xD;
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&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P21-Gerard.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 23:04:37 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le CCAF se met en ordre de marche</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-ccaf-se-met-en-ordre-de-marche</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Armenag BEDROSSIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Après les élections qui ont eu lieu les 6, 7 et 8 février dernier, le Conseil national du CCAF dans sa nouvelle composition de 40 délégués – 10 pour chacune des 3 régions, élus par les associations, et les 10 délégués élus au suffrage universel – s’est réuni le 28 février pour élire le nouveau Bureau national de 9 membres et pour définir les premiers axes de travail. Le 3 mars, c’était au tour du Bureau national du CCAF de procéder à l’élection de ses responsables pour ce mandat de trois ans. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           À cette occasion, Mourad Papazian et Ara Toranian ont été reconduits à la coprésidence de l’organisation. Les coprésidents ont accepté ce dernier mandat qui respecte le résultat de l’élection au suffrage universel, une consultation ayant marqué une étape importante dans la démocratisation et le renforcement du fonctionnement du CCAF. Nadia Gortzounian a été élue secrétaire générale et Armen Séropyan trésorier. Les autres élus au Bureau national sont Anahit Akopian, Aurore Bruna, Alain Etjemesian, Hovhannès Guévorkian et Raffi Tanzilli. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le Bureau national a également reconduit son bureau exécutif, composé de Sam Schnorhokian et Naïri Khemtemourian, chargés d’assurer le suivi opérationnel des décisions et des actions de l’organisation. Le CCAF précise que dans les mois à venir, le Bureau national s’attachera notamment à renforcer la structuration et la représentativité de l’organisation, à approfondir la mobilisation de la société civile franco-arménienne, et à porter avec détermination les priorités nationales de la communauté arménienne de France, dans le contexte des défis auxquels l’Arménie et le peuple arménien sont confrontés et à préparer l’avenir et la relève. A cette fin, des groupes de travail seront ouverts à tous les adhérents souhaitant contribuer aux réflexions et aux actions. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le CCAF poursuivra ainsi son action au service de l’unité, de la visibilité et de l’influence de la communauté arménienne de France, dans le respect de ses valeurs et de sa vocation de représentation collective conclut le communiqué du Bureau national du CCAF qui donne, d’ores et déjà, rendez-vous pour les prochaines commémorations du Génocide des Arméniens le 24 Avril 2026. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P21-%28c%29_Melkon_Ajamian.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 22:57:15 GMT</pubDate>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>A l’approche des élections en Arménie Entre Bruxelles et Moscou, la bataille d’influence fait rage</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/a-lapproche-des-elections-en-armenie-entre-bruxelles-et-moscou-la-bataille-dinfluence-fait-rage</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P30-55432_b.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          L’Union européenne (UE) va envoyer prochainement une équipe d’intervention rapide, à la demande d’Erévan, pour contrer les “ menaces hybrides ” en provenance de Russie. De son côté, Moscou accuse Bruxelles de dupliquer le “ scénario moldave ” en Arménie et prépare sa contre-offensive en amont des élections.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Kaja Kallas, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, a confirmé le 16 mars que l’UE, à la demande des autorités d’Erévan, va déployer une équipe d’intervention rapide en Arménie, avant les législatives du 7 juin, pour contrer les ingérences étrangères dans le processus électoral. “ Le soutien à la résilience de la démocratie dans la région demeure d’une importance capitale, a-t-elle déclaré. Nous ne laisserons pas l’Arménie seule face aux ingérences extérieures. Les démocraties sous pression peuvent compter sur l’Europe. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’équipe d’intervention rapide, qui sera composée de 9 à 14 experts, devrait arriver fin mars - début avril en Arménie, où elle mènera une mission d’une durée de dix à quinze jours. Elle conseillera le cabinet du Premier ministre et le Conseil de sécurité sur “ les plans de gestion de crise ” et apportera son soutien à “ l’élaboration de futurs protocoles de gestion de crise, notamment en matière de cybersécurité ”. La Commission électorale centrale, le ministère de l’Intérieur et l’administration fiscale figureront également parmi les bénéficiaires de cette aide. Le document officiel de l’UE portant sur cette assistance précise que la mission d’évaluation organisée en janvier a “ permis de mieux cerner les vulnérabilités du pays face aux menaces hybrides ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Comme on pouvait s’y attendre, l’initiative de l’UE a été mal accueillie par l’opposition arménienne. Celle-ci craint que sous prétexte de contrer les “ menaces hybrides ”, Nikol Pachinian tente d’obtenir un chèque en blanc de l’UE pour remporter les élections par la fraude et autres manœuvres illicites. “ C’est une véritable honte. Il est difficile de trouver un exemple plus flagrant d’ingérence dans les affaires politiques intérieures de l’Arménie que ce que fait l’UE, a déclaré Kegham Manoukian, député FRA de l’alliance Hayastan, le 25 février. Le gouvernement [arménien] va devenir encore plus arrogant et il bafouera les lois avec encore plus d’impunité, certain de ne pas être condamné ni critiqué par une quelconque organisation internationale. ” Le vice-ministre de la Justice, Tigrane Dadunts, lui a répondu que le gouvernement arménien ne cherchait pas l’aide de l’UE pour remporter les élections, mais simplement pour en assurer le bon déroulement. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’ombre de la Russie plane sur cette affaire. L’UE avait annoncé en décembre dernier qu’elle s’apprêtait à allouer 12 millions d’euros à l’Arménie pour l’aider à “ lutter contre la désinformation russe ”. Moscou, de son côté, y voit les prémices de la répétition du “ scénario moldave ”, sachant que l’UE avait dépêché une mission similaire en Moldavie lors des élections législatives de septembre 2025. Deux partis d’opposition jugés pro-russes avaient été empêchés de participer au scrutin, remporté par le gouvernement pro-occidental. Les autorités moldaves auraient également bloqué des sites internet russes ou pro-russes accusés de diffuser de la désinformation relative aux élections.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ Comme le montre l’expérience vécue dans d’autres pays, a souligné Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, le 4 mars dernier, l’implication active et profonde d’experts de l’UE durant la période préélectorale, ainsi que dans le contexte d’un éventuel référendum constitutionnel, ne renforcera guère la souveraineté de l’Arménie. Au contraire, elle aura l’effet inverse. ” Faisant mine de jouer le jeu, elle a indiqué que Moscou “ a pris note de la déclaration du ministère arménien de la Justice, selon laquelle les travaux des spécialistes invités de l’UE ne seraient pas dirigés contre la Russie ”. Et d’ajouter : “ Dès lors, si la partie arménienne nous le demande, nous nous tiendrons prêts à dépêcher rapidement une équipe chargée d’une mission similaire. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 22:14:40 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/a-lapproche-des-elections-en-armenie-entre-bruxelles-et-moscou-la-bataille-dinfluence-fait-rage</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie</g-custom:tags>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Karabagh : autopsie d’un échec diplomatique - Hraïr Balian et les « occasions manquées » d’une paix possible.</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/karabagh-autopsie-dun-echec-diplomatique-hrair-balian-et-les-occasions-manquees-dune-paix-possible</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P33-Hrair.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
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            Figure reconnue de la diplomatie discrète et de la médiation internationale, Hraïr Balian appartient à cette génération d’experts issus de la Diaspora arménienne dont le parcours épouse les lignes de fracture du monde contemporain. Né à Beyrouth dans une famille marquée par l’histoire du Génocide et de l’exil, formé au droit aux États-Unis, il consacre depuis plus de trois décennies sa carrière à la résolution de conflits au sein d’organisations internationales telles que l’ONU, l’OSCE, l’International Crisis Group et le Carter Center pour la paix. De l’Afrique aux Balkans, du Moyen-Orient au Caucase, Hraïr Balian a observé de l’intérieur les dynamiques de négociation, les rapports de force invisibles et les occasions manquées qui jalonnent les processus de paix. Cette expérience unique irrigue son ouvrage majeur, Anatomy of Peacemaking: Nagorno-Karabakh Conflict &amp;amp; Missed Opportunities (1). 
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          Dans ce livre dense et méthodiquement documenté, il propose bien davantage qu’une chronique des négociations sur le Haut-Karabagh, il en offre une véritable autopsie stratégique. S’appuyant sur des archives diplomatiques, des documents confidentiels et des entretiens avec des acteurs de premier plan, Balian interroge les moments charnières – 1997, Key West, les principes de Madrid, Kazan – et analyse pourquoi aucune de ces fenêtres d’opportunité n’a débouché sur un accord durable. Son travail éclaire avec rigueur les responsabilités partagées, les contraintes politiques internes, les calculs géopolitiques et les limites de l’architecture de médiation internationale. Il ne s’agit ni d’un réquisitoire ni d’une défense, mais d’un effort rare de lucidité, indispensable pour comprendre comment un conflit gelé a fini par basculer.
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            1997 : la fenêtre la plus sérieuse, refermée de l’intérieur
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans la cartographie des “ occasions manquées ”, Hraïr Balian insiste sur un moment qu’il juge décisif : septembre 1997. Les coprésidents du Groupe de Minsk (France, Russie, États-Unis) proposent alors une architecture intérimaire : repousser indéfiniment la question du statut final du Haut-Karabagh, mais stabiliser l’indépendance de facto par l’octroi à la République du Haut-Karabagh (RHK/NKR) d’une personnalité juridique internationale et de garanties de sécurité sous mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. La proposition prévoit le maintien des forces de défense et des institutions de gouvernance, l’ouverture possible de relations diplomatiques, l’éloignement des forces azerbaïdjanaises et le déploiement de forces internationales de maintien de la paix.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le nœud, comme souvent, réside dans la géographie : la RHK devrait restituer les territoires « tampons » autour de l’enclave, à l’exception de Latchine (au-delà du corridor) et possiblement Kelbadjar, conservés jusqu’à la détermination du statut final. Les zones restituées seraient démilitarisées. Fait crucial : Bakou accepte — une première dans tout le processus. Levon Ter-Petrossian est prêt à suivre. Mais, à Erévan et à Stépanakert, la proposition est rejetée. Le Premier ministre d’alors, Robert Kotcharian, deux ministres clés, Vazgen Sarkissian, Serge Sarkissian, et les responsables de la RHK s’y opposent.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Balian prend au sérieux l’argument sécuritaire des opposants : ces territoires, disent-ils, sont un bouclier vital. Sans eux, la ligne de contact passerait d’environ 22 km à près de 220 km, rendant la défense plus coûteuse et plus incertaine ; Kelbadjar, aujourd’hui défendue par un passage montagneux étroit, deviendrait une frontière longue et vulnérable. Autre crainte : une fois les régions rendues, l’Azerbaïdjan n’aurait plus d’intérêt à poursuivre les négociations. Pour Kotcharian, rendre sans statut préalable serait “ suicidaire ”.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais c’est précisément ici que se situe, selon Balian, l’“ occasion manquée ” au sens fort : non pas ignorer la sécurité, mais négocier à partir de l’offre. La partie arménienne, affirme-t-il, aurait pu accepter le principe et proposer des amendements pour corriger les faiblesses. Car l’offre de 1997 permettait aux deux camps de proclamer une victoire partielle : l’Azerbaïdjan conservait la souveraineté de jure, tandis que la RHK préservait son indépendance de facto, gagnait un statut international et des garanties onusiennes. Le « bonus » est même stratégique : conserver non seulement le corridor de Latchine mais le district entier, voire Kelbadjar, aussi longtemps que Bakou refuserait un accord sur le statut final — potentiellement indéfiniment. Balian rapproche ce schéma du Kosovo en 1999, où un statut intérimaire sous parapluie international a fini par déboucher sur l’indépendance.
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          D’autres moments émergent ensuite : un accord bilatéral Aliev–Kotcharian en 1999 (dont la nature exacte demeure disputée), brisé par les assassinats au Parlement arménien en octobre ; Key West (2001) et Kazan (2011), que Balian décrit comme des opportunités rejetées par la partie azerbaïdjanaise, faute de pouvoir « vendre » le compromis à l’opinion.
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      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 22:00:54 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La directrice du Musée  du Génocide poussée  à la démission par Pachinian</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-directrice-du-musee-du-genocide-poussee-a-la-demission-par-pachinian</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harout MARDIROSSIAN
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P38-Edita_Gzoyan.jpg"/&gt;&#xD;
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           Pour avoir offert à JD Vance un livre sur l’Artsakh et lui avoir parlé des pogroms anti-arméniens, la directrice du Musée du Génocide d’Erévan, Edita Gzoyan, a été poussée à la démission le 7 mars. Le président du Conseil d’administration du musée, l’historien Raymond Kévorkian, a aussi démissionné et a été immédiatement remplacé. Retour sur un scandale d’État qui en dit long sur les concessions que Nikol Pachinian est prêt à faire pour ne pas déplaire à l’Azerbaïdjan et à la Turquie.
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          C’est une démission qui n’est en fait qu’un renvoi à la demande directe de Nikol Pachinian. Et c’est bien une démission qui est liée à la visite effectuée par le vice-président américain JD Vance et sa femme Usha au Mémorial et au Musée du Génocide le 10 février dernier.
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          Premièrement, il est reproché à la directrice d’avoir rendu publique cette visite provoquant la fureur de la Turquie en publiant un post sur Facebook. Un post et des photos repris ensuite sur la page du Vice-Président avant que la Maison Blanche ne l’efface et le remplace par un message où ni le mot « Génocide » ni le mot « Turquie » n’apparaît. La porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Leavitt, indiquant qu’il s’agissait là de l’erreur d’un communicant qui ne faisait pas partie du voyage. Nikol Pachinian reproche au Musée et à sa directrice de ne pas avoir attendu qu’elle ait reçu le feu vert du gouvernement pour communiquer sur cette visite prestigieuse. Car pour Nikol Pachinian, cette séquence a mis mal à l’aise les États-Unis et la Turquie à l’égard de l’Arménie et il ne souhaite faire aucune vague à leur égard dans son repositionnement géopolitique pro occidental, quitte à mettre sous le tapis la reconnaissance et la réparation du Génocide des Arméniens. Chacun appréciera ! 
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Deuxième reproche. Après avoir déposé des fleurs près de la flamme éternelle dédiée aux victimes du Génocide de 1915, la directrice Edita Gzoyan, a accompagné JD Vance et sa femme, à leur demande, vers d’autres parties du musée, notamment vers les khatchkars, les pierres à croix érigées à la mémoire des Arméniens tués lors des pogroms en Azerbaïdjan qui ont suivi le déclenchement du conflit du Haut-Karabagh. On sait Vance et sa femme très chrétiens et leur intérêt pour ces khatchkars pouvait être naturel. Dans le post publié par le Musée du Génocide à l’issue de la visite, Gzoyan a souligné “ le lien entre les événements de l’Artsakh et le Génocide arménien ”. Elle a, en outre, offert à JD Vance et à sa femme “ des livres sur le Génocide arménien et la question de l’Artsakh ”.
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le Premier ministre Nikol Pachinian, qui ne veut plus entendre parler de la question de l’Artsakh sous quelque forme que ce soit, a, en février, fait part de son fort mécontentement quant à l’organisation de la visite de Vance au Mémorial lorsqu’il s’est exprimé lors d’une séance de questions-réponses au Parlement arménien. On pensait que cela en resterait là. Voilà où en est ce gouvernement prêt à nier lui-même l’histoire de l’Artsakh pour ne pas déranger l’Azerbaïdjan et son complice turc dans ce nettoyage ethnique qui n’est que la suite du Génocide arménien de 1915.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          De fait, la coupe était pleine et le gouvernement arménien a ordonné à Edita Gzoyan de démissionner ou sinon elle serait renvoyée en raison des informations qu’elle aurait communiquées à JD Vance qui vont à l’encontre de la politique du gouvernement. Un point qu’a assumé Nikol Pachinian lors d’une conférence de presse le 12 mars. “ Lorsque le Premier ministre affirme qu’il n’existe aucun mouvement Karabagh, offrir un livre sur cette question à un invité étranger est incompréhensible et provocateur. J’ai considéré cela comme un acte de provocation, contraire à la politique du gouvernement, et je lui ai demandé de présenter sa démission. La politique étrangère relève exclusivement du gouvernement, et tout responsable public contredisant cette ligne sera démis de ses fonctions ” a conclu le Premier ministre arménien. 
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          Une déclaration qui fait fi de la recherche historique et de l’éducation, rôle du Musée du Génocide. Parler de l’Artsakh comme continuation du Génocide de 1915, ainsi que l’affirme par exemple l’historien Vincent Duclert, n’est pas lié à la politique étrangère de l’Arménie. Le nettoyage ethnique de l’Artsakh n’est pas lié à la politique étrangère de l’Arménie. C’est un fait historique et démettre un agent de l’Etat pour cette raison, ce n’est que le démettre pour avoir refusé de pratiquer un négationnisme d’Etat qui est donc devenu avec Nikol Pachinian la doctrine de son gouvernement. La suppression de la déclaration d’indépendance du projet de réforme de la constitution annoncé le 12 mars vient prolonger cette politique négationniste en alignant l’Arménie sur les exigences du tandem panturc. 
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  &lt;div&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Depuis sa démission, Edita Gzoyan se refuse à tout commentaire. Le président du Conseil d’administration du Musée, l’historien Raymond Kévorkian, et plusieurs autres membres du Conseil ont présenté leur démission par solidarité, démissions immédiatement acceptées par Pachinian qui a procédé dans la foulée à leurs remplacements en moins de 24h. Contacté, Raymond Kévorkian nous a indiqué que “ sa démission était un message clair qui ne mérite pas de commentaire ” confirmant toutes les informations parues dans la presse.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          De même, les 74 employés du Musée ont tous signé une lettre commune de protestation auprès de Nikol Pachinian pour s’opposer à son départ. “ C’est la première fois dans l’histoire de notre musée que tous les employés, sans exception, ont fait appel à une autorité supérieure pour protester contre le renvoi de leur directrice ”, a déclaré Mihran Minasian, conseiller du directeur de l’AGMI (Armenian Genocide Museum Institute). “ Nous nous attendions au contraire à ce que notre directrice soit récompensée pour son excellent travail ”, a déclaré Suren Manukian, qui dirige l’une des divisions d’AGMI.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Officiellement, Gzoyan a reçu l’ordre de démissionner par la ministre de l’Éducation Janna Andréassian, pour avoir omis d’assurer un suivi adéquat de la rénovation controversée du Mémorial du Génocide, entamée l’été dernier, et qui aurait dû s’achever avant le 24 Avril prochain mais qui prend un retard colossal. On craint d’ailleurs que les travaux qui ont débuté juste après le 24 Avril 2025 ne soient pas achevés comme prévu dans un mois pour ce 24 Avril 2026. Pire ! Pour le syndicat des architectes d’Arménie, les travaux réalisés ont été faits en dépit du bon sens par des ouvriers non qualifiés et ont fragilisé la structure. A se demander si, comme le pense l’opposition parlementaire, tout cela n’est pas un prétexte pour annoncer le démontage du Mémorial et sa fermeture pour des raisons fallacieuses de sécurité alors qu’il s’agit plus prosaïquement de ne plus organiser de visites sur ce site pour des invités étrangers : soit autant de reconnaissances du Génocide et autant de pierres lancées à l’adresse de la Turquie. Quant à l’argument justifiant le renvoi d’Edita Gzoyan avancé par la ministre, il est devenu caduc du fait des déclarations du Premier ministre Pachinian démontrant à quel point le pouvoir est capable de mentir sur un point comme celui-ci. 
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Scandaleux, vraiment scandaleux, mais tellement à l’image de ce qu’accomplit ce gouvernement contre tout ce qui constitue la Cause arménienne, socle de la nation arménienne. 
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P36-Dzi_Vance.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
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      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 21:34:37 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La marche du siècle de l’Orchestre national philharmonique d’Arménie</title>
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      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Dikran ZEKIAN
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P47-Eduard_Topchjan-Artistic_Director-Principal_Conductor-Armenian_National_Philharmonic.jpg"/&gt;&#xD;
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          La formation arménienne célèbre cent ans de musique, placée sous le double signe de la résilience et de l’excellence. Retour sur un siècle d’orchestre qui fait résonner la musique arménienne d’outre-tombe et accueille les musiciens les plus fameux de son temps. 
         &#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Jubilé ! C’est le terme choisi par l’Orchestre national philharmonique d’Arménie (ANPO) pour accompagner les célébrations du centenaire de sa création ; cent années au cours desquelles la phalange d’Erevan a fait résonner aux quatre coins de la planète l’irréductible voix arménienne menacée d’extinction après 1915. Cent ans de témoignage vivant d’une renaissance aussi esthétique et culturelle que volontaire et ambitieuse, inscrivant ses pas dans ceux des noms immémoriaux de la musique arménienne.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’Orchestre national philharmonique d’Arménie a été fondé dans la jeune république socialiste soviétique d’Arménie en 1925 par Arshak Adamian, pianiste et son premier chef, et Alexander Spendiaryan, le père de la musique classique arménienne. Dans ces temps difficiles, l’orchestre s’impose comme le centre de la musique orchestrale professionnelle en Arménie. C’est avec émotion qu’on découvre le nom des chefs qui l’ont successivement dirigé au cours des cent dernières années. Quel mélomane n’aimerait pas rebrousser le chemin du temps pour écouter le jeune Valery Gergiev qui dirigea l’orchestre de 1981 à 1982, Loris Tjeknavorian ou encore Michaël Maluntsyan tenir la baguette depuis le pupitre ? Depuis l’an 2000, le directeur artistique et chef d’orchestre principal est Eduard Topchjan. Il est à date le chef d’orchestre ayant exercé le plus longtemps au sein de la formation, plus d’un quart de siècle à lui seul, imprimant durablement sa marque.
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    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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           Aram Khatchatourian à la baguette
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    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Au cours de son histoire, l’orchestre arménien a été reconnu comme l’un des principaux orchestres de l’ancienne Union soviétique. Cette distinction n’a rien d’honorifique quand on connaît le haut degré d’exigence des Soviétiques en matière musicale. Les lauriers de reconnaissance glanés par l’orchestre ne constituent pas son seul fait de gloire. L’ANPO fut le premier à interpréter un certain nombre d’œuvres d’Aram Khatchatourian, le compositeur étant souvent à la baguette. Le premier concert référencé de Khatchatourian avec l’ANPO a eu lieu en 1939. À cette époque, l’orchestre se produisait sous la direction de chefs d’orchestre tels que Alexander Melik-Pashayev, Franz Konvicni ou encore Reinhold Gliere, pionnier du ballet dramatique soviétique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’orchestre a su également attirer les meilleurs solistes, aujourd’hui considérés comme des géants de la musique classique. Si la liste est longue et prouve sa qualité musicale, citons le violoniste David Oistrakh, les immenses pianistes Emil Gilels ou Sviatoslav Richter ou le violoncelliste légendaire Mstislav Rostropovich. Il a également été l’occasion pour les compositeurs arméniens contemporains de faire entendre leurs œuvres. Certains comme Avet Terterian, Edgar Hovhannisyan ou Tigran Mansurian ont même composé de nombreuses œuvres spécialement pour l’orchestre. Gia Kancheli, Sofya Gubaidulina, Rodion Shchedrin, Dmitry Kabalevsky et Krzysztof Penderecki ont par ailleurs collaboré étroitement avec lui.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ambassadeur assumé de la musique arménienne à travers le monde, l’orchestre effectue régulièrement des tournées internationales, parfois accompagné de célèbres solistes arméniens comme les pianistes Sergei Babayan et Jean-Paul Gasparian, ou le violoniste Sergey Khachatryan mais aussi des grands noms de la scène classique contemporaine comme le violoncelliste Gautier Capuçon, la pianiste Khatia Buniatishvili ou l’immense Nikolay Lugansky. Il a ainsi tourné avec succès dans des salles de concert prestigieuses aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, en Italie, en Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Scandinavie, au Japon et en Chine.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En France, l’ANPO s’est produit en 2025 dans le cadre du centenaire de la naissance de Charles Aznavour. À cette occasion, il s’est produit à l’UNESCO pour un concert mémorable et couronné de succès, intitulé « Une vie d’amour », accompagné de musiciens français et arméniens. Ajoutons qu’il a gravé plus de 40 CD, dont la qualité d’interprétation des œuvres est régulièrement saluée par la critique internationale. Enfin, dans son rôle d’ambassadeur, l’orchestre organise chaque automne depuis 2007 le Festival international de musique d’Erevan qui réunit dans la capitale arménienne des solistes de renommée internationale qui se produisent lors de concerts symphoniques et de musique de chambre et délivrent des master classes à de jeunes musiciens arméniens.
         &#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Né au milieu du fracas post-génocide, l’Orchestre national philharmonique d’Arménie aborde le deuxième siècle de son existence avec l’ambition et la vigueur que sa reconnaissance lui permet d’arborer. De Komitas à Mansourian, il n’en a pas fini de faire résonner la musique arménienne au-delà de ses frontières pour rallier à l’âme arménienne un public touché au cœur par la vérité des notes de cette musique qui dit l’histoire, les doutes et espérances de toute une nation. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P46-Armenian_National_Philharmonic-Eduard_Tipchjan-Aram_Khachaturian_Concert_Hall-2025.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
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      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:21:45 GMT</pubDate>
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    <item>
      <title>Corinne Zarzavatdjian : “ L’histoire collective se comprend aussi à travers les trajectoires individuelles ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/corinne-zarzavatdjian-lhistoire-co-llective-se-comprend-aussi-a-travers-les-trajectoires-individuelles</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P52-Corinne_Z._%28c%29Studio_Vanssay_-43.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           La Roseraie de Garabed retrace, dans les années précédant le Génocide, le destin d’une famille arménienne de Constantinople à la recherche de sa fille disparue, et rend hommage à une génération d’Arméniens qui a façonné sa résilience dans l’exil, à Paris.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Votre nouveau roman, La Roseraie de Garabed, s’inscrit dans la continuité du précédent, Rose de Diarbékir. Que raconte-t-il ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Corinne Zarzavatdjian :
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          Il raconte le voyage d’un père à la recherche de sa fille disparue dix années plus tôt dans l’Empire ottoman. Nous sommes en 1908 dans le Paris vibrant de la Belle Epoque où la famille Hagopian a trouvé refuge et s’est reconstruite à force de volonté, de travail et d’un amour profond pour sa terre d’accueil. Autour du patriarche Garabed, elle a préservé ses valeurs et son identité arménienne. Mais malgré la joie qui règne dans cette famille, un lourd secret plane. Une absente, Rose, dont le prénom n’est jamais prononcé à voix haute. On le chuchote car c’est, pour le clan, une blessure ouverte. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Un événement va précipiter le départ d’Haïk, le fils du patriarche, pour Constantinople à la recherche de sa fille au jeune destin fulgurant. Il affrontera la séparation, le retour sur ses terres ancestrales et les tourments de la Grande Histoire. Mais rien ne l’arrêtera dans cette quête éperdue. Est-elle morte dans la prison d’Anemas ? A-t-elle été enlevée par une famille turque ? Il devra trouver des réponses à ces questions lors de son voyage. Ce sera le voyage de sa vie et celui de tous les siens. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce récit est aussi une chronique de la vie parisienne, au cœur d’un Paris en pleine effervescence où les Arméniens, fraîchement arrivés, trouvent leur place et s’épanouissent dans des métiers d’artisanat qui ont longtemps fait leur réputation. Pour beaucoup, ces métiers deviennent à la fois une valeur refuge, un savoir-faire qu’on emporte avec soi et une valeur d’avenir, un moyen de se reconstruire dignement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pourquoi ce titre, La Roseraie de Garabed ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Garabed est inspiré de mon grand‑père. À travers ce titre, je lui rends hommage, ainsi qu’à mon autre grand‑père, Tateos. La roseraie est un symbole puissant : c’est la beauté, la fragilité, la résistance, la terre, la renaissance. C’est la force de reconstruire malgré l’exil. En donnant son nom au roman, j’ai voulu inscrire mon récit dans une trajectoire intime, mais également rendre hommage à toute une génération d’Arméniens qui ont dû quitter leur vie d’avant et, pourtant, ont continué de rayonner.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On dit souvent que les exilés laissent tout derrière eux. Effectivement, ils quittent leur terre mais ils emportent ce qui faisait la singularité du lieu dans lequel ils vivaient. Ils transportent leur monde intérieur comme on transporte une graine. Et ailleurs, dans un pays nouveau, ils la plantent et la font éclore. La roseraie, c’est cela : ce qui survit, ce qui se transmet, ce qui refleurit malgré les blessures.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pour quelle raison l’intrigue du récit se déroule-t-elle en 1909 et non en 1915 ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour qu’il y ait un fil conducteur avec le premier roman, même si les deux peuvent se lire indépendamment. Montrer que les tensions et violences antérieures à 1915 existaient déjà, annonçant un climat politique et social où les Arméniens devenaient de plus en plus vulnérables. C’est une façon d’expliquer comment un enchaînement d’événements, de discours et de politiques discriminatoires a progressivement rendu l’impensable possible. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette période permet également de révéler mes personnages pris dans un moment de bascule, croyant encore que tout peut s’arranger, alors que les signes avant-coureurs sont déjà là... Peut-être est-ce cette dignité de l’espoir que j’ai voulu raconter.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est aussi une manière de rendre hommage à la mémoire des disparus d’Adana. Je voulais leur redonner une place et une voix.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A travers une narration qui transporte le lecteur entre Paris et Constantinople, deux temporalités se font écho. Quels messages avez-vous souhaité envoyer en connectant des trajectoires d’Arméniens en exil à la Grande Histoire ?    
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je pense que l’histoire collective se comprend aussi à travers les trajectoires individuelles, elles éclairent souvent les bouleversements d’une époque. Grâce à une correspondance entre le patriarche Garabed resté à Paris et son fils Haïk à Constantinople, on a une diaspora qui tente de se reconstruire et qui cherche sa place dans une nouvelle société, face à un pays d’origine en plein bouleversement. En effet, mon récit traverse une année charnière, de 1908 à 1909, au cœur d’un Empire ottoman en pleine mutation. L’arrivée des Jeunes Turcs au pouvoir y fait naître un souffle d’espoir. Mais derrière les discours modernistes se glissent des rivalités politiques, des nationalismes naissants et des fractures anciennes que rien ne parvient à apaiser. Cette soi-disant « nouvelle ère » va entraîner des désillusions profondes, des violences, dessinant le destin des Arméniens. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La Roseraie de Garabed raconte comment une famille traverse l’abandon des terres ancestrales, comment elle porte sa mémoire, sa langue, ses métiers et comment ces héritages résonnent encore aujourd’hui.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Une suite constituant le troisième volet d’un triptyque est-elle prévue ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’Histoire continue de me traverser et de m’inspirer. Pour ce troisième volet, j’aimerais explorer l’Histoire à travers les femmes, leurs élans, leurs résistances, leurs rêves d’autonomie. Dans ce deuxième récit où les voix féminines commencent à se frayer un chemin dans un monde encore verrouillé, elles avancent pas à pas, entre traditions qui se fissurent et horizons qui s’ouvrent. Leur donner la parole et voir comment elles vont traverser les bouleversements historiques, souvent dans l’ombre, mais toujours en première ligne, me semble être une suite naturelle.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour l’instant, je suis en cours d’écriture avec mon frère, Richard, d’un nouveau livre de cuisine arménienne, La cuisine des Arménies (Solar), prévu pour octobre 2026 et qui présentera la cuisine arménienne telle qu’on la prépare dans les diasporas. Plus de 90 recettes, des Chefs du monde entier et une cuisine qui se réinvente au contact d’une autre culture.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Représentation de l’histoire et de l’exil, transmission de l’identité et de la culture, projection sur un avenir résilient : autant de thématiques en résonance avec la période actuelle, entre la cruauté du sort réservé à l’Artsakh, les menaces qui pèsent sur l’Arménie et les questions existentielles propres à la Diaspora. La richesse que recèlent ces thématiques ne mérite-t-elle pas d’être davantage mise en valeur à travers la création littéraire arménienne ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La littérature arménienne, qu’elle soit écrite en Arménie ou en diaspora, a toujours été un espace où l’on sauvegarde ce que l’Histoire tente d’effacer. Elle est d’une grande puissance, et quel que soit le genre littéraire. Les thématiques que vous évoquez ne sont pas seulement des sujets littéraires, c’est bien plus que ça. Cette littérature résonne d’autant plus fortement dans une période marquée par la tragédie de l’Artsakh, les menaces qui pèsent sur l’Arménie souveraine et les interrogations existentielles d’une diaspora dispersée mais profondément vivante.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mettre en valeur la création littéraire, c’est affirmer que l’identité arménienne est faite de beauté, de savoir-faire, de langue, de musique, de culture et d’une capacité inouïe à parler d’avenir. Effectivement, je pense que ce n’est pas seulement un enjeu artistique mais un acte politique au sens noble : c’est faire exister un peuple dans le récit du monde. Car un peuple qui écrit, qui raconte, qui transmet, est un peuple vivant. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           La Roseraie de Garabed – Un destin arménien, par Corinne Zarzavatdjian, Les Presses de la Cité, 348 pages, 22,90 €.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 21:07:11 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Un Que sais-je  sur l’Église arménienne</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/un-que-sais-je-sur-leglise-armenienne</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  
         par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P54-RENE_leonian.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le pasteur René Léonian publie un ouvrage (1) qui dresse une véritable généalogie spirituelle et culturelle d’un peuple façonné par la foi chrétienne, depuis les premières heures du christianisme jusqu’aux recompositions contemporaines. Un livre didactique, visuel et profondément engagé, qui s’attache à montrer que, pour l’Arménie, le christianisme a agi comme un moteur de cohésion nationale et un repère intemporel permettant à son peuple de traverser les siècles malgré les coups du sort. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          S’il tient à souligner la présence d’un christianisme arménien bien antérieur à 301, René Léonian commence son récit au début du IVᵉ siècle, moment où l’Arménie devient le premier pays à adopter le christianisme comme religion d’État, avant même Rome. Cette conversion, portée par saint Grégoire l’Illuminateur et le roi Tiridate III, n’est pas seulement un événement spirituel, elle donne naissance à une culture nationale articulée autour d’une foi commune. L’auteur retrace ensuite l’évolution d’une Église profondément enracinée dans l’espace arménien, qui servira de rempart culturel contre les puissances impériales successives — Perses, Byzantins, Arabes puis Ottomans — et permettra la préservation de la langue, de l’histoire et du lien communautaire. À travers ces siècles, la narration ne se contente pas d’aligner des dates et des faits : elle les relie à la manière dont la foi a façonné la conscience collective, transformant chaque difficulté en une occasion de renouvellement spirituel et commun. Cette lecture historique est l’une des grandes forces de l’ouvrage, car elle montre comment l’Église est devenue un “ peuple en formation continue ”, dans lequel la religion et l’identité sont inextricablement liées. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce qui distingue également cette œuvre, c’est son usage didactique des cartes issues de l’atlas de Claude Mutafian et Éric Van Lauwe. Disposées de manière stratégique dans les chapitres, ces cartes permettent au lecteur de visualiser les transformations territoriales et les dynamiques géopolitiques de l’Arménie à travers les âges. Les suivre, c’est comprendre comment un petit territoire, souvent réduit à une portion de son ancienne configuration, a su garder une présence géographique forte dans les mémoires et les imaginaires, grâce à l’empreinte durable de ses monastères, de ses villages et de sa diaspora. En plus des cartes, l’ouvrage est enrichi de photographies soigneusement sélectionnées : églises rupestres, monastères anciens, icônes lumineuses, paysages sacrés… La continuité entre les images et le récit construit un effet d’“ immersion pédagogique ”, rendant accessible une histoire complexe.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Un fil historique orienté par la foi
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Au cœur de l’ouvrage se trouve une idée simple mais puissante : le christianisme a été et reste un ciment du peuple arménien. Pas seulement comme religion, mais comme facteur de survie culturelle et sociale. Même au XXᵉ siècle, dans les pires épreuves — notamment les massacres et le Génocide de 1915 —, l’Église n’a jamais été seulement un mur d’enceinte spirituel : elle a été un “ foyer de mémoire collective ”, un médiateur entre les déchirures, et un marqueur d’appartenance pour ceux qui, dispersés dans le monde entier, continuent à se définir comme Arméniens. René Léonian montre aussi comment les institutions religieuses ont joué un rôle éducatif, linguistique et intellectuel, faisant de l’Église un pivot autour duquel s’articule toute une civilisation. Ce faisant, il met en lumière une vérité souvent méconnue : pour l’Arménie, la foi chrétienne n’a jamais été une simple affaire de dogme, mais un principe constitutif de l’appartenance à un peuple unique, résilient et historiquement déterminé par la croix autant que par les carrefours géopolitiques. En conséquence, l’auteur a rédigé le Que sais-je sur l’Église arménienne que l’on attendait.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Arménie, terre chrétienne hier et aujourd’hui, René Léonian, Salvator, 2025, 256 pages, 20 €.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:55:55 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Doudouk sans frontières</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/doudouk-sans-frontieres</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Zmrouthe AUBOZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P57-1.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
           
         &#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          C’est dans la basilique Saint-Martin d’Ainay (12e siècle) de Lyon, que le concert franco-arménien « Doudouk sans frontières », s’est déroulé le 22 février. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il réunissait les élèves de l’orchestre de chambre du Conservatoire Tchaïkovski d’Erevan, sous la direction du chef d’orchestre Davit Marukhyan, et du Conservatoire de Valence Romans Agglo, sous la direction de Levon Chatikyan, président de l’association culturelle France-Ashtarak-Arménie. Agés de 15 à 23 ans, les 20 jeunes (10 d’Arménie et 10 de France), ont interprété des œuvres d’A. Adjémyan « Si seulement… », Nersès Chnorhali « Nouvelle fleur », Georges Bizet-Schedrin « Suite de Carmen », danse, torero, bolero, accompagnés des élèves de la classe de doudouk du Conservatoire Jean-Baptiste Lully de Valence Romans Agglo. « Roseau » de Khatchadour Avedissyan, était joué par Chahen Bayramian au doudouk solo avec les musiciens du Conservatoire Tchaïkovski. Qui accompagnaient également le jeune doudoukiste Alexandre Chatikyan pour « Nocturne » d’Arno Babadjanian. « Mélodie oubliée » d’Arthur Grigoryan était chantée par Anahit Harutyunyan, dont la voix toute en nuances aurait mérité une meilleure acoustique. Laquelle n’a pas fait défaut à Garnik Msryan, sur un air de Rodolfo Falvo « Disitancello vuje ». Tous deux étaient réunis pour le final « Erebouni Erevan » d’Edgar Hovhannisyan. Bissés, les deux orchestres ont offert un dernier morceau. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En préambule au concert organisé par France-Ashtarak-Arménie et placé sous le haut patronage du consulat d’Arménie à Lyon, la consule, Nariné Nikolyan, remerciait l’ensemble des interprètes ainsi que Davit Marukhyan, chef d’orchestre du Conservatoire Tchaïkovski. Elle saluait la présence du sénateur Gilbert-Luc Devinaz, la conseillère régionale Véronique Dechamps, le conseiller municipal Georges Képénékian, le conseiller métropolitain Mathieu Vieira, Pascal Miralles-Fomine, adjoint au maire de Bron et les consuls d’Allemagne, de Bulgarie et d’Uruguay. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:46:59 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>La presse arménienne de la diaspora</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-presse-armenienne-de-la-diaspora</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Zmrouthe AUBOZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P57-Tigrane_conf.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Dans le cadre d’Armen Livres, un cycle de trois conférences a été proposé à la MCA d’Alfortville sous le titre de « Et la Diaspora fut ». Le 13 février dernier, Tigrane Yégavian intervenait pour définir « Le rôle et les défis de la presse arménienne de la Diaspora ».
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  
          
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Maître de conférences et journaliste - entre autres de France Arménie - il a accompagné son intervention d’un diaporama. Le conférencier a décrit l’histoire de la presse arménienne de la Diaspora, l’importance du rôle qu’elle a joué, et a réfléchi aux défis auxquels elle est confrontée, mentionnant également les points faibles de la presse actuelle. Il a également souligné la nécessité d’en faire une plateforme de débat. Nous n’évoquerons pas tous les titres passés de la presse arménienne mais citerons France Arménie (FA), magazine “ de la 3e génération ”, c’est-à-dire celle des petits-enfants des rescapés. Créé en 1982, FA est un journal pionnier, transnational (Etats-Unis, Liban, Syrie, Turquie, Djavakhk…). Il a aidé à la connaissance de la question arménienne de Turquie. Dans les années 80, il a investi l’espace public francophone (délégation de la FRA au Palais de l’Elysée), transmis une conscience nationale. Avec des militants entièrement dévoués à la Cause, une des figures majeures étant celle de Jules Mardirossian. Il prone un militantisme politique mais aussi culturel et religieux. FA doit poursuivre son rôle de passeur et d’interface, entre la France, la Diaspora et l’Arménie. Son ADN est la Cause arménienne. Il faut aujourd’hui plus de journalistes, franco-arméniens, arméno-américains, etc. Il faut aussi plus de numérique, de podcasts, de vidéos. Il faut plus de bilinguisme car en tant que transnation, nous pouvons échanger avec d’autres diasporas. Sans la presse, la Diaspora n’existerait pas. La Diaspora : un lieu de continuité historique. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:41:48 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>4 Oscars pour Sinners (Les Pécheurs) co-produit par Sev Ohanian et le réalisateur Ryan Coogler</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/4-oscars-pour-sinners-les-pecheurs-co-produit-par-sev-ohanian-et-le-realisateur-ryan-coogler</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Almasd LELOIRE KERACKIAN 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P56-SEV.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Ce 15 mars 2026, nombre d’Arméniens de Los Angeles mais aussi du monde entier ont guetté la célèbre cérémonie des Oscars, retransmise du Dolby Theater de Hollywood sachant que Sinners concourait pour 16 éventuelles récompenses.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Déjà distingué au BAFTA 2026 (britannique) et aux Golden Globes, Sinners, écrit et réalisé par Ryan Coogler, (Black Panther et Creed), coproduit par Sev Ohanian, Ryan Coogler et son épouse Zinzi Coogler était nommé dans 16 catégories de la compétition. Tout à fait exceptionnel ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Parmi les nombreuses personnalités créatives de notre communauté depuis plusieurs générations à Hollywood, Sev Ohanian monte en puissance en tant que producteur avec ce film singulier. Il est dans la lignée de la productrice Tanya Seghatchian, nommée en 2022 pour The Power of the Dog. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sev et Ryan collaborent depuis leurs études à l’University of Southern California. Le succès commercial de Sinners avec 370 millions de dollars de recette n’est pas le critère de ces nominations car l’Académie des Oscars recherche l’originalité, la nouveauté, la créativité. Sinners conjugue film d’horreur, dans les années 30 et l’univers du jazz, et le thème de la ségrégation raciale puisqu’il se déroule dans la communauté noire du Mississipi. Ce long métrage a réuni de talentueux artistes déjà reconnus par la profession ou ayant une collaboration fructueuse avec le réalisateur Ryan Coogler. Les récompenses suprêmes sont attribuées à Ludwig Göransson (3e Oscar après Black Panther de Ryan Coogler et Oppenheimer) pour la meilleure musique originale ; Autumn Durald Arkapaw, première femme à remporter l’Oscar de la meilleure photographie ; Michael B. Jordan meilleur acteur dans le rôle principal ; Ryan Coogler pour le meilleur scénario original.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Actuellement, le film est disponible sur les plateformes en ligne comme Canal+ et prime vidéo.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sev Ohanian foule le tapis rouge du Dolby Theater pour ce long métrage mais ce n’est pas la première fois car sa production de 2021, Judas and the Black Messiah, avait remporté un Oscar pour le meilleur second rôle masculin. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Natalie Musteata, qui a mentionné ses origines arméniennes de Roumanie, a gagné l’Oscar du meilleur court métrage en prises de vues réelles avec Deux personnes échangeant de la salive. Cette œuvre de langue française, distinguée au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, a été écrite et réalisée par le couple Natalie Musteata et Alexandre Singh. Les interprètes sont Zar Amir Ebrahimi (Les Nuits de Mashad et Le Pays d’Arto) et Luana Bajrami (Portrait de la jeune fille en feu).
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Telles des apparitions sur le tapis rouge, les designers arméniens ont fait tourner les têtes grâce aux tenues des personnalités comme Madeline Sharafian, nommée pour la réalisation de Elio sublimée par la recherche de matières de Varduhi Torozyan ; Francine Maisler, directrice de casting de Sinners, dans les drapés fluides de Louiza Babouryan, avec les bijoux de Sonia Boyajian et Arman Sarkisyan ; Mailys Vallade, co-réalisatrice de Amélie ou la métaphysique des tubes, avec une jupe de Von Vemian, et les bijoux d’ Arman Sarkisyan. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:35:11 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Copie de  Le saviez vous :Les Arméniens en Chine suite au génocide de 1915</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/copie-de-le-saviez-vous-les-armeniens-en-chine-suite-au-genocide-de-1915</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Marie-Anne THIL
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P59-The_chorus_of_the_Armenian_church_in_Harbin..jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pour échapper au Génocide perpétré par les Turcs dans l’Empire ottoman, quelques milliers d’Arméniens s’enfuirent dans le but de rejoindre les Etats-Unis. Pour s’y rendre, la seule voie possible était celle du Transsibérien jusqu’à la Mandchourie en Chine du Nord. La plupart d’entre eux y restèrent. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           U
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           n petit nombre d’Arméniens, probablement originaires de Russie, apparut en Mandchourie, lors de la construction de la ligne ferroviaire de l’Est chinois, entreprise par la Russie en 1898. Ce chemin de fer était appelé en russe : Kitayskaya Vostochnaya Zheleznaya Doroga (KVZHD). Ils travaillèrent sur ce chemin de fer sino-russe et s’installèrent à Manzhouli qui signifie « ville du lieu mandchou ». La ligne fut mise en service en 1903. Elle reliait plusieurs villes russes et desservait plusieurs villes mandchoues dont celle de Harbin (1) qui devint le foyer des Arméniens qui fuirent le Génocide.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Selon le maître de conférences à l’Université Columbia, Khatchig Mouradian, (2) “ quelques milliers d’Arméniens, arrivèrent dans la région fuyant le génocide perpétré en Turquie ottomane et les troubles du Caucase. Souvent, ceux qui empruntaient cette voie espéraient gagner les États-Unis. Pourtant, la plupart restèrent en Asie orientale pendant des années, voire des décennies, contribuant à bâtir des communautés prospères malgré les conflits, la guerre et l’occupation étrangère ”. Les Arméniens furent officiellement accueillis en Chine. “ La Chine accepta de les héberger et leur fournit logement, nourriture et lieux de culte. Après la capitulation turque, la plupart des Arméniens choisirent de rester en Chine, en raison de la crise persistante dans le Caucase ”. Khatchig Mouradian est l’un des rares chercheurs à s’être penché sur ce chapitre méconnu de l’histoire arménienne en Asie : “ Nombre de ces Arméniens ont conjugué leur réussite personnelle à un profond engagement communautaire ”, écrit-il. “ Malgré les conflits, la guerre et l’occupation étrangère qui ont marqué l’histoire de la Chine durant la première moitié du XXe siècle, ils ont bâti une église (à Harbin), des centres communautaires (à Harbin et à Shanghai) et créé des organisations humanitaires, des chorales, des écoles de langues et des associations féminines ”. Ces communautés constituèrent un havre essentiel pour les Arméniens : “ Pendant plusieurs décennies, des centaines de survivants du Génocide ont élu domicile en Chine, souligne également Mouradian, contribuant à l’édification de communautés qui ont fait rayonner le patrimoine et la culture arméniens à travers le monde ”. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
             La ville de Harbin, foyer principal des Arméniens
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le nombre d’Arméniens installé (environ 500) à Harbin principalement, consolida sa cohésion grâce à la mise en place d’une organisation : “ L’Organisation nationale arménienne (ANO) a été fondée en 1917 et ses statuts approuvés par les autorités locales en 1919. En 1923, l’ANO a construit sa propre église et à côté d’elle une salle sociale. Parce que la plupart des membres de la colonie arménienne vivaient à Harbin, qui avait la seule église arménienne en Chine, Harbin est devenu le centre des Arméniens en Chine ” (3). L’organisation anima la vie sociale (goûters, aides…), culturelle (cours de langue arménienne, représentations théâtrales…), et religieuse de la communauté. Les Arméniens ne furent pas les seuls immigrants à Harbin selon l’historienne Sabine Breuillard : “ Russes, Ukrainiens, Polonais, Lithuaniens, Lettons, Estoniens, Finlandais, Arméniens, Géorgiens, Tatars, Juifs, Japonais, Coréens, etc., plus de cinquante nationalités étrangères parlant quarante-cinq langues vinrent résider à Harbin, dans la zone extra-territoriale, le long du chemin de fer, ainsi qu’en d’autres endroits du Nord-Est chinois. Entre 1917 et 1920, Harbin fut inondée par les réfugiés venant de Russie : sa population russe passa de 34 200 en 1916 à 120 000 en 1922 ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Selon le site Internet (mentionné note 4) : “ Jusqu›en 1918, la ville de Harbin possédait une maison de prière arménienne dans le quartier de Noviy Gored. En 1918, la KVZHD, octroya à la colonie arménienne un terrain situé au 18, rue Sadovaya, à l’angle de la rue Liaoyang, où fut entreprise la construction de l’église arméno-grégorienne d’Extrême-Orient, dont l’achèvement dura plusieurs années ”. L’église commença à fonctionner officiellement en 1920. Elle fut enregistrée sous le nom d’église arméno-grégorienne de Harbin, à la mémoire de saint Grégoire l’Illuminateur, en 1925, par les autorités chinoises. Elle fut détruite lors de la Révolution culturelle de Mao à la fin des années 1960.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Les villes de Shangaï et de Hong-Kong
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Deux autres villes furent aussi le point de chute des Arméniens après le Génocide : Shangaï et Hong-Kong. L’association humanitaire, Armenian Relief Society (ARS), créée dans les années 1920, fonda le Club arménien de Shangaï afin d’aider les personnes à s’installer et proposant un lieu de rencontres et d’échanges. “ Il n’existait pas d’église arménienne mais un appartement reconverti de deux étages assumait ce rôle. Beaucoup des réfugiés entrants furent autorisés à loger dans la deuxième maison et, le dimanche, la salle faisait également office de salle paroissiale, avec des cours hebdomadaires d›arménien. En 1937, la population arménienne à Shangaï s’élevait à 200 personnes ”. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A Hong-Kong, les Arméniens étaient déjà présents depuis le 19e siècle, principalement des marchands. “ Elle a constitué une plaque tournante du commerce arménien pour les Arméniens du monde entier, et une petite communauté y a toujours été implantée ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            Le Génocide des Arméniens dans la presse
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En Chine, la connaissance du Génocide était relayée par plusieurs journaux, anglais, chinois, japonais et russes : Le North China Herald (publié à Shangaï à partir de 1850) et qui publiait des articles concernant les étrangers en Chine, produisit des dizaines d’articles sur les massacres hamidiens (1894-1896), ceux d’Adana (1909), le Génocide (1915), comme ils parlaient des actions de soutien aux réfugiés arméniens et la communauté vivant à Harbin et Shangaï. Notamment, un article du 4 décembre 1915, intitulé « Massacres en Arménie. Atrocités horribles », rapportait les détails fournis par le vicomte Bryce, historien et homme politique, réputé pour son engagement dans le mouvement pro-arménien britannique. Il y relatait les massacres de Bitlis et de Moush et les noyades dans le Tigre, et un autre du 16 octobre 1915, intitulé : « Massacres atroces en Arménie. Noyade massive à Trébizonde ». Il présenta aussi un rapport, Le Livre bleu du gouvernement britannique concernant le traitement des Arméniens dans l’Empire ottoman (1915-1916) (5).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Suite à la prise de contrôle de la Chine par les communistes en 1949, la plupart des Arméniens la quittèrent. Ils émigrèrent en Arménie, aux États-Unis, en Australie et en Amérique du Sud. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Aujourd’hui, il existe une communauté arménienne très active en Chine, connue sous le nom de ChinaHay (6). Elle organise régulièrement des évènements à travers le pays. Environ 500 personnes vivent à Pékin, Shanghaï, Nankin, Guangzhou, Shenzhen et Hong Kong. En 2013, s’est ouvert à Hong Kong le centre, Maxian Hong Kong Armenian Centre. Il accueille des Arméniens de Chine et du monde entier, organise des événements, des conférences, des expositions…
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En 2016, ChinaHay a organisé le 101e anniversaire du Génocide des Arméniens et des cérémonies se sont tenues à Pékin, Guangzhou, Hong Kong et Shangaï. En 2018, les relations existantes entre l’Arménie et la Chine ont permis l’ouverture d’une école arméno-chinoise. Elle a été inaugurée à Erevan et saluée par l’ambassadeur de Chine, Tian Erlong : “ Malgré la distance entre la Chine et l’Arménie, nos deux pays ont une histoire ancienne commune et une riche culture à partager ”. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Malgré ces paroles, la Chine n’a toujours pas reconnu le Génocide des Arméniens. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Sabine Breuillard dans Invention de Harbin, aux Presses Universitaires de Rennes : “ Harbin, nœud ferroviaire sur le chemin de fer de la Chine de l’Est, fut russe et chinoise dès sa conception : elle fut une concession russe en territoire chinois, au même titre que les autres concessions étrangères en Chine telles que Hong Kong, Tianjin ou Shanghaï ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (2) Don’t Fall off the Earth: The Armenian Communities in China from the 1880s to the 1950s.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (3) in Asie de l’Est – Société d’aide aux orphelins arméniens (SOAR)
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (4) Armenians in China | Notes of a Spurkahye Finally Come Home
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (5) in Préface du vicomte Bryce
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (6) Voir la page Facebook du groupe “ ChinaHay ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:26:33 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/copie-de-le-saviez-vous-les-armeniens-en-chine-suite-au-genocide-de-1915</guid>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Une touche arménienne dans la mosaïque multiculturelle torontaise</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/une-touche-armenienne-dans-la-mosaique-multiculturelle-torontaise</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Rouben KOULAKSEZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P60-Unknown_2.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Souvent simplement traversée par les voyageurs en route vers d’autres destinations canadiennes, Toronto mérite pourtant un détour : immense et fascinante, la ville contient aussi plusieurs lieux témoignant de la présence arménienne au Canada.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           F
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           ondée en 1793, Toronto est aujourd’hui une métropole tentaculaire de plus de 7 millions d’habitants, au cœur de l’une des régions urbaines les plus dynamiques du continent. Les premiers Arméniens arrivent à Toronto environ un siècle après sa fondation, dans les années 1890, mais la communauté reste assez réduite jusque dans les années 1960, lorsque plusieurs milliers d’Arméniens originaires du Moyen-Orient s’installent en Ontario. Aujourd’hui, la population arménienne, estimée à environ 35 000 personnes, se concentre principalement dans la banlieue nord-est, notamment dans les quartiers résidentiels de North York et de Scarborough. La découverte du Toronto arménien est plutôt complexe pour les visiteurs, car il n’existe presque aucun lieu arménien notable dans le centre-ville et il faut se rendre dans les banlieues, en particulier à North York, pour découvrir les principaux sites communautaires.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans le centre touristique de Toronto, la seule présence arménienne visible est Giragi (« dimanche » en arménien), un restaurant arménien convivial et de qualité, ouvert en 2025 dans le centre commercial The Well, dans le Fashion District. Par ailleurs, pour se faire une idée des quartiers où s’étaient installées les familles arméniennes arrivées dans les années 1960, on peut se promener sur Yonge Street, notamment à hauteur de Woodlawn Avenue, où se trouvait autrefois l’ancienne église arménienne. Le restaurant Taline, ouvert en 2023 dans ce secteur, est l’un des rares restaurants de la Diaspora arménienne recommandés par le Guide Michelin. Véritable restaurant gastronomique au service impeccable et à la cuisine particulièrement soignée, c’est un incontournable du Toronto arménien. Le restaurant Mayrik, situé un peu plus au nord, est une autre excellente adresse, qui rend hommage à la cuisine des mères arméniennes dans un décor cosy.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Située à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, l’église arménienne Sainte-Marie (Sourp Asdvadzadzin) de North York a été consacrée en 1990. À proximité immédiate se trouve le Centre communautaire arménien (Armenian Community Center), inauguré en 1979, qui regroupe plusieurs institutions majeures de la vie communautaire, notamment le Nor Seround (Armenian Youth Federation), la Croix-Bleue (Armenian Relief Society) et Hamaskaïne. L’école de la Croix-Bleue (A.R.S. Private School) est la seule école arménienne hebdomadaire de l’agglomération et accueille des élèves de la maternelle au secondaire. A proximité, le Centre de la jeunesse arménienne (Armenian Youth Center) est un bâtiment moderne qui sert à la fois de gymnase à l’école et aux activités de Homenetmen Toronto. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Un peu plus à l’est, dans le quartier de Scarborough, l’église Sainte-Trinité (Sourp Yerrortoutioun) a été construite en 1987. En 2010, un khatchkar fut érigé par la paroisse dans le cimetière de York. Le siège local de l’UGAB se trouve également à North York. L’église arménienne catholique Saint-Grégoire-l’Illuminateur de North York fut fondée en 1993, tandis que la communauté évangélique s’installa à Markham en 1998. La ville compte aussi une église évangélique des Frères arméniens (Armenian Brotherhood Bible Church) et une église arménienne du Nazaréen (Armenian Emmanuel Church of the Nazarene), toutes deux situées à North York.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Avec la croissance de la population arménienne, de nombreuses familles s’installent progressivement à l’ouest de Toronto, notamment à Mississauga, Oakville et Etobicoke, où se trouve le bistro arménien Armenian Bistro. Pour répondre aux besoins de cette communauté, la paroisse arménienne Saint-Vartan est fondée dans les années 1990, la liturgie étant célébrée dans une église locale.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Un passage important pour ceux qui s’intéressent à l’histoire arménienne au Canada est la petite ville de Georgetown, au nord-ouest de Mississauga. Dans les années 1920, elle accueilla une centaine d’orphelins arméniens dans ce qui est souvent considéré comme la première action humanitaire internationale du Canada. Surnommés les « Georgetown Boys », ces jeunes furent formés au métier d’agriculteur afin de faciliter leur intégration. Aujourd’hui, une plaque commémorative et un panneau d’information se trouvent à proximité de l’ancienne ferme, désormais intégrée au Cedarvale Park. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Conseils de voyage
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quand partir ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Les meilleurs mois pour visiter Toronto sont généralement mai, juin et septembre, mais l’été est également agréable. L’hiver, souvent très froid, avec neige, vent et températures pouvant descendre sous −10 °C, est à éviter.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quel circuit prévoir ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            L’autre grande communauté arménienne du Canada, Montréal, se trouve à quelques heures de route de Toronto. À une distance comparable, côté américain, Détroit et, bien sûr, New York, offrent également plusieurs lieux arméniens intéressants à découvrir. 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;b&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/b&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;div&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            &lt;br/&gt;&#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
        &lt;div&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/div&gt;&#xD;
      &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:00:51 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/une-touche-armenienne-dans-la-mosaique-multiculturelle-torontaise</guid>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Les premiers pas du rugby arménien en reconstruction</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/copie-de-eric-akopian-le-nettoyeur</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Peniamin Hagi MANOUGIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;a href="/"&gt;&#xD;
    &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P62-ANCELIN.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;/a&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Longtemps absent du paysage sportif arménien, le rugby amorce aujourd’hui un retour progressif. Entre initiatives locales, projets éducatifs et mobilisation de la Diaspora, les premiers jalons d’un renouveau se mettent en place.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          près un développement ponctuel dans les années 2000, cette discipline s’est progressivement estompée, laissant derrière elle un vide que la relance actuelle tente aujourd’hui de combler. Derrière ce travail de reconstruction, il s’agit de rebâtir des clubs, structurer leur fonctionnement et relancer l’activité rugbystique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À Erevan, plusieurs initiatives ont récemment vu le jour. Deux clubs proposent déjà des entraînements réguliers, tandis qu’un troisième poursuit sa structuration. Les responsables s’attachent à formaliser leur organisation, à répartir les rôles entre encadrants et bénévoles et à poser les bases d’une pratique appelée à se développer. Pour l’instant, les activités privilégient avant tout la découverte du jeu : tournois informels, rencontres entre générations ou séances d’initiation. Ces premières expériences visent ainsi à attirer de nouveaux pratiquants et à créer les conditions d’un développement plus large.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La formation des entraîneurs constitue notamment un enjeu central. Lors de son dernier déplacement en Arménie début février 2026, Nicolas Ancelin, ancien joueur d’origine arménienne en France et aujourd’hui vice-président de la Fédération de rugby arménienne, a réuni une dizaine de personnes disposant déjà d’une expérience rugbystique, le plus souvent acquise à l’étranger. “ Leur présence constitue une opportunité précieuse : ce sont sur ces expériences et ces parcours que repose l’essentiel du développement de l’encadrement ”, insiste Ancelin. L’objectif est désormais d’organiser une formation officielle permettant à une quinzaine d’encadrants d’obtenir une certification reconnue. “ Nous sommes encore dans une phase de fondation ”, explique-t-il. “ Les clubs commencent à s’organiser, les entraînements existent, mais il reste encore beaucoup à bâtir pour que la discipline s’installe durablement ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
           &#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Faire connaître le rugby
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Au-delà de l’encadrement, un autre défi consiste à faire découvrir le rugby au public arménien. Dans un pays où dominent traditionnellement les sports individuels, la discipline reste largement méconnue.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour accroître sa visibilité, plusieurs initiatives sont envisagées. Un premier match pour les seniors pourrait être organisé à Erevan à la fin du mois de mai entre le Yerevan Lions Rugby Club et un club de rugby chypriote, tandis qu’un « Armenian Rugby Day » est prévu à la mi-juin afin de présenter la discipline au public à travers des démonstrations et des rencontres. La Fédération mise également sur le développement du rugby dans les écoles. Selon Nicolas Ancelin, l’introduction du rugby dans les établissements scolaires représente la clé d’une diffusion plus large. Des séances d’initiation ont déjà été menées dans certains établissements privés, suscitant l’intérêt des élèves. “ Dès que les élèves découvrent ce sport et observent leurs camarades jouer, la curiosité s’éveille très rapidement ”, précise-t-il.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’accès aux écoles publiques reste toutefois complexe en raison des exigences réglementaires imposant la présence d’intervenants diplômés de l’Institut national du sport arménien. Les responsables du projet espèrent donc établir un partenariat avec le ministère de l’Éducation arménien afin d’introduire progressivement la discipline dans le cadre scolaire.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La promotion du rugby féminin fait aussi partie des priorités. Si la pratique reste encore marginale, les responsables souhaitent encourager une approche inclusive et ouvrir la discipline à tous.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Parallèlement, une autre étape essentielle consiste à structurer officiellement la discipline. L’Arménie ne dispose pas encore d’une fédération de rugby pleinement reconnue par les autorités sportives. Une équipe d’une douzaine de bénévoles travaille actuellement à mettre en place une organisation capable de représenter la discipline au niveau national. “ On a besoin d’organiser, de structurer la fédération, puis de travailler avec le ministère des Sports, de définir un plan d’action et travailler avec le ministère de l’Education, pour toute une promotion autour des écoles et universités ”, confie Nicolas Ancelin.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
             Diaspora, ambitions internationales et espoir d’un renouveau
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le développement du rugby arménien repose également sur la mobilisation de la Diaspora. De nombreux joueurs d’origine arménienne évoluent dans des clubs européens et pourraient contribuer à cette dynamique, notamment par des échanges sportifs ou un soutien matériel.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En France, l’association Ovalian a récemment été relancée par d’anciens joueurs internationaux et des bénévoles afin d’accompagner la reconstruction du rugby arménien. Son objectif est de soutenir concrètement les initiatives menées en Arménie et elle prévoit notamment des partenariats entre clubs français et arméniens.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Un premier projet sera ainsi la mise en place d’un échange entre un club français et une équipe d’Erevan. L’ambition est d’élargir progressivement cette dynamique à l’ensemble de la Diaspora présente en Europe.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           À plus long terme, les responsables du projet espèrent voir réapparaître une sélection nationale arménienne sur la scène internationale. Un objectif qui nécessitera encore plusieurs années de structuration, mais qui pourrait offrir une visibilité nouvelle à la discipline. “ Nous allons essayer d’avancer plus rapidement, car il est important que la fédération se fixe un objectif ambitieux et fédérateur, qu’elle puisse proposer à l’ensemble de ses membres ”, affirme Nicolas Ancelin. “ Il donnerait également une visibilité importante à la discipline ”. Pour ce dernier, le rugby peut aussi jouer un rôle social important : “ Ce sport repose sur des valeurs de coopération et de respect ”, souligne-t-il. “ Il peut contribuer à rassembler les gens et à créer une véritable communauté. C’est un outil d’éducation et de solidarité ”. Le rugby semble ainsi offrir une seconde famille aux participants, un espace où l’esprit collectif prime sur l’individualisme et où la compétition s’accompagne de convivialité et de camaraderie. Dans un pays confronté aujourd’hui à de nombreux défis, cette dimension collective pourrait jouer un rôle significatif. “ Le rugby peut devenir un facteur unificateur ”, conclut-il.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Si la reconstruction n’en est encore qu’à ses débuts, l’engagement des bénévoles à travers la Fédération et le soutien de la Diaspora laissent entrevoir pleinement la possibilité d’un enracinement durable du rugby dans le paysage sportif arménien.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pour suivre l’actualité et les activités 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           de la Fédération arménienne de rugby :
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Instagram: @armenian_rugby
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           LinkedIn: Armenia Rugby Federation
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P63-WhatsApp_Image_2026-03-14_at_11.10.07_%282%29.jpeg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 19:40:40 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/copie-de-eric-akopian-le-nettoyeur</guid>
      <g-custom:tags type="string">,Sport</g-custom:tags>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/P63-WhatsApp_Image_2026-03-14_at_11.10.08_%281%29.jpeg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>EDITORIAL MARS 2026 "Le gouvernement arménien se trompe d'ennemi"</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-gouvernement-armenien-se-trompe-d-ennemi</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Le 3 février,
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           l’Assemblée nationale française, à l’unanimité, a adopté une résolution demandant la libération des otages arméniens retenus à Bakou. Quelques jours plus tard, la plupart d’entre eux ont été condamnés pour l’exemple à la prison à vie. Le 17 février, Rouben Vartanian a été lui condamné à 20 ans de prison. Des otages dont le seul crime est d’avoir voulu défendre le droit à l’autodétermination des peuples, droit reconnu par la charte de l’ONU, droit qui est en train de s’effondrer sous les coups de boutoirs de Trump, Erdogan, Aliev ou Netanyahu.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Il est évident pour tous que ces procès et ces peines de prison à vie sont des farces grotesques mises en place uniquement pour pouvoir justifier le nettoyage ethnique de l’Artsakh, faire chanter le gouvernement arménien et imposer le silence à la communauté internationale. Mais face à ce chantage, le gouvernement arménien pratique la politique de l’autruche et n’instaure aucune pression de peur que cela compromette le plan de paix négocié par Trump et les milliards de dollars annoncés.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Or négocier, ce n’est pas n’avoir aucune exigence et céder sur tout. C’est avoir dans sa main des atouts que l’on met en avant dans la discussion pour équilibrer les points de vue. Affirmer le droit au retour des Arméniens en Artsakh, défendre la non-destruction du patrimoine arménien d’Artsakh, exiger la libération d’otages détenus illégalement, exiger le retrait du territoire souverain de l’Arménie, exiger des réparations pour le génocide commis en 1915 et le nettoyage ethnique de 2023 sont une partie des atouts que l’Arménie doit avoir dans sa main. L’atout le plus important étant le soutien des pays amis, comme la France ou les Etats-Unis, grâce au travail de fond mené par sa diaspora depuis plus de 50 ans.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais voilà, le gouvernement arménien préfère se tromper d’ennemis. Au lieu de valoriser ses atouts, au lieu de les utiliser dans la négociation avec la Turquie et l’Azerbaïdjan en s’appuyant sur la France, la Russie ou les Etats-Unis, Nikol Pachinian préfère considérer comme des “ extrémistes ” mettant en péril l’indépendance de l’Arménie tous ceux qui défendent les droits légitimes du peuple arménien. Ainsi en est-il de l’Église arménienne et de son Catholicos qui est désormais empêché de quitter l’Arménie sous un prétexte fallacieux. Nikol Pachinian a récemment considéré les sermons prononcés dans les églises qui défendent l’unité avec l’Artsakh et les droits du peuple arménien comme comparables à “ l’islam radical ”. Tout cela pour justifier la répression politique engagée contre l’Eglise arménienne pour la réduire au silence, pour la mettre en position d’otage comme le sont déjà les minorités arméniennes en Turquie et dans le Moyen-Orient.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Quant aux satrapes du pouvoir arménien, y compris ici en France, ils préfèrent qualifier tout soutien à la Cause arménienne, tout soutien à l’Église arménienne, d’agents de la Russie. Mais qui, si ce n’est leur champion, vient de se qualifier “ d’ami très proche de Poutine et de Michoutsine ” et d’indiquer au lendemain de la visite en Arménie de JD Vance “ que la Russie resterait un partenaire stratégique pour l’Arménie ” ? Ce qui serait acceptable pour Pachinian serait inacceptable pour ses opposants et devrait les conduire en prison ? Soyons sérieux !
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Et puisqu’ils n’ont que la légitimité d’un “ gouvernement démocratiquement élu ” à la bouche, rappelons à ces nervis, qu’en 2018 et en 2021, Nikol Pachinian s’est fait élire sur un programme soutenant l’Artsakh et son droit à l’autodétermination, défendant comme à Sardarabad en 2018 la Cause arménienne, affirmant que chaque cm2 du territoire arménien serait défendu les armes à la main. Aussi, lorsqu’il accomplit chaque jour strictement le contraire, c’est lui qui trahit la confiance de ses électeurs et de son peuple, pas l’Église arménienne qui, depuis Khrimian Haïrig, reste fidèle à son rôle de défenseur de l’unité du peuple arménien autour de ses droits légitimes et ce, sous tous les régimes, qu’ils soient ottoman ou soviétique.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Là est la vérité !
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 11:28:20 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/le-gouvernement-armenien-se-trompe-d-ennemi</guid>
      <g-custom:tags type="string">Edito</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le numéro de mars 2026 est paru</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/numero-mars-2026</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Notre sommaire 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Sommaire+mars+2026+%281%29.png"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
         Notre numéro de mars est parti pour nos abonnés avec en une les otages arméniens détenus à Bakou dont les condamnations à vie viennent d'etre prononcées alors qu'en France l'Assemblée Nationale les a soutenu dans une résolution votée à l'unanimité. 
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce numéro revient aussi sur le diner du CCAF, qui a été une nouvelle fois le rendez-vous de l'amitié franco arménienne. Vous trouverez aussi un très beau reportage sur les Arméniens du Dersim et toute l'actualité politique, diplomatique et culturelle de l'Arménie et des Arméniens. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:25:00 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/numero-mars-2026</guid>
      <g-custom:tags type="string">Culture</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Disparition Dr Jesse Jackson</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/disparition-dr-jesse-jackson</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         This is a subtitle for your new post
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  
         Le 17 février, le révérend Jesse Jackson, figure du combat des droits civiques aux Etats-Unis est décédé à l'âge de 84 ans.
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Proche de Martin Luther King, premier candidat noir à la présidence des Etats-Unis, le révérend Jackson a utilisé sa voix non seulement sur la scène politique américaine, mais aussi sur la scène internationale. Ainsi, il s’est rendu en Arménie quelques jours après le tremblement de terre dévastateur de 1988 pour accompagner une partie de l’aide humanitaire récoltée par la communauté arménienne des Etats-Unis, en voulant marquer sa solidarité avec le peuple arménien.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           En février 1989, à la cathédrale arménienne Saint-Vartan à New York, il a participé à une cérémonie œcuménique en compagnie de Sa Sainteté Vasken Ier, Catholicos de tous les Arméniens, et de Sa Sainteté Karekin II Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, réunis pour lever des fonds en faveur de l’Arménie. Lors de cette cérémonie, avec son charisme et son éloquence légendaire, le Révérend Jackson a exhorté les dirigeants mondiaux à mettre de côté les rivalités de la Guerre froide et à répondre avec compassion et soutien humanitaire à l’Arménie.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           L’Église apostolique arménienne lui a rendu hommage à l’occasion de son décès.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/636712866_1229881142643648_6732185334166370798_n.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 10:56:36 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/disparition-dr-jesse-jackson</guid>
      <g-custom:tags type="string">Monde</g-custom:tags>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/636712866_1229881142643648_6732185334166370798_n.jpg">
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>EDITORIAL FEVRIER 2026 : Résister au monde tel qu’il va</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/un-regard-critique-sur-l-oubli</link>
      <description>Le monde selon Trump, Poutine, Erdogan, Netanyahu, Khamenei ou Aliev fait peur. Un monde où la loi du plus fort s’impose au mépris de la volonté des peuples, de leurs histoires et de leurs droits. Un monde où il suffit de menacer la planète entière d’une guerre, d’augmenter les droits de douanes, de bombarder un Etat i</description>
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Résister au monde tel qu’il va
           &#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Par Harout Mardirossian
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Le monde selon Trump, Poutine, Erdogan, Netanyahu, Khamenei ou Aliev fait peur. Un monde où la loi du plus fort s’impose au mépris de la volonté des peuples, de leurs histoires et de leurs droits. Un monde où il suffit de menacer la planète entière d’une guerre, d’augmenter les droits de douanes, de bombarder un Etat indépendant pour faire main basse sur les richesses pétrolières du Vénézuéla, les richesses minières du Groenland, les terres rares d’Ukraine, ou les mines d’or d’Artsakh. L’état de ce monde doit tous nous faire réfléchir, et nos dirigeants en premier, à notre propre attitude à l’égard de ces régimes liberticides et impérialistes. Martin Luther King avait dit : “ A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis ”.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Et c’est vrai que le silence complice des démocraties européennes a une large responsabilité dans le monde tel qu’il va. Exemple : en laissant prospérer depuis 15 ans un dictateur comme Aliev, en ne le condamnant pas, en ne le sanctionnant pas, en ne le privant pas d’armes, en continuant de commercer avec lui lorsqu’il a attaqué l’Arménie et l’Artsakh, lorsqu’il a mis en place un blocus pendant 9 mois pour affamer les Artsakhiotes, lorsqu’il a procédé au nettoyage ethnique de l’Artsakh et de ses 120 000 habitants, elles ont démontré que la force était payante face à la lâcheté. Au mieux, pour se donner bonne conscience, ces démocraties font des discours pleins de bons sentiments et promettent un peu d’aide humanitaire. Au pire, elles tournent la tête et elles parlent de paix et de prospérité future, tout en sachant qu’elle ne viendra pas.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Mais le pire du pire dans ce monde ubuesque, c’est quand ces puissants dictateurs exigent de leurs victimes elles-mêmes, qu’elles se repentent des crimes qui ont été commis contre elles. C’est le cas avec l’Arménie.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Au nom d’une paix hypothétique avec les tenants d’une idéologie visant à l’annihilation des Arméniens, on lui demande de ne plus parler de l’Artsakh, de ne plus peindre l’Ararat, de ne plus évoquer le Génocide des Arméniens, de ne plus parler de poursuites judiciaires internationales contre le clan Aliev. Et le pouvoir en place, incarné par le Premier ministre, non seulement l’accepte sans sourciller, mais se fait surtout l’apôtre de cette politique de l’oubli et du silence dans ce qu’il appelle “ l’idéologie de l’Arménie réelle ”.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Cela va même au-delà, car désormais quiconque s’oppose à cette politique est considéré comme un ennemi de l’État pouvant remettre en cause sa sécurité nationale. Cela va du Catholicos de tous les Arméniens, aux partis politiques d’opposition, aux anciens Présidents, à des blogueurs, des journalistes, des sportifs ou des citoyens lambda. Ce qui leur est promis, c’est la prison, la confiscation de leurs biens, la perte de leur emploi. Une politique de la peur destinée à obtenir le consentement par la force. Ce n’est donc pas étonnant que la Turquie via son ministre des Affaires étrangères ait annoncé clairement son soutien à Nikol Pachinian pour les prochaines élections législatives qu’il doit gagner quoi qu’il en coûte pour poursuivre cette politique. Gageons que le peuple arménien puisse donner tort à la Turquie, s’il arrive à surpasser la politique de la peur.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Et il faudrait, si on écoute les satrapes du pouvoir arménien en France, que la Diaspora arménienne, elle aussi, se mette à l’unisson du gouvernement arménien, se taise et mette de côté la Cause arménienne ?
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais pour la première fois, une diaspora, en l’occurrence en France, a le pouvoir démocratique de dire NON à cette politique mortifère, NON à l’abandon de la Cause arménienne, NON au monde où le panturquisme veut vassaliser l’Arménie avec un silence complice. Pour cela, il faudra les 6, 7 et 8 février prochain être « Unis pour l’Arménie » et le montrer le plus largement possible pour défendre une Arménie forte et indépendante qui avance dans ce monde la tête haute, fière de son Histoire, de sa culture et de son peuple.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 17:55:38 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/un-regard-critique-sur-l-oubli</guid>
      <g-custom:tags type="string">Edito</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Les « Foyers de l’espoir »  pour les Artsakhiotes</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-bataille-d-alep-solde-la-presence-kurde</link>
      <description>La Croix Bleue des Arméniens de France a lancé en Arménie un programme innovant qui permettra à des familles réfugiées d’Artsakh de s’installer dans de bonnes conditions. Pour s’inscrire dans la durée.</description>
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h1&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les « Foyers de l’espoir » pour les Artsakhiotes
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h1&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La Croix Bleue des Arméniens de France a lancé en Arménie un programme innovant qui permettra à des familles réfugiées d’Artsakh de s’installer dans de bonnes conditions. Pour s’inscrire dans la durée.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           PAR VAROUJAN MARDIKIAN
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En février 2024, le HOM a lancé un nouveau programme de logement pour les Arméniens d’Artsakh, « Les Foyers de l’espoir ». Une opération relayée en France par la CBAF à partir de mai 2024, grâce à une aide de la Ville de Lyon. Maro Kéchichian, la présidente du Conseil régional du HOM d’Arménie, raconte sa genèse : “ Lorsque les habitants d’Artsakh se sont installés en Arménie après avoir été déplacés de force, nous ne souhaitions pas qu’ils émigrent vers un autre pays et se dispersent. Nous avons donc cherché un moyen de leur permettre de rester en Arménie. L’un de nos amis, Ivan Artaldjian, avait acheté une maison qu’il avait donnée à une famille d’Artsakh. Cette maison était également entourée d’un terrrain. Cet ami m’a parlé de son idée qui m’a immédiatement séduite. Bien sûr, nous n’aurions pu mener à bien ce projet seuls. Nous nous sommes tournés vers le Conseil central du HOM, qui l’a accueilli avec enthousiasme et nous a encouragés à nous y atteler. Il fallait acheter des maisons. Des projets ont vu le jour en Diaspora, de l’argent a été collecté et des maisons ont été achetées dans différents villages. Afin d’avancer pas à pas et de façon efficace, nous avons décidé de fournir des maisons à au moins dix familles d’ici octobre 2025, afin qu’elles puissent se consacrer à l’agriculture et rester attachées à leur patrie. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ainsi, le HOM a choisi la province de Chirak (nord-ouest du pays) comme région-pilote. La guerre de 2020 et le déplacement forcé de 2023 ont entraîné l’installation de plus d’un millier de familles artsakhiotes dans la région, soit 2 900 âmes au total. La ville de Gumri et les communautés rurales environnantes sont devenues des lieux de résidence temporaire ou permanente, selon les familles.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ces localités offrent des solutions en matière de soins, de travail et d’éducation. Akhourik, notamment, possède déjà une maternelle et une école primaire rénovées, et se situe sur les axes routiers nord-sud qui permettent une circulation facilitée vers Gumri ou Akhourian. Le HOM y a acquis des domaines qu’il réhabilite à ses frais afin d’offrir aux familles un confort notable. La ville d’Akhourian dispose d’un centre de soins, « Centre la Mère et l’Enfant », financé également par le HOM, où les soins des femmes enceintes et des enfants sont pris en charge gratuitement jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Ce centre a déjà accueilli depuis septembre 2023 plusieurs femmes d’Artsakh qui y ont donné naissance à leurs enfants.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A l’occasion du 115
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            anniversaire du HOM, environ 400 de ses représentants venus de 26 pays, dont une vingtaine de France, ont pris part le 16 octobre 2025, parmi les événements organisés à cette occasion, à la cérémonie d’inauguration, à Akhourian, de la maternelle au nom symbolique de « Hékiat » (« conte », en arménien). 60 enfants débordant d’enthousiasme attendaient ce moment avec une impatience non dissimulée. L’encadrement de l’école, aussi : Lianna Haroutiounian, sa directrice, a révélé que toute son équipe n’avait pu trouver le sommeil la veille de l’inauguration !
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Des maisons attribuées
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           sous certaines conditions
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Plusieurs responsables de la province de Chirak ont mis leurs compétences au service du HOM, dans le cadre de la réalisation de son programme. Le HOM a pu compter sur le soutien de la secrétaire de son administration régionale, Hripsimé Nahapétian, qui vit dans la province depuis 30 ans et connaît parfaitement les ressorts de son administration, et de l’ancien maire d’Akhourian, Artsroun Iguitian, qui a apporté son aide précieuse.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           A l’automne 2025, 10 familles d’Artsakh ont pu ainsi être logées, conformément à l’engagement pris. Et plusieurs villages de la même région sont prêts à accueillir une trentaine de familles. Mais l’installation de ces réfugiés dans leur maison se fait sous certaines conditions : ils devront y habiter pendant 10 ans, cultiver le terrain qui l’entoure, et ils ne pourront pas vendre la maison, sauf en cas de possibilité de retourner vivre en Artsakh. Si les responsables du programme sont convaincus de l’attachement de la famille à la maison et à la terre, l’habitation lui sera attribuée au terme des 10 ans.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Comment le HOM a-t-il procédé pour sélectionner les familles artsakhiotes bénéficiaires de ce programme dans la région de Chirak ? Ne connaissant pas tous les résidents d’Artsakh venus s’installer dans les différentes localités de la province, les cadres du HOM, comme l’explique Maro Kéchichian, “ rencontrent d’abord les responsables administratifs de chaque village, leur demandent une liste des résidents de l’Artsakh qui y vivent et discutent de leur situation ”, tout en privilégiant l’attribution de ces logements aux familles nombreuses. Le Conseil central du HOM “ désigne alors un comité qui se rend sur place, rencontre les familles, s’assure de leur désir de rester au pays puis essaie de leur attribuer un logement ”. Les familles sont accompagnées jusqu’au bout du processus d’installation, puisque le comité chargé de la mise en œuvre du programme, après l’achat de la maison, “ la rénove et l’aménage ” avant d’en remettre les clés aux destinataires. Les biens sont choisis de manière à ce que la rénovation soit envisageable dans un délai court. Le coût de l’achat et de la rénovation d’une habitation s’élève à environ 50 000 dollars (43 000 euros). La France et la CBAF ont financé à ce jour 3 maisons grâce aux dons reçus.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ Le Conseil central du HOM fournit les ressources financières nécessaires à l’acquisition des biens, souligne Maro Kéchichian. Toutes nos organisations au sein de la Diaspora et des communautés arméniennes soutiennent activement ce programme. Elles font des dons au Conseil central du HOM, qui nous les reverse ensuite. C’est un programme très généreux et très apprécié. Bien entendu, avec l’accord du Conseil central, nous nous efforcerons de le poursuivre. Nous mettrons autant de maisons que possible à disposition des habitants de l’Artsakh. Nous avons commencé par la région de Chirak, mais nous allons tenter, bien sûr, d’étendre le programme à d’autres provinces. ” Comme celle tant convoitée du Syunik, en mettant en œuvre prochainement un nouveau programme. “ Il ne s’agira pas nécessairement d’attribuer des maisons, confie Maro Kéchichian, mais nous souhaitons rendre le Syunik plus solide et faciliter la vie des Artsakhiotes qui s’y sont installés, afin qu’ils restent dans la patrie et ne partent pas à l’étranger. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           15 000 Artsakhiotes
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           déjà partis à l’étranger
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le HOM noue des contacts quotidiens avec les familles de réfugiés artsakhiotes. “ On peut lire dans leurs yeux mélancolie et désespoir, mais ils sont toujours animés par une volonté inébranlable, portés par l’espoir de retourner en Artsakh et d’y revivre leurs jours de gloire passés ”, souligne Maro Kéchichian qui se penche, attendrie, sur son expérience de terrain. “ Je suis moi aussi très attachée à l’Artsakh. J’y ai vécu six mois avant le blocus, j’ai travaillé avec les jeunes du Homenetmen, j’ai appris à connaître les gens de mon entourage. Ce pays ne peut pas être livré à l’ennemi. C’est une république admirable, avec des terres fertiles et magnifiques qui, j’en suis certaine, nous seront rendues. Le peuple de l’Artsakh est véritablement déterminé. Bien sûr, certains sont gagnés par le découragement, surtout parmi les personnes âgées. Ils se demandent s’ils retourneront un jour dans leur pays. Mais nous les encourageons et ils gardent espoir. Nous sommes avec l’Artsakh. Il est à nous et le restera. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Arousyak Melkonian, la présidente du HOM, évoque le chemin parcouru en deux ans, depuis septembre 2023. “ Le cœur du HOM a saigné, mais nous n’avons jamais cédé au découragement. Au contraire, notre organisation a déployé tous ses efforts, a relevé tous les défis et a donné naissance au projet « Les Foyers de l’espoir ». Le résultat obtenu nous rappelle que l’effort et le travail collectifs permettent de concrétiser des projets paraissant impossibles à réaliser. ”
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Ce projet innovant s’avère d’autant plus nécessaire qu’à ce jour, 15 000 Artsakhiotes ont quitté l’Arménie pour la Russie ou d’autres pays. Maintenir ces familles de réfugiés en Arménie relève d’une mission stratégique qui va bien au-delà de son caractère humanitaire, car il s’agit d’offrir des conditions de vie décentes, dans un environnement sain, à des réfugiés soucieux d’entretenir la perspective d’un retour en Artsakh.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Le HOM va donc poursuivre inlassablement sa mission, comme il le fait depuis 115 ans aux côtés du peuple arménien, dont l’histoire particulièrement tourmentée justifie pleinement l’existence de telles structures. Arousyak Melkonian résume ainsi la philosophie de l’organisation : “ Là où il y a un Arménien, il y a le HOM. ”
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Vous pouvez participer
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           à l'opération "Foyers de l'espoir" en faisant un don
            &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           à la CBAF :
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           - par voie postale : CBAF, 17 rue Bleue - 75009 Paris
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           - en ligne : https://croixbleue-france.com/faire-un-don/
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Capture+d-e-cran+2026-02-25+a-+12.02.34.png" alt="" title="Publicité"/&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/12PubCBAF_FA.jpg" title="Publicité"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 16:41:36 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>La rétine artificielle : un grand espoir</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-retine-artificielle-un-grand-espoir</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Zmrouthe AUBOZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/portrait_LK_SFO_2024_.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le 17 novembre 2025, médiatisée par les télévisions et les journaux, on apprenait la pose d’une rétine artificielle sur trois patients atteints de la DMLA sèche, atrophique, par le Professeur Laurent Kodjikian, opthalmologue à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Plus d’un million de patients en France sont concernés par cette maladie qui est incurable. Outre la prouesse technologique, c’est un grand espoir pour ceux qui en sont atteints. Rencontre avec le Professeur.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Professeur Kodjikian, qu’est-ce que la DMLA sèche, atrophique ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Professeur Kodjikian : La DMLA, dégénérescence maculaire liée à l’âge, atrophique, c’est-à-dire très usée, touche les plus de 60 ans. Elle se caractérise par un point noir au centre mais ce qui est autour se perçoit. La personne n’est pas aveugle, elle peut marcher seule mais elle ne peut plus lire ou rendre la monnaie chez l’épicier. Dans cette maladie, la rétine centrale ou macula, ne comporte plus les photorécepteurs grâce auxquels on peut voir. Ces photorécepteurs sont des cellules qui vont transformer l’image lumineuse en signal électrique qui va du nerf optique au cerveau. Le cerveau dit : “ Je vois une chaise rouge ” ou tout autre chose. Pour ce qui concerne la DMLA humide, elle se soigne par des injections dans l’œil.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En quoi consiste l’implant ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’implant mesure 2mm sur 2 (comme une tête d’aiguille), et a l’épaisseur de 3 microns (la moitié d’un cheveu). Il est glissé sous la rétine à l’endroit de la macula où il n’y a plus de photorécepteurs, lesquels sont remplacés par 378 électrodes qui agissent comme tels. Le dispositif complet est constitué d’une paire de lunettes équipées d’une caméra. Le tout est connecté à un processeur miniature. La caméra va filmer ce que le patient doit lire. Un fil sur le processeur, ou ordinateur de poche, envoie l’information captée et celui-ci procède à la transformation de l’image qui repart dans le fil de la caméra. La caméra envoie dans l’œil en infrarouge pour ne pas l’éblouir, le signal lumineux traité qui retourne dans l’implant et le transforme en signal électrique. Lequel ira jusqu’au cerveau qui l’interprète grâce au nerf optique. L’opération a duré environ une heure et demie, sous anesthésie locale. J’opère seul avec un interne.   
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quels bienfaits pour le patient ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          38 personnes dans le monde ont déjà été opérées avec succès, 80% ont récupéré une acuité visuelle importante, c’est-à-dire voir plus de 10 lettres, la moyenne en voit plus de 25, avec un gain de 1/10e ou 2/10e. Le meilleur patient mondial est un de mes 3 patients qui a gagné 59 lettres. Les éléments visuels apparaîtront en noir et blanc, les lignes formant des lettres et les lettres des mots. Ce n’est pas un miracle mais c’est un progrès majeur. L’implant ne va pas permettre de lire du jour au lendemain (une longue rééducation est nécessaire). Il n’est pas fait pour regarder la télévision ou conduire sa voiture. Outre les lettres, la rétine artificielle peut aider à visualiser un visage ou des objets.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Vous avez déjà opéré trois personnes. Quels résultats chez elles ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Martine, 72 ans, opérée en 2021, a pu percevoir des formes pour la première fois grâce à l’implant rétinien. Les 3 patients vont bien mais Maurice est le seul à utiliser encore quotidiennement ce dispositif. Toutefois, il lit 6 à 7 fois plus lentement que la normale. Son acuité visuelle est remontée à 5/10e. Les deux autres sont trop âgés ou fatigués pour poursuivre des séances d’orthoptie à raison d’une fois par semaine sur un minimum d’un an. Il faut être motivé pour rééduquer l’oeil, lui réapprendre à lire. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quel avenir pour ce genre d’implant ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les résultats des essais cliniques de cet implant ont été publiés dans The New England Journal of Medicine en octobre 2025. Ils sont suffisamment probants pour que la société qui l’a fabriqué demande une autorisation de commercialisation en Europe. Cette commercialisation permettra éventuellement, plus tard, que son coût, probablement plus de 100 000 euros (totalement gratuit pour les 3 patients lyonnais car inclus dans un essai clinique), soit pris en charge par la Sécurité sociale. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il faut savoir que d’autres essais cliniques sont en cours dans le service du Professeur Kodjikian, aussi bien pour la DMLA atrophique que pour la DMLA humide. Il emploie 4 attachés de recherche clinique pour l’aider et a déjà conduit personnellement le nombre impressionnant de plus de 120 études cliniques en tant qu’investigateur principal.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           L’intelligence artificielle (IA) permettra-t-elle des avancées ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La société a prévu des implants plus gros, avec plus d’électrodes, une amélioration de la caméra avec un processeur intégré et non plus relié par un fil et enfin l’IA qui devrait permettre d’améliorer le processus du traitement de l’image.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Professeur Kodjikian, pouvez-vous nous parler de vous ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je suis né à Valence d’où mes parents sont originaires. Mes grands-parents, rescapés du Génocide, étaient de Kharpet. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          J’étais membre de l’UMAF mais j’ai dû en partir car ma carrière me prenait trop de temps. Mais je fais partie de Santé Arménie où j’organise des RCP - réunions de concertation pluridisciplinaires -, avec des ophtalmologues d’Arménie qui exposent leurs cas difficiles. Pour la deuxième année, j’ai pu faire venir deux internes qui ont travaillé dans mon service trois mois, et pour lesquels j’ai réussi à leur faire allouer une bourse de 7 500 euros. J’aide à ma façon l’Arménie. Je me sens arménien et j’ai réussi à transmettre cette arménité à mes enfants. Mon fils de 20 ans est déjà parti deux fois en Arménie. Il adore. Je dois moi-même m’y rendre très prochainement à l’invitation d’un médecin arménien que j’ai reçu à mon congrès national LOR (Lyon-œil-rétine). 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Laurent Kodjikian est : 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           - Professeur des Universités, praticien hospitalier, classe exceptionnelle, échelon 2, c’est-à-dire l’échelon maximal, 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           - Chef de service adjoint du service d’ophtalmologie de l’hôpital de la Croix-Rousse, CHU de Lyon, 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           - Responsable de l’enseignement de l’ophtalmologie à la Faculté de médecine Lyon-Est de l’Université de Lyon, 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           - Président/Coordonnateur du collège d’ophtalmologie de Lyon 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           -Ancien Président de la Société française d’ophtalmologie (2018-2020).
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Ses titres sont trop nombreux pour être tous cités. Il est âgé de 53 ans. Il a été nommé Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur en 2021. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/doctor-650534_1280.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 07 Feb 2026 15:41:19 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/la-retine-artificielle-un-grand-espoir</guid>
      <g-custom:tags type="string">France</g-custom:tags>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Lunettes.jpg">
        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Lunettes.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Eric Akopian, le nettoyeur</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/eric-akopian-le-nettoyeur</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Armenag Bedrossian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/IMG-20260119-WA0000.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           A l’instar de Jean Reno dans Léon qui utilise un pistolet Wather GSP, Eric Akopian a pour armes de destruction des sacs poubelles, des gants, des pinces et son invincible détermination pour éliminer les monticules de déchets qui dénaturent les plus beaux paysages de Marseille !
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Natif de Marseille, Eric Akopian va vivre sa petite enfance à Erevan, ville d’origine de ses parents. Cinq années où il sera imprégné à vie de l’atmosphère unique de cette ville couleur abricot. Après un séjour au Canada, sa mère s’installe définitivement avec lui à Marseille où il grandit et passe son bac. Passionné de sport et d’aventure, il rejoint l’armée chez les chasseurs alpins pour être un fantassin spécialisé dans le combat. Les études le rattrapent pour le diriger en fac des sciences du sport. Bardé de son diplôme et adepte du MMA (mixed martial arts), il devient coach sportif.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Eric Akopian aime Marseille et part très souvent en randonnée pour son métier et son plaisir mais comme la majorité des Marseillais il souffre de voir sa belle ville se dégrader, ensevelie par la saleté et l’abondance des déchets qui jonchent le sol surtout aux abords et en pleines calanques. C’est d’ailleurs en plein footing à Sormiou qu’il découvre l’horreur et qu’il a le déclic. Il propose alors à ses amis de faire la randonnée classique qu’ils aiment faire en rajoutant une paire de gants et un sac.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 2017, il créée l’association Clean my Calanques, 100 % locale, qui milite pour la préservation de l’environnement en sensibilisant l’ensemble de la population aux enjeux environnementaux. Le crédo d’Eric c’est la nature qu’il respecte. Il se lance le défi de faire prendre conscience à tous qu’il est urgent de se mobiliser pour la sauvegarder. Pour cela, il s’adresse depuis plusieurs années, outre aux entreprises, principalement à la jeunesse, en donnant des conférences dans toutes les écoles publiques et privées. En classe, l’auditoire est attentif, écoute et adhère. C’est de cette assemblée de futurs adultes, qu’il fonde aussi l’espoir de sensibiliser les parents à faire le tri sélectif, le recyclage, etc. “ Les enfants et les ados sont très connectés, bien plus que les adultes, ils ont une empathie générale ”. Pour toucher la jeunesse rien de tel “ qu’un partenariat avec des youtubeurs, des rappeurs, des influenceurs qui grâce à leur rayonnement peuvent faire passer des messages plus facilement que juste des écolos qui crient sur les toits : "On en a marre ! " ”. Parfois, des artistes comme Jérémy Frérot n’hésitent pas à s’impliquer.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Eric est fier d’être marseillais et fier d’être arménien même si ne pas avoir l’opportunité de parler sa langue maternelle est un manque. N’ayant que trente et un ans, il trouvera l’occasion d’aller en Arménie et de s’exprimer dans la langue du pays qu’il affectionne et où réside une partie de sa famille. Une de ses nombreuses qualités est d’aimer ce qu’il entreprend. “ Pas question de se prendre la tête, l’objectif est de rendre l’écologie accessible à tous en s’amusant ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il termine notre entretien en avouant quelques autres passions dont la musique (saxo) et... le stand-up ! Il aime rire et faire rire. L’humour c’est son truc. Gageons qu’il sera sur scène dans quelques années, seul, sans décor ou accessoire, en train de briser le « quatrième mur » en racontant son histoire si riche d’expériences. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce jour-là nous serons au premier rang pour l’applaudir ! Promis ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Clean my Calanques en quelques questions
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Combien de personnes rassemblez-vous en moyenne lors de vos sorties ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Eric Akopian
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Cent à cent cinquante personnes. Petits, grands, seuls ou en familles, uniquement des bénévoles désireux de participer. Il y a toujours une bonne ambiance, de la musique, des cadeaux à gagner, de la pizza... sans culpabiliser qui que ce soit.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           D’où viennent tous ces déchets ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est multifactoriel ! Les « imbéciles » qui jettent sans scrupules, les poubelles qui débordent, pas assez de tri, pas assez de ramassage, la mauvaise éducation en général, l’abondance d’emballages que l’on trouve dans la société de consommation. Le mistral les déverse dans la mer qui les renvoie. Un cercle vicieux. La société nous pousse à consommer… Commençons donc par moins consommer, c’est la base !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quel type de déchets ramassez-vous ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          De tout ! Des canettes, détritus, mégots, bouchons de bouteilles, bouteilles plastique, verre, trottinettes, vélos, etc. Tout ce qui est dangereux - seringue par exemple - est scrupuleusement évité. Une partie est distribuée à des associations locales partenaires, comme Recyclop ou Sauvage Méditerranée. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Qu’en pensent les politiques ? Vous soutiennent-ils ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Absolument, nous sommes assez « craints » par eux. Le maire Benoît Payan ainsi que la responsable de la Métropole, Martine Vassal, sont déjà venus nous rencontrer. Nous avons une très grande visibilité. L’association est subventionnée et les dons sont défiscalisables.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Clean my Calanques en chiffres, en 2025, c’est : 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           2, 419 tonnes collectées, 249 dépollutions (ramassages), 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           27 717 litres, 973 bénévoles, 18 745 jeunes sensibilisés en classe.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le rythme des nettoyages est mensuel et est annoncé dans tous les réseaux sociaux, Facebook, Instagram (76K followers),TikTok…
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Une équipe soudée, une bande de « potes » très complice, rodée à la communication, très motivée pour transmettre les valeurs de l’association. Eric Akopian est un homme engagé qui s’investit à plein temps, un hyperactif. Vegan, il aime par-dessus tout la nature. Avec Céline, directrice générale, Hedi ambassadeur et les autres, il forme la dream team de Clean my Calanques. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;a href="https://cleanmycalanques.fr/"&gt;&#xD;
      
           https://cleanmycalanques.fr/
          &#xD;
    &lt;/a&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/IMG-20260119-WA0003.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sat, 07 Feb 2026 15:33:28 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/eric-akopian-le-nettoyeur</guid>
      <g-custom:tags type="string">France</g-custom:tags>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/IMG-20260119-WA0002.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Pachinian vs Karékine II : l'Arménie clivée</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/pachinian-vs-karekine-ii-l-armenie-clivee</link>
      <description>Le Premier ministre va durcir l’épreuve de force engagée avec le Catholicos d’ici les élections législatives de juin prochain, dans une société arménienne gangrenée par la violence.</description>
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h1&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pachinian vs Karékine II :
            &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           l’Arménie clivée
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h1&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le Premier ministre va durcir l’épreuve de force engagée avec le Catholicos d’ici les élections législatives de juin prochain, dans une société arménienne gangrenée par la violence.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           PAR VAROUJAN MARDIKIAN
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           L
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Premier ministre Nikol Pachinian accentue la pression exercée sur le catholicos Karékine II, en déployant tous ses efforts pour élargir le cercle des ecclésiastiques prêts à se ranger du côté des autorités. Le 4 janvier au soir, il a publié sur les réseaux sociaux une vidéo le montrant en train de signer en compagnie de huit évêques dissidents, dans sa résidence officielle, une déclaration appelant à la “ destitution ” de Karékine II dans le cadre d’une “ réforme ” de l’Eglise. Le Catholicos est une nouvelle fois accusé d’“ instrumentaliser l’Eglise à des fins politiques ” et de la “ mettre au service de divers agendas et intérêts étrangers ”. Cette déclaration porte également la signature de deux autres dignitaires de haut rang du clergé, qui se sont joint fin novembre à la campagne menée par Nikol Pachinian contre Karékine II.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Détail intéressant à relever : si jusqu’alors, Nikol Pachinian affirmait œuvrer pour la démission de Karékine II en tant que “ simple fidèle ”, il a signé cette fois-ci la déclaration susmentionnée en tant que Premier ministre d’Arménie. L’opposition y a vu une preuve de la violation d’une disposition de la Constitution qui garantit l’indépendance de l’Eglise et sa séparation d’avec l’Etat. Le Saint-Siège d’Etchmiadzine a relayé cette accusation, stigmatisant “ les actions entreprises par le chef du gouvernement arménien sous prétexte de réglementer et de réformer la vie interne de l’Eglise ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La messe de Noël du 6 janvier a de nouveau été l’occasion pour Nikol Pachinian et Karékine II de croiser le fer. Durant son office, le Catholicos a dénoncé la “ répression ” à laquelle l’Eglise “ continue d’être soumise ”, quand bien même elle demeure “ ferme et inébranlable, fidèle à sa vocation et à sa mission divines ”. De son côté, le Premier ministre a assisté à l’office célébré en la cathédrale Saint-Grégoire l’Illuminateur d’Erévan par l’un des dix évêques entrés en dissidence fin novembre. Puis il a exhorté ses partisans à se joindre à lui pour une marche dans le centre-ville qui les a conduits vers une autre église de la capitale, devant laquelle il a fustigé les “ tentatives d’instrumentalisation de l’Eglise contre l’Etat, désormais unis ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais Nikol Pachinian s’abstiendra d’ordonner à ses partisans de se rassembler devant la cathédrale d’Etchmiadzine, contrairement à l’initiative prise le 18 décembre par les évêques dissidents. Celle-ci avait suscité les critiques des opposants, qui avaient dénoncé une tentative d’occupation de la cathédrale et de la résidence de Karékine II, située à proximité, ainsi qu’une réaction du Catholicossat, qui avait organisé au même moment une prière spéciale dans les lieux saints.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Cette journée du 18 décembre avait été l’occasion d’évaluer le rapport de force entre les deux camps. Et de ce point de vue, la balance avait nettement penché du côté des soutiens de l’Eglise, beaucoup plus nombreux que les manifestants pro-gouvernementaux, parmi lesquels figuraient des responsables locaux et des membres du Contrat civil au pouvoir. Les opposants au gouvernement ont estimé que Nikol Pachinian avait subi là un revers majeur.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Des comportements violents
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           En attendant les prochains rebondissements que réservera cette guerre ouverte, force est de constater qu’elle clive la société arménienne dans des proportions inquiétantes. Ce même 18 décembre, des centaines de policiers anti-émeutes déployés autour de la cathédrale ont laissé plusieurs partisans de Nikol Pachinian, dont Vrej Durgarian, le directeur adjoint de l’Opéra national d’Arménie, tenter d’y pénétrer de force, à la fin de l’office, avant qu’un groupe de prêtres et de laïcs leur fassent barrage. Lors de l’échauffourée, le père Vrtanes Baghalian a été victime d’un infarctus et transporté d’urgence à l’hôpital.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Il accusera Vrej Durgarian d’avoir été le meneur des agresseurs, qui “ donnaient des coups de pied et des coups de poing dans la porte d’entrée principale de la cathédrale-mère ”. Et d’ajouter : “ Un homme ivre a escaladé le tombeau d’un Catholicos [du 18
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;sup&gt;&#xD;
      
           e
          &#xD;
    &lt;/sup&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            siècle] et a fait signe au groupe de pousser la porte pour entrer. Je lui ai poliment demandé de descendre, mais j’ai compris qu’il ne m’écoutait pas. J’ai donc dû grimper, le tirer par l’épaule et le faire descendre. ” On notera que parmi les agresseurs figurait également Tavros Sapeyan, le maire pro-gouvernemental de Taline (dans la province d’Aragatsotn), qui a été filmé en train d’insulter un autre prêtre pendant l’échauffourée (1).
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Alors qu’un député de l’opposition, Garnik Danielian, déposait une plainte pour “ hooliganisme ” contre Vrej Durgarian et Tavros Sapeyan, le directeur exécutif de l’Opéra national d’Arménie, Karen Durgarian, venait à la recousse de son adjoint, qui est également son cousin. “ Si vous regardez attentivement la vidéo, vous verrez qu’il y avait pas mal de monde. Nombreux sont ceux qui sont tombés au sol, à bout de souffle, tant la foule était dense. Mon cousin a essayé simplement de se relever pour reprendre son souffle ”, a-t-il déclaré au quotidien Aravot.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dix jours plus tard, le 28 décembre, en marge de la messe dominicale célébrée à Garni (à une trentaine de kilomètres à l’est d’Erévan) par un prêtre dissident, en présence de Nikol Pachinian, un journaliste du site d’information pro-gouvernemental civic.am a interrogé certains fidèles pro-Pachinian sur les raisons qui pourraient contraindre le Catholicos à démissionner. Réponse d’un habitant de Garni, employé de l’administration locale : “ Il faudrait lui jeter une pierre sur la tête et le tuer. ” Une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur général, à la demande des responsables de l’opposition.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Bakou et Ankara pro-Pachinian
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans ce climat délétère, tout porte à croire que les tensions entre les deux camps vont aller en s’accentuant : d’un côté, le Catholicos, qui bénéficie encore d’un large soutien populaire, n’est pas décidé à démissionner ; de l’autre, le Premier ministre va accentuer la pression sur Etchmiadzine, à mesure que l’on s’approchera de l’échéance électorale du 7 juin prochain.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Pleinement engagé dans le processus de paix élaboré par Washington, Nikol Pachinian veut à tout prix le mener le plus loin possible avant cette date butoir. Il est encouragé en cela par Bakou et Ankara, qui lui témoignent leur « soutien » à travers des gestes significatifs. C’est ainsi que l’Azerbaï-djan vient de livrer à l’Arménie, par voie ferroviaire, deux cargaisons de carburant en moins d’un mois ; quant à la Turquie, son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a soutenu le 14 janvier le “ rôle constructif ” joué par Nikol Pachinian, au nom d’Erévan, dans le processus de normalisation des relations avec Ankara et Bakou.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Adoubé par ces deux voisins, le Premier ministre arménien va tout faire pour empêcher un opposant comme le Catholicos de jouer les trouble-fête. Au risque de polariser à l’extrême une société arménienne déjà bien fracturée.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Tavros Sapeyan a bloqué l’entrée de l’église Sainte-Mère de Dieu de Taline, le 6 janvier au matin, avec l’aide de la police et des responsables locaux, pour permettre à Aramayis Takhmazian, défroqué en novembre par le Catholicos, de célébrer la messe de Noël à la place du père Hayk Sahakian, son successeur désigné.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h2&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le gouvernement ferme la chaîne télé de l’Eglise
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h2&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le gouvernement arménien a décidé le 25 décembre d’interrompre la diffusion de Shoghakat, la chaîne de télévision de l’Eglise apostolique arménienne. Cofinancée par l’Eglise et le gouvernement depuis sa création, il y a une vingtaine d’années, Shoghakat diffusait principalement des programmes culturels, religieux et éducatifs.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les alliés de Nikol Pachinian avaient déjà réclamé l’arrêt du financement public et de la diffusion de Shoghakat en 2024, lors des manifestations antigouvernementales menées par l’archevêque Bagrat Galstanian. Ils avaient réitéré cette demande après le début du conflit entre Nikol Pachinian et Karékine II. Le gouvernement s’est appuyé sur une loi abrogeant le statut de “ diffuseur public ” de Shoghakat, adoptée en octobre dernier par le Parlement, pour décider la cessation d’activité du diffuseur public qui retransmettait les programmes de la chaîne.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les milieux proches du pouvoir ont reproché à Shoghakat une faible audience, des programmes de piètre qualité et une mauvaise utilisation des fonds publics. La directrice générale de la chaîne, Manya Ghazarian, a rejeté ces critiques, déclarant qu’elles n’étaient étayées par aucune étude ni donnée objective. Sept associations de médias du pays ont estimé dans un communiqué commun que la justification officielle du retrait de la fréquence de Shoghakat n’était “ pas convaincante ”. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           V. M.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h2&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pachinian vs Karapétian, une guerre d’usure
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h2&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Samvel Karapétian, arrêté le 18 juin dernier juste après avoir condamné les tentatives de Nikol Pachinian de destituer le catholicos Karékine II et promis de le défendre “ à notre façon ”, fait décidément l’objet d’un traitement spécial de la part des autorités arméniennes. A la surprise générale, le 30 décembre, la justice acceptait de transformer sa détention provisoire en assignation à résidence, moyennant le versement d’une caution de 10,5 millions de dollars et l’interdiction de faire des déclarations politiques depuis son domicile. Le 16 janvier, la Cour d’Appel a accédé à la demande du Parquet de réincarcérer Samvel Karapétian… avant que le tribunal de première instance déjuge la Cour d’Appel le 17, en le réassignant à résidence avec la liberté de promouvoir son mouvement Mer Dzevov (A notre façon).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mais l’homme d’affaires est physiquement affaibli. Il avait été hospitalisé pour une double pneumonie contractée en prison, des suites d’une infection au Covid. Ses avocats ont dénoncé de mauvaises conditions de détention, imputables à une administration pénitentiaire qu’ils accusent de négligence. “ Ils n’ont absolument pas chauffé la cellule de Samvel Karapétian, a déploré l’un d’eux, Armen Faroyan. Son état de santé s’est dégradé. Il était constamment enrhumé et personne ne comprenait de quoi il souffrait avant qu’on lui diagnostique une pneumonie bilatérale. ” Aram Vartevanian, un autre avocat de Samvel Karapétian, a affirmé que les autorités pénitentiaires, tout en étant informées de son état de santé, sont restées délibérément inertes. Kamo Manoukian, le directeur de l’hôpital pénitentiaire national, a rejeté ces accusations, indiquant que Samvel Karapétian avait été examiné à plusieurs reprises par les médecins de la prison sans qu’aucun problème pulmonaire n’ait été signalé.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Samvel Karapétian, dont les six mois de détention n’ont pas émoussé la combativité, se disait confiant le 19 novembre de pouvoir chasser la “ petite clique ” dirigeante arménienne du pouvoir à la faveur des législatives. Ces décisions de justice, marquées du sceau de revirements successifs, font penser à un plan concocté en haut lieu pour affaiblir, à l’usure, les capacités de résistance d’un homme dont l’état de santé est désormais précaire.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            ﻿
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           “ Maintenant, je vais m’occuper de toi à ma façon, misérable… J’espère que tu garderas le goût de l’Etat en bouche ”, avait lancé Nikol Pachinian à Samvel Karapétian, le 18 juin dernier. Tout se passe comme si le Premier ministre voulait absolument montrer qu’il a de la suite dans les idées à l’un de ses principaux concurrents aux prochaines législatives. Il faut donc s’attendre, dans les mois à venir, à de nouvelles tentatives de déstabilisation de Samvel Karapétian par le pouvoir, qui ne lésinera pas sur les moyens pour parvenir à ses fins. A sa façon.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           V. M.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 17:55:36 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/pachinian-vs-karekine-ii-l-armenie-clivee</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Washington sans stratégie, Erévan sans garanties : les illusions de la paix</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/washington-sans-strategie-erevan-sans-garanties-les-illusions-de-la-paix</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/tigran-grigoryan-1-2-a4bce4a8.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Alors que Washington revendique un rôle accru dans le processus de paix arméno-azerbaïdjanais et que le projet de route Trump gagne en visibilité, les incertitudes stratégiques demeurent profondes dans la région. Absence de garanties de sécurité crédibles pour l’Arménie, rapports de force régionaux déséquilibrés, statut précaire des réfugiés de l’Artsakh. Dans cet entretien, l’analyste Tigran Grigoryan dresse un diagnostic sans concession des limites de l’engagement américain, des risques liés à la diplomatie des infrastructures et des vulnérabilités structurelles de l’État arménien à moyen et long terme.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Comment caractériseriez-vous la stratégie actuelle des États-Unis dans le Caucase du Sud ? Washington poursuit-il une vision régionale cohérente ou sa politique est-elle surtout réactive face aux initiatives russes, turques et iraniennes ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Tigran Grigoryan
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Je ne pense pas que l’administration américaine actuelle dispose d’une véritable stratégie pour le Caucase du Sud. Toutes les initiatives observées au cours de l’année écoulée relèvent davantage d’une diplomatie transactionnelle, non conventionnelle, que d’une réflexion stratégique clairement définie. Cela apparaît très nettement dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis, où ni le Caucase du Sud, ni même le Grand Moyen-Orient ou l’Europe ne sont considérés comme des zones d’intérêt national fondamental. Le document souligne au contraire que, dans ces régions de moindre importance stratégique, Washington doit rechercher des résultats diplomatiques en mobilisant des ressources limitées et en s’appuyant sur une diplomatie présidentielle. C’est précisément ce qui s’est produit dans le processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan : l’administration précédente, tout comme les deux parties, avaient réalisé l’essentiel du travail préparatoire, avant que l’administration Trump ne fasse basculer le processus par une implication active. Cela dit, si l’on se projette au-delà de l’ère Trump et que l’on envisage le retour d’une administration plus classique à la Maison-Blanche, les résultats du sommet de Washington — s’ils sont mis en œuvre — pourraient constituer un point d’appui solide pour les États-Unis afin de contrebalancer la Russie et d’autres acteurs régionaux dans le Caucase du Sud. Néanmoins, tous les discours sur une prétendue prééminence américaine dans la région sont prématurés et relèvent largement de la propagande.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           L’idée d’une « Trump Route » ou d’un corridor de transit soutenu par les États-Unis est de plus en plus évoquée. Ce projet est-il stratégiquement viable, économiquement réaliste et politiquement soutenable au regard des équilibres régionaux actuels ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En ce qui concerne les résistances politiques des autres acteurs, tout dépendra des détails et des modalités du projet, qui restent pour l’instant inconnus. Qui contrôle quoi, et comment ? Quelles seront les modalités concrètes des communications sous souveraineté et juridiction arméniennes ? Ce sont là les questions clés. À ce stade, on n’a pas observé de réactions particulièrement virulentes de la part des acteurs régionaux. La réaction russe a notamment été très mesurée. Mieux encore, Moscou a déjà profité de la dynamique créée après le sommet de Washington pour transporter des marchandises vers l’Arménie via le territoire azerbaïdjanais. Cette retenue russe s’explique très probablement par son scepticisme quant à la mise en œuvre effective du projet, mais aussi par les leviers dont elle dispose déjà sur le terrain : la présence de gardes-frontières russes dans le sud de l’Arménie, le contrôle russe du réseau ferroviaire arménien, et l’adhésion d’Erévan à l’Union économique eurasiatique. Certains de ces paramètres pourraient toutefois évoluer avec le temps. La réaction iranienne a été à deux vitesses : la direction politique s’est montrée relativement prudente, tandis que les cercles sécuritaires et religieux se sont exprimés de manière beaucoup plus critique à l’égard de l’implication américaine. Cette réponse fragmentée reflète avant tout l’extrême faiblesse actuelle de Téhéran.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sur le plan économique, tout dépendra de l’intégration de cette route dans une connectivité plus large entre l’Asie centrale et l’Europe. Si elle se limite à un simple lien entre l’Azerbaïdjan continental et le Nakhitchevan, sans intégration dans des réseaux plus vastes et sans ouverture complète des communications régionales, elle n’aura d’intérêt stratégique et économique que pour la Turquie et l’Azerbaïdjan, tout en devenant un facteur d’érosion de la souveraineté et de la viabilité à long terme de l’Arménie. À cet égard, beaucoup dépendra des choix de Bakou et de la constance de l’engagement américain.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Voyez-vous une contradiction entre les discours occidentaux sur la connectivité régionale et les préoccupations sécuritaires fondamentales de l’Arménie, notamment dans le Syunik ? La diplomatie des infrastructures peut-elle se substituer à de véritables garanties de sécurité ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Comme indiqué précédemment, tout dépend des modalités concrètes du déblocage des communications. Si l’Arménie conserve non seulement un contrôle nominal, mais aussi un contrôle effectif des routes traversant son territoire — y compris le contrôle douanier et frontalier — l’ouverture des communications pourrait effectivement être bénéfique, tant sur le plan économique que sécuritaire. Le développement des infrastructures et une connectivité équitable peuvent contribuer à la stabilité en créant des interdépendances régionales. Toutefois, ils ne peuvent pas se substituer à des garanties de sécurité. Or, aujourd’hui, aucun acteur ne semble capable — ni réellement disposé — à fournir à l’Arménie des garanties de sécurité viables.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour les États-Unis, la région ne constitue pas un intérêt national fondamental. L’Union européenne et ses États membres ne disposent ni des capacités ni de la puissance coercitive nécessaires. Dans le même temps, l’importance de l’Azerbaïdjan dans les projets énergétiques et de connectivité ne cesse de croître. La Russie, de son côté, a démontré son incapacité à honorer ses engagements envers l’Arménie ; ses garanties de sécurité existent surtout sur le papier. À Moscou, la Turquie et l’Azerbaïdjan sont désormais des partenaires plus importants que l’Arménie. Dans ces conditions, il n’existe pas de véritable alternative entre garanties de sécurité et diplomatie des infrastructures.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 14:53:10 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Quatre otages enfin libres</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/quatre-otages-enfin-libres</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Harout MARDIROSSIAN 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/11-1-1024x538.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le 14 janvier, on a appris avec surprise la libération de quatre otages arméniens détenus à Bakou. Une bonne nouvelle qui ne doit pas faire oublier que dix-neuf autres otages restent détenus illégalement par Bakou, dont les anciens dirigeants de l’Artsakh. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La bonne nouvelle est arrivée le 14 janvier alors que personne ne s’y attendait, signe que les négociations ont été conduites dans le secret le plus strict. L’Azerbaïdjan a procédé à la libération de quatre prisonniers arméniens détenus pour certains depuis près de 1 900 jours. Gevorg Sujyan, Davit Davtyan, Viken Euljekjian et Vagif Khachatryan ont été remis aux autorités arméniennes au pont de Hakkari dans le Siounik et c’est Nikol Pachinian qui s’est chargé d’annoncer lui-même l’information sur sa page Facebook. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Immédiatement, ils ont été pris en charge médicalement pour un examen complet de leur état de santé qui n’a pas été jugé alarmant pour trois d’entre eux alors que pour le plus âgé, Vagif Khatchatryan, qui souffrait de problèmes cardiaques avant son arrestation des examens complémentaires ont été menés. Mais comme il l’a déclaré à la ministre de la Santé Anahit Avanissyan venue les voir : “ Je vais mieux car je suis en Arménie ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Gevorg Sujyan et Davit Davtyan avaient été arrêtés dans le corridor de Berdzor le 11 novembre 2020 soit deux jours après le cessez-le-feu. Ils avaient été condamnés à 15 ans de prison en juillet 2021 sous l’accusation d’être des commandos envoyés d’Arménie pour effectuer des opérations de sabotage, alors qu’il s’agit de deux jeunes civils originaires d’Artsakh qui cherchaient au contraire à sortir du pays pour se rendre en Arménie. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Vicken Euljekjian est un citoyen arméno-libanais qui avait fait le choix de retourner vivre en Arménie et plus particulièrement à Chouchi où il s’était établi avec sa famille. C’est en voulant récupérer quelques biens personnels dans sa maison qu’il avait été arrêté. Il a été condamné en juin 2021 à 20 ans de prison au motif fallacieux d’être un mercenaire libanais. Les autorités libanaises avaient à plusieurs reprises appelé à sa libération.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Vagif Khatchatryan est âgé lui de 69 ans et a été arrêté le 29 juillet 2023, alors qu’il était transféré en ambulance par la Croix-Rouge vers l’Arménie pour des problèmes cardiaques. Extrait de l’ambulance au pont de Hakkari, il avait été emmené par les militaires azerbaïdjanais vers une destination inconnue. Il avait été condamné à 15 ans de prison, autant dire la prison à vie, au motif qu’il aurait combattu durant la guerre de 1990 à 1994 et qu’il aurait participé à l’opération de Khodjalou. Un point qu’il a toujours fermement rejeté. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Et si on peut se réjouir de leur libération, on ne peut pas oublier que dix-neuf autres otages, dont les anciens dirigeants de l’Artsakh, restent encore en détention à Bakou et qu’ils auraient dû être, eux aussi, libérés. En échange de la libération des quatre prisonniers arméniens, deux mercenaires djihadistes syriens Yousef al-Hajji et Muhrab al-Shkheri, ont été transférés le même jour vers la Syrie en passant par la Turquie, avec la promesse qu’ils poursuivraient leur peine en Syrie. Ils avaient été condamnés à la prison à vie pour différents crimes de guerre commis durant la guerre d’Artsakh dont le meurtre et la torture de plusieurs civils. Dès lors, on comprend que c’est la Turquie qui a joué un rôle d’intermédiaire entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans cette double libération. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’ensemble de la classe politique arménienne s’est félicitée de la libération des quatre otages arméniens. La FRA Dachnaktsoutioun a aussi appelé à la libération intégrale et inconditionnelle des dix-neuf prisonniers restants, conformément à l’accord du 9 novembre et à toutes les normes du droit international humanitaire. “ Ce sont des otages pour obtenir de nouvelles concessions politiques de l’Arménie ” indique la FRA d’Arménie. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 14:44:33 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/quatre-otages-enfin-libres</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Même pas la reconnaissance du ventre</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/meme-pas-la-reconnaissance-du-ventre</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Armenag Bedrossian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/davit-sargsyan-dilijan-1540x_-a88e0f9a.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          A Dilijan, le maire par intérim, Davit Sargisyan (Contrat civil), a lancé une procédure judiciaire pour remettre en cause les droits de gestion et d’aménagement du parc central de la ville. Celui-ci appartient à Roupen Vartanyan et sa famille qui ont investi plus de 236 millions de dollars pour Dilijan.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  
          
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce droit de gestion et d’aménagement, signé il y a près de 15 ans avec la Fondation pour le développement de Dilijan, appartenant à la famille Vartanyan, lui confiait la responsabilité de la réhabilitation et de l’entretien du parc central et du stade adjacent. Bien que les accords soient toujours en vigueur, la municipalité cherche à les résilier par voie judiciaire à l’initiative du maire Davit Sargisyan. Rappelons que ce dernier n’a pas gagné les élections, mais a été nommé maire par intérim en 2021 par Nikol Pachinian, alors qu’il avait perdu la mairie dans les urnes. Mais le maire élu avait été démis de ses fonctions par le gouvernement pour une fraude présumée aux élections, qui n’est toujours pas passée devant un tribunal depuis quatre ans. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il y a quinze ans, ce parc était morcelé en parcelles privées, mal entretenues et considérées comme dangereuses au point d’être devenu un vaste terrain vague avec une mare nauséabonde centrale. La famille Vartanyan a dépensé environ un million de dollars pour racheter les terrains et a investi plus de quatre millions de dollars dans la restauration du parc et de ses infrastructures avec notamment des aires de jeux pour les enfants et l’assainissement du lac. Il s’agit désormais d’un espace public gratuit, très fréquenté et qui a fortement embelli la ville. Une deuxième phase de travaux étaient prévus, notamment pour le stade, mais ils ont pris du retard. Au total, depuis 2012, Rouben Vartanyan, sa famille et ses partenaires, ont investi environ 236 millions de dollars à Dilijan, notamment dans l’École internationale de Dilijan (UWC).
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Et alors que Rouben Vartanyan est en prison en Azerbaïdjan pour son engagement aux côtés des Arméniens d’Artsakh, le maire par intérim de Dilijan l’accuse d’avoir manqué à ses obligations contractuelles auprès de la Ville, sans pour l’instant préciser la nature de ses manquements et sans apporter la moindre preuve, se réfugiant derrière le secret de la procédure en cours. On sent bien que l’objectif réel est de faire main basse sur les biens construits par la famille Vartanyan, sans rien payer et en profitant de son absence pour se défendre. Une façon de procéder qui rappelle celle utilisée à l’encontre de Samvel Karapetian et du groupe Tashir.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’épouse de Ruben Vartanyan a qualifié la plainte de “ pression exercée sur la famille ”, soulignant qu’elle avait déjà entraîné la suspension de certains projets prévus. Par ailleurs, il est apparu que le maire de Dilijan avait demandé, l’année dernière, le versement par voie judiciaire à la municipalité de 63 millions de drams (soit 148 000 euros) par la famille Vartanyan. Demande rejetée par le tribunal car “ non fondée ” avait estimé le juge, mais qui n’avait pas rendue publique sa décision. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Vraiment la honte n’étouffe plus les élus de Contrat civil ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Photo-2048x1366-7d92a7dc.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 13:35:29 GMT</pubDate>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Pachinian ordonne à sa Gestapo d'envahir le site sacré d'Etchmiadzine</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/pachinian-ordonne-a-sa-gestapo-d-envahir-le-site-sacre-d-etchmiadzine</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harut Sassounian 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/MHM0162995.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          La semaine dernière, pour la deuxième fois en quelques mois, le Premier ministre Nikol Pachinian a dépêché des centaines de policiers et d'agents en civil pour envahir l'enceinte sacrée du monastère d' Etchmiadzine. Ils sont censés servir le public, et non les intérêts personnels de Pachinian. Ils ne devraient pas obéir à des ordres illégaux. Malheureusement, Pachinian dispose désormais de plus de policiers comme gardes du corps que de soldats pour défendre les frontières de l'Arménie.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Une fois de plus, la police a dû se retirer d' Etchmiadzine face à une foule immense venue défendre l'Église apostolique arménienne contre les intrus. Score pour l'instant : Église 2, Pachinian 0.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Lorsque Pachinian a pris le pouvoir en 2018, il se rendait seul à son bureau de Premier ministre à vélo : sans gardes du corps, sans sécurité, sans police. Depuis, dès qu'il franchit le seuil de son quartier général, il est escorté par des centaines de policiers. Ces craintes pour sa sécurité sont alimentées par sa popularité en chute libre, passée de 82 % en 2018 à un peu plus de 10 % aujourd'hui. Il refuse de démissionner car il sait que, s'il quitte ses fonctions, il devra répondre de la violation de centaines de lois, ainsi que de la Constitution. Le prochain dirigeant patriote et compétent devra annuler toutes les promesses et concessions faites par Pachinian aux ennemis de l'Arménie.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le 18 décembre 2025, plus de 10 000 fidèles de l’Église apostolique arménienne, rassemblés à Etchmiadzine, ont confronté les évêques dissidents en scandant “ Judas ! ”. Les fidèles étaient vingt fois plus nombreux que les partisans de Pachinian, malgré le fait qu’il ait ordonné à ses partisans, parmi lesquels des membres de son parti et des fonctionnaires, de se rendre à Etchmiadzine. Étant donné que plus de 90 % de la population en Arménie et dans la Diaspora est membre de l’Église apostolique arménienne, le petit nombre de partisans de Pachinian ne peut rivaliser avec elle. En s’opposant à l’Église, il a involontairement préparé le terrain pour un mouvement croissant contre son pouvoir, réveillant ainsi enfin une opinion publique apathique.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ce qu'a fait Pachinian est très dangereux et pourrait avoir des conséquences sanglantes. Un affrontement entre les centaines de membres des forces de sécurité déployés et la foule, bien plus nombreuse, aurait pu faire des dizaines de victimes dans les deux camps.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Rien ne justifiait que Pachinian envoie autant de policiers à Etchmiadzine pour protéger le petit groupe d'évêques dissidents qui avaient annoncé leur intention de se rendre au siège de l'Église pour exiger la démission du Catholicos. Une fois de plus, Pachinian s'est immiscé dans un conflit interne à l'Église, ce qui ne le regarde pas, violant ainsi le principe constitutionnel de séparation de l'Église et de l'État.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           La semaine dernière, le catholicos Karékine II a démis de leurs fonctions trois ecclésiastiques dissidents du Conseil spirituel suprême de l'Église, composé de 21 membres. À mon sens, cela est insuffisant. L'Église apostolique arménienne devrait immédiatement destituer les dix évêques dissidents, car ils ont enfreint plusieurs règles de l'Église. Ils ne peuvent et ne doivent plus faire partie du clergé arménien. Une fois destitués, ils pourront visiter Etchmiadzine comme de simples touristes.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Il est incroyable que ces ecclésiastiques dissidents se plaignent pour la première fois depuis des décennies, affirmant après 26 ans que le catholicos Karékine II a été élu frauduleusement en 1999. Qu'est-ce qui les pousse à se réveiller maintenant et à soulever cette question 26 ans plus tard ? Nombre d'entre eux étaient présents lors de cette élection et ont même voté pour Karékine II. Entre-temps, ils ont profité des avantages liés à leurs hautes fonctions au sein de l'Église, en tant qu'évêques, archevêques et primats. Plutôt que de tenter de forcer le Catholicos à démissionner, ce sont les évêques dissidents qui devraient démissionner avant d'être réduits à l'état laïc.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ces ecclésiastiques dissidents ne s'opposent au Catholicos que parce que le Service de sécurité nationale, à l'instigation de Pachinian, a probablement rencontré certains d'entre eux et menacé de révéler au public les secrets de leur vie privée. Ironie du sort, alors que Pachinian prétend s'opposer au Catholicos pour des raisons morales, il envisage de le remplacer par l'un des dix évêques dissidents, dont plusieurs ont commis des transgressions bien plus graves. Au lieu de réformer l'Église arménienne, Pachinian lui nuit en prévoyant d'y installer un personnage peu recommandable.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Il est évident que l'objectif de Pachinian est purement politique, en vue des élections législatives de juin prochain. Il cherche à éliminer tous ceux qui pourraient faire obstacle à sa réélection au poste de Premier ministre, en remplaçant ou en poursuivant ses opposants.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           La semaine dernière, Pachinian a déclaré être disposé à rencontrer le Catholicos, “ mais uniquement pour discuter d'un plan pour la démission digne de ce dernier ”. Cette approche ne peut mener à une résolution pacifique. Le Catholicos pourrait répondre : “ Je ne rencontrerai Pachinian que pour discuter de sa démission. ”
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Je suggère que les deux parties se rencontrent sans conditions préalables afin de résoudre au plus vite le conflit entre l'État et l'Église, pour le bien de l'État et de l'Église — les deux piliers principaux de la nation arménienne. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           www.TheCaliforniaCourrier.com
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Editorial du 22 décembre 2025
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;div&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 13:27:56 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/pachinian-ordonne-a-sa-gestapo-d-envahir-le-site-sacre-d-etchmiadzine</guid>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>CDE - L'agence française de développement s'installe à Erevan</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/cde-l-agence-francaise-de-developpement-s-installe-a-erevan</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Zacharie MAUBOUSSIN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Sans_titre-4d3d4c0a.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Le 18 décembre, l’Agence française de développement (AFD) a inauguré ses bureaux à Erévan, marquant ainsi une étape symbolique dans le renforcement de la coopération franco-arménienne.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A cette occasion, Mathieu Vasseur, directeur régional de l’AFD (1), a tenu à saluer les partenaires arméniens pour “ l’esprit de confiance, de dialogue et de coopération étroite ” qui caractérise les relations entre la France et l’Arménie. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ Plus qu’un bureau, c’est un marqueur de l’amitié entre la France et l’Arménie ”, a déclaré Edgar Mkrtchyan, ministre de l’Économie de la République d’Arménie. Le ministre a également souligné que l’ouverture de ces bureaux permettrait de renforcer davantage la coopération franco-arménienne, tant sur le plan institutionnel qu’économique. Il y a des institutions qui commencent par ouvrir des bureaux avant de travailler, et d'autres, comme l'AFD, qui ouvrent des bureaux après avoir commencé à travailler. Situés en plein centre d’Erévan, dans l’hôtel Plaza, à proximité de l’ambassade de France, ces nouveaux locaux permettront à l’AFD de développer et de consolider son action, déjà prolifique, en Arménie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Présente depuis 2013, l’Agence a contribué à de nombreux projets pour un montant total de 585 millions d’euros. Le plus notable reste le réservoir de Vedi, qui est à ce jour le plus important projet d’aménagement du territoire depuis le recouvrement de l’indépendance de l’Arménie. “ L’AFD a ainsi engagé 555 millions d’euros de prêts et environ 30 millions d’euros de subventions, dont 23,5 millions délégués par l’Union européenne ”, précise Mathieu Vasseur. Le groupe AFD propose également une assistance technique au secteur public et privé arménien. Expertise France accompagne notamment le ministère des Finances dans le développement d’un outil de publication de données financières, tandis que Proparco soutient le secteur privé par le biais de prêts accordés aux TPE et PME arméniennes, ainsi que d’investissements, notamment au sein de la banque ACBA. Au total, plus de 100 millions d’euros ont été engagés dans le secteur privé. Selon le directeur régional de l’AFD, “ les prochaines années verront notamment le déploiement, avec le soutien de l’UE, d’un programme d’ampleur pour le renforcement du secteur de l’eau et de l’agriculture : le programme WAIDA. Nous continuerons de nous tenir aux côtés de nos partenaires clés et explorerons les possibilités d’élargir le champ de nos interventions. ” Olivier Decottignies, ambassadeur de France en Arménie, l’a rappelé lors de la cérémonie : “ La France met ses moyens là où sont ses convictions, et le réservoir de Vedi en est une démonstration particulièrement éloquente. Il s’agit de la plus grande infrastructure construite depuis l’indépendance, dans une région dont il n’est pas nécessaire de rappeler le caractère stratégique. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Si les montants engagés par l’AFD en Arménie ont pratiquement doublé en deux ans, le soutien de la France ne se limite pas à l’aspect financier. Il s’illustre également par une assistance multiforme apportée à l’État arménien, qu’elle soit technique, administrative ou militaire. Selon monsieur l’ambassadeur : “ Nous travaillons ensemble selon les objectifs qu’ils se sont fixés pour leur pays… Ce qui ne serait pas possible sans le soutien des institutions internationales. Ce sont des moyens investis dans un pays ami, et des instruments qui pèsent sur la donne géopolitique dans la région. ” 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Jusqu'à cette date, la direction régionale de l'AFD était basée à Ankara en Turquie et disposait de bureaux à Tbilissi (Géorgie) et Bakou (Azerbaïdjan) mais pas en Arménie. C'est le chargé d'affaires de Tbilissi qui gérait les dossiers Arménie. Désormais, l'Arménie aura son propre bureau AFD.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 13:19:26 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Pachinian vs Karapetian, une guerre d'usure</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/pachinian-vs-karapetian-une-guerre-d-usure</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/584948379_122147483348908186_1030554804694638782_n.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Samvel Karapétian
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
      
           ,
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          arrêté le 18 juin dernier juste après avoir condamné les tentatives de Nikol Pachinian de destituer le catholicos Karékine II et promis de le défendre “ à notre façon ”, fait décidément l’objet d’un traitement spécial de la part des autorités arméniennes. A la surprise générale, le 30 décembre, la justice acceptait de transformer sa détention provisoire en assignation à résidence, moyennant le versement d’une caution de 10,5 millions de dollars et l’interdiction de faire des déclarations politiques depuis son domicile. Le 16 janvier, la Cour d’Appel a accédé à la demande du Parquet de réincarcérer Samvel Karapétian… avant que le tribunal de première instance déjuge la Cour d’Appel le 17, en le réassignant à résidence avec la liberté de promouvoir son mouvement Mer Dzevov (A notre façon).
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais l’homme d’affaires est physiquement affaibli. Il avait été hospitalisé pour une double pneumonie contractée en prison, des suites d’une infection au Covid. Ses avocats ont dénoncé de mauvaises conditions de détention, imputables à une administration pénitentiaire qu’ils accusent de négligence. “ Ils n’ont absolument pas chauffé la cellule de Samvel Karapétian, a déploré l’un d’eux, Armen Faroyan. Son état de santé s’est dégradé. Il était constamment enrhumé et personne ne comprenait de quoi il souffrait avant qu’on lui diagnostique une pneumonie bilatérale. ” Aram Vartevanian, un autre avocat de Samvel Karapétian, a affirmé que les autorités pénitentiaires, tout en étant informées de son état de santé, sont restées délibérément inertes. Kamo Manoukian, le directeur de l’hôpital pénitentiaire national, a rejeté ces accusations, indiquant que Samvel Karapétian avait été examiné à plusieurs reprises par les médecins de la prison sans qu’aucun problème pulmonaire n’ait été signalé.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Samvel Karapétian, dont les six mois de détention n’ont pas émoussé la combativité, se disait confiant le 19 novembre de pouvoir chasser la “ petite clique ” dirigeante arménienne du pouvoir à la faveur des législatives. Ces décisions de justice, marquées du sceau de revirements successifs, font penser à un plan concocté en haut lieu pour affaiblir, à l’usure, les capacités de résistance d’un homme dont l’état de santé est désormais précaire.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ Maintenant, je vais m’occuper de toi à ma façon, misérable… J’espère que tu garderas le goût de l’Etat en bouche ”, avait lancé Nikol Pachinian à Samvel Karapétian, le 18 juin dernier. Tout se passe comme si le Premier ministre voulait absolument montrer qu’il a de la suite dans les idées à l’un de ses principaux concurrents aux prochaines législatives. Il faut donc s’attendre, dans les mois à venir, à de nouvelles tentatives de déstabilisation de Samvel Karapétian par le pouvoir, qui ne lésinera pas sur les moyens pour parvenir à ses fins. A sa façon. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:40:42 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/pachinian-vs-karapetian-une-guerre-d-usure</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Provocation et amalgame</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/provocation-et-amalgame</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Armenag BEDROSSIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/62268298.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Scandale en Arménie
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          après les propos de l’animateur de télévision ultra nationaliste russe Vladimir Soloviev, jamais à court d’une provocation, qui a déclaré le 11 janvier dans son émission vedette que “ la perte de l’Arménie n’est pas dans l’intérêt de la Russie, et qu’en conséquence la Russie devrait mener une opération militaire spéciale non seulement en Ukraine, mais aussi sur les territoires de sa sphère d’influence [Ndlr : comme l’Arménie], et ce, même au mépris du droit international ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’ambassadeur de Russie en Arménie, Sergueï Kopyrkine, a immédiatement été convoqué au ministère arménien des Affaires étrangères et s’est vu remettre une lettre de protestation exprimant la profonde indignation du gouvernement arménien face aux déclarations de l’animateur de télévision. “ Ces propos constituent une atteinte inacceptable à la souveraineté de la République d’Arménie et une manifestation hostile. Ils violent gravement les principes fondamentaux des relations amicales entre l’Arménie et la Russie ”, a indiqué la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Ani Badalyan.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Même son de cloche pour le vice-président de l’Assemblée nationale d’Arménie, Rouben Roubinian : “ Le chien aboie, la caravane passe. Le chien, en l’occurrence, c’est Soloviev, ami proche et compatriote de l’homme d’affaires russe Samvel Karapetyan, et la caravane représente notre cher pays, qui avance vers une paix et un développement irréversibles ” a-t-il indiqué dans un profond mélange des genres qui voudrait faire croire que Samvel Karapetyan serait d’accord avec ces propos et qu’il souhaiterait une intervention militaire russe en Arménie. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La campagne électorale de 2026 est déjà lancée dans les rangs de Contrat civil. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:06:02 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/provocation-et-amalgame</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie,Monde</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Washington et Erevan communiquent sur la TRIPP</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/washington-et-erevan-communiquent-sur-la-tripp</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/17683423488171.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Les modalités
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
      
           de la mise en œuvre de la TRIPP étaient à l’ordre du jour, le 13 janvier à Washington, des entretiens entre les chefs des diplomaties américaine et arménienne, Marco Rubio et Ararat Mirzoyan. A l’issue de ces discussions, les deux parties ont publié un document de huit pages. On y lit qu’une entreprise conjointe américano-arménienne construira une voie ferrée, une route, des lignes d’approvisionnement énergétique et d’autres infrastructures le long de cette voie de transit, et en assurera la gestion et la perception des revenus pendant au moins 49 ans. Le document précise que “ l’Arménie entend céder aux Etats-Unis une participation de 74 % et conserver 26 % dans la Société de développement de la TRIPP ”. Cet accord “ devrait être prolongé de 50 ans, avec une augmentation de capital accordée au gouvernement arménien, portant sa participation à 49 % ”. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le texte souligne en outre que “ la souveraineté et la juridiction de l’Arménie sur les opérations frontalières et douanières sont absolues et non négociables ”. Le Secrétaire d’Etat américain Marco Rubio l’a confirmé devant les médias, en indiquant que l’accord sur la TRIPP “ permet à l’Arménie de prospérer économiquement, mais sans porter atteinte à sa souveraineté ”. Ce en quoi “ il peut servir de modèle au monde entier ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La Société de développement de la TRIPP fera appel à des opérateurs privés qui fourniront des “ services à la clientèle ”, tels que “ la collecte initiale de documents pour vérification et la perception des droits de transit auprès des marchandises et des voyageurs ”. Dans le même temps, les autorités arméniennes devront “ maintenir une présence physique à toutes les frontières et installations douanières arméniennes ”, prendre les “ décisions et autorisations douanières finales ” et gérer le “ contrôle de l’immigration ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           On le voit, Washington et Erévan affichent avec insistance leur volonté de graver dans le marbre le maintien de la souveraineté absolue de l’Arménie sur la TRIPP. Mais il ne faut pas s’y tromper : la participation des Etats-Unis à hauteur de 74% pourrait s’avérer un leurre pour l’Arménie en termes de sécurité, si les Américains concluaient un jour ou l’autre un accord avec une société turque ou azerbaïdjanaise désireuse de s’impliquer dans la mise en œuvre du projet. Par ailleurs, bien que le document envisage de porter à 49 %, en 50 ans, le capital accordé au gouvernement arménien, il convient d’accorder une importance toute relative à cette clause qui n’intègre pas, et pour cause, un bouleversement géopolitique d’envergure susceptible de rebattre les cartes dans le Sud-Caucase, guère réputé pour incarner un pôle de stabilité. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 13:02:29 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/washington-et-erevan-communiquent-sur-la-tripp</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie,Monde</g-custom:tags>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Moscou avertit : pas de TRIPP sans la Russie</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/moscou-avertit-pas-de-tripp-sans-la-russie</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/61992.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Dans une interview
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  
         accordée à l’agence russe RIA-Novosti, Mikhaïl Kalouguine, l’un des responsables du ministère des Affaires étrangères pour les pays de la CEI, est monté au créneau : “ Sans la participation de la Russie, les partenaires ne pourront pas mettre en œuvre la Voie Trump. Il s’agit d’un itinéraire correspondant au tronçon convenu par le Groupe de travail trilatéral [russo-arméno-azerbaïdjanais] (1). De plus, la Compagnie des chemins de fer du Sud-Caucase, filiale des Chemins de fer russes, détient la concession pour la gestion de l’infrastructure ferroviaire arménienne. La Voie Trump traversera principalement la zone placée sous la responsabilité de nos garde-frontières. L’appartenance de l’Arménie à l’Union économique eurasiatique doit également être prise en compte. Il est évident que les partenaires ne peuvent se passer de la Russie. ” 
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Soulignant que les accords russo-arméno-azerbaïdjanais conclus sous l’égide de la Russie entre 2021 et 2023 “ restent pertinents ”, Mikhaïl Kalouguine a égratigné la politique menée par l’Occident dans la région. “ Ils tentent de semer la discorde dans le Sud-Caucase et de créer des tensions entre les Etats [qui le composent] et la Russie. Leur principal objectif est de nuire à la Russie et d’impliquer une autre région dans des programmes anti-russes ”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y a quelques semaines, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait appelé l’Arménie à rejoindre la coalition des pays qui appliquent des sanctions contre la Russie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Que Moscou reste hors-jeu dans ce processus initié par Wa-shington semble donc difficile à envisager. Mais contrairement à l’Iran, la Russie conserve deux options pour jouer un rôle majeur : s’assurer un engagement à long terme ou tenter de bloquer le processus en utilisant une panoplie d’instruments à sa disposition. Si la Russie ne parvient pas à s’intégrer à ce projet, elle perdra l’essentiel de son influence dans un Sud-Caucase qu’elle considère comme sa chasse gardée ; si elle s’y implique, elle prendra part à une initiative lancée pour la contourner. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Créé par la Russie, dans la foulée de l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre 2020 en Artsakh, en vue de débloquer les voies de communication régionales.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 12:57:40 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/moscou-avertit-pas-de-tripp-sans-la-russie</guid>
      <g-custom:tags type="string">Arménie,Monde</g-custom:tags>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/61992.jpg">
        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/61992.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Iran-Arménie : le malaise</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/iran-armenie-le-malaise</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/IMG-20260116-WA0003.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Route Trump, instauration par les Etats-Unis de droits de douane pour les pays commerçant avec l’Iran, manifestations à Erévan contre le régime de Téhéran : les relations entre l’Iran et l’Arménie se compliquent.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            L
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            e projet de Route Trump (TRIPP) fait désormais figure de pomme de discorde dans les relations entre Téhéran et Erévan. L’Iran, qui ne cache pas ses craintes depuis le 8 août dernier, semble avoir durci sa position. Recevant le 15 décembre Grigor Hakobian, l’ambassadeur arménien en Iran, Ali Akbar Velayati, proche conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique, s’est prononcé ouvertement contre sa mise en œuvre : “ Ce prétendu plan Trump concernant le Caucase équivaut au Corridor du Zanguézour, et la République islamique s’y oppose catégoriquement. ” Il a ajouté que la TRIPP préparerait également le terrain à une présence militaire américaine ou de l’OTAN le long de la frontière arménienne avec l’Iran. “ L’expérience a montré que les Américains commencent par s’implanter dans les régions sensibles avec des projets en apparence économiques, mais que progressivement, leur présence s’étend à des dimensions militaires et sécuritaires ”, a-t-il déclaré, soulignant que toute présence américaine près de la frontière iranienne entraînerait des “ conséquences sécuritaires évidentes ”.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Selon Ali Akbar Velayati, ce scénario pourrait entraîner des risques graves “ pour la sécurité du nord de l’Iran et du sud de la Russie ”. Fin août dernier, déjà, il déclarait que l’Iran empêcherait l’ouverture du “ corridor américain ” à travers l’Arménie, “ avec ou sans la Russie ”. On relèvera que le diplomate iranien, au-delà de la fermeté de ses propos, s’exprime également, d’une certaine façon, « au nom » de la Russie, rompant ainsi avec les usages en matière diplomatique.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Si les propos virulents tenus à la fin août par Ali Akbar Velayati laissaient apparaître son irritation à l’égard de l’attitude attentiste de Moscou, son avertissement du 15 décembre, en revanche, renvoie un autre écho. Il intervient trois jours après la rencontre organisée à Achkhabad (Turkménistan) entre les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Massoud Pezeshkian, qui ont évoqué les axes de communication Est-Ouest. A l’issue de cette rencontre, le ministère russe des Affaires étrangères s’est montré disposé à consulter Erévan sur les modalités de mise en œuvre de la TRIPP et une participation de la Russie, soulignant qu’“ il existe des motifs suffisants en ce sens ”.  
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Et curieusement, le 16 décembre, quelques jours après ces discussions russo-iraniennes au plus haut niveau, la Russie s’est départie pour la première fois de sa prudence observée depuis le 8 août, en égrenant les motifs pour lesquels il serait inconcevable de mener à bien ce projet sans sa participation (lire l’encadré ci-contre). Comme si Téhéran et Moscou voulaient donner l’impression d’avoir peaufiné ensemble le timing d’une communication à deux voix.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            En Iran, les protestations en cours ont démarré fin décembre 2025 sur fond d’effondrement monétaire et de crise du coût de la vie, puis ont pris une tournure ouvertement anti-régime. La répression est décrite comme très lourde. Si le décompte réel des victimes est extrêmement difficile à établir, conséquence du black-out quasi total, les quelques Iraniens ayant pu quitter le pays faisaient état de plusieurs dizaines de milliers de tués à la mi-janvier. Des sources évoquent même une stratégie d’“internet national” durable, ce qui complique la vérification et la coordination d’aide. Dans cet en fer, où en sont les Arméniens d’Iran ? Sont-ils exposés réellement, voire ciblés aussi par la répression ? 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 05 Feb 2026 12:52:18 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/iran-armenie-le-malaise</guid>
      <g-custom:tags type="string">Monde</g-custom:tags>
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        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>La bataille d’Alep solde  la présence kurde</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/profitez-au-maximum-de-la-saison-en-suivant-ces-conseils-simples</link>
      <description>Du 6 au 9 janvier 2026, Alep a connu une séquence de combats intenses liée aux affrontements entre forces du pouvoir syrien (transitoire) et forces kurdes (FDS/Asayish), concentrés notamment autour de quartiers comme Sheikh Maqsoud et Achrafieh, avec des déplacements massifs de civils et des dégâts importants.</description>
      <content:encoded>&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h1&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           La bataille d’Alep solde
            &#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
      
           la présence kurde
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h1&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           Du 6 au 9 janvier 2026, Alep a connu une séquence de combats intenses liée aux affrontements entre forces du pouvoir syrien (transitoire) et forces kurdes (FDS/Asayish), concentrés notamment autour de quartiers comme Sheikh Maqsoud et Achrafieh, avec des déplacements massifs de civils et des dégâts importants. 
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Par Tigrane Yégavian
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;strong&gt;&#xD;
      
           C
          &#xD;
    &lt;/strong&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           ’est un scénario qui rappelle le nettoyage des poches salafistes de la région de Damas en 2018, mais dans un autre sens. En ce 6 janvier, jour de célébration du Noël arménien vers 14h00 de l’après-midi de violents tirs. Les combattants kurdes affiliés aux Forces démocratiques syriennes occupaient depuis le début de la guerre deux quartiers d’Alep (Sheikh Maqsoud et Achrafieh) en totale indépendance. Une fois la ville passée sous le contrôle des rebelles islamistes de Hayat Tahrir al Sham, le statu quo avait perduré, à condition d’un retrait au bout d’un an. “ Ce délai étant passé, les autorités ont décidé d’en découdre par les armes afin de vider ces poches de résistance. Mais auparavant, ils ont informé les civils afin qu’ils puissent avoir le temps de quitter les lieux pour ne pas être pris au milieu des tirs nourris ”, indique Hovig Ohanian, jeune professeur et activiste civil de la communauté arménienne d’Alep. Passé ce délai, les combattants au lieu de quitter les deux quartiers, ont déclenché les hostilités provoquant une réponse très forte de la part du camp loyaliste. Or, ces deux quartiers et surtout celui d’Achrafieh, enregistrent une forte présence arménienne. Ils ont subi des dégâts matériels importants, des vitres ont été soufflées, des appartements ont été endommagés, des missiles sont même tombés dans des zones résidentielles, fort heureusement sans provoquer de victime humaine. Les évêques des églises d’Alep ont appelé leurs fidèles à ouvrir leurs églises pour accueillir le flux de réfugiés, plusieurs milliers de civils qui ont fui les zones de combat. Plusieurs relais communautaires indiquent que, malgré la peur, les services essentiels (boulangeries, pharmacies, hôpitaux) ont continué de fonctionner. Au bout de trois jours, les forces kurdes se sont rendues et ont été acheminées par bus de l’autre côté de l’Euphrate, en zone tenue par les FDS. Des convois humanitaires ont été mis en place permettant l’évacuation d’environ 155 000 personnes. Le gouvernement a décompté 29 tués et 129 blessés. Quelque 1 300 plaintes contre les forces de sécurité ont été déposées. Un cessez-le-feu précaire a été signé, mais en substance, rien n’est réglé. Du moins tant que le nouveau régime n’aura pas assuré le contrôle de l’ensemble du territoire national sans partage de compétences. Exit donc, la solution fédérale. Mais cet épisode rappelle aussi combien le maximalisme des Kurdes, écartant tout compromis, s’est avéré funeste. En l’absence de garantie américaine, ceux-ci risquent de connaître le sort des autres minorités honnies par les nouveaux dirigeants.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Mi-janvier le calme régnait à Alep. “ Les autorités ont le souci d’informer la population des développements de la situation, la question de la sécurité semble être une priorité pour elles ”, précise Hovig qui se veut rassurant. “ La paix est revenue à Alep, nous n’avons, grâce à Dieu, aucune victime à déplorer, mais il va falloir nettoyer les champs de mines et beaucoup de ressources pour reconstruire les habitations endommagées ”.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;h3&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’Arménie aux abonnés absents
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
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  &lt;p&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Cet énième tragique épisode qui meurtrit la population d’Alep marque à nouveau le manque de diplomatie humanitaire visible de la part de l’Arménie. Aucune cellule de crise n’a été mise en place, aucune ligne d’urgence, aucun corridor humanitaire aménagé, encourageant l’impression d’une forme d’abandon. Si le consulat de la République d’Arménie est resté opérationnel durant les affrontements, aucune aide n’a été signalée du côté de l’Arménie. Le haut-commissaire à la Diaspora Zareh Sinanian, s’est, au cours d’une conférence de presse le 12 janvier, contenté d’appeler les Arméniens de la ville à rejoindre l’Arménie, probablement par leurs propres moyens. L’aéroport d’Alep étant fermé, le dernier avion en partance pour Erevan a décollé le 9 janvier. À l’évidence, si la situation sécuritaire semble relativement revenue à la normale, rien ne prédit que la stabilité soit pérennisée dans un avenir proche et lointain.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/p&gt;&#xD;
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Kurdes_pourraient_bien_etre_les_laisses-pour-compte_de_cette_realpolitik.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:41:24 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Massacre à huis clos en Iran</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/massacre-a-huis-clos-en-iran</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN 
        &#xD;
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&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/morts.jpg"/&gt;&#xD;
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  &lt;/span&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            En Iran, les protestations en cours ont démarré fin décembre 2025 sur fond d’effondrement monétaire et de crise du coût de la vie, puis ont pris une tournure ouvertement anti-régime. La répression est décrite comme très lourde. Si le décompte réel des victimes est extrêmement difficile à établir, conséquence du black-out quasi total, les quelques Iraniens ayant pu quitter le pays faisaient état de plusieurs dizaines de milliers de tués à la mi-janvier. Des sources évoquent même une stratégie d’“internet national” durable, ce qui complique la vérification et la coordination d’aide. Dans cet enfer, où en sont les Arméniens d’Iran ? Sont-ils exposés réellement, voire ciblés aussi par la répression ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Une communauté visible, concentrée, institutionnalisée
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les Arméniens d’Iran sont surtout présents à Téhéran, en moindre mesure à Tabriz et Ispahan dans la Nouvelle Joulfa, avec des institutions (églises, écoles, associations) et une représentation parlementaire. Les estimations démographiques varient beaucoup selon les sources ; des analyses récentes évoquent plutôt entre 60 et 80 000 personnes, bien moins que les chiffres avancés par d’autres sources. A l’est de Téhéran dans les quartiers populaires de Narmak, Majidiye et Nezamieh, sont concentrés les écoles, les églises, les clubs sportifs et culturels de la communauté. Au nord et au centre de la capitale dans les quartiers de Youssefabad et de Vanak où se trouve le grand complexe sportif Ararat dont l’équipe figurait en Ligue 1 de l’Iran, la bourgeoisie arménienne a élu domicile. De fait, les Arméniens ne sont pas spécialement ciblés par la répression et ne l’ont jamais été. Cette minorité est plutôt bien vue par le régime. “ S’il y avait des victimes arméniennes à déplorer lors de la répression, il s’agirait davantage de manifestants ou de victimes accidentelles ”. Toujours est-il que deux morts ont été renseignées, provoquant de vives inquiétudes. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          D’origine arméno-iranienne, Anahit (le prénom a été modifié) vit à Paris mais ses proches parents résident toujours à Téhéran. “ Internet est coupé depuis le 8 janvier, le premier soir des manifestations massives dans un très grand nombre de villes. Il est donc impossible de joindre les gens par WhatsApp, Signal, Telegram... Les lignes téléphoniques (mobiles et fixes) étaient également coupées pendant quelques jours. Depuis le 13 janvier, les Iraniens peuvent appeler des numéros à l’étranger depuis leurs lignes fixes, mais on ne peut pas les joindre de l’étranger. Mon frère a pu me joindre une fois, pour à peine une minute [...]. Ils n’osent pas ou ne peuvent pas parler longtemps. Il m’a juste dit qu’ils étaient sains et saufs ”. Et d’ajouter : “ Une amie proche, dont la famille vit dans une ville de province, a eu la même expérience. Sa soeur a pu la joindre une fois. Elle n’a pas beaucoup parlé. Toute la famille s’est réfugiée dans un village. Elle a parlé d’un couvre-feu qui ne dit pas son nom. Les gens sont dans un état de choc. Ils n’osent pas sortir. Internet étant coupé, les informations arrivent au compte-goutte. Chose inhabituelle, c’est le régime qui le premier a diffusé des images (vidéos, photos) des dépôts de cadavres et de morgues ” nous dit-elle en nous communiquant un rapport d’Amnesty et une vidéo filmée le 10 janvier dans une morgue à Kharzak près de Téhéran. Exilée en France, Anahit combat le régime des Mollah depuis sa jeunesse ; elle nous explique que c’est dans l’intérêt du régime que de faire passer les victimes pour des personnes abattues par “ des terroristes sionistes infiltrés dans les rangs des manifestants ”. “ Khamenei a dit lui-même dans un discours que des milliers de personnes avaient été tuées et il les a appelées des martyrs. D’autres vidéos, envoyées par des manifestants ou des observateurs, montrent des rues jonchées de cadavres, des camions qui en sont remplis, les forces de l’ordre tirant sur les manifestants. Des Iraniens qui ont quitté le pays par les frontières terrestres ont également pu témoigner. Certains parlent d’un état de guerre ”, ajoute Anahit. Au-delà de la violence de la répression, quels sont les autres risques / dangers auxquels font face les Arméniens d’Iran ? “ Ils font face aux mêmes risques que le reste de la population. Certains témoignages, non vérifiables pour le moment, font état de pénuries alimentaires qui commencent. D’autres parlent de la faillite imminente de cinq banques, notamment la banque de Sepah (contrôlée par les Gardiens de la Révolution). Il y a quelques mois, en octobre, la faillite de la banque Ayandeh (proche du régime aussi) avait précipité la crise financière ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:39:51 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Bakou l'arménienne qui n'est plus</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/bakou-l-armenienne-qui-n-est-plus</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Sahag SUKIASYAN 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/012.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          L’arménophobie est l’un des éléments clef du récit national de l’Azerbaïdjan. Tous les moyens: l’épuration ethnique, la destruction du patrimoine matériel, le révisionnisme et l’instrumentalisation des mémoires, ont été utilisés à Bakou pour gommer jusqu’au souvenir des Arméniens qui ont pourtant joué un rôle majeur dans sa construction.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Si le sort tragique de ce patrimoine dans les provinces du Nakhitchevan et d’Artsakh est malheureusement bien renseigné et régulièrement dénoncé (1), une partie non négligeable du patrimoine arménien du reste de l’Azerbaïdjan demeure assez peu connu du grand public. Il s’agit en particulier de celui des territoires situés sur la rive gauche du fleuve Koura – de la province du « Poun aghvank » (la véritable Albanétie) - où des dizaines de villages étaient encore partiellement peuplés d’Arméniens et d’Oudis jusque dans les années 20 du 20e siècle, et celui des localités arméniennes de la plaine du Chirvan comprise entre le Karabagh, le fleuve Araxe et la mer Caspienne (2). Mais la partie la moins connue de ce très riche patrimoine est sans doute celui de la ville et de la région de Bakou.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           L’histoire des Arméniens de Bakou et de sa région constitue un champ de recherche assez peu exploré en diaspora. En Arménie et en Russie, quelques historiens et chercheurs ont commencé à publier à partir des années 90 des articles et ouvrages sur la question. L’exode tragique de plus de 350 000 arméniens d’Azerbaïdjan, dont près de 220 000 originaires de la région et de la ville de Bakou, a été l’occasion pour découvrir ou redécouvrir l’histoire d’une communauté très particulière qui n’aura qu’une brève existence d’environ un siècle et demi. Parmi ces auteurs, figurent Alexander Grigoryan (3), Iskhan Kishmiryan, Hranouch Khalatyan et quelques autres (4). Même si certains de ces auteurs font remonter la présence arménienne au Haut Moyen-Âge, c’est surtout à partir de 1850 que les Arméniens s’installent massivement sur la péninsule  d’Absheron où ils fondent plusieurs villages, avant de s’installer dans la ville portuaire qui connaît un essor très rapide. Cet essor est naturellement accéléré par la découverte d’immenses réserves pétrolières.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Conquise par les Russes en 1805-1806, la région était devenue le centre du gouvernorat de Bakou, l’une des régions de la vice-royauté du Caucase. La ville constitue alors un centre administratif, militaire, économique et culturel cosmopolite peuplé de Russes, de Tatars, de Juifs, d’Arméniens et de représentants de nombreux autres peuples de la région.  Cherchant à la fois à échapper à l’insécurité qui règne dans des régions comme le Karabagh ou la plaine du Chirvan où ils étaient très nombreux dès le XVIe et XVIIe siècle, attirés par les nombreux emplois qui sont proposés par cette nouvelle métropole économique où l’artisanat et l’industrie prospèrent, les Arméniens représentent rapidement le groupe ethnique le plus important après les Russes. Au recensement de 1897, ils sont plus de 25 000 à Bakou intra-muros, 55 000 en 1926, 170 000 en 1959 et atteignent le nombre de 220 000 vingt ans plus tard. Dans les années 1880, Bakou est devenue la deuxième métropole arménienne (29 % de la population de la ville est arménienne), derrière Tiflis dont 36 % des habitants sont arméniens, mais devant Constantinople dont la population est arménienne à 18 %.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Dans cette ville en plein développement, les Arméniens sont des agents économiques dynamiques dans les domaines de l’artisanat, du commerce et rapidement dans l’industrie pétrolière dans laquelle ils occupent une place très importante aux côtés d'autres hommes d’affaires comme les Nobel ou les Rockefeller. Parmi la dizaine de « grands barons » arméniens du pétrole, on trouve les noms d’Ivan Mirzoyev, l’un des pères de l’industrie pétrolière de Bakou, Alexandre Mantachiants et Calouste Gulbenkian. Avec leurs collègues russes et tatars,  ces richissimes industriels arméniens concourent au développement de la ville qui ne cesse de s’étendre durant tout le 19e siècle. Le « prolétariat arménien » vit essentiellement dans les quartiers du nord, nord-ouest de la ville, souvent aux côtés des musulmans, tandis que la grande bourgeoisie fait bâtir de somptueux hôtels particuliers dans de nouveaux quartiers qui se développent au-delà du vieux centre médiéval de « Isheir sheer ». Sollicités par les magnats de l’industrie pétrolière et par les grands commerçants, de nombreux architectes, principalement formés à Saint-Petersburg, s’installent à Bakou. Parmi ceux-ci, une quinzaine d’architectes arméniens comme Nicolas Bayev, Vartan Sarkissian, Hovhannès Katchaznuni (5) et Gapriel Ter-Mikaelyan (6). Leurs talents et les moyens financiers des grandes figures du monde économique de la ville mis à leur disposition font rapidement de Bakou une cité qui peut prétendre rivaliser avec des cités européennes de l’époque. Une grande partie de ce patrimoine regroupant tous les types d’architecture du moment, bâti par ces architectes et hommes d’affaire arméniens existe de nos jours encore, donnant à certains quartiers de la capitale de l’Azerbaïdjan des airs de « Barcelone orientale ».
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
             Une vie sociale, culturelle et intellectuelle d’une grande richesse 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ces mêmes « barons » de l’industrie pétrolière et du commerce international (7) deviennent également des mécènes qui encouragent toutes les formes d’arts pour l’ensemble des habitants de la ville, indépendamment de leur appartenance ethnique ou religieuse. Parmi ces illustres mécènes, les frères Maylian occupent une place très particulière puisqu’ils ont financé la construction du premier grand théâtre de la ville qui est aujourd’hui l’opéra de Bakou. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           La vie communautaire arménienne est tout aussi animée et riche qu’à Tiflis ou Constantinople. Plus de 60 titres de journaux arméniens paraissent à Bakou entre 1875 et 1920, de nombreux livres y sont édités parmi lesquels Ernani de Victor Hugo. La ville a compté jusqu’à 5 églises arméniennes, dont 4 ont été détruites entre 1920 et 2000 (8). Les écoles arméniennes, les institutions communautaires, dont la prestigieuse société savante, Société philanthropique arménienne (Հայոց մարդասիրական ընկերութիւն), ont été confisquées, transformées ou simplement détruites.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Dès 1988, les 220 000 Arméniens de la ville ont pris le chemin de l’exil par vagues successives, au gré des pogroms. Quelques dizaines d’hommes et de femmes arméniens, la plupart mariés à des Azéris, vivraient encore à Bakou, en taisant leur origine. Le quartier de « Ermenikent » (Le village arménien) bâti à partir de 1920 au nord-est de la ville a été débaptisé et très peu de gens se souviennent de cette véritable épopée de l’avant-garde architecturale soviétique. Le monument de Sdepan Chahoumian, la figure tutélaire de la Bakou soviétique, a été abattu et son nom effacé du plan de Bakou. Il n’y a plus de place pour les Arméniens dans cette ville. Les trois cimetières arméniens de la ville ont été détruits effaçant jusqu’à leur souvenir. A Bakou, même les morts arméniens ont perdu le droit de cité… Vivants, ils avaient largement contribué à son édification.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Bakou l’arménienne, n’est plus. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (1) https://www.djulfa.com/cemetery_history/
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            https://www.djulfa.com/nakhichevan-2005-the-state-of-armenian-monuments/
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            https://armenianbar.org/wp-content/uploads/2021/01/Armenian-Cultural-Heritage-Report-1.21-2021.pdf
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            https://monumentwatch.org/en/
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            https://caucasusheritage.cornell.edu
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (2) Ces villages ont perdu la totalité de leurs habitants arméniens à la suite des pogroms anti-arméniens organisés par l’Azerbaïdjan entre 1988 et 1990.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (3) Grigoryan Alexander, Армянский Баку. Краткие зарисовки города до и после 1917 года. (Bakou arménienne, brèves esquisses de la ville avant et après 1917),  Editions Spyurk, New York - Saint-Pétersbourg 2019.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (4) Un certain nombre de ces articles et ouvrages figurent sur le site de L’Union pan-arménienne Gartman-Chirvan-Nakhitchevan (Գարդման-Շիրվան-Նախիջեվան Համահայկական Միություն) qui regroupe des arméniens originaires de ces trois régions expulsés entre 1988 et 1990 et défend les droits de ces personnes exilées.  http://gsn.armrefugees.am/hy/photo_gallery
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (5) Il deviendra plus tard Premier ministre de la République indépendante d’Arménie.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (6) N. Bayev et G. Ter-Mikaelyan ont occupé le prestigieux poste d’architecte de Bakou et construit les plus remarquables bâtiments publiques de la ville comme la grande gare de chemin de fer de Sabundju ou la Philharmonie.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (7) La première grande chocolaterie de luxe de Bakou qui exportait ses produits dans tout l’empire russe a été fondée par un Arménien.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            (8) Le dernier de ces sanctuaires, la cathédrale Saint-Grégoire-l’Illuminateur, construite en 1850, a été pillée et incendiée en décembre 1989. Après avoir été restaurée et privée des croix de son tambour central et de son clocher, elle a été transformée en annexe de la bibliothèque présidentielle. Son fond est constitué de plusieurs milliers de livres, manuscrits et documents d’archives volés, fruit d'une spoliation éhontée.
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/011.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:56:01 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/bakou-l-armenienne-qui-n-est-plus</guid>
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      </media:content>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Arméniens et Serbes : un destin croisé ?</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/armeniens-et-serbes-un-destin-croise</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Alexandre SARADJIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Artsakh_and_Kosovo.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Les peuples arménien et serbe, tous deux héritiers d’une riche tradition chrétienne, partagent depuis des siècles des liens profonds marqués par une résistance commune face à des empires conquérants. De la défense de la foi en passant par la résilience face à l’adversité, leurs histoires se croisent souvent jusqu’à la situation de l’Artsakh et du Kosovo.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les premières traces des liens entre Arméniens et Serbes remontent au XIIIe siècle. Saint Sava, fondateur de l’Église orthodoxe serbe, visita des monastères arméniens et invita des architectes arméniens à construire des édifices en Serbie, comme le monastère de Vitovnica, qui conserve encore des inscriptions bilingues serbo-arméniennes. Saint Grégoire l’Illuminateur, père de l’Église arménienne, est d’ailleurs vénéré dans l’Église serbe médiévale.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Un épisode symbolique illustre cette solidarité chrétienne : lors de la très célèbre bataille du Champ des Merles (Kosovo Polje) en 1389, des Arméniens intégrés dans l’armée ottomane désertèrent pour rejoindre les Serbes, refusant de combattre des coreligionnaires chrétiens. Ces survivants auraient contribué à la reconstruction de monastères serbes. Plus récemment, en 1988, des pilotes serbes périrent en apportant de l’aide humanitaire en Arménie après le séisme de Spitak, leur sacrifice ayant été honoré par un khatchkar à Novi Sad, deuxième plus grande ville de Serbie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:48:22 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/armeniens-et-serbes-un-destin-croise</guid>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>L'hypocrisie de la Commission européenne</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/l-hypocrisie-de-la-commission-europeenne</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Alexandre SARADJIAN - Ancien assistant parlementaire au Parlement européen
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/accord+dans+le+domaine+de+l-%C3%A9nergie.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Dans un monde où la Commission européenne se drape volontiers du manteau de la moralisatrice des droits de l’Homme, son soutien effronté à la dictature d’Ilham Aliev en Azerbaïdjan révèle une hypocrisie aussi criante que lucrative. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Tandis que des centaines de milliers d’Arméniens ont fui le nettoyage ethnique de l’Artsakh orchestré par Bakou en 2023, Ursula von der Leyen et Kaja Kallas, duo infernal de la diplomatie bruxelloise, continuent de signer des chèques en milliards pour du gaz et des visas facilités. Derrière les discours lénifiants sur la “ transition écologique ” et la “ sécurité énergétique ”, l’Union européenne (UE) finance allègrement un régime sanguinaire qui emprisonne des journalistes, des dissidents et opposants du régime, et qui a effacé une présence arménienne millénaire en Artsakh. Pire : le Parlement européen, seul bastion démocratique de cette machinerie bureaucratique, tonne en vain contre ces dérives, soulignant une dissonance institutionnelle qui mine toute la crédibilité de l’UE.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Une aide économique absurde
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’UE se vante d’être le “ principal investisseur étranger ” en Azerbaïdjan, injectant des fonds massifs via l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI). En 2024, l’Union représente 41,2 % du commerce azerbaïdjanais, avec 63,3 % des exportations de Bakou, majoritairement du gaz, se dirigeant vers l’Europe. Ursula von der Leyen, en visite à Bakou en juillet 2022, a scellé un Mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique énergétique, visant à doubler les importations de gaz azerbaïdjanais d’ici 2027. “ L’Azerbaïdjan est un partenaire fiable ”, a-t-elle alors déclaré, ignorant les prisons remplies de prisonniers politiques et le calvaire des Arméniens d’Artsakh.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce deal, justifié par la quête d’indépendance vis-à-vis du gaz russe, masque une réalité sordide : l’UE finance une dictature qui, en septembre 2023, a lancé une offensive militaire éclair contre l’Artsakh, forçant 120 000 Arméniens à l’exode en 48 heures. Des rapports accablants, comme celui de Freedom House en 2024, qualifient cela d’“ ethnic cleansing ” : meurtres de civils, tortures, et effacement culturel systématique des sites arméniens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Von der Leyen et Kallas portent une lourde responsabilité. En avril 2024, Kallas visite Bakou et vante un “ grand potentiel ” pour les relations UE-Azerbaïdjan, au moment même où 21 journalistes sont détenus pour avoir osé critiquer le régime. Ces investissements, ports, PME, déminage, ne sont pas neutres : ils renforcent un État qui sabote les jugements de la Cour européenne des droits de l’Homme (plus de 320 non exécutés, record absolu au Conseil de l’Europe) et qui pratique la « diplomatie du caviar » pour corrompre des politiciens. L’aide économique de l’UE n’a aucun sens : elle récompense un dictateur héréditaire qui a transformé l’Azerbaïdjan en dictature à part entière, comme l’écrivent des défenseurs des droits humains en 2025.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            La facilitation des visas : une tartufferie de plus
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’accord de facilitation des visas UE-Azerbaïdjan, en vigueur depuis 2014, est une farce hypocrite. Il simplifie les procédures pour les séjours courts (jusqu’à 90 jours), réduit les frais et délivre des visas multiples pour les “ voyageurs fréquents ”, souvent des élites liées au régime. En 2024, des milliers d’Azéris en profitent pour visiter l’Europe sans entraves, tandis que les dissidents fuient ou croupissent en prison. Von der Leyen et Kallas, qui poussent pour une “ mobilité accrue ” dans le cadre du Partenariat oriental, ignorent que cet accord facilite l’exil forcé des opposants et permet au régime de surveiller ses expatriés via des agents infiltrés. C’est de la tartufferie : l’UE prône les « droits humains » en public, mais ouvre grand ses portes aux sbires d’Aliev, qui rentrent enrichis pour réprimer plus encore. Le Parlement européen, dans une résolution de 2023, appelait déjà à suspendre cet accord en cas d’agressions contre l’Arménie, appel évidemment ignoré par la Commission.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Seul le Parlement, élu au suffrage universel, ose la vérité. En octobre 2023, il adopte une résolution condamnant l’agression militaire azerbaïdjanaise comme “ violation grossière du droit international ”, appelant à des sanctions, à la suspension de l’accord gazier avec l’Azerbaïdjan et à soutenir l’aide humanitaire pour les réfugiés arméniens. En octobre 2024, nouvelle salve : “ Répudiation de la répression domestique et extraterritoriale ” du régime, avec gel des exportations d’armes et libération des prisonniers politiques. Les députés européens, comme François-Xavier Bellamy, Jordan Bardella ou encore Raphaël Glucksmann, hurlent au Parlement. Mais von der Leyen et Kallas, soutenues par le Conseil de l’Union européenne (où dominent les États “ gas-addicts ” comme l’Allemagne), balaient ces motions d’un revers de main. Cette dissonance est fatale : le Parlement incarne la voix démocratique, mais l’exécutif bruxellois la noie dans le cynisme énergétique. Comme l’écrivait le journal Politico : “ Les sanctions du Parlement ? Ignorées par les États qui préfèrent le gaz azerbaïdjanais. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Le temps du choix : principes ou pétrole ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ursula von der Leyen et Kaja Kallas, paradant à la COP29 à Bakou en novembre 2024, sont face à un Aliev qui efface l’héritage arménien tout en se parant de vertueux climatiques. Il est temps que le duo infernal de la Commission européenne assume pleinement sa position : l’hypocrisie sur les principes moraux défendus par l’UE et le choix cynique de la raison économique et énergétique. L’UE, derrière ses postures de phare des droits humains, soutient une dictature sanguinaire pour un baril de gaz. Pourtant, le Parlement européen sauve l’honneur. Cela veut dire que l’UE peut encore choisir la cohérence, mais le temps presse : la moraline ne chauffera pas les foyers cet hiver. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:36:24 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/l-hypocrisie-de-la-commission-europeenne</guid>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Avec Mi Morna - N'oublie pas - Méliné Ter Minassian interroge l'héritage</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/avec-mi-morna-n-oublie-pas-meline-ter-minassian-interroge-l-heritage</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Penjamin HAGI MANOUGIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Mi_Morna_1%28c%29LauraSeveri_com.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           À travers un solo profondément incarné, la comédienne et metteuse en scène Méliné Ter Minassian explore la mémoire arménienne, l’expérience diasporique et les mécanismes intimes de la transmission. Entre théâtre physique, mémoire familiale et dialogue avec les absents, elle signe une œuvre sensible et engagée, à découvrir en mars prochain au Théâtre du Chariot à Paris.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             S
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          eule en scène, Méliné Ter Minassian explore les traces laissées par l’Histoire dans les corps et les familles. Née d’une recherche entamée il y a près de dix ans et nourrie par la guerre d’Artsakh en 2020, la pièce s’inscrit dans une recherche au long cours sur la mémoire, les héritages et les identités diasporiques. À quelques mois des représentations parisiennes, l’artiste revient sur la genèse de cette pièce, son parcours et les enjeux politiques et intimes qui traversent son travail.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
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      &lt;/span&gt;&#xD;
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              France Arménie : Le titre de votre spectacle, Mi morna – n’oublie pas, j’oublie, est énigmatique. Que dit-il du spectacle et de votre démarche ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
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        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Méliné Ter Minassian :
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
          
             Ce spectacle fait suite à une première étape, Mi morna, moranum em, qui mettait en relation les deux Arméniens, occidental et oriental. Pour moi, la question centrale est : qu’est-ce qu’on veut transmettre, laisser de côté ou simplement ne peut transmettre ? En tant qu’héritière d’une histoire, je réfléchis à ce qu’on souhaite garder ou parfois s’en éloigner. Il était important de ne pas rester seulement dans l’injonction “ Souviens-toi ! ”, très présente chez les Arméniens, mais aussi de revendiquer de ne pas être uniquement des victimes. Dans le spectacle, je joue entre deux identités, ma grand-mère, Anahide Ter Minassian, et moi-même. Quand je dis “ N’oublie pas ”, c’est elle qui me parle, mais quand elle dit “ J’oublie ”, c’est réel : en fin de vie, elle exprimait le besoin de prendre ses distances avec ce passé et m’encourageait à continuer d’avancer. Cette volonté que les générations futures ne se tournent pas seulement vers la douleur traverse tout le spectacle.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
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        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              La pièce prend naissance pendant la guerre d’Artsakh en 2020, alors que vous étiez enceinte. Comment cette expérience ambivalente a-t-elle nourri l’écriture ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             En réalité, le spectacle n’est pas né uniquement de là. C’est une recherche qui dure depuis presque dix ans. Mais cette expérience a clairement influencé des choix dramaturgiques. Avant, j’avais une approche plus large du projet. La guerre d’Artsakh, dont on a très peu parlé en France, a créé un silence douloureux pour beaucoup d’Arméniens et d’Arméniennes de la Diaspora. Cette ambivalence entre le besoin de se souvenir et celui d’aller de l’avant s’est cristallisée dans cette expérience. En tant que personne de la Diaspora, je me sentais profondément connectée à ce qui se passait en Arménie, tout en vivant une vie personnelle sereine en France. Cette double vie, ce sentiment d’être à la fois là et pas là, est très fort dans les moments de guerre, et je pense qu’il est partagé par beaucoup de personnes issues de l’exil.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             La pièce voit le jour cinq ans après la guerre. Pourquoi la créer maintenant ?
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             J’aimerais dire que c’est un choix volontaire, mais il y a aussi des questions de production et de temporalité. Le projet est très intime et lié à des événements personnels, notamment le décès de ma grand-mère. Tant que tous ces éléments n’étaient pas là, il m’était impossible de me précipiter. Le projet a commencé en 2015 et a traversé différentes étapes avant de trouver sa forme actuelle.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Dans la pièce, vous convoquez votre grand-mère disparue et d’autres figures du passé. Pourquoi ce dialogue avec les morts est-il nécessaire ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             Les figures du passé que vous mentionnez correspondent en réalité aux souvenirs d’enfance de ma grand-mère. Le premier point de départ du spectacle, en 2015, était une réflexion sur la figure du fantôme, notamment à travers l’histoire de mon arrière-arrière-grand-mère Gülizar, qui est toujours transmise oralement dans certaines régions, notamment par des populations kurdes. Cette découverte a nourri ma réflexion sur la manière dont les morts continuent d’habiter nos corps, nos récits, nos voix. Le théâtre est précisément le lieu où ces présences peuvent revenir. Il permet de faire dialoguer les vivants et les morts, d’explorer cette porosité. Mi morna s’inscrit dans cette recherche : comment représenter les fantômes du passé et leur donner une place sensible sur scène.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Vous incarnez la grand-mère et la petite-fille. Que raconte ce jeu de miroirs ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             Je ne sais pas si cela dit précisément quelque chose de notre relation, si ce n’est l’amour profond que je lui portais. Ma grand-mère était une formidable conteuse, dotée d’une personnalité très forte, presque théâtrale. Elle était déjà un personnage en soi. La faire apparaître sur scène s’est imposé naturellement. Ce dispositif me permet de parler de la transmission sans mettre de distance, sans rapporter ses paroles de manière indirecte. Je ne dis pas “ Anahide disait ”, je deviens Anahide, et c’est elle qui parle.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Votre langage scénique mêle théâtre physique, voix et objets. Pourquoi ce choix sensoriel ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             C’est le langage avec lequel je m’exprime sur scène depuis mes premières créations. Le corps a toujours été central, parfois mon seul outil. Il permet d’exprimer ce que les mots ne peuvent pas dire, notamment lorsqu’il s’agit de fantômes, de perte ou de douleur. Les objets, eux aussi, portent une mémoire.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Vous dites que jouer devant un public est un acte politique. En quoi cette pièce est-elle politique ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             Parce qu’elle invite à se connecter à ses propres ancêtres et aux violences du monde contemporain. Nous sommes tous contemporains de ces drames, même lorsque notre quotidien semble épargné. Mon souhait est que le public se sente concerné, à la fois par le passé et par le présent, et qu’il éprouve un sentiment de communauté, entre les morts, les vivants et ceux qui sont éloignés. La pièce aborde également des réalités peu connues du public français, comme l’histoire arménienne contemporaine et l’identité diasporique.
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Même si la pièce est ancrée dans l’histoire arménienne, comment un public français peut-il s’y reconnaître ?
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             Parce que je parle d’expériences profondément intimes, mais universelles. Le rapport aux grands-parents, à leur disparition, aux objets qui restent, aux questions de transmission, concerne tout le monde. Les fantômes du passé, d’une manière ou d’une autre, nous habitent tous. Les premières rencontres avec le public lors des sorties de résidence l’ont confirmé : des personnes qui ne connaissaient rien à l’histoire arménienne ont été touchées et sont reparties avec le désir d’en savoir davantage, tout en ayant été émues par des éléments très personnels qui faisaient écho à leur propre histoire. 
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;br/&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Infos pratiques 
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Paris – Théâtre du Chariot (11e)
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Du 19 au 22 et 26 au 29 mars à 19h
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Billetterie ouverte pour réservation en ligne sur le lien : https://www.theatreduchariot.fr/
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          &lt;b&gt;&#xD;
            
              Durée : environ 1h – À partir de 12 ans
             &#xD;
          &lt;/b&gt;&#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Mi_Morna_2%28c%29LauraSeveri_com-999cf19f.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 10:27:46 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/avec-mi-morna-n-oublie-pas-meline-ter-minassian-interroge-l-heritage</guid>
      <g-custom:tags type="string">Culture</g-custom:tags>
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    </item>
    <item>
      <title>Le talentueux Monsieur Mennillo</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-talentueux-monsieur-mennillo</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Dikran ZEKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Cortot_2025-10-30.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Pianiste improvisateur, autodidacte quoique issu d’une lignée de musiciens fameux, Thibaud Mennillo trace un sillage tout personnel qui croise la tradition musicale arménienne. Rencontre avec un jeune homme décidé dont le caractère passionné met en lumière les multiples talents.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;span&gt;&#xD;
          
             F
            &#xD;
        &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            aut-il croire Thibaud Mennillo quand il affirme un rien bravache : “ Je suis devenu pianiste malgré moi ”, tant la symbiose entre le musicien et son instrument paraît idéale ? On dit de l’artisan que son outil est un prolongement de lui-même ; pour notre pianiste, le clavier s’inscrit comme le prolongement naturel de son être. Il permet d’exprimer les sonorités intimes nées dans son esprit, comme autant de façons de faire résonner les émotions et ressentis que l’observation du monde qui l’entoure fait vibrer en lui. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Un nouvel indice nous met sur la piste. Né Thibaud Leportois en 1989, c’est sous le patronyme de sa famille maternelle qu’il se fait connaître comme artiste : Mennillo. Ce qui pourrait passer pour une coquetterie ou une façon de se distinguer ne l’est pas : les mélomanes se rappelleront Roger Mennillo, son grand-père, qui fut non seulement pianiste réputé de jazz, actif en particulier dans la région de Marseille, mais aussi incomparable enseignant pour une pléiade de pianistes et qui reste dans les mémoires comme créateur du festival de jazz de Saint-Cannat. Pour certains, l’hérédité aurait paru lourde à porter et d’aucuns se seraient limités à vénérer le « grand homme de la famille » et son parcours riche d’émigré italien fuyant la montée du fascisme de Mussolini. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Le choix de Thibaud de se produire sous le patronyme Mennillo en dit long sur l’état d’esprit qui préside au projet du jeune homme, tant il est vrai qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années. Au-delà du geste d’amour au grand-père disparu, il y a une affirmation de transmission et d’exigence pour être à la hauteur de l’aïeul dans son engagement pianistique. L’exigence semble être un maître-mot pour cet homme de 37 ans qui n’entreprend rien à la légère et cache, derrière une belle énergie et un sourire franc et généreux, un esprit de compétiteur au sens le plus noble du terme de dépassement de soi ou, plus justement, d’intime connaissance de ses capacités pour leur faire délivrer ce qu’elles ont de meilleur. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Un article peine à relater la déjà riche existence de Thibaud Mennillo : pianiste certes, on y reviendra, mais aussi entrepreneur et athlète de très haut niveau. Par où commencer ? Le sport, tant il cristallise de nombreuses qualités requises pour jouer d’un instrument ou développer une entreprise dans un monde de plus en plus complexe. Thibaud Leportois – c’est sous ce patronyme que ses performances en matière sportive sont connues – a pratiqué le décathlon au sein de l’équipe de France. Cette pratique l’a été en parallèle de ses études pour devenir acousticien, études qui l’ont conduit à étudier en Suède. Entrepreneur dans l’âme, il crée SLAM Acoustique, son propre bureau d’études acoustiques, basé à Paris et Marseille dont il assure le développement. Parallèlement, il accompagne son épouse, Armine Ohanyan, à l’origine de la maison de couture éponyme, dans ses projets d’entreprise. C’est donc l’amour qui a mis la culture et la musique arménienne sur son chemin. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
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    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Désormais dévolu à la gestion de ses sociétés, Thibaud Mennillo ressent le besoin de créer et de laisser exprimer sa fibre artistique ; c’est la raison pour laquelle il décide sur un coup de tête l’acquisition d’un piano, quelques mois avant le décès de son grand-père en 2021, alors même qu’il ne connaît pas le solfège et ne sait pas jouer de l’instrument. Il reconnaît en toute humilité que ses débuts sont chaotiques avec rien moins qu’un manque de sensibilité, d’émotion, de structure et de rythme ! Loin de se décourager, Thibaud voit dans la maîtrise de l’instrument un domaine où puiser à l’infini sans se faire mal, contrairement au sport. 
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
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            À la mort de son grand-père, deux mois à peine après qu’il s’est mis au piano, Thibaud Mennillo joue un hommage avec cet instrument lors de ses obsèques. Le moment est saisissant, vertigineux et révélateur : pendant les dix minutes de jeu, le jeune artiste voit dans la posture de ses mains celle de son grand-père. Pour ce passage de témoin, l’émotion est indicible et les personnes présentes à l’enterrement assistent à l’éclosion de la relève Mennillo. C’est à ce moment que le déclic se produit et qu’il comprend que la scène ne peut plus le quitter. Comment la musique arménienne a-t-elle pénétré son jeu musical ? Thibaud Mennillo fend l’armure et reconnaît qu’une écoute de la messe arménienne et du « Dele yaman » le bouleversent comme peu de chants en ont le pouvoir : la spiritualité de la musique arménienne est phénoménale et rare, ajoute-t-il ému. Il précise qu’ayant grandi au milieu d’une discothèque familiale de plus de 4 000 CD, il a été inoculé par la musique sans même s’en être rendu compte et qu’il entend dans des improvisations de Keith Jarrett, une de ses références musicales absolues avec John Coltrane ou Bill Evans, des réminiscences de musique arménienne, sans doute inspirées par les sons de Gurdjieff (mystique et compositeur arménien du début du XXe siècle).
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      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Quand Thibaud Mennillo se produit en concert, salle Cortot à Paris, au Cafesjian center ou encore à la Philharmonie à Erevan, il improvise : “ Quand j’arrive sur scène ou au piano je ne sais pas ce qui va se passer : une fois que je pose les doigts, c’est une trame que je tisse, matérialise, texture et développe. J’y mets une sensibilité, une mélodie et la salle réagit. La salle est un orchestre « elle sonne » (c’est l’acousticien qui s’exprime). Ce n’est pas le piano qui est l’instrument mais bel et bien la scène. Comme pianiste, je suis un pantin qui appuie sur les touches, le cœur de l’instrument est tout ce qui se passe autour ”. Deux prestations l’ont durablement marqué : son concert dans la très prestigieuse salle Cortot de Paris où son interprétation de Komitas devant plus de trois cents personnes a fait pleurer la salle. Cette soirée constitue à l’en croire son meilleur concert, tant pour lui que pour le public présent, public très éclectique qui rassemblait des Arméniens mais aussi des amateurs de classique, des jazzmen, des électro-acousticiens de l’IRCAM, etc. Mais aussi la confiance accordée par les équipes du la Philharmonie d’Etat d’Arménie – salle de concert Arno Babajanyan, qui lui ont laissé les clés pendant une semaine pour les répétitions de son album Live in Armenia. Il est à parier que ces fragments d’humanité volés à la brutalité du monde contemporain sauront nourrir de nouvelles improvisations.
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      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Pour paraphraser un slogan ancien de la SNCF, un Mennillo peut en cacher un autre ; gageons que ce ne sera plus pour très longtemps ! 
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      &lt;/span&gt;&#xD;
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        &lt;br/&gt;&#xD;
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    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            CD Live in Armenia, Thibaud Mennillo, Jazz family 2025 – 20 euros
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    &lt;/span&gt;&#xD;
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&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Live-In-Armenia.jpg" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:42:00 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/le-talentueux-monsieur-mennillo</guid>
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    </item>
    <item>
      <title>L'Espagne, miroir de la condition arménienne</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/l-espagne-miroir-de-la-condition-armenienne</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Tigrane YEGAVIAN
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Constant_Zarian.png"/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Publié au début des années 1930 en feuilleton dans les colonnes de Hayrenik de Boston, Spania (1) est un récit de voyage en prose poétique consacré à l’Espagne, mais qui dépasse largement le cadre du carnet de voyage. Zarian n’y décrit pas seulement un pays mais le fait dialoguer avec l’âme arménienne en évoquant avec érudition une civilisation à travers ses paysages, ses villes, ses rites, son art et ses gestes populaires.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          S’il avait écrit en français, son nom figurerait sans doute dans le catalogue de la Pléiade. Mais l’arménien, langue de son âme et de son sang, aura confiné son œuvre à une reconnaissance plus confidentielle, malgré son aspiration constante à la transcendance. Kostan Zarian (1885–1969) fut l’une des grandes figures de la littérature arménienne du XXᵉ siècle et l’un de ses esprits les plus ouvertement universalistes. Poète, romancier, essayiste et penseur, formé en France et en Belgique, il a vécu entre l’Arménie, l’Italie, la France et les États-Unis, incarnant une écriture diasporique avant la lettre. Nourri de philosophie, de mythes, de christianisme et d’esthétique européenne, Zarian a cherché toute sa vie à réconcilier l’âme arménienne avec l’universel, pensant la nation moins comme un fait politique que comme une expérience spirituelle et culturelle. Son œuvre, marquée par une prose poétique dense et méditative (Spania, Le Passant et son chemin, Le Bateau sur la montagne), interroge la mémoire, l’exil, la foi et la création, faisant de lui un écrivain-pont entre l’Arménie et le monde.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Un dialogue amoureux arméno-espagnol
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avec Spania, Kostan Zarian ne livre ni un simple récit de voyage ni un tableau pittoresque de l’Espagne des années 1930. Il compose une œuvre de transfiguration : l’Espagne y devient un espace mythique, spirituel et esthétique, un territoire intérieur où se reconnaît, par échos successifs, l’âme arménienne en quête d’absolu. Écrit au milieu des années 1930 dans une prose poétique d’une rare densité, le livre s’inscrit pleinement dans l’ambition « zarianienne » de penser la condition arménienne à travers le détour de l’universel.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Zarian ne regarde jamais un pays comme un touriste. Il le contemple comme un métaphysicien et un esthète. L’Espagne qu’il traverse est moins géographique que symbolique : une Espagne de cathédrales et d’arènes, de pierre et de sang, d’ombre et de lumière, où se mêlent christianisme mystique, paganisme archaïque et ferveur tragique. À ses yeux, ce pays incarne une civilisation ayant accepté la violence de l’histoire sans renoncer à la grandeur spirituelle — une tension qui lui rappelle celle de l’Arménie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce qui le fascine, c’est la capacité espagnole à transformer la souffrance en forme, la mort en art, la foi en architecture, le sacrifice en rituel. Processions religieuses, tauromachie, visages sculptés par le soleil et le temps : tout lui parle d’un peuple qui assume le tragique comme vérité existentielle. Il y reconnaît une parenté profonde avec le destin arménien : celui d’un peuple ancien, blessé mais debout, dont la mémoire est inscrite autant dans la pierre que dans le sang.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La comparaison entre l’âme arménienne et l’âme espagnole n’est jamais plaquée. Elle surgit par analogie sensible. Comme l’Arménie, l’Espagne est une terre de frontières — entre Orient et Occident, entre mysticisme et rationalité, entre ascèse et exaltation. Toutes deux portent une histoire de conquêtes, de défaites et de renaissances inachevées. Toutes deux ont produit des formes artistiques où la douleur est sublimée : l’église romane arménienne répond à la cathédrale espagnole ; la miniature médiévale dialogue avec El Greco ; le chant liturgique arménien trouve un écho dans la ferveur andalouse.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Écrivain d’une immense érudition, Zarian conçoit l’art comme une voie de connaissance. Rien n’est décoratif : chaque monument, chaque visage, chaque paysage, devient un signe à interpréter, comme si le monde était un texte sacré. L’Espagne apparaît alors comme un monde pluriel, composé de centres multiples — Madrid, Barcelone, mais aussi des villes de province érigées en capitales spirituelles — à l’opposé de l’unité abstraite et de l’épuisement intérieur des grandes métropoles européennes modernes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La grandeur d’un peuple, selon Zarian, réside dans sa capacité à habiter ses formes : la danse, la musique, le vin, l’architecture, la fête, mais aussi les rituels tragiques comme la corrida, à laquelle il consacre des pages saisissantes. Il la lit comme une liturgie symbolique, où s’affrontent la bête et l’esprit, la force brute et la conscience, la mort et la beauté. Ce rite devient l’emblème d’une civilisation capable de donner forme à la violence, de la transformer en sens et en élévation.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ainsi, le voyage est aussi une expérience intérieure. L’Espagne agit comme un miroir dans lequel Zarian interroge la condition de l’exilé, la perte de profondeur spirituelle de l’Europe moderne et, en creux, le destin du peuple arménien. Sans jamais le nommer directement, Spania pose une question centrale : comment une nation peut-elle survivre et se renouveler sans se réduire à la politique, au folklore ou à la plainte ? La réponse de Zarian est résolument culturelle et spirituelle : une nation vit tant qu’elle conserve une hauteur intérieure, une capacité à transformer la matière du monde — le sol, le corps, le sang, la mémoire — en formes porteuses de sens. L’Espagne devient de la sorte un laboratoire de l’universel, une civilisation encore vivante parce que son esprit demeure en mouvement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Pourquoi le Malraux arménien ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le rapprochement avec André Malraux ne tient pas à une influence directe, mais à une même figure d’écrivain « à mission », pour qui la littérature est une expérience existentielle et un acte de civilisation. Comme Malraux, Zarian se met en scène en intellectuel en mouvement, traversant langues, exils et appartenances. Tous deux cherchent une forme d’universel enraciné. Mais là où Malraux privilégie l’action, la fraternité révolutionnaire et l’engagement, Zarian choisit la contemplation, la mémoire longue et la profondeur des civilisations. Il s’intéresse moins aux idéologies qu’aux âmes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sa singularité tient à cette conception de la nation comme expérience spirituelle et esthétique. Une nation existe par sa capacité à produire du sens, du beau et du sacré. L’Espagne, malgré ses divisions, lui apparaît comme un modèle de cette intensité culturelle et symbolique. En la contemplant, Zarian interroge implicitement l’avenir de l’Arménie : comment un peuple meurtri peut-il rester créateur ? Comment transformer la blessure en œuvre ?
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Spania est aussi traversé par une conscience aiguë de l’histoire. Zarian pressent, dans cette Espagne ardente, les fractures à venir et la violence politique latente. Comme chez Malraux dans L’Espoir, l’Espagne apparaît comme un laboratoire tragique du XXᵉ siècle. Le livre devient alors un jeu de miroirs : en parlant de l’Espagne, Zarian parle aussi de l’Europe, de la Méditerranée et de la condition humaine face au tragique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Malraux répond à la question de ce qui résiste à l’écrasement par la fraternité et l’art ; Zarian, lui, s’interroge sur la manière dont une nation dispersée peut se recomposer sans se provincialiser. Sa réponse est celle d’une culture élevée, d’une intériorité fidèle et créatrice. Tous deux partagent une même obsession de la dignité humaine. Si Zarian est souvent qualifié d’« universaliste », c’est parce qu’il refuse de réduire l’Arménie à la plainte ou au traumatisme : il la pense comme civilisation et comme paysage intérieur, au sens presque mystique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Spania est ainsi moins un livre sur l’Espagne qu’un essai poétique sur la civilisation, le tragique et la dignité humaine, écrit à la veille de la guerre civile et des grandes catastrophes européennes, et porté par l’ambition de penser l’universel à partir d’une expérience singulière. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           (1) Kostan Zarian, Spania, des terres et des dieux, traduit de l’arménien par Achod Papasian, éditions Thaddée, 342 pages, 25 euros. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Unknown-73097910.jpeg" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:32:46 GMT</pubDate>
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    <item>
      <title>Los Angeles La plus grande des "Petites Arménies"</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/los-angeles-la-plus-grande-des-petites-armenies</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Rouben KOULAKSEZIAN
        &#xD;
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/IMG_0889.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
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&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Dans l’ombre des projecteurs d’Hollywood, Los Angeles s’est progressivement imposée comme la capitale mondiale de la Diaspora arménienne.
          &#xD;
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  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
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          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           e Montebello à Glendale, en passant par East Hollywood et la San Fernando Valley, Los Angeles s’est imposée en quelques décennies comme l’un des pôles majeurs de la présence arménienne dans le monde, avec près de 400 000 Arméniens. Quartiers, églises, écoles et restaurants racontent l’histoire d’une communauté multiple, façonnée par des vagues d’exil successives et solidement ancrée dans le paysage urbain californien.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Jusqu’aux années 1950, Fresno constituait le principal centre de la vie arménienne en Californie, avant que de nouvelles vagues d’immigration, venues notamment d’Iran, du Liban, de Syrie puis d’Arménie, ne se dirigent vers Los Angeles, donnant progressivement naissance à la plus grande des “Petites Arménies”. Géographiquement, les familles arméniennes arrivées dans la première moitié du 20e siècle s’étaient installées à Montebello, parfois à Inglewood ou Downtown, mais à partir des années 1960, le cœur de la communauté arménienne se déplace à East Hollywood, puis, à partir des années 1980, à Glendale. 
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour le visiteur intéressé par l’histoire arménienne de la ville, le premier passage obligé est East Hollywood, où un secteur est encore appelé Little Armenia. Entre Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard, l’église Saint Garabed a été consacrée en 1980. De l’autre côté de la rue, l’école Rose &amp;amp; Alex Pilibos, où étaient scolarisés les chanteurs du groupe System of a Down, est l’une des plus grandes écoles arméniennes de la Diaspora. Des enseignes de restauration rapide arménienne qui se sont ensuite développées dans toute la région sont nées à Little Armenia, comme Zankou Chicken, Falafel Arax, Taron Bakery ou Sasoun Bakery.
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le restaurant le plus célèbre d’East Hollywood est sans doute Carousel, fondé en 1984, proposant une délicieuse cuisine arméno-libanaise, et également le restaurant arménien préféré de la famille Kardashian. Sahag’s Basturma propose sans conteste les meilleurs sandwichs au basterma de Los Angeles, tandis que le restaurant Marouch mérite également le détour. Par ailleurs, à Hollywood, vous passerez probablement par le Walk of Fame, où vous pourrez chercher les étoiles de Charles Aznavour, Cher, Rouben Mamoulian et Andy Madadian.
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    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Au nord de Los Angeles, les villes de Glendale et Burbank, ainsi que les San Fernando Valley et Crescenta Valley, forment un ensemble de banlieues résidentielles où la présence arménienne est particulièrement importante. Avec une voiture, il est possible de visiter en un jour ou deux les lieux arméniens les plus importants. À Glendale même, où environ 40 % de la population est arménienne, la gastronomie arménienne est célébrée dans toute la ville et il faudrait des semaines pour goûter à tout. Le restaurant Raffi’s est un incontournable, avec ses spécialités arméno-perses. Khinkali House propose une cuisine caucasienne, Carousel une cuisine libano-arménienne, Mini Kabob est l’un des meilleurs kebabs de la ville, Phoenicia offre une ambiance beyrouthine et d’excellents mezzés, Zhengyalov Hatz est spécialisé dans les recettes d’Artsakh et recommandé par le guide Michelin, Manta Factory pour les manti, Lahmajune Factory pour les lahmajoun, Baklava Factory pour les baklavas. Café Urartu est l’une des institutions de Glendale en matière de coffee shops, et Serj Tankian vient également d’ouvrir Kavat Café. La librairie Abril est l’une des meilleures librairies arméniennes de la Diaspora.
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    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’église arménienne Saint Mary, consacrée en 1988, est la principale église arménienne de Glendale, et plusieurs centaines de personnes assistent à la messe du dimanche. Dans la ville voisine de Burbank, l’imposante cathédrale arménienne Saint Leon est sans aucun doute l’église arménienne la plus visible de Los Angeles, sur la droite de la Golden State Highway qui relie Los Angeles à San Francisco. La cathédrale catholique arménienne Saint Gregory, consacrée en 2011 à Glendale, mérite également le détour. Par ailleurs, le futur Armenian American Museum, en cours de construction à Glendale, sera le plus grand centre éducatif et culturel de la Diaspora. La San Fernando Valley est un peu plus éloignée du centre de Los Angeles, mais citons néanmoins l’église Holy Martyrs, consacrée à Encino en 1965, et Saint Peter à Van Nuys en 1966, alors qu’à l’époque encore peu d’Arméniens vivaient dans la région. Le musée Ararat Eskidjian, situé à Mission Hills, est particulièrement intéressant. Si vous passez par Montrose, admirez la fresque de street art Les Oiseaux et les Arbres de Komitas (2 525 Honolulu Avenue). La ville de Pasadena, avec son charme provincial, possède également une importante communauté arménienne, notamment originaire du Liban et de Syrie. En plus des églises arméniennes Saint Gregory et Saint Sarkis, la ville compte d’intéressants lieux pour manger arménien, comme Su-Boereg &amp;amp; Monta Factory, Old Sasoon Bakery ou Koko’s Bakery.
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Enfin, terminons par le centre-ville de Los Angeles, le berceau historique de la ville, autrefois appelée Nuestra Señora la Reina de Los Ángeles. La présence arménienne y est plus réduite, mais c’est pourtant là que la première église arménienne de Los Angeles, Holy Cross, fut fondée en 1922. Toujours debout, elle est aujourd’hui une église méthodiste appartenant à la communauté coréenne (420 E. 20th St). À quelques pas de Pershing Square, St. Vincent Court est une petite impasse cachée au cœur du quartier des bijoutiers de Downtown LA. Avec ses façades colorées, elle rappelle une ruelle européenne, mais c’est aussi une Petite Arménie miniature, avec plusieurs commerces arméniens comme Mima’s, Garo’s Deli ou Sevan Garden.
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    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Bien plus à l’est, la ville de Montebello, qui fut le cœur de la Diaspora arménienne en Californie du Sud dans les années 1960, a conservé quelques lieux incontournables, dont son mémorial du Génocide de 23 mètres de haut, inauguré en 1968, le plus grand et le plus ancien mémorial du Génocide sur le sol américain. La magnifique cathédrale Holy Cross a été construite en 1984 et est l’une des plus grandes églises arméniennes de Californie. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
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        &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Conseils de voyage
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
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        &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quand partir ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           On peut visiter Los Angeles toute l’année, le temps y étant presque toujours agréable, mais avril, mai, septembre et octobre offrent les conditions les plus confortables.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
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        &lt;br/&gt;&#xD;
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    &lt;/span&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quel circuit prévoir ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour découvrir l'histoire arménienne en Californie, rien de tel qu'un détour par Fresno, la ville de William Saroyan, située à 3h30 de route de Los Angeles. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
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    &lt;/div&gt;&#xD;
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&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:34:52 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/los-angeles-la-plus-grande-des-petites-armenies</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Quand la musique défend l'école : une soirée solidaire aux Folies Bergères</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/quand-la-musique-defend-l-ecole-une-soiree-solidaire-aux-folies-bergeres</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Melkon AJAMIAN
        &#xD;
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&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/6.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Le 19 janvier, un concert exceptionnel organisé par l’Œuvre d’Orient a investi les Folies Bergère. Imaginé par la violoncelliste Astrig Siranossian, l’événement était dédié au soutien des écoles d’Orient, notamment en Arménie et au Liban, plaçant l’éducation au cœur de l’engagement.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Aux Folies Bergère, la musique s’est élevée comme un langage universel au service d’une cause essentielle : l’éducation. Organisée par l’Œuvre d’Orient, la soirée solidaire avait pour objectif de soutenir les écoles chrétiennes d’Orient, dans des régions durement touchées par les crises économiques, politiques et sociales. Dans des pays comme l’Arménie ou le Liban, l’école demeure souvent un lieu essentiel de stabilité et d’avenir.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          À travers un programme mêlant œuvres du répertoire classique et pièces chargées de mémoire, la musique rappelait que le savoir, la culture et les langues ne survivent que s’ils sont transmis. Une transmission indissociable de l’éducation. Devant un public de 1 200 personnes et autour d’Astrig Siranossian, plusieurs personnalités ont prêté leur voix et leur talent à cette soirée engagée : le pianiste Nathanaël Gouin, l’accordéoniste Félicien Brut, le pianiste Abdel Rahman El Bacha, l’écrivain Sylvain Tesson, la neuropsychologue Sylvie Chokron, ainsi que l’humoriste Sandrine Sarroche. Une diversité d’interventions qui a donné à la soirée sa tonalité singulière, entre exigence artistique, réflexion et émotion.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Fondée en 1856, l’Œuvre d’Orient place l’éducation au cœur de son action. L’association soutient plus de 400 institutions éducatives, permettant la scolarisation d’environ 400 000 élèves. Elle est également partenaire du Fonds pour les écoles d’Orient, qui accompagne plus de 300 écoles. Au total, l’association mène environ 1 250 projets par an, dans 23 pays, grâce à l’engagement de près de 70 000 donateurs. En plaçant l’éducation au centre de cette soirée, le concert des Folies Bergère a rappelé une évidence : soutenir l’école, c’est préserver la possibilité de rester et de construire l’avenir sur place. La musique, ce soir-là, s’est faite acte de résistance durable. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 02 Feb 2026 09:04:11 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le saviez vous : La famille Zildjian une lignée de plus de 400 ans</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-saviez-vous-la-famille-zildjian-une-lignee-de-plus-de-400-ans</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Marie-Anne THIL
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/5_Avedis_Zildjian_III_devant_lusine_Quincy.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En 1623 quand Avédis Zildjian découvrit l'alliage précieux qui lui permit de réaliser les meilleures cymbales au monde, se doutait-il que sa découverte serait d'une longévité à toute épreuve car encore aujourd'hui elles ont suivi l'évolution du paysage musical. Une histoire de famille, de savoir faire et de valeurs. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le père d’Avédis Zildjian, arrivé en Anatolie vers 1600, trouva du travail auprès du sultan, notamment dans le coulage de bronze, pour réaliser des objets nécessaires aux bains, aux cuisines et aux harems. Avédis I, (comme il est indiqué sur le site officiel), né en 1596, suivit très jeune la carrière de son père. Il rêvait de fabriquer de l’or, cherchant différentes combinaisons de mélanges de métaux. Il reçut l’autorisation le 23 mars 1618 de fabriquer des cymbales pour la cour. Le sultan, Mustapha 1er (1591-1639), donna 80 pièces d’or à Avédis et reconnut son nom officiellement comme Zilicyan ou Zildjian (Zil en turc pour cymbale, Cy pour fabricant, et ian, le suffixe arménien pour « fils de ») en 1622.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les cymbales et les cloches étaient faites de bronze mais Avédis I trouva un alliage particulier qui donnait une qualité sonore jamais entendue jusqu’alors. Il devint le fournisseur officiel du sultan qui lui commanda les cymbales pour le corps des Janissaires qui l’utilisaient, notamment pour les campagnes militaires ottomanes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 1623, Avédis I reçut l’autorisation du sultan pour ouvrir sa propre fonderie de cymbales à Samatya, quartier de Constantinople où vivaient principalement des Grecs. Il passa des années à perfectionner ses techniques de fabrication. Il ne fabriquait pas seulement des cymbales pour l’ordre militaire des Janissaires mais aussi pour les églises arméniennes et grecques qui l’utilisaient dans certains chants religieux.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 1651, Akham, le fils aîné d’Avédis I, hérita de l’entreprise et du secret de fabrication de son père. Dès lors, jusqu’au début du 18e siècle, les noms des successeurs d’Avédis et de son fils ne sont pas connus ; c’est ensuite Avédis II qui ouvrira l’entreprise au marché international en exportant vers l’Europe, répondant ainsi à la demande croissante d’instruments de musique de qualité par les compositeurs qui, dès 1680, intégrèrent les cymbales à leurs compositions. Ainsi, le compositeur et violoniste allemand Nicolaus Strungk (1640-1700) fut le premier et l’utilisa dans son opéra Esther, puis Christoph Gluck dans Iphigénie en Tauride (1779), Wolfgang Amadeus Mozart dans L’Enlèvement au sérail (1782), et Joseph Haydn dans la Symphonie militaire (1793). 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Tournées spectaculaires en Europe
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avédis II présenta ses cymbales dans les pays européens, remportant des médailles notamment lors des expositions de Paris et Londres en 1851, puis de Londres en 1862. Il mourut en 1865 et ses deux fils étant trop jeunes pour lui succéder, le contrôle de la société revint à son frère, Kérope, qui poursuivit les expositions et concours où il remporta des prix à Paris (1867), Vienne (1873), Boston (1883), Bologne (1888) et Chicago (1893). En 1909, l’année de sa mort, Kérope confia le secret du processus de fabrication à la famille d’Avédis II. Ce fut Aram, le second fils d’Avédis II qui reprit la succession.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            
           &#xD;
      &lt;span&gt;&#xD;
        
            Premiers massacres d’Arméniens en Turquie
           &#xD;
      &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’ascension au pouvoir du sultan Abdülhamid (connu en Europe comme « le Grand Saigneur ») entraîna les violents massacres des Arméniens, entre 1894 et 1896. Le nombre de victimes est estimé à plus de 200 000. Pour leur défense, les Arméniens s’organisèrent en formations révolutionnaires. Selon l’essai très détaillé d’Audrey M. Woziak Forging a Lineage: Kinship, Mobility, and the Zildjian Cymbal, “ Aram rejoignit un groupe arménien de nationalistes pour participer à l’assassinat du sultan en 1905 ”. Le complot échoua et Aram dut se réfugier à Bucarest. Il ouvrit un atelier de cymbales sous le même nom tout en gardant le contact avec celui de Constantinople. Il resta à Bucarest jusqu’en 1936, puis gagna les Etats-Unis. Il légua le secret de la fabrication des cymbales à son neveu, Avédis III qui s’était installé en 1909 dans le Massachusetts. C’est à Quincy dans cet Etat, qu’ils créèrent la première fonderie de cymbales Zildjian.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Jazz et cymbales
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’était la période de l’essor du jazz. En 1930, Avédis III rencontra le batteur et chef d’orchestre, Gene Krupa (1909-1973) qui l’aida à adapter les cymbales de parade en l’encourageant à en fabriquer des plus fines.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sur le site web actuel, la chronologie de la Zildjian Company, relative à l’année 1936, attribue les innovations d’Avédis en matière de cymbales au fait qu’il a “ rapidement accueilli les talentueux musiciens afro-américains qui menaient le mouvement jazz. Ayant lui-même subi des discriminations durant son enfance en tant qu’Arménien vivant en Turquie, Avédis III jure qu’il n’y aura aucune place pour la discrimination au sein de la Zildjian Company. L’histoire d’Avédis III est celle d’une intégration réussie et des bienfaits qui en découlent, incarnés par le rêve américain ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avédis III transmit le secret du processus de fabrication des cymbales à son fils Armand qui, à 14 ans, travaillait dans la salle de fusion de l’usine. Il était déjà un batteur passionné. En 1945, Armand revint de la guerre. “ La société employait 15 personnes, augmentant la production à 70 000 cymbales par an. Armand travailla au plus près avec les grands noms du jazz comme Gene Krupa, Buddy Rich, Max Roach, Shelly Manne, Elvin Jones et Tony Williams ”. En 1963, il introduisit la « Charleston New Beat » (1). En 1964, lorsque les Beatles se produisirent dans la très populaire émission de variétés, The Ed Sullivan Show, la demande des cymbales explosa. A la fin de l’année, 90 000 cymbales étaient en attente de livraison. Dix ans plus tard, Armand ouvrit une nouvelle usine à Norwell dans le Massachusetts. C’était le 350e anniversaire de l’entreprise. Il en devint le président, l’ouvrant à sa petite-fille, Craigie Zildjian. En 1979, Avédis III décéda et Armand prit les commandes. Il fut nommé président du conseil d’administration en 1980.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            Innovations révolutionnaires
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Au début des années 1980, Armand réinvestit les bénéfices pour financer des outils nouveaux dans la fabrication, tels que “ le four rotatif, les laminoirs à double rouleau et le martelage aléatoire contrôlé par ordinateur ”. Un an plus tard, il redonna vie à la légendaire ligne ‘K’ artisanale (nommée d’après Kérope Zildjian) (2).
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 1986, le fils d’Armand, Rab Zildjian, inaugura le premier « Zildjian Day », une journée complète dédiée à la batterie, qui devint rapidement un modèle pour les « Percussion Days » dans l’industrie musicale. Deux ans plus tard, il installa une usine de fabrication de baguettes en Alabama. Elles devinrent rapidement le choix privilégié des batteurs. En 1980, furent créées avec le batteur américain, Vinnie Colaiuta, la série de cymbales « A Custom » (3). En 1996, Zildjian devint la première entreprise de percussion au monde à obtenir la prestigieuse certification de qualité ISO 9001.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’année 1999 voit l’année des femmes au pouvoir de cette dynastie. Armand Zildjian nomme sa fille Craigie, directrice générale. C’est la première femme à occuper ce poste. Quelques années plus tard, après le décès d’Armand en 2002, “ La 15e génération des Zildjian, composée de Cady et Emily (les filles de Debbie, soeur de Craigie) et de Samantha (la fille de Craigie), poursuit la tradition de l’implication familiale dans la plus ancienne entreprise familiale des États-Unis ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Aujourd’hui, les innovations se poursuivent. La série « K. Custom Hybrid » (4) reçoit les plus prestigieuses récompenses. En 2025, Zildjian annonce la reprise de la « 22″ Mega Doom ». Conçue en 2021, en quantité limitée, cette “ cymbale monstrueuse de 22″ qui pousse des crashes sombres et complexes avec une projection infinie… ” est de retour !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans une interview que Craigie Zildjian donna en 1980 au Drummer’s journal, elle déclara : “ Nous sommes la plus ancienne entreprise du secteur musical et l’une des plus anciennes entreprises familiales d’Amérique ”. C’est toujours le cas aujourd’hui. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pour aller plus loin : L’histoire de la marque Zildjian et Zildjian – official website – cymbals, headsets, e-drums, sticks
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) “ La Charleston New Beat est considérée comme l’une des cymbales les plus polyvalentes au monde. Imaginée par le batteur Louie Bellson qui a notamment joué avec de grands musiciens dont Benny Goodman, Tommy Dorsey, Harry James et Duke Ellington ”. (In Zildjian A 14” new beat hi-hat | Algam Webstore
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (2) “ Toute la courbure de la cymbale est martelée pour lui donner sa forme, une technique qui rappelle celles utilisées au milieu du XXe siècle pour fabriquer les K d’antan. Le motif de tournage complexe accentue le son de la baguette et favorise le jeu aux balais, tandis qu’un procédé unique d’encaustiquage concentre le son. ”. (In Kerope, une légende renaît).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (3) “ Reconnu pour leur finition éclatante remarquable, les cymbales « A Custom » présentent des rainures tonales uniques et des profils plus bas. Ensemble, ces caractéristiques produisent une cymbale au son plus lisse, plus cristallin et plus brillant, offrant plus de flexibilité lorsqu’on la frappe. ”. (In A Custom Cymbals | Zildjian – Zildjian)
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (4) “ Descendantes directes de la série K, les « K Custom » élargissent la palette sonore du jazz contemporain. Grâce à de nouveaux procédés de martelage et à une combinaison entre vintage, moderne et tradition, le son des « K Custom » est unique : plus sec, et le caractère de chaque cymbale plus tranché ”. (In PACK ZILDJIAN K CUSTOM HYBRID + CRASH 18)
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 02 Feb 2026 08:48:04 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/le-saviez-vous-la-famille-zildjian-une-lignee-de-plus-de-400-ans</guid>
      <g-custom:tags type="string">Culture</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>EDITORIAL JANVIER 2026 "Aux Urnes Citoyens"</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/editorial-janvier-2025</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Harout Mardirossian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/605292641_1442601251001504_6398693700301664638_n.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Au cours des six prochains mois, trois élections se proposent à nous. Le 14 juin en Arménie, se dérouleront des élections législatives cruciales, les 15 et 22 mars se dérouleront en France des élections municipales et les 6, 7 et 8 février se dérouleront les premières élections au suffrage universel des adhérents directs du CCAF. Bien sûr, il ne s’agit pas là de les amalgamer. Ces trois élections ne se placent pas au même niveau d’enjeux et se situent dans des contextes très différents.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
            
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En Arménie, les élections législatives de juin prochain seront existentielles. A force de cliver et de s’isoler, à force de s’en prendre à la Diaspora, à ses opposants politiques, à l’Eglise arménienne, aux historiens, aux défenseurs de la Cause arménienne, Nikol Pachinian a transformé ces élections en un référendum pour ou contre sa politique de concessions à la Turquie et à l’Azerbaïdjan qu’il a, lui, renommée “ la paix ” ou “ l’Arménie réelle ”. Sa reconduite au pouvoir, grâce à l’aide massive des Etats-Unis et de l’Europe qui, eux, n’ont qu’un seul objectif, sortir l’Arménie de l’orbite russe, serait à cet égard catastrophique pour toutes les valeurs auxquelles nous croyons et en premier lieu à la Cause arménienne. La Turquie et l’Azerbaïdjan, qui restent les ennemis du peuple arménien et qui souhaitent toujours son anéantissement, pourront alors, fort de cette légitimité politique, vassalisé définitivement l’Arménie qui sera, contrairement à ce qu’affirme Pachinian, tout sauf un Etat indépendant. Il y aura donc bien un avant et un après historique pour ces élections.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En France, les élections municipales de mars prochain, restent avant tout centrées sur des considérations locales. Pourtant, elles verront des Français d’origine arménienne s’investir dans ce débat démocratique. Certains, comme à Lyon et Valence, aspirent à devenir le premier édile de leur ville. Il s’agit là d’une noble ambition : mettre son expérience et son dynamisme au service de ses concitoyens. 100% Français, 100% Arméniens, ils sont porteurs de cette double culture et s’inscrivent pour la très grande majorité dans un cadre républicain. Tel n’est pas le cas de l’entrisme politique porté cette fois encore, par des représentants des mouvements politiques extrêmes turcs qui ne seront là que pour mettre à mal l’amitié franco-arménienne et les acquis locaux de la Cause arménienne. Nous soutiendrons les premiers et nous combattrons les seconds.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les élections des adhérents directs au CCAF seront, elles, historiques. Pour la première fois, chaque personne qui partage le destin du peuple arménien pourra élire démocratiquement ceux qui la représenteront au sein de l’organe communautaire reconnu par les Autorités françaises. Nous attendions ce moment depuis de nombreuses années et enfin nous y sommes. Alors ne passons pas notre tour et inscrivons-nous, faisons inscrire nos familles, nos amis, pour renforcer encore le poids de nos revendications et de notre représentation.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais ces trois élections ont deux points en commun : l’Artsakh et la Cause arménienne. Dans les trois cas, ce sujet sera au cœur de l’élection. En Arménie, le soutien à l’Artsakh, à la reconnaissance du Génocide des Arméniens, au symbole de l’Ararat et à l’Eglise arménienne, sont la ligne de fracture entre Nikol Pachinian qui entend les mettre de côté et ceux qui entendent ne rien lâcher sur ce qui constitue l’âme du peuple arménien. En France, l’engagement des candidats en faveur de l’Artsakh et de la Cause arménienne sera aussi déterminant dans le choix du bulletin des électeurs d’origine arménienne. Au CCAF, l’alignement sur l’Arménie ou la poursuite de la défense de l’Artsakh sera aussi un des critères du vote en faveur des différentes listes qui se sont constituées.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Alors aux urnes, citoyens ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’indifférence n’est pas un choix. Voter est un acte militant pour faire entendre vos aspirations légitimes et défendre la Cause arménienne.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En attendant, tous nos vœux pour cette année 2026 !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Fri, 09 Jan 2026 10:52:54 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/editorial-janvier-2025</guid>
      <g-custom:tags type="string">Edito</g-custom:tags>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le complexe Homenetmen :  “ Ce n’était pas un rêve, nous savions que nous allions réussir ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-complexe-homenetmen-ce-netait-pas-un-reve-nous-savions-que-nous-allions-reussir</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         propos recueillis par Arèn Zarehdjian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Sisserian_%28c%29_MA.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Entretien avec Hratch Sisserian, ancien membre du bureau mondial du Homenetmen, ancien président du Homenetmen France qui a porté à bout de bras le projet de construction du centre sportif et culturel du Homenetmen France. 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Depuis combien de temps vous aviez cette idée de bâtir un complexe propre au Homenetmen ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Hratch Sisserian
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Ça fait à peu près 40 ans que nous avions l’idée de bâtir quelque chose. Nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions pas avancer si nous n’avions pas notre propre complexe sportif et culturel. D’ailleurs, depuis que notre section a été fondée (1977), nous stagnions, nous restions toujours aux environs des 150, 200 membres (section Paris). Pour mes collègues du comité des sages et moi, ce n’était pas un rêve, nous savions que nous allions réussir. C’était un objectif, et puis nous nous sommes tellement entêtés depuis tant d’années. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Qu’est-ce que le comité des sages et quel est son rôle ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le comité des sages a été fondé par notre assemblée générale en 2015. Son travail consistait à chercher un terrain et essayer de bâtir quelque chose… ce que nous avons réussi. Dans le comité des sages, sur cinq personnes, il y a quatre anciens présidents. A présent, le comité sera responsable du gymnase, c’est-à-dire qu’il doit trouver le financement, l’entretien, l’organisation…
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pourquoi avez-vous choisi la ville d’Issy-les-Moulineaux ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nous cherchions un endroit depuis longtemps. Il y a une trentaine d’années, nous avions sollicité plusieurs villes, sans succès. Finalement, le destin a fait que monsieur Santini a accepté notre demande. Je vais vous donner une anecdote : en 1981, j’étais à Montréal pour les jeux du Homenetmen, et là-bas j’ai été impressionné par le fait que tout était regroupé sur une même place : le complexe sportif, l’église et l’école arménienne. Et nous nous sommes dit à l’époque, lors du tournoi de basket, que ce serait bien si un jour nous arrivions à faire de même en France. Ce n’est pas sur la même place mais en un seul lieu.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Avec qui avez-vous travaillé sur ce projet ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Seulement avec des membres du Homenetmen. Nous sommes un groupe, nous savons comment s’organiser. Chacun savait ce qu’il devait faire, comment faire. Il n’y avait pas de calculs. Quand nous demandions de l’aide, le lendemain beaucoup de jeunes qui n’étaient pas membres ou les scouts étaient là. Nous n’avons pas eu d’aide extérieure. Tous les membres ont travaillé pour ce projet. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quelles ont été les principales difficultés pendant ces années de travaux ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avoir assez d’argent pour construire quelque chose. Il y a eu des moments où les travaux n’avançaient pas comme nous voulions, ensuite il y a eu des grèves, les gilets jaunes, le Covid… Normalement, le centre devait être prêt fin 2022, nous avons eu trois ans de retard à cause de ces aléas.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En quoi ce complexe répond-il aux besoins de la jeunesse arménienne ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce complexe doit être la maison, point de repère des jeunes à partir de 5, 6 ans, où quand ils ne savent pas quoi faire ou comment s’occuper, ils ont un lieu où faire du sport, parler à d’autres jeunes ou manger un bout quand nous aurons notre restaurant. Nous voulons proposer des cours de cuisine, créer une chorale pour eux, un endroit où ils auront presque tout ce qu’ils désirent pour ne pas aller ailleurs ou scroller sur leur téléphone du matin au soir. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Pensez-vous qu’il devienne le cœur de la communauté ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En trois mois déjà, il y a beaucoup de mouvement. Des personnes que nous ne connaissions pas nous posent des questions, viennent voir le complexe et demandent comment inscrire leurs enfants. En plus, il y a aussi l’école Hamaskaïne-Tarkmantchatz qui a commencé à collaborer avec nous. Ils envoient leurs enfants. Les jeunes de l’école viennent les mercredis après-midi pour des activités sportives comme dans un centre de loisirs. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Jan 2026 14:23:07 GMT</pubDate>
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      <g-custom:tags type="string">Sport,France</g-custom:tags>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Une nouvelle ère pour le Homenetmen France</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/une-nouvelle-ere-pour-le-homenetmen-france</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Aren Zarehdjian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Vue_du_batiment.jpeg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          L’attente a été longue, mais le résultat en valait la peine. Le 22 novembre 2025 restera comme une date historique pour le Homenetmen France : celle de l’inauguration de son nouveau centre culturel et sportif à Issy-les-Moulineaux, après plusieurs décennies et sept longues années de travail acharné. L’association dévoile enfin à ses membres son propre complexe 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           de 3 000 m2, véritable symbole d’un rêve devenu réalité.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette inauguration, unique en Europe, a rassemblé plus de 800 personnes, un chiffre impressionnant quand on sait que les gradins du gymnase n’en accueillent que 300, un dispositif énorme. Une affluence qui en dit long sur l’enthousiasme entourant cet événement, marquant un nouveau chapitre pour le Homenetmen France. Dès leur arrivée, les invités étaient plongés dans l’histoire de l’association grâce à une exposition de photos retraçant son évolution, de sa création (section de Paris) à aujourd’hui. Un parcours visuel qui rappelait que le Homenetmen n’est pas qu’une simple association : c’est une institution dont l’héritage s’est construit au fil de plusieurs décennies. L’importance de cette journée était également marquée par la présence de nombreuses personnalités, notamment Hagop Khatcherian, président du Bureau mondial du Homenetmen et Hussam Hariri, fils de Saad Hariri, qui témoignent de la portée internationale et symbolique de cette inauguration. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour cet événement exceptionnel, dix tableaux retraçaient l’histoire arménienne et celle du Homenetmen de 1915 à nos jours. Au programme, discours, représentations artistiques et défilé des scouts. Ermonia, talent révélé dans la saison 5 de The Voice Kids, a interprété « La Bohème », de Charles Aznavour, un titre personnel : “ C’est la chanson que j’ai interprétée lors de la finale de The Voice Kids, avant de poursuivre : “ Elle m’a accompagnée durant mon enfance et elle m’accompagne encore aujourd’hui ”. Essaï Altounian, un pur produit du Homenetmen, n’aurait manqué pour rien cette cérémonie : “ Le Homenetmen fait partie de mon identité, de ma construction personnelle et morale. Etre présent, c’était rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont porté cette vision pendant des décennies ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            1918 : création du Homenetmen 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Au début du XXe siècle, une nouvelle génération d’intellectuels arméniens aspire à structurer l’éducation et le sport au sein de la communauté. Inspirés par le mouvement scout européen, ils souhaitent l’adapter aux jeunes Arméniens et s’appuient sur Marmnamarz (éducation physique), la première revue sportive arménienne créée par Shavarsh Krissian qui marque un tournant décisif. Certaines figures, dont Hovhannès Hintlian, Krikor Hagopian et Vahan Cheraz posent les bases d’une organisation mêlant sport, culture et scoutisme. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 1918, l’organisation se structure sous le nom de Homenetmen “ Hay marmnagrtagan enthanour mioutioun ” et voit la création de sa première section à Constantinople, autour de la devise devenue emblématique : “ Élève-toi et élève les autres ”. Le mouvement se développe rapidement avec aujourd’hui plus de cent sections à travers le monde, dans plus de 25 pays, regroupant 25 000 membres. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Les étapes fondatrices en France 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          1977 marque la création de la section parisienne par Souren Mouradian, entouré d’anciens membres et de jeunes passionnés. Le but : former des citoyens responsables et fiers de leurs racines à travers des programmes diversifiés. Le scoutisme devient la première activité structurée et démarre aussitôt. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En 1980, le 2e jamboree international est organisé à Clamart, sous l’égide du Comité mondial. Lors de cette même année, deux équipes sont formées et engagées dans les championnats départementaux : une en basketball, une deuxième en football. 9 ans plus tard, un voyage historique en Arménie est organisé pour un camp scout à Dilidjan, marquant le premier déploiement des drapeaux arménien et Homenetmen sur la terre patrie. L’association s’étend ensuite dans les grandes villes où la Diaspora est implantée : Lyon, Marseille, Valence et Nice, avec à chaque fois la création d’équipes sportives et de groupes scouts. En France, on compte pas moins de 850 membres Homenetmen. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’année 2025 marque un tournant avec l’inauguration, à Issy-les-Moulineaux, du premier centre Homenetmen d’Europe, une infrastructure communautaire moderne, symbole de transmission, de pérennité et d’avenir pour la jeunesse arménienne. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Thu, 08 Jan 2026 14:16:44 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Un voyage entre espérance et realpolitik</title>
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      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
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  &lt;span&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            En se rendant en Turquie puis au Liban, le pape Léon XIV a choisi deux terrains hautement symboliques où se croisent diplomatie contrainte, mémoire blessée et avenir incertain des chrétiens d’Orient. Cette visite, attendue mais calibrée, révèle plus que jamais les tensions internes à la diplomatie vaticane : prudente avec Ankara, plus libre à Beyrouth, toujours soucieuse d’exister sans provoquer. Si elle offre des gestes d’espérance, elle dévoile aussi les angles morts d’une stratégie qui peine à répondre aux attentes arméniennes. 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La visite du pape Léon XIV en Turquie puis au Liban s’annonçait comme l’un des moments diplomatiques les plus importants du début de son pontificat. Elle l’a confirmé. En quatre jours, du 27 novembre au 2 décembre 2025, le souverain pontife a parcouru deux paysages politiques très différents, deux sociétés marquées par des fractures profondes, mais aussi deux espaces où le Saint-Siège cherche depuis longtemps à maintenir des canaux ouverts. Si l’on y regarde de près, ce déplacement offre à la fois des gestes de continuité, des signaux nouveaux et des interrogations persistantes sur la capacité réelle du Vatican à peser sur les évolutions régionales.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           En Turquie : prudence diplomatique et gestes symboliques
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La première étape, à Ankara puis Istanbul, a été celle de la retenue. Le Vatican savait qu’il entrait sur un terrain délicat comme le rappellent les relations crispées entre l’État turc et les minorités religieuses et un contexte géopolitique délétère. Rencontrant le président R. T. Erdogan, Léon XIV a rappelé que “ la dignité humaine ne se divise pas ”, insistant sur la nécessité de protéger toutes les religions. Un message formulé avec tact, sans admonestation publique. Outre la très protocolaire visite au mausolée d’Atatürk, responsable du parachèvement du Génocide arménien en Cilicie, à Smyrne et en Arménie orientale, l’autre moment clef a été la visite au Diyanet, présidence des affaires religieuses, où le Pape a réaffirmé que l’islam et le christianisme devaient “ conjurer ensemble les récits identitaires qui nourrissent la peur mutuelle ”. Une déclaration forte dans un pays où le discours religieux est intimement lié au politique. Mais c’est surtout la rencontre avec le patriarche œcuménique Bartholomée 1er, étape moins commentée politiquement, qui a constitué le cœur spirituel de la visite. Les deux hommes ont évoqué la synodalité, l’unité des chrétiens et la protection des minorités. C’est ici que le Pape a retrouvé la liberté de ton qu’il n’avait pas lors de ses rencontres officielles. La Turquie, devenue plateforme migratoire majeure, a servi de cadre à un appel renouvelé à la solidarité internationale. Un message que le Vatican assume comme universel, mais qui touche directement l’Europe. Ici, le Saint-Siège n’a pas cherché l’affrontement, conscient que la Turquie reste un acteur incontournable. Léon XIV a privilégié un langage de coopération plutôt que de dénonciation. Mais cette prudence laisse des angles morts : absence de mention explicite des expropriations de biens religieux, des tensions avec les Assyro-Chaldéens, emprisonnement de pasteurs évangélistes ou des tensions autour de Sainte-Sophie. Une diplomatie du “pas de côté”, qui vise à préserver la relation sans brusquer Ankara. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Absence totale de référence 
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    &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           à la Question arménienne
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    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Tout au long de son déplacement, le souverain pontife n’aura pas abordé avec ses interlocuteurs arméniens des sujets aussi brûlants que le nettoyage ethnique de l’Artsakh ou encore le négationnisme. La visite du Pape célébrant la messe à Istanbul avait certes une valeur symbolique. Mais elle fut presque étouffée par la prudence diplomatique. Tout au plus le Saint Père a salué le “ courage ” des Arméniens devant le patriarche Sahak à Istanbul, faisant entendre plusieurs choses à la fois. D’abord, un hommage à la survie historique, sans prononcer le mot qui fâche. Cette phrase peut être interprétée également comme une reconnaissance de la vulnérabilité actuelle de la communauté. Le Pape sait qu’être arménien, chrétien et citoyen de Turquie aujourd’hui suppose une forme de courage silencieux : maintenir des écoles, des journaux, des paroisses, une mémoire, sans franchir les lignes rouges du pouvoir. En parlant de courage, il invite la communauté à ne pas renoncer, à ne pas céder totalement à la tentation de l’exil ou au repli intérieur. C’est une forme de bénédiction adressée à une présence chrétienne jugée précieuse dans un pays redevenu central dans les équilibres régionaux. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Au Liban, un souffle pastoral 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           et politique plus libre
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La deuxième étape a offert un contraste saisissant. Au Liban, Léon XIV est arrivé en hôte attendu avec impatience. La société libanaise, brisée par la crise financière et institutionnelle, espérait un message d’encouragement — et peut-être une clarification sur l’avenir des chrétiens d’Orient. Plusieurs temps forts ont marqué ce déplacement au pays du Cèdre. D’abord, le discours à l’aéroport : “ Liban n’est pas condamné ”. En quelques mots, le Pape a voulu redonner souffle à un pays cyniquement présenté comme condamné à l’effondrement. Ensuite, la rencontre interreligieuse, moment structurant du voyage, où il a rencontré des responsables sunnites, chiites, druzes et chrétiens. Il a réaffirmé que le Liban représente “ une idée, non un arrangement communautaire ” — message relevant autant de la théologie politique que du pragmatisme diplomatique. Se rendant sur les lieux de l’explosion du port de Beyrouth, Léon a fait un geste fort, qui a replacé au centre du voyage les victimes de l’explosion de 2020 et de l’effondrement socio-économique du Liban. Le Pape a dénoncé une “ politique devenue indifférente à la souffrance ”. Une parole sans détour. En bord de mer, devant des centaines de milliers de fidèles, Léon XIV a célébré la messe, appelant les jeunes Libanais à “ ne pas céder à la tentation de l’exil ”, un thème récurrent mais difficile à traduire dans la réalité tant que les conditions économiques restent catastrophiques. La rencontre avec les patriarches des Églises d’Orient a été l’occasion de mettre en lumière la diversité des Églises catholiques orientales — maronite, melkite, syriaque, chaldéenne, arménienne — et leur rôle stabilisateur. Le Pape a insisté sur la nécessité d’obtenir enfin un président de consensus et de restaurer l’autorité de l’État. Au Liban, il a retrouvé une marge de manœuvre qu’il n’avait pas en Turquie. Sa parole s’est faite plus frontale : dénonciation de la corruption, critique du clientélisme, appel au renouveau civique. Pourtant, malgré l’immense mobilisation populaire, aucun engagement concret n’a émergé des autorités libanaises à l’issue du voyage. Léon XIV a par ailleurs, à juste titre, replacé le sort des chrétiens d’Orient au centre de l’agenda international. Il a également su offrir un message de stabilité et d’unité au Liban, indispensable alors que le pays sombre dans le désespoir. Et réaffirmer la communion avec les Églises orientales, surtout l’Église orthodoxe fracturée par le schisme russo-ukrainien et l’instrumentalisation par Moscou du fait religieux. Mais le Saint-Siège peut-il encore se permettre de rester silencieux sur l’injustice subie par le peuple arménien ? Après l’exode forcé de l’Artsakh, le silence n’est plus neutre : il pèse. Léon XIV maintient toujours en poste deux figures clés de la curie connues pour leur proximité avec le régime azerbaïdjanais : le Britannique Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les Etats de la secrétairerie d’Etat depuis 2014, lequel avait ordonné évêque le futur primat du diocèse catholique d’Azerbaïdjan, Vladimir Fekete, en 2018, et le cardinal Claudio Gugerotti, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, ancien nonce en Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan (2001-2011), ancien préfet du Dicastère pour les Églises orientales. Ses prises de parole publiques ont parfois été interprétées comme une volonté d’éviter toute condamnation sévère de Bakou, que ce soit après la guerre de 2020 ou le nettoyage ethnique de 2023. Pourquoi sont-ils toujours à leur poste ? Derrière cette interrogation se profile un enjeu plus large : celui de la cohérence entre la parole morale de Rome et sa pratique diplomatique. Le Saint-Siège veut être un acteur impartial, mais il ne peut oublier qu’il est aussi une autorité spirituelle. Et cette autorité perd de sa force lorsqu’elle s’interdit de nommer les blessures. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 14:54:49 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>La montagne a accouché  d’une souris</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/la-montagne-a-accouche-dune-souris</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Arménag Bedrossian 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/007.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Attaqué sur sa gestion des négociations avec l’Azerbaïdjan, Nikol Pachinian avait promis de publier toutes les versions négociées avec le groupe de Minsk de l’OSCE. Chose faite mais partiellement car plusieurs textes ne figurent pas renforçant, en boomerang, les accusations contre la mauvaise gestion diplomatique de l’Arménie. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est donc le 2 décembre 2025 que le site du gouvernement arménien a publié 13 documents, dont celui discuté à Kazan en 2011, mais surtout la dernière proposition des médiateurs présentée en 2019, ainsi qu’une lettre adressée en août 2016 par Serge Sarksian à Vladimir Poutine. Depuis plusieurs mois, pour ne pas dire depuis la fin de la guerre des 44 jours, le gouvernement de Nikol Pachinian est sous la pression de l’opposition qui l’accuse d’avoir sciemment saboté les négociations de paix menées jusqu’en 2019 sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE à savoir, la France, les Etats-Unis et la Russie. Une rupture des négociations par l’Arménie qui a amené à la désastreuse guerre des 44 jours, l’occupation de la moitié de l’Artsakh avant son nettoyage ethnique en 2023, après que Nikol Pachinian a reconnu au nom de l’Arménie que l’Artsakh faisait partie de l’Azerbaïdjan lors du Traité de Prague d’octobre 2022. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A plusieurs reprises devant le Parlement ou les journalistes, Nikol Pachinian s’était défendu en indiquant que tous les documents du groupe de Minsk prouvaient que jamais l’indépendance de l’Artsakh n’avait été sur la table et que les négociations n’aboutissaient qu’à la perte de l’indépendance de l’Arménie. Une défense en forme d’accusations contre les anciens présidents Lévon Ter Petrossian, Robert Kotcharian et Serge Sarksian qui auraient menti au peuple sur le contenu des négociations. De fait, Nikol Pachinian avait promis depuis plusieurs années, de publier tous les textes des négociations avec l’OSCE, mais n’était pas encore passé à l’acte. Cette publication est donc censée répondre à ces questions, mais il faut le reconnaître la montagne a accouché d’une souris, car soit les textes avaient déjà été publiés et corroborent la version de l’opposition, soit il en manque, soit ils ne correspondent pas à un document officiel. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ Manipulation ” a immédiatement réagi Kéram Manoukian l’un des députés du groupe Hayastan et de la FRA Dachnaktsoutioun, qui dénonce une nouvelle tentative de Nikol Pachinian d’induire le public en erreur en publiant de manière sélective des documents qui présentent l’initiative comme un acte de transparence. “ Tous les documents indiquent clairement que l’Artsakh devait être arménien. Pourtant, en 2019, Nikol Pachinian a rejeté une proposition viable ” a dénoncé Kéram Manoukian. Pour Lévon Zurabian, vice-président du Congrès national arménien, le parti de Lévon Ter Pétrossian “ nos affirmations se sont avérées fondées : l’adoption du document publié en 2019 aurait instauré la paix, la levée du blocus et un Artsakh de facto indépendant. Il est nécessaire maintenant de publier la réponse officielle d’Erevan à cette proposition, qui ne figure pas dans les documents ”. Car effectivement aucune des positions de l’Arménie en référence aux différents documents n’a été publiée. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Un plan de paix plutôt favorable à l’Artsakh 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ce que l’on retient du document de 2019 publié pour la première fois, c’est la confirmation de là où en étaient les négociations avant le rejet de Nikol Pachinian : une solution globale, prévoyant la restitution de 5 régions situées à l’est de l’Artsakh avec le maintien de 2 régions reliant l’Arménie au Haut-Karabagh au nord par le Guérarkounik et au sud par le Siounik, avec des observateurs de l’OSCE déployés pour garantir l’accord. Le statut juridique final du Haut-Karabagh devait être déterminé dans un délai convenu entre les parties, par le biais d’un référendum national organisé sous l’égide de l’ONU ou de l’OSCE. Ce référendum devait exprimer la volonté de la population du Haut-Karabagh et avoir une valeur juridique contraignante, conformément aux normes et principes du droit international.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est ce plan de paix là, qui a été rejeté par Nikol Pachinian comme le prouvent les documents publiés, et ce qu’avaient déjà indiqué les 3 pays coprésidents du Groupe de Minsk en désavouant le Premier ministre arménien qui affirmait le contraire. Un plan de paix qui à l’époque pouvait convenir à Ilham Aliev qui négociait sur la durée au bout de laquelle le référendum d’autodétermination serait réalisé et sur le statut transitoire, refusant que l’on considère l’Artsakh comme indépendant durant la période transitoire.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Autre bizarrerie, l’absence dans les documents publiés des accords de Key West de 2001. A la place, un article de presse de Haygagan Jamanak dont le rédacteur en chef était Nikol Pachinian, qui critique l’accord de Key West. Pas vraiment un texte officiel ! Cette non-publication suscite d’autant plus de doutes, que Nikol Pachinian avait accusé Robert Kotcharian d’avoir voulu, à Key West, échanger la frontière arménienne et Meghri contre l’Artsakh. De fait, le document non publié devait trancher cette question puisque selon Robert Kotcharian, il ne contient aucune mention à Meghri ou à la frontière iranienne. Pour le gouvernement, ce texte a été perdu. Une version qui ne tient pas la route, car l’OSCE aurait pu le fournir à l’Arménie et son remplacement par un article de presse l’interprétant est tout, sauf sérieux. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans une note explicative publiée le lendemain, toujours sur le site du gouvernement, deux éléments sont maladroitement avancés pour essayer de soutenir la position du Premier ministre. Premièrement, que le référendum d’autodétermination aurait concerné toute la population de l’Azerbaïdjan et non juste les Arméniens d’Artsakh, ce qui n’apparaît dans aucun des documents publiés. Deuxièmement, que le droit à l’autodétermination devait se comprendre comme une autonomie politique mais pas une indépendance, ce que là encore aucun des textes publiés ne laissent supposer puisqu’ils disent explicitement que “ la volonté de la population du Haut-Karabagh sera pleinement respectée ” ce qui inclut l’indépendance totale si celle-ci est demandée, ce qui était le cas.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Attaqué encore une fois sur ce sujet devant le Parlement, Nikol Pachinian, sans fournir le moindre élément probant, a affirmé que le processus de négociations sur l’Artsakh était un “ piège pour l’Arménie mais aussi pour l’Azerbaïdjan ”. Formulant une sorte de théorie du complot, il a déclaré que “ le processus de négociations mené pendant près de 30 ans sur le Karabagh n’a jamais porté sur la résolution de la question du Karabagh, jamais, pas une seule seconde, à aucun moment ” a-t-il martelé, mais en fait “ il s’agissait pour la Russie, les Etats-Unis et la France de maintenir l’Arménie mais aussi l’Azerbaïdjan dans un piège. L’objectif était de faire en sorte que la République d’Arménie n’ait aucune chance d’être un État indépendant ” indique le Premier ministre. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           Pachinian a sacrifié l’Artsakh
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Une déclaration en totale contradiction avec les documents publiés où rien de tout cela ne transparaît, ni même en fournissant des arguments factuels. Il faut juste le croire sur parole. “ L’Arménie est désormais sortie de ce piège géopolitique ” a conclu Nikol Pachinian faisant référence à la paix établie à Washington (août 2025) et à Prague (octobre 2022), alors même que cette paix place l’Arménie sous la coupe des Etats-Unis, de l’Europe mais aussi de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. C’est à cette aune qu’il faut juger les choix calamiteux du Premier ministre arménien qui, et c’est désormais prouvé par ces documents, a fait le choix de sacrifier l’Artsakh et de rendre l’Arménie dépendante de ses pires ennemis, en se basant sur une théorie du complot fumeuse que rien ne vient corroborer. De cela aussi, il devra rendre des comptes démocratiquement lors des prochaines élections. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 14:41:26 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/la-montagne-a-accouche-dune-souris</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Siranush Sahakian : “ Punir le Karabagh  en condamnant ses dirigeants  à la perpétuité ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/punir-le-karabagh-en-condamnant-ses-dirigeants-a-la-perpetuite</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Vahé TER MINASSIAN - Envoyé spécial à Erevan
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/tmphrvpcvp7.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Ancienne juge ad hoc auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) à Strasbourg, l’avocate Siranouch Sahakyan, dirige à Erevan le Centre de droit international et comparé (I.C. Law). Elle assure la défense de plusieurs des 23 prisonniers arméniens officiellement détenus par l’Azerbaïdjan parmi lesquels Lyudvig 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Mkrtchyan et Ruben Vartanyan
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  
         .
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Où en sont les procès des prisonniers arméniens détenus à Bakou ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Siranouch Sahakyan
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Presque sur la fin. Les avocats commis d’office ont commencé leurs plaidoiries. On en arrivera bientôt à l’étape des délibérations. Je pense que les deux procès en cours seront terminés d’ici la fin de l’année 2025. Je n’ai aucun doute sur leurs résultats. Les procureurs ont réclamé la perpétuité contre Arayik Harutunyan et David Babayan. Vingt ans de prison contre Bako Sahakian et Arkady Ghougassian. Et des peines allant de 16 à 19 ans de prison pour les autres.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           A l’issue des condamnations quels seront les recours ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans un pays comme l’Azerbaïdjan, saisir la Cour d’appel et la Cour de cassation n’a aucun sens. A mon avis, le cas de ces prisonniers devrait être porté directement devant une juridiction internationale comme la CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme).
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment est organisée la défense des 23 prisonniers arméniens ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mon cabinet représente l’un des détenus devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Le cas des 22 autres est traité dans le cadre des plaintes déposées par l’Etat arménien contre l’Azerbaïdjan devant la Cour internationale de Justice (CIJ) et la CEDH. A cela s’ajoutent les affaires concernant les 210 anciens prisonniers arméniens d’Azerbaïdjan. Ces derniers sont défendus pour moitié par mon équipe et pour moitié par le gouvernement arménien.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Toutes ces procédures sont en attente de jugement. Malheureusement, comme vous le savez, l’article 15 du projet de traité de Paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan prévoit un retrait de toutes les plaintes déposées par Erevan devant les juridictions internationales. C’est très grave et totalement inacceptable. Si cela arrive, des dizaines de milliers d’habitants du Karabagh vont se retrouver privés de recours.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Qui sont les prisonniers ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On peut distinguer deux groupes. Le premier est constitué de cinq personnes capturées en 2020 dont les procès se sont terminés par des condamnations à 15 ou 20 ans de prison. Deux d’entre eux, Lyudvig Mkrtchyan (que je représente) et Aliocha Khosrovian, étaient des engagés volontaires, et deux autres, Kévork Susyan et Davit Davtyan, des civils, interpellés après la signature du cessez-le-feu alors qu’ils acheminaient de l’aide humanitaire à Stépanakert. A cela s’ajoute le cas de Vicken Euljekjian, un citoyen arméno-libanais que Bakou essaie de présenter comme un mercenaire étranger mais dont le seul tort a été d’être allé récupérer des effets personnels à Chouchi alors que la ville était passée sous le contrôle des forces azerbaïdjanaises. Pourquoi ces gens n’ont-ils pas été libérés quand d’autres l’ont été dans le cadre des échanges de prisonniers entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ? Je pense qu’il faut invoquer des raisons politiques. En s’en prenant à Alyosha Khosrovian et à Lyudvig Mkrtchyan, des anciens combattants de la première guerre du Karabagh (1992-1994), Bakou cherche à humilier les forces armées arméniennes. Les manipulations autour du cas de Vicken Euljekjian visent à contrer les accusations d’emploi de mercenaires syriens par le gouvernement azerbaïdjanais. Quant à Kévork Susyan et Davit Davtyan, il semble qu’ils aient multiplié les critiques à l’encontre de Mehriban Aliyeva, l’épouse du président Aliev sur les réseaux sociaux. Pour éviter de les renvoyer en Arménie, les autorités azerbaïdjanaises leur ont retiré le statut de prisonniers de guerre et les ont poursuivis  pour des crimes internationaux inventés de toutes pièces. Ces jeunes gens sont victimes de la vengeance des hauts dignitaires du régime.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Et le second groupe ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il réunit les 18 personnes arrêtées en 2023. Parmi elles, deux furent capturées pendant le blocus de l’Artsakh et condamnées pour avoir prétendument participé à des massacres de civils au cours de la première guerre du Karabagh de 1992-1994. Il s’agit de Vagif Khatchadrian, un malade interpellé le 29 juillet dans le couloir de Latchine alors qu’il était sous la protection du CICR. Et de Rashid Beglaryan, un habitant d’un village enclavé qui avait franchi par mégarde les lignes azerbaïdjanaises.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les seize autres personnes dont les procès sont sur le point de s’achever à Bakou ont été interpellées après l’attaque du 19 septembre 2023 lancée par les forces azerbaïdjanaises contre l’Artsakh. Huit sont de simples citoyens qui ont participé, comme volontaires, aux opérations d’autodéfense du territoire (1). Et les huit autres sont d’anciens dirigeants de la République du Karabagh. Il s’agit des trois ex-chefs de l’Etat Arayik Harutunyan (2020-2023), Bako Sahakian (2007-2020) et Arkady Ghoukasian (1997-2007), du président du Parlement Davit Iskhanian (août-octobre 2023), des ex-ministre des Affaires étrangères et chef du gouvernement David Babayan (2021-2023) et Ruben Vartanyan (novembre 2022-février 2023) ainsi que des anciens commandant et vice-commandant de l’armée d’autodéfense de l’Artsakh, Lévon Mnatsakanyan et Davit Manukian.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Tous font face aux mêmes chefs d’accusation mais Ruben Vartanyan fait l’objet d’une procédure judiciaire séparée. On n’en voit pas bien la raison sinon qu’il est le seul des seize à avoir fait appel à un avocat privé. Ces procès se déroulent à huis clos devant des tribunaux militaires. Et à part les représentants des médias d’Etat azerbaïdjanais personne ne peut y assister. Le premier défenseur de Ruben Vartanyan a été le seul à fournir des informations. Du moins au début, puisqu’il a depuis été remplacé par un autre avocat, puis encore un autre qui vient d'être limogé.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 13:58:40 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/punir-le-karabagh-en-condamnant-ses-dirigeants-a-la-perpetuite</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Vers des verdicts lourds, sans surprise</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/vers-des-verdicts-lourds-sans-surprise</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/G3A5398-e1741881351208.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Le dénouement des procès truqués des prisonniers arméniens est proche. Au-delà des sentences prononcées, quels leviers pourraient être actionnés pour obtenir la libération de ces otages du régime azerbaïdjanais ?
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est la dernière ligne droite au tribunal de Bakou. Après les réquisitions des procureurs – réclusion à perpétuité pour Arayik Haroutiounian, Lévon Mnatsakanian, Davit Manoukian, Davit Ichkhanian et Davit Babayan, peine de 20 ans contre Arkady Ghoukassian et Bako Sahakian, entre 16 et 20 ans contre les autres prisonniers (1) –, les avocats commis d’office pour « défendre » ces otages ont effectué leurs plaidoiries. L’acquittement a été réclamé pour l’ancien président de l’Artsakh Arkady Ghoukassian, présenté comme “ membre d’aucun groupe criminel ”, l’ancien ministre des Affaires étrangères Davit Babayan, qui “ s’est rendu volontairement ” aux autorités de Bakou, l’ancien commandant en chef adjoint de l’armée Davit Manoukian, un militaire ayant agi “ dans le cadre du règlement et de la discipline militaire ”, ainsi que pour trois autres militaires, Gourguen Stépanian, Vassili Beglarian et Rafik Madatian.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ces pseudo-défenses ne dupent personne. Mû par des considérations tactiques, le pouvoir azerbaïdjanais sort un stratagème de son chapeau pour créer l’illusion d’un procès équitable. En réalité, il ne subsiste aucun suspense : la plupart des prisonniers seront condamnés à la perpétuité et les autres à des peines avoisinant les 20 ans. Comment pourrait-il en être autrement, au regard de toutes les irrégularités, manœuvres et accusations fabriquées de toutes pièces – maintes fois détaillées dans ces colonnes – qui ont émaillé le déroulement des procès, ainsi que des tortures et mauvais traitements infligés aux prisonniers durant leur détention !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour autant, la mobilisation en faveur de la libération des otages arméniens du régime de Bakou ne faiblit pas. En France, le groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée nationale, présidé par Laurent Wauquiez, a manifesté sa volonté d’interpeller le gouvernement français sur cette question, de nombreux élus ont dénoncé cette mascarade judiciaire et réclamé l’envoi d’obervateurs internationaux, et 33 parlementaires membres du Cercle d’amitié France-Artsakh ont appelé la communauté internationale à œuvrer pour la libération des prisonniers arméniens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On relèvera également le vœu présenté au Conseil de Paris par Rachida Dati, qui demande “ la protection et la libération immédiate des prisonniers politiques arméniens ” détenus en Azerbaïdjan… après avoir étalé au grand jour, sans vergogne, ses accointances avec le régime d’Aliev ! A trois mois des élections municipales en France, la candidate à la mairie de Paris se livre à une vulgaire manœuvre électoraliste. Irait-elle jusqu’à prêcher la bonne cause, à Bakou, en demandant à rencontrer les otages ? Histoire de faire mine de restaurer un semblant de crédibilité…
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En France comme à l’étranger, de nombreuses ONG de défense des droits de l’Homme maintiennent cette question sur le devant de la scène. Sur le plan politique, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères s’est insurgé le 9 décembre contre l’emploi par l’Union européenne (UE) du mot “ prisonniers ” dans le document détaillant l’accord sur l’Agenda stratégique pour le partenariat UE-Arménie (2), signé quelques jours auparavant à Bruxelles. Pour la diplomatie azerbaïdjanaise, faire de leur libération une priorité “ constitue une grave distorsion de la réalité et est inacceptable ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            A Erévan, le discours se décoince
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A ce stade, tous les regards sont tournés vers l’Arménie. Accusés d’inaction, de toutes parts, sur la question des prisonniers, les dirigeants arméniens ont servi longtemps la même antienne : nous ne cessons d’œuvrer en coulisses sans nous répandre en déclarations publiques, pour ne pas nuire au sort des prisonniers.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Depuis quelques semaines, toutefois, leur attitude semble avoir quelque peu évolué. Le 20 novembre, le Premier ministre Nikol Pachinian révélait s’être entretenu trois jours auparavant avec la sous-secrétaire d’Etat américaine Allison Hooker, en visite à Erévan pour examiner les modalités pratiques liées au fonctionnement de la Route Trump. “ Durant cette rencontre, a-t-il souligné, j’ai spécifiquement abordé ce sujet [des prisonniers arméniens], en rappelant que le président Trump s’était engagé, y compris publiquement, à régler cette question. J’ai présenté nos actions menées sur cette question au niveau bilatéral et j’ai demandé à la sous-secrétaire d’Etat américaine de fournir des informations sur les efforts déployés par les Etats-Unis en ce sens. Je lui ai également demandé de maintenir cette question sous le feu des projecteurs. ” Rien, en revanche, n’a filtré sur la réaction d’Allison Hooker.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En visite le 9 décembre en Allemagne, Nikol Pachinian a répondu à la question d’un participant à une table ronde : “ C’est une question délicate. Nous sommes convaincus qu’elle sera plus facile à aborder dans un climat de coopération et de paix que dans un climat de conflit. Mais à mesure que nous progressons vers une paix durable, il devient de plus en plus réaliste d’envisager une résolution progressive de ce problème. Instaurer la paix, c’est aussi résoudre d’autres problèmes. C’est notre vision. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le flot des critiques qui se sont abattues sur les dirigeants arméniens a-t-il fini par infléchir leur attitude ? A moins que les suites du sommet de Washington (en particulier la décision d’Ilham Aliev de lever l’embargo sur le transit de marchandises vers l’Arménie) aient donné à Erévan des raisons d’espérer que le sort des prisonniers ne soit pas définitivement scellé, au-delà des verdicts rendus par le tribunal. Les propos tenus par Nikol Pachinian en Allemagne le laissent croire.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’engagement pris par l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le 8 août à Washington, d’abandonner les recours auprès des tribunaux internationaux excluant toute perspective de règlement juridique, le sort des prisonniers risque fort de dépendre de l’évolution du processus de paix. Or, le mener jusqu’à son terme présuppose une situation politique intérieure suffisamment stable dans les deux pays. Si la question ne se pose pas en Azerbaïdjan, il n’en va pas de même en Arménie, où l’administration Pachinian déploie tout son arsenal répressif pour museler une contestation grandissante, à l’approche des législatives de juin 2026.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Une libération des prisonniers avant cette échéance serait pain béni pour Nikol Pachinian, dans l’optique de sa réélection. Ilham Aliev, lui, a tout intérêt à contribuer au maintien en poste de celui qui a accédé jusqu’à présent à toutes ses exigences. Le président azerbaïdjanais consentirait-il à grâcier les prisonniers pour aider son « partenaire » du processus de paix à rempiler ? L’hypothèse ne pourrait éventuellement prendre corps qu’au prix d’une nouvelle concession d’Erévan, à savoir l’adoption d’une nouvelle Constitution, programmée dans la foulée des législatives.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Et si Ilham Aliev rejetait catégoriquement toute idée d’amnistie ? La Russie, pour l’heure, demeure mutique sur cette affaire. L’UE se contente de rappels de principe. Mais surtout, nul ne sait si Donald Trump compte remplir son engagement pris le 8 août à Washington, devant Nikol Pachinian, d’intercéder auprès du président azerbaïdjanais sur cette question des prisonniers. Enverrait-il son émissaire Steve Witkoff – déjà mandaté sur les crises ukrainienne et moyen-orientale – jouer les Monsieur bons offices entre Erévan et Bakou pour régler ce dossier ?
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Problème : le locataire de la Maison-Blanche a envoyé un bien mauvais signal, le 3 décembre, en grâciant le Représentant démocrate du Texas Henry Cuellar, qui avait été inculpé en 2024 pour avoir accepté environ 600 000 dollars de pots-de-vin de l’Azerbaïdjan en échange de la promotion des intérêts de Bakou au Congrès américain, au détriment des droits des Arméniens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          S’engager auprès des Arméniens en août, les trahir et les humilier en décembre. Signé Trump ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Les auditions des “ témoins ” se poursuivent dans le procès de Rouben Vardanyan, jugé séparément des sept autres anciens dirigeants de la République d’Artsakh. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (2) Lequel vise à consolider l’Accord de partenariat global et renforcé signé entre Bruxelles et Erévan en 2017.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 13:42:43 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/vers-des-verdicts-lourds-sans-surprise</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Entre soutien de Bruxelles et avertissement de Moscou</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/entre-soutien-de-bruxelles-et-avertissement-de-moscou</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan Mardikian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
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  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Les dirigeants arméniens, qui s’enfoncent dans une traque sans relâche des opposants, 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           pourraient se retrouver pris entre deux feux à l’approche des élections. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La chronique de la répression politique des opposants va s’enrichir jusqu’aux élections législatives de juin prochain. Arrestations, inculpations, maintiens en détention, tabassages : tout y passe pour garantir un résultat conforme aux espérances des autorités.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
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          Le procès de l’archevêque Bagrat Galstanian et de ses 17 partisans, poursuivis pour tentative de coup d’Etat, a connu de nouveaux rebondissements. Lidya Mantachian, la seule femme parmi les accusés, a vu le 20 novembre sa détention prolongée de trois mois pour la deuxième fois. “ J’ai l’impression d’être la suspecte la plus dangereuse dans ce dossier criminel fabriqué de toutes pièces ”, a-t-elle déclaré au tribunal. Elle paie le fait, à ses yeux, d’avoir divulgué des “ informations compromettantes sur certains responsables ”. L’accusation repose sur des enregistrements audio de conversations téléphoniques entre Mgr Galstanian et ses associés, dont des extraits ont été rendus publics fin juin. Les avocats de la défense ont accusé les forces de l’ordre d’avoir falsifié ces enregistrements et d’en avoir déformé le contenu.
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’opposition et les organisations de défense des droits humains ont jugé cette décision du tribunal d’autant plus choquante qu’un traitement spécial semble avoir été réservé à Lidya Mantachian. Il est reproché aux autorités de “ persécuter une femme de manière ciblée et systématique ”, alors que les hommes libérés par le juge font face aux mêmes accusations. En outre, seule la sœur de Lidya Mantachian a été autorisée à lui rendre visite, deux fois par mois, alors que l’archevêque Bagrat Galstanian peut recevoir des proches presque quotidiennement. L’accusée s’attendait à son maintien en détention : “ On m’a avertie que le juge n’avait pas reçu l’autorisation de Nikol Pachinian et de son entourage pour me libérer. Je le savais il y a une semaine ”, a-t-elle indiqué.
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          Mais le mouvement de solidarité a finalement porté ses fruits. Le 27 novembre, le juge Farkhoyan a accédé à la demande de son avocate, Tatévik Soghoyan, de libérer sa cliente sous caution, tout en restreignant sa liberté de mouvement. “ Je suis certaine qu’une telle décision n’aurait pas été prise sans la forte réaction de l’opinion publique, a souligné l’avocate. C’est le résultat de la pression populaire, et non une victoire pour la justice. ”
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          Dans une autre affaire, le maire de Gumri, Vardan Ghoukassian, accusé de corruption et de faux en écriture, restera trois mois de plus en prison. Motif invoqué par le procureur : s’il était libéré, il entraverait l’enquête, influencerait les témoins et abuserait de son autorité. Les garanties apportées par les députés de l’opposition n’ont visiblement pas suffi. Vardan Ghoukassian nie les faits qui lui sont reprochés et se dit victime d’une persécution politique.
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          Le passage à tabac est une « méthode » vieille comme le monde pour intimider les opposants. L’ancien parlementaire Mihran Hakobian a été agressé le 8 décembre, devant un centre commercial d’Erévan, par des hommes masqués qui lui ont cassé le nez et asséné des coups à la tête – ce qui lui a valu plusieurs jours d’hospitalisation.
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          Député de l’ancien régime, membre du Parti républicain de Serge Sarkissian, Mihran Hakobian, qui s’est retiré de la vie politique active, utilise les réseaux sociaux pour combattre la politique du gouvernement. Sur Facebook, il avait tourné en ridicule l’appel lancé le week-end précédent par Nikol Pachinian aux prêtres et aux chorales des églises arméniennes à interpréter l’hymne national avant chaque office. Rouben Mélikian, l’avocat de Mihran Hakobian, a rappelé qu’en 2021, une grenade avait explosé sous la voiture de son client, garée devant son domicile. Personne n’avait été alors poursuivi en justice. Cette fois-ci, l’enquête a conduit à l’arrestation de cinq individus, le 12 décembre, par les forces de l’ordre, qui ont confirmé le caractère prémédité de l’attaque sans livrer toutefois d’informations sur l’identité des agresseurs ni sur leur mobile. Mais les cinq hommes ont été libérés durant le week-end, quelques heures seulement après leur arrestation ! “ Ils peuvent attaquer quelqu’un en plein jour, comme des hyènes, et rester impunis ”, a réagi Mihran Hakobian.
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          L’appareil répressif déploie ses tentacules tous azimuts. Le bureau de la Procureure générale a donné instruction d’engager des poursuites contre les individus publiant sur les réseaux sociaux des messages de haine ou d’incitation à la violence à l’encontre du Premier ministre. Plusieurs personnes ont été arrêtées, ces derniers mois, pour outrage à de hauts responsables de l’Etat.
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          L’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian fait l’objet de nouvelles accusations. La Procurature lui reproche d’avoir vendu récemment une usine en Bulgarie, en violation d’une décision de justice ordonnant le gel de ses avoirs. Fin 2023, les autorités avaient entamé une procédure de confiscation, sur le fondement d’une loi controversée permettant à l’Etat de saisir des sociétés, des biens et des fonds considérés comme acquis illégalement. Gaguik Tsaroukian, qui encourt une peine d’un an de prison, avait annoncé en octobre dernier sa participation aux législatives et ajouté qu’il était en négociations avec des personnalités et des groupes politiques intéressés par la formation d’une alliance électorale.
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      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 11:09:52 GMT</pubDate>
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      <title>Au service du peuple arménien depuis 115 ans</title>
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      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         2025 marque le 115e anniversaire de la création du HOM, le Hay Oknoutian Mioutioun à laquelle la Croix Bleue des Arméniens de France est affiliée. L’occasion de revenir sur l’histoire et l’action de ces femmes qui entendent, générations après générations, être fidèles à leur devise : “ Avec le peuple, pour le peuple ”. 
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          par Armenag Bedrossian
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         On le sait peu, mais le Hay Oknoutian Mioutoun a été créé avant le Génocide de 1915 aux Etats-Unis et non en Arménie. C’est en effet à l’occasion d’une tournée là bas, en septembre 1910, qu’Edward Agnouni (Khatchadour Maloomian) encouragea des femmes arméniennes à s’impliquer et s’investir au service du peuple arménien comme le faisait déjà de nombreuses missions catholiques ou protestantes. Ces femmes se sont d’abord constituées en tant que Croix- Rouge arménienne et ont mené des missions dans le Caucase mais aussi dans l’Empire ottoman, à Van, Trébizonde, Erzurum ou Kharpert. Leurs principales tâches étaient d’organiser des dispensaires médicaux et de fournir dans ces régions reculées et peu développées, des soins mais aussi de la nourriture, un abri, ou des vêtements pour des populations victimes régulièrement d’exactions de la part des tribus kurdes ou des autorités turques. Dans diverses localités, la Croix-Rouge arménienne répondait également aux besoins éducatifs de la population.
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           Le premier congrès de la Croix-Rouge arménienne s’est tenu à Boston en mai 1915 où 33 sections enregistrées aux États-Unis et au Canada se sont réunies. L’objectif était clair : une collecte de vêtements pour les réfugiés arméniens du Caucase ; la formation d’infirmières destinées au front pour soigner les blessés ; des cours de langue arménienne pour ses membres ; une campagne de recrutement et la création d’écoles arméniennes partout où des sections étaient implantées. Quatre ans plus tard, en juin 1919, pour le 2e congrès, la situation a profondément changé. La guerre est finie, le Génocide des Arméniens a fait 1,5 million de morts et une République d’Arménie indépendante a vu le jour. C’est vers elle que se tournent alors les efforts des Homouies comme on les appelle déjà. Ne pouvant plus garder le nom de Croix-Rouge arménienne réservée à celles qui sont sur le territoire de l’Arménie, elles adoptent le nom de Armenian Relief Society (ARS) en anglais, Hay Oknoutian Mioutioun ou HOM en arménien. 
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           Très rapidement, les activités du HOM s’étendent dans l’ensemble de la Diaspora, du Moyen-Orient (Syrie, Liban, Irak, Egypte, Iran, Palestine), à l’ensemble des Etats-Unis mais aussi en Europe (France, Grèce, Macédoine, Bulgarie et Roumanie) au fil des arrivées des survivants du Génocide. En France, les Croix de secours arméniennes deviendront la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF) qui a été fondée en 1928, sous l’impulsion d’Archak Djamalian mais déjà en 1918, il existait à Marseille au sein du Camp Oddo, une section de la Croix-Rouge arménienne. Le premier conseil d’administration de la Croix Bleue des Arméniens de France était composé de mesdames Alanian, Israelian, Baghsassarian, Seringulian et Ghazarian. Un an plus tard, les Croix de secours arméniennes de France comptent déjà 13 sections et près de 400 membres. Au coeur des préoccupations, les problèmes d’hygiène sanitaire notamment chez les enfants, mais aussi leur éducation, l’évolution du statut de la femme, la préservation de l’identité arménienne, la solidarité communautaire. Leur première initiative est la création d’un centre d’action sanitaire et sociale pour les enfants avant l’organisation, dès 1929, de séjours de vacances pour les déshérités. C’est en 1935 qu’elle prend officiellement le nom de Croix Bleue des Arméniens de France, là encore pour se distinguer de la Croix-Rouge. A partir de là, ce sont de nombreuses écoles hebdomadaires qui voient le jour, une colonie de vacances à Bellefontaine dans le Jura en 1955 (voir notre numéro spécial de juillet 2025), mais aussi des actions en faveur des personnes âgées et l’accompagnement des arrivées du Moyen-Orient à cause de la guerre au Liban. Au fil du temps, le nombre de membres s’accroît pour atteindre plus de mille à la fin des années 1970, ce qui en fait l’association arménienne avec le plus de membres de France. 
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           En 1986, la Croix Bleue des Arméniens de France voit sa présence et son action reconnues par l’Etat français puisqu’elle reçoit le statut d’« association reconnue d’utilité publique », un statut réservé à moins de 2 000 associations en France sur le million enregistré.  
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           Ce statut et surtout leur dévouement, la Croix Bleue des Arméniens de France et le HOM vont le démontrer en 1988 lors du tremblement de terre qui frappa le nord de l’Arménie, en mettant en place une incroyable chaîne de solidarité. Elle verra décoller de France plusieurs avions d’aide humanitaire dont la distribution des colis sera accompagnée par les volontaires venus sur place. Au passage, débutera la formation et l’organisation de leurs consoeurs d’Arménie, qui verra la création de la section Arménie et de la section Artsakh du HOM dès août 1991, ainsi que la section Djavakhk (Géorgie). 
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           Avec le début du mouvement Karabagh, le HOM et la CBAF se sont mobilisés en faveur des communautés arméniennes qui ont été déracinées des villes azerbaïdjanaises de Bakou, Soumgaït et Kirovabad et dont certaines ont trouvé refuge en France. Il a fallu aussi apporter une aide aux familles du Karabagh, victimes de la guerre, et notamment des orphelins. L’ARS a été la première organisation humanitaire à fournir des fonds pour héberger ces milliers de réfugiés et pour prendre en charge et accompagner les familles en Artsakh pour leur permettre de rester sur place. Ce sera aussi la création des 12 écoles maternelles « Sossé Mayrig » d’Artsakh, dont celle de Khentsristan prise en charge par la CBAF. 
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           Il faut aussi encourager la natalité en Arménie et accompagner médicalement les futures mères par des soins gratuit et de qualité : ce sera la création par le HOM, en 1997, du Centre de la mère et l’enfant à Akhourian, dans le Chirak, et ses plus de 20 000 naissances en 28 ans, soit 50% de l’ensemble des maternités de la région. Une action d’accompagnement médical au quotidien que l’on retrouve aussi au dispensaire Boulghourjian de Beyrouth. 
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           Une action du HOM et de la CBAF qui se poursuit encore aujourd’hui dès lors que des communautés arméniennes souffrent. Elles sont aux côtés des soldats du centre de rééducation d’Erevan, Zinvori Doune, des réfugiés d’Artsakh dont la section a été maintenue en exil avec les Foyers de l’espoir, des communautés syrienne et libanaise en organisant des cantines solidaires durant la période de la guerre, de la crise économique ou de l’explosion du port de Beyrouth. Chacune des actions organisées au niveau local sert au financement de ses actions humanitaires mais aussi au maintien de plusieurs centaines d’écoles à travers le monde pour permettre la préservation de la langue, de l’identité et de la culture arménienne.    
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           Il y a quelques semaines, à l’occasion de son 115e anniversaire, le HOM, qui compte aujourd’hui près de 15 000 membres, a organisé un séminaire de travail en Arménie pour faire le point sur l’ensemble de ses actions. 170 membres des 26 pays où le HOM est présent, dont une vingtaine de Khatchouies de France ont répondu présent pour préparer les actions des années à venir. Des actions auxquelles vont participer les 14 sections de la Croix Bleue des Arméniens de France et leurs près de 500 membres. Vous pouvez vous aussi participer en rejoignant ces femmes courageuses (les hommes sont acceptés), en les aidant par un don ou un legs ou tout simplement en participant à une de leurs actions que vous retrouverez dans l’agenda de France Arménie. 
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            Croix Bleue des Arméniens de France, 
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      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           17 rue Bleue, 75009 Paris 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Tél : 01 53 34 18 18
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Email : cbaf@wanadoo.fr
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Site internet : https://croixbleue-france.com/
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
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      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:55:22 GMT</pubDate>
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      <title>Թունաւոր Գրասենեակը</title>
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      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Կարէն Շահէ Ճինպաշեան
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Zareh_Sinanyan.png"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Ան որ կը տիրէ սփիւռքը, կը տիրէ Հայաստանի Հանրապետութեան ապա
          &#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          գան» -- գաղափար մը որ շատ լաւ հասկցաւ սփիւռքի գործերու պատասխանատու Զարեհ Սինանյան
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ամերիկայի Միացեալ Նահանգներու ամէնահայաշատ ու հայահոծ նահանգի՝ Քալիֆորնիոյ  համալսարաններէն մէկուն սրահներէն ներս, Հայաստանի Հանրապետութեան Սփիւռքի Գործերու Յանձնակատարի գրասենեակի պատասխանատու Զարեհ Սինանյան ունեցաւ մտերմիկ ու փակ դռներով հանդիպում մը Հայ ուսանողական երիտասարդութեան հետ։ Ոչ աւելի քան տասնեակ մը հայ երիտասարդներ, որոնք կ՚անդամակցին իրենց համալսարանի Հայկական Ուսանողական Կազմակերպութեան (Armenian Student Association), թագուն կը խմբուին Երեւանէն եկող պետական պաշտօնեային հետ զրոյց մը ունենալու համար։ Ներկաներու խումբը այն խումբն է որ աշխուժօրէն կը պայքարի արցախահայութեան իրաւունքներուն վերականգնման համար։ Այն խումբը որ ոչ մէկ առիթ չի խնայէր գերպետութիւններուն լսելի դարձնելու իր հայրենիքի դէմ դաւադրութիւններուն եւ մարդկային իրաւունքներու խախտումները։ Այն միեւնոյն խումբն է որ իր անձնական կեանքը կը զոհէ, որպէսզի կազմակերպչական կեանքին ծառայէ ու կարողանայ որոշ բարելաւում յառաջացնել Հայաստանի Հանրապետութեան թշուառ իրականութեան։ Այս խումբը կը պատկերացնէր թէ այս հանդիպումը իրենց պիտի ոգեւորէ ու խրախուսէ որպէսզի աւելիով կարողանան անոնք նուիրել իրենց աշխատանքներն ու ճիգերը դէպի Հայաստանի Հանրապետութեան բարելաւման։ Սակայն այդ պատկերացումները կը մնան միայն երեւակայական, երբ կը լսեն կանխամտածուած, թրքամէտ լոզունգներ. պարտութեան ընդունում, Հայ Ռազմագերիներու եւ քաղաքական բանտարկեալներու հարցի մոռացում, երկարամեայ պահանջներէ հրաժարում, Քրիստոնէական արժէքներու դրժում եւ ազգային զգացումի ուրացում։
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    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Զարեհ Սինանյան՝ Հայաստանի Հանրապետութեան «Սփիւռքի Գործերի Գլխաւոր Յանձնակատար» այլեւս չսահմանէր իր յուդայական աշխատանքը հսկայ դահլիճներու մէջ։ Այլ ան սկսած է իր աշխատանքը տանիլ նոյնատիպ մտերմիկ, ջերմ ու որոշ հրաւիրուած անհատներու հետ՝ մասնաւորապէս աշակերտներու հետ։ Այս ռազմավարութեան փոփոխութեան պատճառներէն մէկը կարելի է ըլլար տարիներու ընդդիմադիր աշխատանքը անոր հանրային ծրագիրներուն ու ձեռնարկներուն։ Այսպիսով, դիմադրութիւնները նախօրօք կը շրջանցեն, եւ առիթ իսկ չեն ունենար լուսաբանելու եւ ճշմարտութիւնը ցուցադրելու իր սուտերուն դիմաց։ Եւ ահաւասիկ ան ոչ թէ կը դառնայ կամուրջ Հայաստանի Հանրապետութեան եւ սփիւռքի միջեւ, բայց աշխուժօրէն կ՚աշխատի ու կը ձեռնարկէ անոր կործանումն եւ ուժային նօսրացումը։ Ան կը դառնայ սփիւռքեան առաջնակարգ դէմքը Արցախեան հիմնահարցի մոռացութեան արշաւին, եւ Փաշինեանի կամակատար խաղալիքներէն մէկը։ 2019-ին ան կը նշանակուի իր այժմու պաշտօնին, եւ այդ օրուընէ կը շարունակէ սփռել ու տարածել ապատեղեկութիւն եւ պառակտիչ առանցքներ որոնք կը նպաստեն սփիւռքի թուլացման ու կործանման, փոխանակ միասնական ջանքերով միացնել զայն Հայաստանի Հանրապետութեան քաղաքական կեանքին։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Սինանյան իր քաղաքական կեանքը սկսաւ Քալիֆորնիոյ համայնքի Պըրպէնքի Հայ Դատի Յանձնախումբին մէջ, որպէսզի կարողանայ յանձնախումբի կապերն ու կարելիութիւնները շահագործելով հասնիլ Միացեալ Նահանգներու բարձրաստիճան պաշտօններու։ Եւ այդպէս ալ ըրաւ, 2013-ին ան թեկնածութիւնը հռչակեց Կլէնտելի քաղաքապետի պաշտօնին, եւ Հայ Դատի յանձնախումբի միջոցաւ կարողացաւ ապահովել բարձրաստիճան մարդկանց զօրակցութիւնը։ Աւելի համարձակ ու ժողովրդական ոճով՝ սփիւռքի այն կազմակերպութիւնները որոնք կը քարկոծուին այսօր Սինանյանի կողմէ, այն նոյն կազմակերպութիւններն են որ զինք մարդ դարձուցին։ Սակայն ժամանակը փաստեց թէ այդ նախաձեռնումը հանդիսացաւ ամբողջական  ձախողութեան։
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Աւելին՝ 2013-ի ընտրապայքարի ընթացքին, մէջտեղ ելան անոր կողմէ տեղադրուած գրառումներ, որոնք կը բովանդակէին ցեղային, կրօնական, դաւանանքի, սեռային եւ կանանց հանդէպ խտրականութիւն եւ ատելութիւն սփռող մեկնաբանութիւններ։ Այս խայտարակութիւնը վնասեց իր քաղաքական կարելիութիւնները Միացեալ Նահանգներու մէջ։ Անշուշտ շատ մեծ տարաձայնութիւն յառաջացաւ հայ եւ օտար համայնքին մէջ, եւ շատ մը քաղաքական դէմքեր հեռացան իրմէ, իրենց հետ վերացնելով իրենց զօրակցութիւնները։ Սինանյան սկզբնական շրջանին փորձեց անտեսել եւ ուշադրութիւն չտալ իր յանցագործութիւններուն, բայց երբ այլեւս կարելի չէր լուռ մնալ, ան զղջումնագիր հրապարակեց։ Այդ զղջումնագիրը հանդիսացաւ որպէս իր դամբարանականը, Միացեալ Նահանգներու քաղաքական կեանքէն։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Եւ այսպիսով, Ամերիկեան քաղաքական կարելիութիւններու կաշկանդումն ու վանդը պատճառ դարձաւ որ ան տեղափոխուի Հայաստան, 2019 թուականին։ Հոն, կը զօրագրուի Փաշինեանի վարչակազմի կողմէ, ու կը ստանձնէ «սփիւռքի գործերի գլխաւոր յանձնակատարի» պաշտօնը։ Պաշտօն մը որուն կատարեալ անձն ինքն էր, անսակարկ։ Հաշուի առնելով թէ որքան մօտէն ծանօթ է հայկական համայնքի իրադարձութիւններուն, յատկապէս այն կազմակերպութիւնները որոնք օրին զինք կերտած են իբրեւ քաղաքական գործիչ։ Այս գրասենեակով զինք պարտականութիւն կը տրուի զանոնք ոչնչացնել։ Եւ ան կը սկսի տարաձայնութիւններ սփռել, որոնք բուռն հակառակ են այն կազմակերպութիւններուն, կը սկսի խեղաթիւրել սփիւռքի պատմական հզօրութիւնը ինչպէս նաեւ կասկածի տակ դնել դարերու հսկայական աշխատանքը ի նպաստ Ազատ Անկախ ու Միացեալ Հայաստանի։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Վերադառնանք մեր այժմու նիւթին՝ Սինանյանի հետ հանդիպումը Հայ Ուսանողական Կազմակերպութեան աշակերտներու հետ։ Այս այցելութեան ընթացքին, Սինանյանի պարտականութիւն տրուած էր չորս նիւթերու մասին ապատեղեկութիւն սփռել երիտասարդական շարքերուն մէջ։ Այդ չորս նիւթերը հետեւեալներն են.- 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           ա. «Արցախը մերը չէ, էջը փակեցէ՛ք»
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Սինանյան կը ներկայացնէ Արցախը որպէս Հայաստանի վերահսկողութենէն դուրս հողամաս մը, որուն հետ այլեւս որեւէ կապ չունինք եւ պէտք է մոռնանք անոր մասին։ Ան յստակ կը փոխանցէ թէ Արցախեան Հարցի հետապնդումը ծայրայեղ է, եւ խիստ վտանգաւոր Հայաստանի Հանրապետութեան։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           բ. «Ռազմագերիներու եւ քաղաքական բանտարկեալներու ազատ արձակումը երկրորդական է։»
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Սինանյան բազում անգամներ շեշտած է թէ այն անթիւ Հայ Ռազմագերիներու, անհետ կորածներու եւ քաղաքական բանտարկեալներու, որոնք ցարդ Պաքուի բանտերուն մէջ չարչարանքի ու տառապանքի կ՚ենթարկուին, ազատ արձակումն ու վերադարձը այնքան ալ առաջնակարգ խնդիր մը չէ։ 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           գ. «Խաղաղութիւնը կը պարտադրէ զիջում»
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Ան կը շարունակէ միակողմանի զիջումները ներկայացնել որպէս «քաջութիւն» եւ ոչ թէ դաւաճան արարք։ Աւելին՝ այն յանդգնութիւնը կ՚ունենայ, անոնց որոնք կը շարունակեն պահանջել հայութեան իրաւունքները, կը պայքարին Հայաստանի Հանրապետութեան պետականութեան պահպանումին համար, ներկայացնել որպէս ոճրագործներ եւ ծայրայեղներ։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           դ. «Սփիւռքը Հայաստանի քաղաքականութեան մէջ գործ չունի»
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Կծու հեգնական իրականութեամբ, սփիւռքի գրասենեակը՝ փոխանակ օգտուի սփիւռքի տարիներու փորձառութենէն եւ քաղաքական հմտութիւններէն, կը հետապնդէ անոր արտաքսումը Հայաստանի քաղաքական կեանքէն։ Այս «դրամ տու՛ր, բայց գործիս մի՛ խառնուիր» ռազմավարութիւնը սփիւռքը շա՜տ լսած է, բայց ոչ եւս։
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Երբ Սիանյան խօսի, կարելի է պատկերացնել հայախօս թուրք կամ ազերի մը, որուն միակ նպատակն է Հայաստանի Հանրապետութեան պետակնութեան տկարացումն ու հայ ժողովուրդի ցուլումը։ Անոր պատգամները առիթ կու տան որ Ազրպէյճանի ոճրագործութիւնները, ցեղասպան ու մարդկային իրաւունքներու խախտումի արարքները մնան անպատասխան, ճամբայ բանալով առհասարակ Հայոց ոչնչացման։ Եւ դժբախտաբար, այս Հայկական Ուսանողական Կազմակերպութեան անդամներէն մի քանին՝ վախնալով որ դարձեալ չհրաւիրուին այսպիսի հանդիպումներու, լուռ մնացին երբ Երեւանէն ժամանած այս սողուն սուտասանը իր թրքական քարոզը կ՚արտասանէր։ Բայց անոնք որոնք լուռ չմնացին, անոնք որոնք բարձրաձայնեցին իրենց արդար մտահոգութիւնները, անոնք որոնք շարադրեցին իրենց դժգոհութիւնները հանդէպ Հայաստանի հանրապետութեան այժմու իշխանութեան եւ Սփիւռքի գործերու գրասենեակին, անոնց կ՚ըսեմ «հազար ապրի՛ք»։ Դու՛ք էք իրաւունքով, դու՛ք էք արդարացի, դու՛ք էք հայրենասէր, եւ դու՛ք էք Հայոց փրկարար ուժը՝ սփիւռքի մէջ։ Օրը կու գայ, որ իւրաքանչիւրին կը տրուի իր արժանիքը. լռողը կը դատապարտուի մոռացութեան Հայոց Պատմութեան էջերուն մէջ, եւ բուռն պայքարողը կ՚արժանանայ անմահութեան։
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    &lt;/div&gt;&#xD;
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           Յարգելիներ, դժբախտաբար այսօր իրականութեան մը դէմ յանդիման կը գտնուինք, ուր «սփիւռքի գործերու գլխաւոր յանձնակատարը» սփիւռքը չի ներկայացնէր Հայաստանի Հանրապետութեան մէջ։ Ան Փաշինեանի թոյնն է մեր ականջին։ Սփիւռքի ծոցէն մէջտեղ ելած, քաղաքական գայթակղութեամբ սպիացած, հիմա կը սպառնայ մեր միասնականութեան, յատկապէս թիրախաւորելով երիտասարդութիւնը։ Դիմադրութիւնը անհրաժեշտ է, պայքարը՝ կենսական։ Մեր միակ փրկութիւնը մեր հաւաքական ուժի մէջ է, ոչ թէ գլխատման ու դաւաճան ռազմավարութեան։ Սփիւռքի պարտականութիւնը յստակ է՝ մերժել այս կեղծաւոր սուտասաններու թրքամետ ու կործանարար լոզունգները, եւ ոչ մէկ ջանք խնայել բարձրաձայնելու համար Արցախ վերադարձի, քաղ-բանտարկեալներու ազատ արձակման պահանջը, ցեղասպան Ազրպէյճանի հաշուետուութեան հրամայականը, եւ Հայոց Ցեղասպանութեան աշխարհով մէկ ճանաչումն ու արդար հատուցումը, Ազատ Անկախ եւ Միացեալ Հայաստանի տեսլականի հետապնդումը։
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    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;/div&gt;&#xD;
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      <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 16:47:26 GMT</pubDate>
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      <title>«Դրօշակ»- ի Առաջնորդող. Այդ Ընդդիմադիրը Եւ Մեր Առաջիկայ Քննութիւնը</title>
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      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         article issu de Drochak
        &#xD;
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  &lt;b&gt;&#xD;
    
          2025 թ. նոյեմբերի 16-ին Վաղարշապատում տեղի ունենալիք ընտրութիւններն ընկալւում էին որպէս վերջին եւ գլխաւոր փորձ` յաջորդ տարուայ յունիսի խորհրդարանական ընտրութիւններից առաջ:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
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          Նկատի ունենալով այս ընտրութիւնների հոգեբանական եւ ոչ միայն հոգեբանական նշանակութիւնը` մեծ էր վերջինիս նկատմամբ հետաքրքրութիւնը: Սրանով էին բացատրւում նաեւ իշխանութեան ձեռնարկած քայլերը` իր գործելաոճով եւ պետական միջոցների լայն կիրառմամբ: Լաւ պատկերացնելով Վաղարշապատ քաղաքի բնակչութեան բորբոքուած հակաիշխանական տրամադրութիւնները, որոնք աւելի էին խորացել իշխանութեան ձեռնարկուած հակաեկեղեցական արշաւի պատճառով, իշխանութիւնը կանխաւ այս համայնքին էր կցել նաեւ Խոյ խոշորացուած համայնքը: Իրադարձութիւնները փաստեցին կանխագուշակումների արդարացուածութիւնը` իշխանական խմբակը պարտուեց Վաղարշապատ քաղաքում, փոխարէնը առաւելութեան հասնելով, մասնաւորապէս, Խոյում, որտեղ ունէր ձեւաւորուած եւ կանխատեսելի առաւելութիւն: Ի հարկէ միայն այս քայլով չէր բաւարարուել իշխանութիւնը, մինչեւ ընտրութիւնների օրը արդէն խօսակցութիւններ էին տարածուել ընտրատարածքի զանազան պաշտօնեաների, ազդեցիկ խմբերի ու անհատների հետ իրականացուած «յատուկ» աշխատանքի, բազմաթիւ անյայտ անուններ տարբեր հասցէների վրայ գաղտնաբար գրանցելու փաստերի բացայայտման եւ այլնի մասին: Ակնյայտ ապօրինութիւններն ի հարկէ դրսեւորուեցին բուն ընտրութեան օրը` տարբեր ընտրակեղծարարութիւնների կիրառմամբ, որոնց թւում` հոսանքի անջատումներն ու այդ ընթացքում քուէաթերթիկների լցոնումներն էին: Մի բան, որից Նիկոլ Փաշինեանի «ուսուցիչները» հրաժարուել էին դեռեւս անցած դարում: Եւ այս խայտառակ երեւոյթը կրկնւում է արդէն մի քանի տեղական ընտրութիւնների ժամանակ:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
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          Ի դէպ, կարելի է ենթադրել, որ ՀԷՑ-երը սեփականատիրոջից խլելու իշխանութեան ակնյայտ ապօրինութեան նպատակներից մէկն էլ ընտրութիւնների հետ կապուած հաշուարկն է, եթէ նկատի ունենանք, որ ելեկտրացանցը երկրով մէկ ամենատարածուած ենթակառուցուածքային համակարգերից է, որին առնչւում է իւրաքանչիւր տուն ու բնակիչ:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
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          Խիստ կասկածելի է, որ եթէ իշխանութիւնները չդիմէին ակնառու ընտրակեղծարարութիւնների, կ՛ունենայի՞ն արդեօք այն ոչ մեծ առաւելութիւնը, որով ապահովեցին իրենց յաղթանակը:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
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    &lt;br/&gt;&#xD;
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          Ամենավերից իջեցուած հրահանգով իշխանական քարոզչամեքենան անմիջապէս տարփողեց երկրի բոլոր առաջատար ազգային ուժերի նկատմամբ տարած փայլուն յաղթանակի մասին, թէեւ այդ հիմնական ուժերը տուեալ ընտրութիւններին չէին մասնակցում: Բացառութեամբ, ի հարկէ, ընդդիմադիր դաշինք կազմած ՀՅ Դաշնակցութեան տեղական կառոյցի, որը ողջ ընտրարշաւի ընթացքում գտնուեց երկրորդ դիրքում` ասպարէզը տրամադրելով դաշինքից քաղաքապետի թեկնածուին: Ընտրութիւններին մասնակից ազգային ուժերի թւում էր նաեւ անցողիկ շեմը հետագայում յաղթահարած «Մայր Հայաստան» ազգային դեմոկրատական կուսակցութիւնը, որը ներկայումս մարզերում կայանալու եւ թափ հաւաքելու գործընթացի մէջ է:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
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          Յիշենք նաեւ, որ տուեալ ընտրութիւններից առաջ հիմնական ենթադրութիւնն այն էր, թէ որեւէ ուժ միայնակ չի յաղթահարի իշխանութիւն ձեւաւորելու համար անհրաժեշտ շեմը, եւ ընտրութիւնների յաղթողը կ՛որոշուի համախոհ ուժերի ձեռք բերած արդիւնքների գումարումով: Այնպէս որ, ոչ մի ջախջախիչ պարտութիւն կամ յաղթանակ տեղի չունեցաւ` ընդդիմադիր «Յաղթանակ» դաշինքը հաւաքեց պատկառելի տոկոս, իսկ իրենց հնարաւորութիւնները փորձարկող տեղական ընդդիմադիր ուժերը չկարողացան յաղթահարել անցողիկ շեմը:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ուշագրաւ է, որ այս ընտրութիւնների ժամանակ տեղի ՔՊ-ականները նպատակայարմար էին գտել, որ Նիկոլ Փաշինեանը ընտրատարածքում չերեւայ, ինչպէս եւ քիչ աչքի զարնի իրենց թեկնածուի պատկանելիութիւնը ՔՊ-ին:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Պատահական չէ, որ գերագնահատուած յաղթանակը տօնելու օրն իսկ Նիկոլ Փաշինեանի նեարդերը չդիմացան, եւ հրահանգեց խուզարկել առաջատար ընդդիմադիր ուժի ներկայացուցիչների տները եւ յարուցել քրէական գործեր:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ուշադրութեան արժանի է նաեւ այն հանգամանքը, որ ընտրութիւններից յետոյ դիմելով համայնքի բնակիչներին` Նիկոլ Փաշինեանը մասնաւորապէս ասել է. «Ձեր ընտրութեամբ կարեւոր լիցք տուեցիք մեր սրբութեան սրբոցը` Մայր Աթոռ Սուրբ Էջմիածինը, Կտրիճ Ներսիսեանից ազատելու գործընթացին»:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ինչո՞ւ է Փաշինեանը բարոյական եւ քաղաքական ծանր գնով ձեռք բերած յաղթանակից անմիջապէս յետոյ հարկ համարում անդրադառնալու նաեւ այս թեմային: Ինչո՞ւ է Նիկոլ Փաշինեանը գործունէութեան հիմնական ուղղութիւններից մէկը դարձրել հակաեկեղեցական պառակտչական պայքարը` իր համար ճակատագրական նշանակութեան ընտրութիւններից առաջ, երբ ակնյայտ է, որ գրեթէ ողջ հայ ժողովուրդն աւանդական մայր եկեղեցու հետեւորդ է, եւ այս քայլով վարչապետը կորցնում է նաեւ իր ոչ ստուար համակիր զանգուածներին:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Տրամաբանական բացատրութիւնն այն է, որ Նիկոլի հիմնական յոյսը ոչ թէ ընտրողներն են, այլ` արտաքին պատուիրատուները: Որքան աւելի ակնառու է դառնում խորհրդարանական գալիք ընտրութիւններում ՔՊ-ի յաղթելու անհնարինութիւնը, Փաշինեանն աւելի մեծ եռանդով է փորձում Հայաստանում առաջ մղել արտաքին ուժերի ծրագրերը: Բնականաբար ամէն թելադրող արտաքին ուժ ձգտում է իշխանութեան բերել այնպիսի դրածոների, որոնք տուեալ երկրում կ՛ունենան որոշակի հեղինակութիւն եւ իշխանութեան վրայ գոյատեւելու կայունութեան որոշակի կարողութիւն: Այլ պարագաներում նրանք փորձում են բարոյապէս սպառուած գործիչներին փոխարինել քիչ վարկաբեկուած այնպիսի անձանցով, որոնց քաղաքական շարժումները կարճ ժամանակ անց չեն հեռացնի` փոխարինելով սեփական անկախ առաջնորդներով:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Նիկոլ Փաշինեանն այժմ կաշուից դուրս է գալիս ապացուցելու, որ գալիք ընտրութիւններում ինքն անփոխարինելի է: Նախ եւ առաջ նա ազգային ընդդիմութեանը ներկայացնում է որպէս ռուսական ազդեցութեան գործակալների, իսկ իրեն, Զելենսկու օրինակով, Ռուսաստանին տարածաշրջանից դուրս մղելու եւ վերջինիս Արեւմուտքի տարածաշրջանային գործակիցներով փոխարինելու միակ ունակ գործիչը երկրում: Փաշինեանը երկիրը մտցրել է մշտական հետապնդումներով եւ բանտարկութիւններով ուղեկցուող անկայունութեան դաշտ` փորձելով ապացուցել, որ իր իշխանութիւնը մնում է կենտրոնաձիգ, ամբողջովին իր կողմից վերահսկելի, մասնաւորապէս` խորհրդարանի, կառավարութեան, ուժային եւ իրաւապահ համակարգերի պարագայում:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Փաշինեանը պատերազմ է յայտարարել 1700-ամեայ մայր եկեղեցուն. եօթնամեայ կառավարման շրջանում նա դպրոցական ծրագրերից դուրս բերեց Հայոց եկեղեցու պատմութեան ուսուցումը, խզեց իշխանութիւն-եկեղեցի գործակցութիւնը, թելադրեց փակել տասնամեակների ազգանպաստ գործունէութիւն իրականացրած մայր եկեղեցուն պատկանող «Շողակաթ» հեռուստաընկերութիւնը, զրպարտեց, հալածեց ու բանտարկեց բարձրաստիճան հոգեւորականների եւ այսօր հետեւողականօրէն փորձում է ներսից պառակտել Եկեղեցին` եկեղեցական իշխանութեան բերելով իր հակազգային ու թուրքահպատակ իշխանութեան համար խօսափող ծառայող պիղծ խամաճիկների: Ժողովրդին սեփական ինքնութիւնից կտրելու եւ համաշխարհայնացման քայքայիչ յորձանքին յանձնելու համար իշխանութիւնն ոչնչացնում է ակադեմական գիտութիւնը, նոր չափորոշիչների ներդրման անուան տակ ոչնչացնում է կրթութեան ազգային ռազմավարութիւնը: Թուարկուած, ինչպէս եւ այս քաղաքականութեան շատ այլ դրսեւորումներ ակնառու են ազգային ապագայի մտահոգութիւն ունեցող զանգուածների համար, որոնց մօտ փաշինեանական ազգակործան քաղաքականութիւնն ամրապնդում է ազգային ինքնութիւնը փրկելու, հակազգային քաղաքականութիւնը մերժելու կամքը: Փաշինեանը հասկանում է, որ իրադարձութիւնների բնականոն ընթացքով հասնելու է իր թշուառ կառավարման վախճանին եւ ճիգ է անում փոխելու այդ ընթացքը:
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    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
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          Մայր եկեղեցու դէմ ձեռնարկուած արշաւանքը եւ Ամենայն Հայոց հոգեւոր առաջնորդին հեռացնելու սադրիչ յայտարարութիւնները հետապնդում են նաեւ ներազգային բախում հրահրելու նպատակը: Այդ պարագայում բախտախնդիր ղեկավարն առիթ կ՛ունենայ գալիք ընտրութիւններն առաջաձգելու կամ յետաձգելու, քրէական հետապնդման ենթարկելու հեղինակութիւն վայելող գործիչների, ընտրապայքարից դուրս մղելու առաւել աչքի ընկնող քաղաքական ուժերի եւ այլն: Պատահական չէ, որ Նիկոլը մի քանի անգամ կրկնել է այն միտքը, թէ` եթէ ընդդիմութիւնը կարող է, թող յեղափոխութիւն անի:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ազգային ու պետական շահերը, երկրի կայունութիւնը սեփական իշխանութեան պահպանմանը զոհաբերող անձը ճգնում է մրցակցութեան օրինական հունից դէպի անօրինականութեան ու քաոսի դաշտ հրել պետութիւնն ու ազգային ուժերին, որտեղ ինքը կը կարողանայ իշխանութեան ապօրինութիւններն ու բռնութիւնները «օրինականացնել»` գործի դնելով ձեռքին խամաճիկի դեր կատարող ուժային ու իրաւապահ համակարգերին:
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Մեր յաջորդ միտքը ցանկանում ենք հիմնաւորել թերեւս քաղաքական էական գործօն չհանդիսացող մէկ երեւոյթի արձանագրմամբ: Արդէն երկար ժամանակ Նիկոլ Փաշինեանը, ջղագրգռութեան նոպայի հասնելով, փորձում է համոզել իրեն նախորդող երեք ղեկավարներին` իր հետ մտնելու հրապարակային բանավէճի մէջ: Սովորաբար գործող թիւ մէկ ղեկավարները խուսափում են հոգեբանական հաւասարութեան մէջ յայտնուելուց իրենց կարգավիճակով զիջող ընդդիմադիր ղեկավարների հետ: Նրանք հրաժարւում են կամ դժկամութեամբ գնում են նման բանավէճերի, եթէ դրանք երկրում հաստատուած աւանդոյթ են, ինչպէս, օրինակ, ԱՄՆ-ի պարագայում: Ինչո՞ւ է ուրեմն Նիկոլ Փաշինեանը ցանկանում վար իջնել իր իշխանական բարձունքից: Բանն այն է, որ Նիկոլ Փաշինեանը հասկանում է, որ ինքն այդպէս էլ չդարձաւ երկրի ղեկավար: Նախորդ երեք նախագահներին, անկախ նրանց նկատմամբ ունեցած վերաբերմունքից, ժողովրդի բոլոր հատուածներն ընկալում են որպէս պետութեան ղեկավարների, նրանց ելոյթները դառնում են քննարկման եւ բանավէճերի թեմա, իսկ Նիկոլ Փաշինեանի շատախօսութիւնը եթէ ուշադրութեան էլ արժանանում է, ապա` զարմանալու կամ ծիծաղելու համար: Այլեւս բոլորը հասկացել են, որ երկրի չորրորդ ղեկավարի ասածները կա՛մ անլուրջ են, կա՛մ խաբէութիւն, նախկին ասածներին հակասող հերթական անհեթեթութիւններ:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
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    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Այլ խօսքով, եթէ պէտք է համեմատենք ներկայ ղեկավարին նախկինների հետ, ապա բոլորի համար ակնյայտ է, որ նախկինները երկրի ղեկավար են, իսկ գործողն այդպէս էլ մնաց անհանդուրժող, անպատասխանատու եւ պառակտիչ ընդդիմադիր: Նիկոլ Փաշինեանը, հասնելով փառքի գագաթնակէտին, կարող էր իր թեւերի տակ հաւաքել ողջ ժողովրդին` յայտարարելով, որ բոլորի առաջնորդն է, բայց կեղծ խոնարհումներից, սրտիկներ ցուցադրելուց եւ զանազան շոուներից այն կողմ նա մնաց հասարակութիւնը սեւ ու սպիտակի բաժանող, իր առաքելութիւնը չգիտակցող, անկարողութեամբ ամէն մի գործ տապալած եւ ամէն օր երկրում ներհասարակական նոր ցնցումներ ու սադրանքներ հրահրող ընդդիմադիրի տեսակ: Իր առաքելութեան բարձրութեան վրայ չգտնուելը ոչ միայն երկիրը տարաւ ահաւոր կորուստների, այլեւ հեղինակազրկեց պետութիւնը, նսեմացրեց հայ ժողովրդին: Արտաքին աշխարհն ուղղակիօրէն ցոյց է տալիս, որ դժուար է ակնածանք տածել մի ժողովրդի նկատմամբ, որը Նիկոլի նման ձախողակ, անպատասխանատու եւ հակազգային մէկին կարող է վերընտրել եւ 7 տարի ապրել նրա ներոնական թատրոնի պայմաններում:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Ծանր է, անշուշտ, նման բան մտածելն անգամ քո երկրի իմաստնութեան դարաւոր ժառանգութիւն ունեցող ժողովրդի մասին, սակայն փաստն այն է, որ մենք ապրում ենք այս իրականութեան պայմաններում: Իշխանութեան վրայ գտնուող անձեռնհաս ուժն ինքնապահպանման համար ունակ չլինելով արմատական բարեփոխումների, որոնք կը յեղաշրջէին հասարակական տրամադրութիւնները, փորձում է վերջինին հասնել կեղծիքի, դժգոհող բոլոր ձայները լռեցնելու եւ վախի մթնոլորտ սերմանելու ճանապարհով: Բազմաթիւ ձերբակալութիւնների, բիրտ ուժի կիրառման գործելակերպով Նիկոլ Փաշինեանն ուզում է վերականգնել 2018-2019 թուականների վախի այն մթնոլորտը, որը հասարակութեանը մղում էր անյուսութեան ու կրաւորականութեան եւ այդ պայմաններում համակիր փոքր զանգուածի ուժերով, հեշտութեամբ ու առանց աղմուկի կրկին հասնի վերարտադրութեան ցանկալի նպատակին: Կը հասկանա՞յ արդեօք երկրի գլխաւոր ընդդիմադիրը, որ ժողովուրդն իր վախը յաղթահարել է, սթափուել է խաբէութեան թմբիրից, եւ հարուածներն աւելի կարծր են դարձնում պայքարունակ զանգուածներին:
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Տպաւորութիւնն այն է, որ վաղուց հատելով բոլոր կարմիր գծերը` երկրի թիւ մէկ պաշտօնին գտնուող ընդդիմադիրը հոգեբանական այն վիճակի մէջ է, թէ այլեւս կորցնելու բան չունի եւ գնում է վա բանկ` ոտնահարելով օրէնքը, օրինականութիւնը հասարակութեան ու պետութեան շահերը: Նրան կատաղեցնում է աճող ու ոտքի կանգնող ազգային ուժերի` պետութեան ու երկրի բեռը ստանձնելու տիրոջ պահուածքը, բայց դրա դէմ նրա այլընտրանքը ոչ թէ շինիչ, նախաձեռնողական ու առաջանցիկ գործունէութիւնն է, այլ` վարկաբեկումները, ազգային ուժերին գզվռտոցի, հայհոյախօսութեան ու ցեխարձակումների դաշտ ներքաշելու եւ այստեղ իրեն հաւասարեցնելով վերջիններիս կեղտոտելու գործելակերպը: Իսկ բախտի քմահաճոյքին յանձնուած երկիրը ճօճւում է անդունդի եւ փրկութեան սահմանագծին: Կը կարողանա՞յ ժողովուրդը, համախմբուելով ընդհանուր նպատակի շուրջ, միասնական ուժերով պետութեան նաւը դուրս բերել փրկութեան հորիզոններ: Հեշտ գործ չէ, եթէ նկատի ունենանք, որ այս պայքարում ազգի եւ պետութեան դէմ կանգնած են ազրպէյճանաթուրքական միջնորդ ուժն ու Անդրկովկասը վերջիններիս ենթարկեցնել փորձող արտաքին խոշոր ու դարաւոր խաղացողները: Սրանց եւ սրանց հինգերորդ շարասեան դիմաց հայ ժողովրդի յաղթանակը կը նմանուի սեփական մազերից բռնած սեփական մարմինն ու սեփական ձիուն ճահճից դուրս բերելու գրքային հերոս Պարոն Միւնհաուզենի սխրանքին: Ճակատագրական քննութեան շեմին ենք` իմաստնութիւնը, անընկճելի կամքն ու արժանապատուութիւնը մէկ անգամ եւս փաստելու քննութեան շեմին: 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 16:39:40 GMT</pubDate>
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      <title>Marseille en soutien  du catholicos Karékine II</title>
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  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
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&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Dans le contexte d’une très vive tension entre Église arménienne et pouvoir de Pachinian, la visite à Marseille de Sa Sainteté Karékine II, patriarche suprême et catholicos de tous les Arméniens, avait pour fil conducteur la transmission et le partage.
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  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
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    &lt;b&gt;&#xD;
      
           PAR SACHA VAYTET-CAZARIAN ET MARIAM KHATLAMAJYAN
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    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le déplacement du catholicos de tous les Arméniens, Sa Sainteté Karékine II, à Marseille, s’inscrit comme un message puissant, un hommage vivant à la mémoire et à la diffusion de la langue, de la culture et de la foi arméniennes ; les piliers de la Nation arménienne.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dès son arrivée à Marseille, le 4 décembre, le Catholicos a été accueilli par les représentants des principales collectivités territoriales — Mairie, Département et Région — soulignant la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie la communauté arménienne dans la cité phocéenne. La journée s’est conclue par la célébration de la divine liturgie à la cathédrale apostolique arménienne des Saints-Traducteurs, dite cathédrale du Prado. Le lendemain, l’école bilingue franco-arménienne Hamaskaïne l’a accueilli solennellement. L’après-midi, il a donné le coup d’envoi de l’exposition « Trésors arméniens d’une culture en mouvement 1512-1828 » dans le musée de la basilique de Notre-Dame de la Garde avant d’inaugurer un double khatchkar devant une foule venue en nombre et avec la présence exceptionnelle du cardinal de Marseille, Jean-Marc Aveline. Ce dernier a mis en lumière ces pierres, symboles sacrés d’une identité millénaire et d’un peuple dont la foi chrétienne est chevillée au corps et à l’âme.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais dans le même temps, à Erevan, la controverse atteint des sommets. Depuis juin 2025, le Premier ministre Nikol Pachinian mène une campagne systématique pour salir le Catholicos, l’accusant d’avoir violé son vœu de célibat et réclamant son départ immédiat. Selon lui, la direction de lʼÉglise constituerait une “ menace pour la sécurité de l’État ”. Le pouvoir a constitué un “ conseil de coordination ” censé organiser l’élection d’un nouveau chef d’Église, multiplié les perquisitions et les arrestations d’ecclésiastiques.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
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    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          À travers la visite de Karékine II à Marseille, le message envoyé est fort : l’Église arménienne, loin d’être une institution abîmée, reste la gardienne d’une histoire, d’une mémoire, d’une culture. Dans un pays bouleversé par les divisions internes, menacé dans ses repères, cette visite prend valeur de résistance spirituelle et culturelle. Marseille, à travers son école, ses églises, ses institutions historiques, ses associations culturelles et sportives, est un modèle de transmission et un bastion de la résistance arménienne. D’ailleurs, Ilham Aliev lui-même, le reconnaissait en 2020 en déclarant que “ si la France veut déterminer son propre destin pour le Haut-Karabagh, laissez-la leur donner la ville de Marseille ”. Nikol Pachinian n’a qu’à bien se tenir !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
           1er jour de la visite officielle
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le premier jour de sa visite officielle, Sa Sainteté a rencontré Benoît Payan, maire de la ville. Durant sa visite pontificale, le Catholicos était accompagné d’une délégation de la congrégation du Saint-Siège d’Etchmiadzine. Le primat du diocèse arménien de France, l’évêque Krikor Khachatryan, s’était joint à la délégation.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La réception officielle a eu lieu à la mairie. Renaud Muselier, président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Martine Vassal, présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence, ont accueilli également Sa Sainteté et la délégation dans la même journée, qui s’est terminée par un accueil hautement chaleureux  en la cathédrale apostolique des Saints-Traducteurs et au centre culturel Sahak-Mesrop.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           2e jour : deux croix symboles d’amitié
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Après la visite du Catholicos à l’école bilingue franco-arménienne Hamaskaïne, c’est le cardinal Jean-Marc Aveline qui l’a accueilli à Notre-Dame-de-la-Garde – « Bonne Mère » pour les Marseillais – afin d’inaugurer et bénir un nouveau monument au pied du sanctuaire (dans la montée de Notre-Dame-de la Garde, sous la basilique), symbole de l’amitié séculaire entre les Églises catholique et apostolique arménienne. Deux croix, latine et arménienne, se sont vues réunies par l’arbre de vie : symboles du lien particulier entre Marseille et l’Arménie, selon les organisateurs de ce projet. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Rappelons que la création de ce monument a été décidée lors de la visite effectuée en avril 2024 par sa Sainteté Karékine II, par Mgr Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, et par Ohan Hékimian, qui en est à l’initiative. Les créateurs du monument – réalisé en basalte volcanique d’Arménie – sont Areg Asrabyan, architecte, Arthur Sargsyan et Kamo Aloyan, sculpteurs du Saint-Siège d’Étchmiadzine. Ont été également efficients, l’association « Deux Croix à Notre-Dame-de la Garde » présidée par Maral Hékimian avec le soutien du père Olivier Spinoza, recteur de la basilique, et du père Romain Louge, délégué aux chrétiens orientaux de l’archevêché de Marseille.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Quelque deux cents personnes étaient présentes afin d’assister à l’inauguration de l’exposition du musée sur les « Trésors arméniens 1512-1828 ». 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;h3&gt;&#xD;
  &lt;br/&gt;&#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/36.JPG" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:41:23 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/marseille-en-soutien-du-catholicos-karekine-ii</guid>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>New York,  porte d’entrée des Arméniens en Amérique</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/copie-de-etre-femme-armenienne-et-photographe-a-la-fin-du-19e-siecle</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Rouben KOULAKSEZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Unknown_1.jpeg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           D’Ellis Island à Sunnyside et Paterson, en passant bien sûr par la “petite Arménie” de Murray Hill, New York porte encore les traces profondes d’une présence arménienne presque bicentenaire.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           L’un des premiers étudiants de l’université de New York fut un Arménien ottoman, Khatchadour « Christopher » Oscanyan, arrivé en 1834. Il travailla plus tard comme journaliste pour le New York Herald Tribune, rédigeant des articles qui présentaient le peuple arménien et son mode de vie aux lecteurs américains, et devint même, par la suite, président du célèbre New York Press Club.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Le quartier de Murray Hill, près du siège des Nations unies, était connu sous le nom de « petite Arménie » jusqu’aux années 1950. C’est là que fut consacrée la première église arménienne de New York, la cathédrale Saint-Illuminator, située sur la 27e rue entre la 2e et la 3e avenue ; cette ancienne église méthodiste, rachetée par des Arméniens de la région, ouvrit en 1916. En remontant la 2e avenue depuis la 34e rue, on ne peut manquer le dôme brillant de la cathédrale Saint-Vartan, qui s’élève à 37 mètres au-dessus du niveau de la rue et fait partie de la skyline de New York depuis sa consécration en 1968. Elle abrite une librairie ainsi que le Centre d’information Zohrab, un centre de recherche ouvert aux visiteurs. L’église évangélique arménienne, chef-d’œuvre architectural également, se trouve sur la 34e rue, à un pâté de maisons, consacrée en 1923 et entièrement rénovée en 1988. Une autre église arménienne existe à Manhattan, dans le quartier de Washington Heights : l’église Sainte-Croix, qui date de 1929.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Un lieu emblématique de la présence arménienne historique dans le quartier est l’épicerie Kalustyan’s sur Lexington Avenue, fondée en 1944 par un Arménien originaire de Turquie ; si elle n’a plus grand-chose d’arménien aujourd’hui, son nom a été conservé. Plusieurs musées abritent des pièces remarquables, comme The Artist and His Mother du peintre arménien Arshile Gorky au Whitney Museum, ou encore un khatchkar du 13e siècle au MET (Metropolitan Museum of Art). Pour les amateurs d’art, les galeries de Larry Gagosian, né en 1945 dans une famille arménienne de Los Angeles, comptent parmi les plus influentes du monde de l’art.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Pour tout visiteur arménien, un passage par le musée de l’immigration d’Ellis Island, près de Liberty Island, s’impose. Entre 1892 et 1954, douze millions d’immigrants sont entrés aux États-Unis par Ellis Island : plus de 50 % de la population américaine actuelle a un ancêtre passé par ce point d’entrée. L’histoire des près de 100 000 Arméniens qui y sont passés est présentée dans le musée. Les visiteurs peuvent également consulter les archives de l’île pour rechercher des membres de leur famille. Parmi les nombreux immigrants passés par Ellis Island figurent le peintre Arshile Gorky ou encore le restaurateur George Mardikian.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Dans la seconde moitié du 20e siècle, de nombreuses familles arméniennes quittèrent Manhattan pour des appartements plus spacieux dans le Queens. À Sunnyside, plusieurs milliers d’Arméniens de Roumanie s’installèrent dans les années 1960-70, attirés par des loyers bas et la proximité de Manhattan. Certains quittèrent plus tard le quartier, mais quelques institutions subsistent, comme le torréfacteur Baruir’s Coffee, ouvert depuis 1966. Plus à l’est, Bayside devint le principal quartier arménien du Queens, avec à proximité deux églises arméniennes, Saints-Martyrs et Saint-Sarkis, ainsi que le restaurant Sevan.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           De l’autre côté du fleuve Hudson, le New Jersey est un État distinct de New York mais très accessible, et beaucoup d’habitants travaillent à Manhattan et empruntent les trains du NJ Transit ou le PATH. Le New Jersey compte plusieurs églises arméniennes, dont la plus ancienne et la plus facilement accessible est l’église Sainte-Croix d’Union City, inaugurée en 1910 et située à dix minutes en bus NJ Transit de la gare Port Authority. On y trouve de très bons restaurants arméniens, notamment Krichian’s Grill &amp;amp; Bistro et Nouri Café à Paterson, ou Mado à River Edge. 
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Conseils de voyage
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quand partir ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Les meilleurs mois pour partir à New York sont avril, mai, juin, septembre et octobre, lorsque le climat est idéal et la ville agréable à explorer, même si décembre a son charme pour l’ambiance de Noël.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            • Quel circuit prévoir ? 
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           Facilement accessible en train ou en voiture, le Massachusetts est l’un des États américains où l’histoire arménienne est la plus marquée, à Boston et Watertown, mais également à Worcester, où se trouve la plus ancienne église arménienne d’Amérique (1891).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        &lt;br/&gt;&#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 18:19:20 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/copie-de-etre-femme-armenienne-et-photographe-a-la-fin-du-19e-siecle</guid>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Le Saviez vous : Etre femme, arménienne et photographe  à la fin du 19e siècle</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/etre-femme-armenienne-et-photographe-a-la-fin-du-19e-siecle</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Marie-Anne THIL
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Elizaveta_Gavrilovna_Musheghyan._Portrait_dArpik_et_Siramarg_Kanayans_Alexandrapol_annees_1900..jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          En cette fin de siècle émergèrent, en grand nombre, les ateliers photos des Arméniens au Moyen-Orient. Pour les femmes, le métier de photographe était impensable, tout comme celui de créer son atelier photo. Cependant, deux furent fondés par des femmes entre 1890 et 1898, 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           en Géorgie et en Azerbaïdjan. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Longtemps, la photographie a été un domaine exclusivement réservé aux hommes. C’est à partir de 1840 et notamment dans le nord de l’Europe, que les femmes exercent pour la première fois le métier de photographe, ouvrant des studios en Allemagne, au Danemark, en France et en Suède. Cependant, les discriminations de genre pèsent sur elles et d’une façon générale, sur la formation académique des artistes femmes.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Côté arménien, les entreprises de photographie les plus prospères appartenaient à des Arméniens, principalement au Moyen-Orient et en Iran. Le nombre de studios photo arméniens était extrêmement important, “ dans les villes Achgabat, Téhéran, Ispahan et la Nouvelle-Djoulfa, Tabriz, Chouchi, Bakou, Erevan, Alexandrapol (Gumri), Tiflis (Tbilissi), Manglisi, Akhaltsikhé, Koutaïssi, Batoumi, Kars, Constantinople (Istanbul), Partizak (Izmit), Bagdad, Alexandrie, Le Caire, Damas, Jérusalem, Athènes, Bourgas, Varna, Choumen, Paris et Londres. ” (1) 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais deux femmes arméniennes mirent en pratique dans les années 1890 le métier de photographe et dirigèrent leur propre studio photo : celui d’Yelizaveta Musheghyan, établi à Alexandropol (Gumri) en 1890, (puis à Tiflis) et celui d’Ashkhen Aristakova, à Bakou en 1898. Des hommes aussi créèrent leur atelier photo dans ces villes et sur la même période, mais rien n’indique qu’ils auraient eu des échanges avec leurs homologues féminins.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment vivait-on à Alexandropol (Gumri) puis à Tiflis ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Alexandropol commença à se développer au 19e siècle. C’est le tsar Nicolas 1er qui la nomma Alexandropol, la région étant passée sous contrôle russe en 1804. Elle était considérée comme le troisième centre commercial du Caucase, après Tiflis et Bakou.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A Tiflis, “ depuis l’été 1890, une Fédération révolutionnaire arménienne s’est constituée par la fusion de tous les comités patriotiques, les associations de bienfaisance et le parti Hentchak dont les dirigeants s’en séparent au début de 1891 afin de conserver leur liberté d’action ” (2). Le rôle politique, culturel et économique de Tiflis fut important pour la Géorgie et le Caucase. Des Arméniens célèbres résidèrent à Tiflis dont le poète, Hovhannès Toumanian (1869-1923) qui dès 1886, prit part activement aux cercles littéraires de la ville, écrivant des poèmes, des contes, des récits... L’écrivain Gabriel Sundukyan (1825-1912) passa sa vie à Tiflis. Il commença sa carrière littéraire dans les années 1860 et sa pièce Pepo, écrite en 1871, fut jouée au théâtre géorgien. Bien d’autres encore participèrent au foisonnement intellectuel de la ville. L’école Nersisyan fondée en 1824 fonctionna pendant un siècle. Elle contribua à former l’élite arménienne qui vivait dans la capitale géorgienne et ailleurs.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le studio d’Yelizaveta Musheghyan à Alexandropol puis à Tiflis
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La base de données remarquable de Vigen Galstyan (3), malgré des recherches approfondies, n’a pu recueillir que quelques informations concernant cette photographe. Cependant, il livre dans sa courte biographie des précisions intéressantes. Ainsi, pour Yelizaveta Musheghyan : “ L’entreprise E.G. Musheghyan a été fondée dans les années 1890 à Alexandropol (Gumri) et au cours de la décennie suivante, elle a déménagé à Tiflis ”. Il relève également que “ le portrait de studio de Yelizaveta était assez conventionnel pour son époque, limité aux portraits de famille orthodoxes et parfois, à des séances plus extravagantes dans le style « Belle Epoque » ”. Les sceaux de la photographe offrent des affirmations intéressantes sur les réalisations du studio. Selon eux, Musheghyan a reçu des prix du prince russe Michel Nikolaïevitch ainsi qu’une “ grande médaille d’argent pour de magnifiques images photographiques ”. Les éloges du prince Nikolaïevitch étaient très probablement associés aux centaines de portraits que Musheghyan a faits des soldats russes. La photographe a également eu de nombreuses séances avec des intellectuels arméniens, dont son portrait de l’actrice Siranush est particulièrement mémorable.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment vivait-on  
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           à Bakou à la même époque ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
           
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          En Azerbaïdjan, à partir des années 1878, l’essor de l’industrie pétrolifère s’empara du pays. Bakou, la capitale surnommée « ville noire », vit sa population exploser et passer de 14 000 habitants à 200 000 en 1900. Le premier puits productif fut foré par l’Arménien, Ivan Mirzoeff (Hovhannès Mirzoyan) en 1871. (4)
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Les travailleurs affluèrent, venus de Russie et notamment d’Arménie. On appela la capitale azerbaïdjanaise, le « Paris du Caucase » en raison des nombreux lieux de plaisirs qui s’étaient ouverts. Les Arméniens établirent une communauté dynamique dans la ville, avec des églises, des écoles et une vie littéraire florissante. Les conditions économiques favorables offertes par le gouvernement impérial russe permirent à beaucoup d’Arméniens d’intégrer le secteur pétrolier de Bakou. Arméniens et Russes formaient l’élite financière de la ville et le capital local était principalement concentré entre leurs mains. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le studio d’Ashkhen Aristakova à Bakou
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Vigen Galstyan précise : “ Selon une annonce publiée dans un journal de Bakou, le studio d’Ashkhen Aristakova a ouvert ses portes dans la rue Gubernskaya de Bakou en 1898. Il offrait “ toutes sortes de services photographiques, y compris la coloration à la main avec des aquarelles et, plus surprenant, l’impression sur des matériaux allant de la soie au marbre. Comme mentionné dans cet avis de journal, l’exploitante du studio est Mme Aristakova elle-même ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          A Tiflis et à Bakou, les ateliers masculins furent un peu plus nombreux mais il n’en reste pas moins que Yelizaveta Musheghyan et Ashkhen Aristakova furent deux pionnières, même si leur nom n’évoque rien aujourd’hui. Elles ouvrirent la voie à celles qui suivirent, toujours plus nombreuses aujourd’hui. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (1) Pictorial Modernity and the Armenian Women of Iran par Houri Berberian et Talinn Grigor.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (2) “ L’objectif de ce nouveau parti est aussi d’obtenir la libération de l’Arménie. La F.R.A. invite toutes les organisations à se réunir autour d’un même objectif : l’émancipation économique et politique du paysan arménien, libéré de l’oppression des nomades kurdes, et l’indépendance nationale ”. (in La communauté arménienne de Trébizonde et le mouvement national (1878-1896).
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (3) In lusarvest.org, base de données des photographes arméniens dans le monde, à partir du 19e siècle. La conception et la construction de la base de données ont été réalisées par la Fondation pour la photographie arménienne Lusadaran d’Erevan. Le concept du projet et son chef de projet est le cofondateur de Lusadaran, l’historien de l’art et commissaire d’exposition Vigen Galstyan.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
           (4) De grands noms comme Mirzoeff, qui fut le premier à forer avec succès du pétrole en 1871, ou encore Mantacheff, Lianosoff, Tsaturoff ou Adamoff, furent parmi les plus riches de leur génération, rivalisant avec les Rothschild et les Nobel, pour ne citer que deux autres acteurs dans les champs de pétrole de Bakou. (In Le premier puits de pétrole à Bakou fut foré par Ivan Mirzoeff (Hovhannès Mirzoyan) en 1871.
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 18:08:20 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/etre-femme-armenienne-et-photographe-a-la-fin-du-19e-siecle</guid>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Anatomie d'une défaite</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/guergurian</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Par Tigrane YEGAVIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/guerguerian.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Publiant un essai dense et sévère, Gérard Guerguérian propose une lecture inhabituelle de la disparition du Haut-Karabakh et de l’affaissement stratégique de l’Arménie contemporaine. Loin de se limiter au récit des défaites de 2020, 2022 ou 2023, l’auteur invite à remonter un siècle en arrière pour comprendre les mécanismes qui, selon lui, ont conduit l’État arménien à l’impasse politique et militaire où il se trouve aujourd’hui.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Gérard Guerguérian, qui fut l’un des animateurs de la vie culturelle de Stépanakert jusqu’à l’exode de 2023, écrit à la fois en témoin de terrain, en juriste de formation et en analyste politique. Cette triple position donne au texte un caractère hybride, oscillant entre essai politique, rappel historique et méditation personnelle sur l’échec d’un projet national. Le cœur de sa démonstration repose sur la relecture des traités qui ont structuré l’espace caucasien, en particulier les traités de Moscou et de Kars (1921), rarement mobilisés avec autant d’insistance dans les analyses contemporaines. Pour Guerguérian, ces textes ne sont pas de simples reliques de l’histoire diplomatique : ils constituent la matrice d’un condominium russo-turc dont les Arméniens ont constamment payé le prix. En 1921 déjà, la Russie soviétique et la Turquie kémaliste redessinent leurs zones d’influence sans inviter les Arméniens à la table ; un siècle plus tard, Moscou et Ankara poursuivent cette logique d’équilibre fonctionnel, tantôt rivaux, tantôt partenaires, mais presque toujours capables de coopérer au mépris des intérêts arméniens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’essai montre ainsi comment la Russie, tout en se posant comme « garante » de la sécurité arménienne, n’hésite pas à négocier des arrangements tactiques avec Ankara au Caucase, en Syrie ou en mer Noire. La Turquie, de son côté, saisit chaque fenêtre d’opportunité pour renforcer son influence régionale, jusqu’à devenir l’architecte principal de la victoire azerbaïdjanaise de 2020 grâce à sa puissance technologique et militaire. L’auteur n’épargne pour autant ni les élites ni les institutions arméniennes. Il évoque sans détour l’impuissance stratégique des gouvernements successifs à comprendre la nature du rapport de forces, à moderniser l’armée ou à diversifier les alliances. L’Arménie, écrit-il en substance, s’est souvent trompée d’époque, de priorité ou de méthode, confondant aspirations morales, dépendance sécuritaire et calculs géopolitiques. La réflexion se prolonge jusqu’aux développements les plus récents, notamment les accords de Washington du 8 août 2025, négociés sous l’égide du président Trump, que Guerguérian juge potentiellement déstabilisants. Il y voit le risque d’une nouvelle forme de vassalisation, où l’Arménie, faute d’avoir reconstruit une vision stratégique cohérente, se retrouve entraînée dans une reconfiguration régionale qui la dépasse et l’expose davantage. Ce qui fait la force de cet essai est précisément cette capacité à articuler histoire longue, lecture juridique des traités et analyse des dynamiques contemporaines. Reprendre le traité de Moscou de 1921 pour comprendre 2020–2025 n’est pas qu’un choix rhétorique : c’est une manière de rappeler que, dans le Caucase, rien n’est jamais véritablement « nouveau », et que les rapports de domination, les trocs territoriaux et les logiques d’exclusion se répètent avec une constance tragique.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On pourra certes discuter certaines sévérités de l’auteur ou la part de subjectivité assumée du texte, mais Guerguérian réussit à poser une question essentielle : comment un petit État peut-il survivre dans un environnement où deux puissances régionales structurent leurs intérêts sur son dos depuis un siècle ? L’essai ne propose pas de solution mi
          &#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          racle, mais il ouvre un espace salutaire de lucidité. C’est déjà beaucoup, et c’est l’une des raisons pour lesquelles ce livre mérite d’être lu.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Arménie, Haut-Karabakh. Essai sur une déroute politique, militaire, morale, L’Harmattan, 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           coll. « Diplomatie et stratégie », 244 p. 28 euros. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Unknown.jpeg" alt=""/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:55:48 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>L’œuvre-vie de Raffy Sarkissian</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/luvre-vie-de-raffy-sarkissian</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Mesrob KERVADZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Raffy Sarkissian est un artiste reconnu de la communauté arménienne, passé par les Beaux-Arts de Beyrouth puis de Paris, élève de Cé
          &#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
    
          sar, dont les œuvres en bronze aux atours d’histoire et de culture arménienne ont retenu très tôt l’intérêt des collectionneurs. Rencontre avec un artiste passeur de mémoire. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pénétrer dans l’atelier de Raffy Sarkissian plonge le visiteur dans une bulle arménienne spatio-temporelle. Ses œuvres en bronze, en pâte à papier, ses dessins, voire une tapisserie, tout respire « son » Arménie : ici des maisons de villages arméniens d’Anatolie, là des vartabeds [Ndlr : archimandrites], des kamantchas, mais aussi mille variations autour de l’alphabet arménien, hommage explicite à Machtots. Dissipons tout suspens, l’artiste, dont toute l’œuvre est figurative, revendique haut et fort ce parti pris esthétique, et semble rejeter non sans quelque véhémence ce qui a trait à l’abstraction. Quand on le questionne sur ce chemin à rebours de la majorité des artistes de la scène contemporaine, les phrases fusent, avec le tranchant de celui qui sait du haut d’une longue expérience et profonde connaissance de l’histoire de l’art. Quel que soit le médium utilisé par l’artiste, ce qui frappe c’est la nécessité immanente de vivifier la mémoire. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          “ Si je me suis tourné vers mes origines, explique Raffy Sarkissian, c’est pour créer une œuvre originale, chercher l’authenticité, la liberté et l’auto-connaissance. ” Le sculpteur affirme que ses œuvres “ sont ma patrie et mon identité ; j’ai en tête un pays rêvé à travers les récits de mes parents. Grâce à l’art j’ai l’occasion de construire mon identité nationale, comme un moyen de surmonter mon déracinement. ” 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Issu d’une famille originaire de Kharpet, Raffy Sarkissian est né et a grandi au Liban. Son évocation du pays du Cèdre qui ravive les souvenirs d’enfance, et par procuration celle de ses parents à Kharpet, est baignée de langueur orientale dans la réminiscence de la saveur des fruits, comme ces pommes au goût inimitable, perdu à jamais, dont le souvenir trouve trace dans son travail. Et c’est la vision propre à l’artiste qui lui permet de donner corps à ces souvenirs, apparemment épars, réunissant en un même bronze la pomme et Kharpet, dans une œuvre aussi évocatrice et puissante que symbolique. Raffy Sarkissian ne louvoie pas sur ses intentions ni sur sa vision de l’artiste : “ L’homme sans passé n’a pas d’avenir ; la culture arménienne est dans mon ADN et c’est un sentiment qui ne m’a jamais quitté ”. C’est là qu’il faut chercher la source de cette œuvre qui s’inscrit comme un manifeste autant personnel qu’intellectuel : “ Je ne peux séparer ma création de ma vie et de mon histoire dont le point d’ancrage est la liberté d’expression. Rien ne serait pire que l’autocensure qui conduirait à une production stérile ”. L’expérience acquise par le sculpteur tout au cours de sa carrière l’a conduit à des réflexions sur le sens de l’art qui résonnent avec le sens donné à son propre travail. “ Beaucoup d’artistes font leur art mais très peu le vivent réellement ; le but n’est pas de reproduire le réel mais de rendre la représentation elle-même réelle ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            La liberté refuse de se taire
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Du manifeste à la pensée politique il n’y a qu’un pas que Sarkissian franchit allègrement : “ Je me sens bloqué dans des visions colonialistes, je sens qu’on veut me détourner de tout ce qui fait ma culture, or la liberté est un mot qui refuse de se taire. ” Raffy Sarkissian se vit comme un déraciné, tant du Liban que de l’Arménie de ses parents. Il témoigne de la difficulté d’éprouver de l’émotion dans une langue qui n’est pas la sienne. C’est aussi une des raisons qui le conduisent à revenir à ses traces, à ces origines sinon fantasmées du moins magnifiées, à la figure de sa mère, à son enfance, ses racines et à sa langue maternelle. Il pense être parvenu à trouver la juste distance entre l’aboutissement de la recherche pour son travail et ses origines. Cette hantise de l’autocensure menaçante, l’artiste fait tout pour l’éloigner et témoigner ; témoigner des fragments d’Anatolie qu’il détient : “ L’Anatolie est une terre étrange où les cris ne s’éteignent jamais ”. Prisonnier d’une mémoire traumatique mais décidé à la confronter pour éclairer les générations présentes et futures, il affirme que le présent des Arméniens est hanté par leur passé et que les fantômes de ce passé ne les ont jamais quittés. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sarkissian est un artiste qui revendique son arménité dans chacune de ses œuvres. Ainsi dans un travail récent en lien avec le musée de La Poste, ses travaux en pâte de papier, à l’instar de bas-reliefs, reprennent des caractéristiques postales (enveloppes, timbres, cachet de La Poste) mais il les enrichit de son bréviaire d’Arménie : enfilade de maisons arméniennes de Kharpet, timbre à l’effigie d’Antranik, etc. “ Être arménien, ça ne se démode pas ! Le cacher n’est plus à l’ordre du jour. Dans ma création, c’est cette identité que je cherche et parfois affirme ”. C’est en ressassant les souvenirs recueillis auprès de ses parents que le sculpteur peut s’échapper à lui-même et se déplacer dans le temps et l’espace pour trouver “ l’art à l’intérieur de leurs récits, en entendant leurs voix de migrants et leurs chants de l’exil ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Et si finalement, l’œuvre-vie de Raffy Sarkissian n’était qu’une dette perpétuelle envers les siens et leur histoire ? 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Raffy Sarkissian - Atelier : 145, rue Saint-Charles – Paris 15e
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/21.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:48:03 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/luvre-vie-de-raffy-sarkissian</guid>
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      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/A.jpg">
        <media:description>thumbnail</media:description>
      </media:content>
      <media:content medium="image" url="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/A.jpg">
        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Nazareth Agopian,  le “ peintre maquilleur ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/nazareth-agopian-le-peintre-maquilleur</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Annie Arslan 
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            C’est ainsi que se définit Nazareth Agopian, celui qui “ polit sa vie pour la faire briller ”, lors de l’exposition de ses œuvres du 21 au 30 novembre 2025 au Domaine Miremont à Plan de Cuques.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
      
            
          &#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Né à Erevan en 1968, c’est à l’âge de cinq ans qu’il découvre Marseille en famille. Après quelques années dans la cité phocéenne, puis à Paris, il se pose à Villeneuve-lès-Avignon.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dès que l’on franchit le seuil de l’exposition, ce qui frappe c’est le format des tableaux accrochés aux murs : d’immenses toiles pour laisser libre cours à sa créativité. Avec un talent inné pour les Beaux-Arts, Nazareth avoue être un véritable autodidacte. Enfant, un livre sur Martiros Saryan (1880-1972, le père de la peinture arménienne moderne) le fascinait. Il peindra toute sa vie mais sans exposer pour autant. Une envie plus forte le pousse vers la scène en tant que comédien, metteur en scène, auteur. La peinture restera un loisir. C’est après une carrière de près de vingt ans sous les feux de la rampe, qu’il décide enfin de mettre sa peinture en lumière. Son art est brut, naïf et prend tout son sens dans l’expressionisme. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Une féerie de couleurs des plus vives au plus obscures enchante le visiteur et reflète ses états d’âmes. Il aime “ colorer sa solitude ”. Il marche et peint à l’instinct ! Des pierres, il en fait des êtres vivants. Ses peintures, huiles sur toiles intitulées Révolution humaine, Totem, Cairn, ADN2, Diamants ou Equilibre, captent la lumière et offrent à travers la savante juxtaposition des galets, côte à côte ou superposés, une farandole de sensations… “ Peindre pour moi, c’est comme transformer les cailloux en pierres précieuses, c’est une révolution humaine ! ”. L’art géométrique se retrouve à travers les formes circulaires ou organiques, dans la maîtrise de la peinture à l’huile, aux doigts, ou bien du grattage au pinceau retourné qui produit un relief saisissant.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La visite se poursuit en découvrant un autre sujet d’inspiration : les fleurs. Ici et là, un feu d’artifice de bouquets chatoyants, des tiges aux feuilles en passant par les plumes, tout est harmonieusement relié et coloré. On en prend plein les yeux, le regard souvent s’éternise sur une toile qui nous invite à la contemplation. En plein été, Aux pays des fleurs, Fleurs d’artifices, Bouquet plumeau, des titres qui laissent rêveur…
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nazareth a le don d’offrir une âme aux pierres, aux fleurs, mais il n’en oublie pas l’humain en la personne des femmes et hommes qu’il peint ; autant de portraits mystérieusement attirants, aux traits marqués, maquillés. “ Je maquille la vie pour la rendre plus belle, permettant à chacun de découvrir sa propre beauté ”. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nazareth confie “ être en transe ” à chaque fois qu’il laisse ses émotions l’envahir en peignant. Elevé par un père sévère, c’est auprès de sa mère et de ses sœurs qu’il trouve du réconfort, entouré d’affection. C’est en peignant les femmes qu’il cherche sa part de “ féminité au-delà des genres ”. Ses influences ? Elles viennent de l’enfance et des comics américains (bandes dessinées), des super héros, des dessins de Frisano ou des films de Bunuel, John Ford ou Almodovar. Pour lui, la couleur embellit, habille la grisaille de la vie. Il veut sa peinture spectaculaire, harmonieuse et théâtrale comme sa précédente vie où parfois le travesti dans un sketch hilarant, exprime sa douleur, comme un clown au maquillage contrasté…
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Oui, Nazareth est un peintre atypique. Le classer serait faire offense à la poésie qui transparaît dans chacune de ses œuvres. Elle émane de chaque pierre, de chaque fleur, de chaque portrait même du sien qu’il a représenté au milieu d’un couloir, ou sous la protection de “ La bonne Mère ” de Marseille qu’il aime peindre aussi.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Nazareth Agopian a une qualité essentielle, celle qui ne s’apprend pas : il crée à partir du coeur. Un peintre attachant qui relie son art à son public en lui offrant de belles déclarations. 
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour le retrouver : facebook, Instagram
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Unknown-2.jpeg"/&gt;&#xD;
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      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:42:27 GMT</pubDate>
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      </media:content>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>2e édition du cycle de cinéma arménien : « A cinematic affair »</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/2e-edition-du-cycle-de-cinema-armenien-a-cinematic-affair</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Dikran Zekian
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  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/02_Affiche-86496f68.jpg"/&gt;&#xD;
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  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Du 14 au 16 janvier, le Centre Wallonie Bruxelles de Paris accueille la deuxième édition du cycle de cinéma arménien « A cinematic affair ». Nos lecteurs se remémoreront la première manifestation consacrée il y a deux ans à une rétrospective du cinéma arménien des années 1990 à aujourd’hui. Pour la présente édition, l’accent est mis sur les œuvres contemporaines de réalisateurs d’Arménie et de diaspora, mais aussi de cinéastes iraniens, canadiens, suisses ou turcs.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  
          
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avec en fil directeur la résonance avec l’histoire et le territoire arméniens, il faut saluer l’exigence artistique qui a présidé au choix des propositions présentées au public par les trois curateurs : l’artiste plasticien et cinéaste Garush Melkonyan (FA 12/2023), Louise Martin Papasian, programmatrice (FIDMarseille), jury dans plusieurs festivals, cinéaste, et Astrig Chandez-Avakian, productrice, créatrice de Pazma Films. Seront projetés dix films, courts et longs métrages, au cours de cinq séances. C’est une opportunité rare qui est offerte car les œuvres présentées ont été peu diffusées. Ajoutons que les organisateurs ont pris soin de distinguer des films qui sortent des sentiers battus, épris de liberté, d’inventivité et d’audace, dans leur propos comme dans leur forme. La sélection proposée met en lumière la vivacité souvent ignorée du cinéma arménien contemporain, dont le propos se nourrit des convulsions de la contemporanéité arménienne, quand l’actualité rejoint l’Histoire pour des pages cruciales du futur. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mes fantômes arméniens de Tamara Stépanyan aura les honneurs de la cérémonie d’ouverture, en présence de la réalisatrice, pour une projection suivie d’un débat. Abordant les thèmes de l’identité, de l’amour, de la lutte et de l’expression artistique, le film plonge le spectateur dans le cinéma arménien soviétique qu’a connu Stépanyan durant son enfance. Parmi les propositions alléchantes, soulignons celle d’Andrius Arutiunian, artiste et compositeur arméno-lituanien avec End Pull, qui ramène à la vie deux créatures issues du zoroastrisme préchrétien. Louise Martin Papasian précise qu’Arutiunian, “ d’abord artiste sonore, choisit le cinéma pour explorer la tension entre permanence et éphémérité, abstraction et narration. ” À l’heure où la question des frontières, de la carte et du territoire fait rage, dans la sélection « Routes fantômes », le film Armat d’Anna Mkrtumyan, A Passage du collectif Pevjak de Felix Kalmenson et Rouzbeh Akhbari, Detours while speaking of monsters de Deniz Şimşek et The mount A de Gohar Martirosyan, seront autant de sources de questionnements et mises en perspectives. Intitulée « Instructions pour le futur »l’une des deux thématiques de la dernière journée permet pour sa part de penser l’avenir. Sous l’appellation « Géographies intimes », on découvre dans Armat d’Elodie Dermange l’incapacité à exprimer l’amour qui se transmet de génération en génération et dans Géographies de Chaghig Arzoumanian, est retracée la route de l’exil de sa famille.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On ne peut qu’encourager le lecteur à réserver dès à présent ses places pour un événement à ne rater sous aucun prétexte ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Cycle « A cinematic affair »
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           du 14 au 16 janvier au Centre Wallonie Bruxelles, 46 rue Quincampoix, Paris 4e. 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Métro-RER Châtelet-les-Halles.
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:23:58 GMT</pubDate>
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      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>Raphaëlle Bédoian : “ Le théâtre pour mettre en mots l’innommable ”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/raphaelle-bedoian-le-theatre-pour-mettre-en-mots-linnommable</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Varoujan MARDIKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/DSC00868.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Raphaëlle Bédoian a écrit et mis en scène la pièce intitulée « Le Procès Tehlirian ». Quel a été son cheminement ? Pourquoi maintenant ? Et que veut-elle transmettre ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/span&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Comment vous est venue l’idée d’écrire Le Procès Tehlirian, et pourquoi avoir traité ce sujet via une pièce de théâtre ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Raphaëlle Bédoian
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Le Génocide des Arméniens fait partie intégrante de mon histoire collective et familiale. J’ai tenté de m’extraire de ce poids familial en essayant de comprendre et de mettre en mots l’innommable, d’abord à travers des études en sciences humaines. J’ai travaillé sur la mémoire collective des Arméniens de France face au Génocide de 1915 perpétré par la Turquie ottomane, puis sur la transmission du Génocide des Arméniens chez la troisième génération des Arméniens de France… C’est devenu le fil conducteur de mon travail pendant plusieurs années et, progressivement, je me suis rapprochée du théâtre pour en parler de façon plus corporelle, plus charnelle, pour que l’histoire s’incarne. Et aujourd’hui, ma nécessité de dire passe davantage par les corps, les tripes et moins de manière cérébrale. J’approche de la cinquantaine et c’est, je pense, le temps qu’il m’a fallu pour digérer les choses et pour pouvoir les sublimer, un temps nécessaire à la maturité pour les traiter artistiquement. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Quand j’ai commencé à faire du théâtre, il y a une dizaine d’années, je savais que je voulais traiter artistiquement du Génocide des Arméniens mais j’ignorais comment. L’idée du procès Tehlirian est arrivée très vite, et s’est tout naturellement imposée à moi comme une évidence : un procès, c’est du théâtre dans le théâtre, la configuration d’une salle de théâtre s’apparente à celle d’une salle de procès… A partir de 2020 et du contexte de la guerre en Artsakh, l’urgence de parler théâtralement du Génocide se faisait de plus en plus sentir. J’ai commencé un travail de recherche plus poussé. A travers les minutes du procès Tehlirian publiées par Ara Krikorian dans le livre Justicier du Génocide Arménien et traduites par Marcus Fisch, j’ai travaillé autour de la dramaturgie, et j’ai écrit une histoire entre Tehlirian et ses fantômes. Puis en septembre dernier, l’Association Relq m’a donné l’opportunité de monter concrètement ce spectacle dans le cadre de la semaine de l’Arménie qu’elle organise chaque année à Sceaux, et la pièce est née comme ça.  
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quels sont les messages que vous souhaitez faire passer à travers l’écriture et la mise en scène de cette pièce ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette pièce s’adresse à tous, elle traite d’un thème qui est tragiquement universel.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je souhaite faire connaître au plus grand nombre l’histoire du premier génocide du XXe siècle, encore méconnue du public, et toujours non reconnue par la Turquie actuelle. En ces jours sombres pour l’avenir de l’Arménie, il est aujourd’hui plus que nécessaire de rappeler qu’un génocide impuni se répète inexorablement. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette pièce s’inscrit dans la perspective d’un devoir de mémoire : rendre hommage à nos aïeux, à travers les témoignages qui ont réellement existé, et transmettre la parole des témoins de la manière la plus juste possible – des témoins qui veulent avant tout qu’on sache ce qu’il s’est réellement passé. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Cette pièce, c’est aussi la nécessité de raconter l’histoire de la résistance de jeunes Arméniens à travers l’Opération Némésis. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           La pièce a été présentée le 13 septembre à Sceaux et programmée le 12 décembre à Alfortville. Comptez-vous poursuivre ces représentations itinérantes en 2026 ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Elle se jouera le 10 avril 2026 au Théâtre l’Acte 12 de l’école Hamaskaïne à Marseille, et nous cherchons des lieux de diffusion dans Paris et en banlieue parisienne.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Contact : compagnie.attract@gmail.com
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Tél. : 07 77 20 37 29
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:18:38 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/raphaelle-bedoian-le-theatre-pour-mettre-en-mots-linnommable</guid>
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      </media:content>
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        <media:description>main image</media:description>
      </media:content>
    </item>
    <item>
      <title>“J’ai tué un homme,  mais je ne suis pas un meurtrier”</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/jai-tue-un-homme-mais-je-ne-suis-pas-un-meurtrier</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Henri PAPAZIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/DSC00845.JPG"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Présenté par AYP FM au Pôle culturel d’Alfortville, le ProcèsTehlirian est une pièce de théâtre proposée par la jeune compagnie Attr’act, conduite par Raphaëlle Bedoian. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Il s’agit d’une adaptation libre des minutes du procès qui s’est tenu les 2 et 3 juin 1921 à Berlin. Un moment fort de notre Histoire qui a tenu en émoi les Arméniens jusqu’au soulagement du verdict. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          15 mars 1921 : il déambule d’un pas lent dans la Hardenbergstrasse du quartier Charlottenberg à Berlin, le torse bombé, l’allure suffisante de l’homme satisfait et conscient de sa notoriété. Un jeune homme, qui l’a dépassé et qui revient à sa rencontre, l’abat d’une balle en pleine tête. Le premier se nomme Talaat. Il est l’ex-ministre de l’Intérieur de la Turquie et le principal et impitoyable organisateur, en 1915, du Génocide des Arméniens.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le second est Soghomon Tehlirian, bien connu des Arméniens pour avoir été chargé, dans le cadre de « l’opération Némésis », de l’exécution du bourreau du peuple arménien. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il est interpellé et présenté devant un tribunal allemand.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Le procès Tehlirian
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le Pôle culturel d’Alfortville, quasi comble d’une assistance qui retient son souffle, vibre des débats de ce procès et l’émotion saisissant les spectateurs est palpable. Un public pourtant averti, encore sous le choc des témoignages, saisi par l’interprétation des acteurs, pourtant tous non-Arméniens, totalement habités par leurs personnages, et décrivant les horreurs endurées par les victimes des massacres. Les morceaux choisis des plaidoiries du procureur et de l’avocat ont minutieusement mis en valeur l’essentiel de leur argumentation, ainsi que celle des quelques témoins présentés à la barre. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais la double personnalité de Tehlirian, qui a longtemps intrigué dans la salle d’audience, a été subtilement maintenue tout au long de la pièce, pour enfin se découvrir brutalement après le verdict. Après le jeune étudiant chétif, maladif et tourmenté qu’il a bien voulu laisser paraître lors de son procès, c’est le combattant engagé dans « L’opération Némésis » qui se révèle brutalement tout à coup. Un militant assumant sans regret son acte, et affirmant sans hésitation “ qu’il le referait si c’était à refaire ”. Reprenant de vive voix, en français et en voix off en arménien, les propos suivants qu’on prête à Soghomon Tehlirian : “ Je remercie les représentants du peuple arménien qui ont pris la décision d’exécuter les responsables du Génocide, pourtant jugés et condamnés à mort par contumace en Turquie. Je les remercie d’avoir, en septembre 1919, lors du congrès du parti Dachnak à Erevan, imaginé et conçu « L’opération Némésis ». Je les remercie de m’avoir inclus dans le commando chargé de la traque sur trois continents des bourreaux de mon peuple. Et enfin je les remercie de m’avoir confié la tâche d’exécuter Talaat, l’ordonnateur principal du martyr des Arméniens. ”
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          On découvrira alors que l’exécution de Talaat, ainsi que celle d’autres responsables du Génocide qui avaient fui à l’étranger, a été minutieusement organisée dans le cadre de ce qu’on a appelé « L’opération Némésis ».
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
            « L’opération Némésis » est lancée
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Conçue et imaginée en novembre 1919, lors d’une réunion secrète tenue à huis clos par le parti Dachnak, alors en charge du gouvernement de la brève République Indépendante de 1918, cette opération clandestine, véritable chasse à l’homme, s’est donnée pour mission de traquer les bourreaux du peuple arménien.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il a été confié à quelques-uns de ses dirigeants, dont Armen Garo et Shahan Natali, le soin de constituer un réseau clandestin, comprenant les responsables de la logistique, des renseignements, du financement, de l’infiltration des milieux turcs en exil, et des hommes chargés de l’exécution. Il s’agit alors de traquer ces criminels en fuite dans différentes capitales européennes, à une époque où les déplacements et les communications ne permettent pas d’avoir recours aux moyens disponibles aujourd’hui : pas d’avions, pas de téléphone, pas d’internet, pas de réseau bancaire. « L’opération Némésis » est lancée. C’est encore à ce jour, la plus extraordinaire chasse à l’homme menée sur trois continents, et elle marque un des premiers moments forts du combat pour la Cause arménienne.  On doit ce grand moment de justice à la volonté, à l’opiniâtreté, au courage déployé par ces hommes et ces femmes qui ne pouvaient se contenter d’entériner le massacre de tout un peuple sans en sanctionner les auteurs. L’action de ce commando de justiciers aboutira à l’exécution de Talaat à Berlin, de Saïd Halim à Rome, Behaedin Chakir et Djemal Azmi, à Berlin, Djivanshir à Constantinople, et Djemal Pacha à Tiflis. Seul Enver, le dernier homme du sinistre triumvirat turc, aura échappé aux justiciers de l’opération Némésis. Mais il sera rattrapé plus tard en Ouzbékistan, alors qu’il menait campagne contre les bolchéviques. Et pour comble, le responsable de l’unité russe qui l’a abattu est un officier arménien. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Mais si « L’opération Némésis », est longtemps restée confidentielle, c’est sans doute pour ne pas mettre en danger les membres actifs encore en vie de ce commando des justiciers du Génocide, alors qu’il s’agit là d’une épopée exceptionnelle de l’histoire récente du peuple arménien. Elle a été révélée au grand public par la parution de l’excellent livre de Jacques Derogy, paru en 1986 et titré Opération Némésis, les vengeurs arméniens, qui pour le rédiger a eu accès aux archives du parti Dachnak.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Mai 1918 : un Etat à construire 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           de toutes pièces
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Rappelons que nous sommes au lendemain de la proclamation de la première République arménienne de 1918, cette éphémère république qui a survécu à peine deux ans et demi, et qui a succombé à l’étau mis en place par la collusion turco-bolchévique. Elle est née dans des conditions apocalyptiques, dans le chaos des lendemains de la guerre, les épidémies, la famine et sur les débris du peuple arménien, des rescapés du Génocide réfugiés en Arménie. Sans oublier l’armée turque aux portes d’Erevan, les conflits armés avec les Azéris, déjà, les divergences aux frontières nord avec la Géorgie, et en interne, l’agitation animée par les bolchéviques minant l’action du gouvernement Dachnak. Un gouvernement chargé de jeter les bases d’un État à concevoir de toutes pièces. Tout est à construire et à inventer puisqu’il n’y a pas de structure d’Etat sur laquelle s’appuyer pour prolonger son action. Car il n’y a pas d’État. Il faut créer des structures et mettre en place les institutions fondamentales et indispensables là où il n’y a rien. Pas de ministères, pas d’hôpitaux, pas d’écoles, ni d’universités, pas d’administration, pas d’armée régulière de défense, pas d’institution judiciaire, de police. Bref une feuille blanche à partir de laquelle il faut imaginer, organiser et prendre en charge le destin de ce peuple courageux et résilient et le mettre sur la voie de l’élaboration d’un Etat-nation. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          C’est dans ce contexte, et malgré l’épouvantable désordre ambiant, la multiplicité, l’urgence, et la lourdeur des taches lui incombant, que le pouvoir en place s’impose d’inclure dans son programme ce qu’il considère comme une impérieuse nécessité morale : celle de rendre justice au peuple arménien en punissant les responsables du Génocide. Et il a fallu qu’un jeune Arménien, Soghomon Tehlirian, abatte d’une balle dans la tête Talaat Pacha, l’organisateur principal du Génocide et le bourreau de notre peuple pour que ce procès, le premier, mette la Turquie en accusation de génocide perpétré à l’encontre du peuple arménien. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’excellente pièce présentée par la Compagnie Attr’act nous le rappelle très opportunément. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/586691242_18494927098077583_6233816909646490903_n.png" alt=""/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:11:53 GMT</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Sensible et engagée, Camille Cottin dans Le Pays d’Arto</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/sensible-et-engagee-camille-cottin-dans-le-pays-darto</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Almasd LELOIRE KERACKIAN
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/120x160-LE-PAYS-DARTO-13-10-BD.jpg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Face à la caméra de Tamara Stépanyan et sa cheffe opératrice, Claire Mathon, Camille Cottin porte avec sensibilité le rôle de Céline, veuve d’Arto, décédé en France et laissant deux enfants. Elle apprendra au cours de son séjour qu’il a été soldat pendant la guerre du Haut-Karabagh. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          Acclamée dans la série Dix pour cent et interprète dans des productions internationales, Camille Cottin nous confie son plaisir de travailler avec la réalisatrice Tamara Stépanyan, et Zar Amir dans le rôle d’Arsiné dans le long métrage Le Pays d’Arto, dans les salles de cinéma le 31 décembre 2025. 
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Comment avez-vous rencontré Tamara Stépanyan pour la première fois ? Connaissiez-vous l’Arménie avant cette rencontre ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Camille Cottin
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
          : Zar Amir a suggéré mon nom pour le rôle de Céline auprès de la réalisatrice. En rencontrant Tamara et Zar, j’étais vraiment sous le charme. La façon dont Tamara Stépanyan voulait parler des blessures de son pays. Son envie de partager l’histoire avec les yeux de cette Française m’ont touchée. Je trouvais que c’était bien que ce film existe. Zar Amir est une comédienne que j’admire énormément. La perspective de travailler avec Tamara avec les intentions qu’elle souhaitait imprimer dans cette fiction m’ont plu. La naissance de l’amitié entre Céline et Arsiné, jouée par Zar Amir, m’a confortée dans le projet. Ensuite, j’ai su que Claire Mathon, la cheffe opératrice, allait tourner avec nous. Une belle équipe ! Mon premier lien avec l’histoire de l’Arménie s’est construit pendant les conversations avec un ami de mon père, l’architecte Alain Daronian. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Avez-vous effectué des voyages de repérage avant le tournage ?
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pas du tout ! Je suis arrivée à Gumri. J’ai été un petit peu propulsée. Je ne m’étais pas aperçue qu’il n’était pas possible de rentrer en France pour le week-end. Mes enfants m’ont rejointe pendant leurs vacances scolaires. Gumri est une ville très particulière parce qu’il y subsiste des ruines du tremblement de terre dont on parle au début du film. Je me suis ancrée dans la réalité historique du pays très rapidement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Comment s’est déroulé ce tournage en tenant compte de la barrière linguistique car tous les membres de l’équipe ne maîtrisent pas l’anglais ou le français ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Notre communication passait par les regards, par exemple avec Shant qui joue le chauffeur ou Anouk, qui est censée être l’ex-petite amie de mon mari. Les émotions circulent donc, même si effectivement on ne pouvait communiquer. Mais par les yeux, un échange s’établissait.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Quelles étaient vos impressions alors quand vous étiez en Arménie, à Gumri, ou dans d’autres localités à côté de Gumri ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          J’ai trouvé le paysage vraiment sublime. Cependant, on sent la menace d’une guerre qui pèse. C’est quand même dur. Les plaies ne sont pas cicatrisées et l’avenir est incertain. Par exemple, la troisième assistante de mise en scène, Luciné, est professeure à l’université. Elle étudie le Génocide arménien en littérature française. Donc elle est totalement bilingue. Elle me disait : “ Je sais qu’il va y avoir une autre guerre. Etant bilingue, je pourrais aller m’installer en France, mais comme ma famille ne pourra pas partir, je ne les abandonnerai pas ”. C’est une situation tragique ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           C’est la première fois que vous travaillez avec Zar Amir. On sent une grande harmonie entre vous. Comment s’est construite votre collaboration
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    
           ?
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je suis tout à fait sous le charme de Zar Amir. C’est une grande actrice. J’ai adoré travailler avec elle. Zar est expatriée car d’origine iranienne. Elle porte cet amour d’un pays blessé. J’étais touchée aussi par tout ce qu’elle pouvait apporter au film et son récit personnel.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Est-ce un film de femmes avec la réalisatrice, le rôle principal de Céline, celui d’Arsiné ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’environnement féminin me séduit beaucoup. Je m’y sens très bien. J’aime aussi travailler avec les hommes, mais c’est vrai que, là… je me disais que ce n’est pas commun : une réalisatrice, une cheffe opératrice et une histoire portée par deux femmes. Vous me demandiez ce qu’il y avait d’original dans ce projet. Finalement ! Des femmes occupent des postes clés. La charpente est 100 % féminine. Les moyens financiers sont très restreints. Il faut se battre, mais c’est possible.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Peut-on dire que la présence masculine est remarquable par son absence ?  
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Il y a des histoires d’amour avec les hommes. L’amour est présent. Ces hommes sont des combattants, des soldats, voués à se battre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Arto apparaît en filigrane dans des moments de rêve où Céline se sent bouleversée. Comment avez-vous préparé spécifiquement ces scènes ?
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          L’enjeu du personnage de Céline est de porter le souci de quelqu’un. Le séjour se déroule environ entre 6 ou 8 mois après le suicide de son mari. Elle a envie de comprendre tout en évoluant dans cette réalité extrêmement tragique. Elle porte ce deuil déjà très lourd. Il y a aussi une forme de lumière dans sa relation à Arsiné, jouée par Zar, dans son amitié avec elle, dans tout ce que son personnage porte aussi. Ce lien apportera une énergie positive. Cette rencontre va lui permettre de comprendre et comprendre devient salvateur.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Je trouvais poétique la conversation qui peut continuer avec une personne disparue. Elle essaye même d’être un pont entre son mari et ses enfants par l’intermédiaire de cette histoire de nationalité, de papiers, d’identité. Comment peut-on continuer à dialoguer avec quelqu’un qu’on a profondément aimé après son décès ? Comment la présence perdure et comment peut-on continuer à la nourrir ? Un des premiers titres du film était Sauver les morts. Personnellement, cette dimension me semble profondément poétique et belle. Poursuivre une conversation au-delà d’un événement puissamment émouvant. Cet échange n’est pas du tout morbide ! Il est même porteur de vie ! 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 17:03:15 GMT</pubDate>
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    <item>
      <title>De la Syrie jusqu’aux fins fonds nordiques : un roman époustouflant !</title>
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      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/71sTthwT0qL._SL1500_.png"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
           L’historienne, Taline Ter Minassian, après un premier roman géopolitique, Les Galaxies Markarian, nous revient avec un second de la même de la même trempe, Hôtel Baron. Son écriture foisonnante, ses descriptions minutieuses, serties de références historiques entraînent le lecteur dans un voyage passionnant et palpitant. Interview.
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           PAR MARIE-ANNE THIL
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           France Arménie : Dans l’avant-propos de votre livre, vous écrivez : “ Roman géopolitique, fiction patrimoniale ou roman d’espionnage ”. En effet, Hôtel Baron est un roman en mouvement. Pourriez-vous définir le sous-titre de votre livre ? Qu’entendez-vous par “ roman géopolitique ” ? 
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Taline Ter Minassian :
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
      
           Il faut en effet préciser ce qu’on peut entendre par “ roman géopolitique ” : c’est un genre contemporain issu de la littérature de voyage et proposant une lecture personnelle des grands enjeux géopolitiques de notre époque à travers des personnages mis en mouvement dans un certain espace géographique, fortement contextualisé. Ces personnages sont animés par des missions qu’ils remplissent pour certaines instances, généralement secrètes, mais ils poursuivent également des buts propres qu’ils soient politiques ou amoureux, dans un environnement géopolitique complexe. A vrai dire, il n’existe pas de définition tout à fait normée de ce nouveau genre littéraire ! Je suis très fière que mon éditeur, Bruno Teissier (BiblioMondes) ait choisi Hôtel Baron, comme le premier titre d’une nouvelle collection de “ romans géopolitiques ”. Contrairement à ce que le titre de mon livre pourrait suggérer, le lecteur ne restera pas confiné dans le célèbre Hôtel Baron à Alep durant la guerre civile syrienne, pas du tout ! Sans vouloir spoiler l’histoire, mes lecteurs doivent s’attendre à des déplacements considérables… jusqu’à l’archipel arctique du Svalbard !
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Au travers du périple de Diane dont la mission pour l’ONG « Patrimoine sans frontières » (PSF) est l’évaluation de la destruction du patrimoine syrien pendant la guerre civile qui fait rage depuis 2011 à 2024, le roman met en scène de nombreux personnages, de nombreux lieux, de nombreuses institutions.  Qu’est-ce qui les relie entre eux ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Je me permettrai de ne pas répondre directement à cette question car y répondre reviendrait à spoiler complètement l’intrigue. Disons simplement que le principe est un peu le même que dans mon premier roman Les Galaxies Markarian (Le Félin, 2018) : mettre en rapport un élément de civilisation antique (dans Les Galaxies il s’agissait du zoroastrisme) avec un problème radicalement contemporain (dans Les Galaxies, il s’agissait du nucléaire iranien). De la même manière dans Hôtel Baron, je tends un fil entre le foyer agricole de la Mésopotamie antique avec un problème beaucoup plus contemporain. Je ne peux pas en dire plus mais je peux au moins déclarer ici que Hôtel Baron est aussi, à sa manière, une critique de la mondialisation. Par ailleurs, je me permets de faire quelques escales et de parsemer le récit de quelques-unes de mes marottes : le roman traite de la question du patrimoine, du trafic d’antiquités en Syrie. Sur son chemin, l’héroïne rencontre de mystérieuses “ idoles à lunettes ”. Elles proviennent du site de Tell Brak dans le Nord-Est syrien, un site archéologique qui fut fouillé durant les années 1930 par Max Mallowan, le mari d’Agatha Christie.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
            
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            L’architecture complexe du roman est la traduction, notamment, des évènements qui ont eu lieu en Syrie à partir de la guerre civile depuis 2011. D’autres faits importants interviennent, entremêlés au récit. Pouvez-vous commenter votre choix de construction ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Et bien il s’agit de poursuivre de la manière la plus divertissante possible un fil historique abordant de manière originale, voire inédite, un certain nombre de questions qui intéressent notamment l’histoire contemporaine des Arméniens. La construction, à vrai dire, n’en est pas une. L’idée est de laisser libre cours à l’arborescence d’un récit qui démarre dans une vraie chambre à remonter le temps, à l’hôtel Baron. Cet hôtel était très connu de tous les voyageurs en Syrie, Arméniens ou non, durant tout le vingtième siècle. Dans ce dispositif littéraire et même cinématographique « classique » qu’est un hôtel, on peut imaginer des récits empilés : j’utilise le flash-back lorsque par exemple j’ai envie d’évoquer la rencontre possible au printemps 1915 entre Djemal pacha et un agronome-espion juif dans le salon de l’hôtel Baron… Les lecteurs comprendront plus tard le rapport avec le cœur de l’intrigue.
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Au cours du roman, vous introduisez des éléments qui, au fur et à mesure de la lecture, viennent assurer la continuité de l’histoire et l’aboutissement de l’intrigue. Par exemple, la Syrie, les terres agricoles, le blé, les semences... Faut-il être un lecteur particulièrement perspicace pour les détecter ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Mais non, j’espère que non ! J’essaie de mettre le lecteur sur la piste tout le temps en parsemant les indices. Et il ne faut pas oublier que le roman a d’abord été publié sur le Carnet Hypothèses de mon séminaire, “Patrimoines et politiques mémorielles”, séminaire que j’assure depuis une quinzaine d’années à l’INALCO. Je ne cherche pas du tout à perdre le lecteur, mais au contraire, chemin faisant, à lui apprendre quelque chose. C’est un roman fortement documenté qui assume sa dimension didactique. Donc le but n’est pas de perdre le lecteur mais de synthétiser sous forme romanesque, l’état des connaissances sur une question. Normalement, le lecteur doit pouvoir s’y retrouver, c’est le but poursuivi. 
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
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      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Vous avez choisi l’écriture romanesque pour parler du monde et de crises qui le traversent en restituant les faits sans jugement de valeur. Est-ce à dire que cette manière de faire invite à être prudent dans notre lecture de l’information que la presse dispense ?
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      &lt;/b&gt;&#xD;
      
            
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Si vous entendez par là, la lecture des crises contemporaines telle qu’elle est restituée dans les grands médias, oui absolument. Je cherche à aller au-delà, notamment en proposant une lecture décentrée, non occidentale, des grandes crises contemporaines. Par exemple, je mets en scène une mission humanitaire arménienne envoyée en Syrie en 2016. Envisager le problème syrien de cette manière permet d’aborder la guerre civile syrienne par le biais des minorités qui y vivent et aussi dans leur rapport avec l’Arménie, c’est-à-dire avec les républiques post-soviétiques. Cela donne une profondeur historique et une originalité dans l’approche que les médias occidentaux ne sont pas capables d’offrir. 
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Si le lecteur se souvient – par les nombreux articles de presse – de la guerre en Syrie, il est plongé pour la plupart d’entre nous dans un univers inconnu, notamment dans ce roman, avec les banques de graines du Svalbard en Norvège, et l’Institut Vavilov en Russie. L’intrigue qui en découle est-elle une fiction ou une réalité ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Il s’agit d’une fiction inspirée de la réalité. L’institut Vavilov en Russie existe bel et bien depuis des décennies en Russie. Tout comme la Seed Vault du Svalbard, l’arche des semences supposée sauver l’humanité. En fait, tout est vrai dans ce roman. Ce sont les chaînes de causalité qui relèvent du romanesque. C’est là que se trouve la fiction, c’est-à-dire la scénarisation et la mise en relation d’éléments en apparence disjoints. Et la jubilation de l’auteur consiste donc à faire exploser l’intrigue de la manière la plus inattendue. J’espère que le résultat sera suffisamment exotique pour le lecteur !
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      &lt;b&gt;&#xD;
        
            La fin du roman laisse présager qu’il aura une suite. L’avez-vous envisagée ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Il faut avouer qu’il s’est écoulé un certain temps entre le moment où j’ai achevé la première version du livre vers 2020 et le moment de sa publication. Il a fallu tenir compte du recul, et s’agissant du contexte syrien, de la chute du régime de Bachar al-Assad en 2024. Donc, pour le rendre crédible et actuel, il a fallu inventer un dispositif à la fin pour faire émerger le parcours de quelques-uns de mes personnages dans le laps de temps qui s’était écoulé. Déjà, le personnage de Diane est issu du premier chapitre des Galaxies Markarian. Mon nouveau livre Hôtel Baron, est donc une suite, une séquelle comme on dit dans l’univers des séries, de mon premier livre. Rien n’interdit de bâtir à partir d’Hôtel Baron, une suite ou bien une « préquelle » [Ndlr : une œuvre dont l’histoire précède celle d’une œuvre antérieurement créée] à partir de l’un des personnages. Laissez-moi le temps d’y penser, mais oui, l’idée d’une trilogie pourrait bien prendre forme. L’actualité géopolitique de la région est plus que mouvementée, je ne m’interdis pas par exemple de revenir sur le terrain de l’Arménie. Il y a de la matière pour un prochain roman géopolitique.   
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      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Hôtel Baron, Taline Ter Minassian, éditions BiblioMonde, 275 pages, 
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      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            18 euros.
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      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:16:38 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/de-la-syrie-jusquaux-fins-fonds-nordiques-un-roman-epoustouflant</guid>
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    </item>
    <item>
      <title>Le Nouvel ordre post-occidental selon Alexandre del Valle</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/le-nouvel-ordre-post-occidental-selon-alexandre-del-valle</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         Dans son dernier ouvrage, le géopolitologue Alexandre Del Valle décrypte les grandes transformations géopolitiques qui redessinent l’ordre mondial : montée des puissances du Sud, recul de l’influence occidentale, retour des logiques impériales et multiplication des zones de tension. Dans cet entretien, il revient sur les tendances profondes qui structurent le XXIe siècle et leurs conséquences pour les États pris dans ces recompositions.
         &#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           PAR TIGRANE YEGAVIAN 
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    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/Unknown-1.jpeg"/&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;b&gt;&#xD;
    
          France Arménie : Dans votre ouvrage, vous montrez que le monde post-occidental se caractérise par l’affirmation de pôles civilisationnels et géopolitiques concurrents. Où situez-vous le Caucase dans cette recomposition ? Est-il un simple théâtre d’affrontement entre puissances extérieures (Russie, Turquie, Iran, Occident) ou un espace devenu structurant pour le nouvel ordre émergent ?
         &#xD;
  &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;span&gt;&#xD;
      
            
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    &lt;/span&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Alexandre Del Valle
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
      
           : Dans mon essai, le Caucase détient une place très importante car il se situe dans une aire majeure entre le Rimland atlantiste et le Heartland russe, sur une zone de contact disputée par quatre empires au moins : russe, américain, turc et iranien. Cette aire est l’un des centres nerveux de la recomposition multipolaire mondiale et comme je l’explique dans le chapitre 5 sur les conséquences de la guerre russo-ukrainienne dans le reste du monde, le Caucase a été directement impacté à maints effets par la lutte entre l’Occident et la Russie. On l’a vu depuis les années 2012-2018 en Arménie et en Géorgie à l’occasion d’alternances qui ont donné lieu à des ingérences, des actions et des réactions entre empires rivaux désireux de faire basculer dans leur sens les pouvoirs fragiles en place dans une logique d’endiguement ou de roll-back (refoulement) de l’autre. Pendant longtemps, cette région fut perçue comme un simple réceptacle des ambitions russes, turques, azéries ou iraniennes. Or, depuis la guerre de 2020, la reconquête de l’Artsakh par l’Azerbaïdjan en 2023 et le basculement stratégique de 2024–2025, le Caucase s’est mué en véritable laboratoire du nouvel ordre post-occidental. Dans cet espace structurant, se jouent désormais les nouvelles hiérarchies de puissance. La Russie n’y est plus incontestée ; la Turquie y avance ses pions avec l’assurance d’une puissance impériale redevenue sûre d’elle-même et qui profite, comme l’Azerbaïdjan, de la guerre en Ukraine (qui y a happé l’effort de l’armée russe au détriment du Caucase) ; la République islamique iranienne y retrouve un débouché naturel ; l’Azerbaïdjan se comporte en puissance régionale assumée et a pris sa revanche attendue depuis les années 1990 ; l’Arménie, quant à elle, cherche désespérément une respiration stratégique, prise entre deux feux entre son alliance traditionnelle avec la Russie voisine et ses bonnes relations géocivilisationnelles séculaires avec l’Iran, et ajoutons que le pseudo allié euro-occidental n’a rien fait concrètement pour le peuple arménien désormais dépourvu d’alliés ou protecteurs fiables en raison des choix utopiques de Pachinian. A cet égard, le mémorandum du futur accord de paix signé durant l’été 2025 sous médiation américaine — incluant notamment le corridor de Zanguézour — illustre parfaitement cette mutation : le Caucase devient un nœud logistique vital pour les routes énergétiques, pour les corridors eurasiatiques, pour la connectivité entre mers Noire et Caspienne. Autrement dit : il conditionne désormais la géopolitique de trois continents. C’est la raison pour laquelle le sort des Arméniens, et plus largement des peuples ou minorités chrétiennes du Caucase et du Proche et Moyen Orient, n’est pas un simple épiphénomène tragique : il est l’un des marqueurs les plus visibles du bouleversement en cours, un sismographe de la désoccidentalisation.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Vous décrivez la Turquie comme un acteur-pivot disposant d’une stratégie multidimensionnelle. Comment expliquez-vous la capacité d’Ankara à combiner appartenance à l’OTAN, expansionnisme néo-impérial et coopération tactique avec la Russie ? Jusqu’où peut aller cette autonomie stratégique turque ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      
           La force de la Turquie contemporaine réside dans son incroyable capacité à jouer sur tous les tableaux à la fois — stratégie de puissance et courtage géopolitique (“ honnest broker ” et “ maître des horloges ” régional). Membre de l’OTAN, elle n’en respecte plus l’esprit depuis le début des années 2000, mais elle en tire un avantage décisif : une forme d’immunité et de levier de chantage. Tant que la Turquie contrôle des leviers vitaux — détroits turcs entre mer Noire et Méditerranée, flanc sud de l’Alliance atlantique, pouvoir de nuisance quant aux flux migratoires, surveillance de la mer Noire, énergie — l’Alliance hésite à sanctionner son révisionnisme géopolitique, notamment son occupation-invasion-peuplement illégaux de 37 % de l’île de Chypre et sa revendication-violation des zones économiques exclusives grecques de la mer Égée. Cette marge d’impunité (La Turquie n’est pas sanctionnée malgré l’occupation d’un pays-membre de l’UE, mais la Russie l’est pour l’occupation d’un pays non-membre de l’UE et de l’OTAN) permet à Ankara de déployer une diplomatie agressive, assumant une vision néo-impériale qui articule panturquisme, panislamisme sunnite, « protection de la Palestine », révolutions arabes et récent remplacement de Bachar al Assad par Joulani/Ahmed al-Charaà en Syrie, multipolarisme et ambivalence dans le conflit russo-ukrainien consistant à aider la Russie à contourner les sanctions tout en fournissant des armes aux Ukrainiens... Ankara coopère régulièrement avec Moscou, non par affinité, mais par calcul. Russie et Turquie s’affrontent en Syrie et en Libye, se toisent en Ukraine, sont rivaux sur leur étranger proche caucasien, mais concluent des arrangements pragmatiques là où leurs intérêts convergent essentiellement contre l’Occident, contre d’autres acteurs régionaux et surtout au profit de leur realpolitik et intérêts pragmatiques. L’autonomie stratégique turque peut encore croître d’ici 2030, tant que les grandes puissances n’imposeront pas de limites fermes. Toutefois, cette trajectoire dépendra du maintien d’un équilibre fragile : une Turquie trop expansionniste risquerait tôt ou tard un clash avec Moscou ou une rupture avec l’OTAN ; une Turquie trop prudente perdrait son influence régionale. Pour l’instant, elle avance sur une crête, mais une crête maîtrisée. J’explique dans mon livre cette ambivalence de la diplomatie turque et son “ multialignement ” qui la rapproche à certains égards, d’autres acteurs “ multialignés opportunistes ” comme les Émirats, le Qatar, l’Égypte, l’Inde, le Brésil, qui mettent en œuvre un système mondial post-occidental ultra pragmatique et inclassable que l’Indien et professeur Amitav Acharya a nommé “ multiplex ”.
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
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    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Dans le Caucase et au Moyen-Orient, Moscou et Ankara semblent osciller entre confrontation et coopération. Peut-on parler, selon vous, d’un “condominium russo-turc” qui marginalise les puissances occidentales et redéfinit la hiérarchie régionale ?
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
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    &lt;div&gt;&#xD;
      
           Le terme « condominium » est un peu exagéré pour décrire cette proximité paradoxale entre Moscou et Ankara. Les deux puissances sont en fait en désaccord sur presque tout, mais elles n’ont cessé de retrouver, depuis dix ans, un modus vivendi de circonstance : rivalité assumée, coopération utilitaire, partage tacite des zones d’influence (Syrie, Libye, Caucase, mer Noire, etc.), coopération énergétique (Turkish Stream, etc.) et, bien sûr, contournement des sanctions occidentales liées à l’agression russe contre l’Ukraine. En Syrie, en Libye, dans le Caucase, la Turquie profite de l’épuisement russe pour avancer. La Russie laisse faire lorsqu’elle n’a plus les moyens de maintenir son propre ordre. Les deux savent qu’un affrontement direct serait contre-productif ; elles préfèrent donc se coordonner pour neutraliser l’influence occidentale. Dans mon livre, je procède, pour chaque zone, par scénarii, or je n’exclue pas, une fois la guerre ukrainienne résolue et la Russie réhabilitée et désanctionnée grâce à un deal russo-américain/Trump-Poutine, un retour de la Russie dans la zone caucasienne, notamment en Arménie. Moscou ronge son frein et n’a pas dit son dernier mot. Regardons les exemples géorgien ou syrien : dans les deux cas, des « pro-russes » ont été évincés par des ingérences et opérations pro-occidentales hostiles et dans les deux cas, les Russes sont revenus en force par le haut (Géorgie), ou sont restés contre toute attente (bases militaires en Syrie). Chaque chose en son temps. Les stratèges russes ont une diplomatie de l’épuisement et de la patience froide. Le contraire de la diplomatie de la « com » et de l’instant des Occidentaux dépourvus de « Grande Stratégie » pour paraphraser l’économiste et historien américain Edward Luttwak. Ce condominium russo-turc n’est pas un traité, mais un rapport de forces mouvant, à l’instar du monde multipolaire décrit dans mon livre qui est caractérisé par les multi alignements et les « alliances » non-contraignantes. Le nouvel ordre (ou désordre) post-occidental que je décris dans mon livre éponyme, est tout sauf manichéen et cartésien. Il est pragmatique, changeant, opportuniste, et fondé sur des pactes bilatéraux et des alliances ponctuelles et cyniques. Les grandes décisions régionales sont désormais prises souvent sans l’Occident, à l’exception notable, bien sûr, des cas israélien et ukrainien, où les Etats-Unis comptent et écrasent d’ailleurs les Européens éclipsés et même humiliés. Les Européens sont de ce fait devenus souvent et dans de nombreux lieux, comme des acteurs secondaires, tolérés parfois lors de négociations, mais absents du terrain (sauf exceptions). Cette marginalisation est l’un des symptômes les plus frappants de la désoccidentalisation du système international. Et le retrait relatif des Etats-Unis de la zone Europe participe d’une stratégie d’offshore balancing, ou « équilibrage à distance », qui consiste à vassaliser encore plus le dindon de la farce européen, mais à ses frais et à ses risques et périls comme on le voit cyniquement dans la poursuite de la guerre ukrainienne et l’éviction des Européens des dernières négociations. 
          &#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;b&gt;&#xD;
        
            Alexandre Del Valle, Le Nouvel ordre post-occidental. Comment la guerre en Ukraine et le retour de Trump accélèrent la grande bascule géopolitique. L’Artilleur, 592 pages, 23 euros.
           &#xD;
      &lt;/b&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
    &lt;div&gt;&#xD;
      &lt;br/&gt;&#xD;
    &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 10:01:26 GMT</pubDate>
      <guid>https://www.france-armenie.fr/le-nouvel-ordre-post-occidental-selon-alexandre-del-valle</guid>
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    <item>
      <title>Pachinian pourrait bientôt se déclarer le nouveau Catholicos  de tous les Arméniens</title>
      <link>https://www.france-armenie.fr/pachinian-pourrait-bientot-se-declarer-le-nouveau-catholicos-de-tous-les-armeniens</link>
      <description />
      <content:encoded>&lt;h3&gt;&#xD;
  
         par Harut Sassounian
        &#xD;
&lt;/h3&gt;&#xD;
&lt;div&gt;&#xD;
  &lt;img src="https://cdn.website-editor.net/s/f63d9ffd061d44649d86f9b4b5c2451d/dms3rep/multi/61073_b.jpg"/&gt;&#xD;
  &lt;span&gt;&#xD;
  &lt;/span&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;&#xD;
&lt;div data-rss-type="text"&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Chaque jour qui passe, le Premier ministre Nikol Pachinian porte un préjudice plus grand à l’Église apostolique arménienne et à la réputation de l’Arménie dans le monde en tant que première nation chrétienne. Ses agissements constituent une violation flagrante de la Constitution de la République d’Arménie.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Sans aucune autorité officielle, Pachinian a présenté la semaine dernière sur sa page Facebook une “ feuille de route pour le renouveau de la Sainte Église apostolique arménienne ”. Il a indiqué qu’“ après la destitution ” du catholicos Karékine II, la “ tâche principale ” du futur locum tenens sera “ d’organiser le processus d’adoption des nouveaux statuts de l’Église apostolique en Arménie ”. Il a même fourni des étapes détaillées pour les “ nouveaux règlements de l’Église ” qu’il propose :
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Règles de bonne conduite du clergé et garanties de leur mise en œuvre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Transparence financière de l’Église et garanties de sa mise en œuvre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Nécessité pour l’Église d’être apolitique et garanties de sa mise en œuvre.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Respect par l’Église de la réglementation fiscale arménienne. Les impôts qu’elle payera lui seront remboursés !
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Les membres du clergé bénéficieront du fonds de pension et de l’assurance maladie publics.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          — Élection d’un nouveau Catholicos de tous les Arméniens sur la base du nouveau règlement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Pour parachever son ingérence dans l’Église, Pachinian a suggéré qu’à la demande du locum tenens, le gouvernement “ apporterait un soutien consultatif aux travaux d’élaboration du projet de règles [de l’Église] ”.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Lors de sa visite à Berlin la semaine dernière, il a dénigré l’Église arménienne et le Catholicos devant le prestigieux Conseil allemand des relations étrangères. Diffuser les querelles internes arméniennes auprès d’un public international est une grave erreur et contraire aux intérêts supérieurs de l’Arménie. Pachinian a soulevé plusieurs questions inappropriées liées à l’Église.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          1) Il a accusé le clergé, et pas seulement le Catholicos, d’être “ plus vulnérable aux influences extérieures et, excusez-moi du terme, de pouvoir devenir un instrument de ces influences ”. Le Premier ministre a proféré cette grave accusation contre divers membres du clergé, y compris le Catholicos. Il a même déclaré la semaine dernière au Parlement arménien que le Catholicos obéissait à “ un haut responsable d’un service de renseignement étranger ” et faisait “ quotidiennement rapport à des lieutenants de ce même service ”. Cependant, la ministre de la Justice, Serpouhi Galyan, a contredit son supérieur en affirmant ne pas disposer de telles informations. L’allégation infondée de Pachinian dépasse la simple question de la moralité du clergé. Être un agent étranger constitue une violation grave du droit arménien. S’il possède des preuves, il a l’obligation de les soumettre à la justice. Porter une telle accusation sans preuve est diffamatoire, et le Catholicos devrait porter plainte contre Pachinian.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          2) Pachinian a déclaré à l’auditoire allemand : “ Personne ne sait comment notre Église est financée, combien d’argent y entre, comment il est dépensé. ” Puisque le gouvernement est au courant de la vie privée du clergé, il connaît certainement les montants et les sources de ces fonds.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          3) Pachinian a ensuite condamné “ certains chefs religieux ” pour vivre “ dans un luxe honteux, tandis que certains membres du clergé vivent dans la pauvreté ”. Si cela est vrai, cela ne regarde ni le Premier ministre ni le gouvernement. Une fois de plus, il viole le principe constitutionnel de séparation de l’Église et de l’État.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          4) Pachinian a évoqué la nécessité de réformer l’Église, bien qu’il n’ait aucun droit d’intervenir dans ses affaires internes. L’Église dispose de procédures établies pour traiter de telles questions. La principale responsabilité du Premier ministre est de gouverner ; il n’a ni l’autorité ni le mandat de réformer l’Église. En tant que membre de l’Église, il peut exprimer son opinion personnelle, mais il est allé bien au-delà, il a lancé une campagne pour destituer le Catholicos, a proposé des réformes spécifiques de l’Église, dénigré le clergé et emprisonné plusieurs hauts dignitaires ecclésiastiques.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          La semaine dernière, Pachinian a formulé une autre proposition pour le moins surprenante sur sa page Facebook. Il souhaite que les chorales des églises chantent l’hymne national de la République d’Arménie “ dans toutes les églises, à 10h55, juste avant la messe ”. L’expression “ toutes les églises ” ne permet pas de savoir s’il inclut les églises arméniennes catholiques et évangéliques. Il n’a pas non plus précisé s’il inclut les églises apostoliques arméniennes situées hors d’Arménie. On imagine aisément la réaction hostile du gouvernement turc si les chorales des églises arméniennes d’Istanbul chantaient l’hymne national arménien et non turc.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Si Pachinian est un nationaliste si fervent et un fidèle de l’Église arménienne, pourquoi ne commence-t-il pas ses réunions hebdomadaires du Cabinet par l’hymne national et une prière ? Pourquoi sa majorité parlementaire n’ouvre-t-elle pas chaque session par l’hymne national et une prière ? Je suggère qu’avant de donner des ordres à l’Église, il fasse bien d’instaurer ces changements au sein même de son gouvernement.
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, Pachinian a suggéré que “ la question de l’emplacement du drapeau tricolore à l’entrée ou à l’intérieur des églises de la République d’Arménie devrait être débattue ”. Il ne se contente pas de vouloir changer le Catholicos, mais souhaite également dicter le répertoire de la chorale et le drapeau qu’elle arbore. Il s’agit là d’une ingérence totalement injustifiée dans les affaires internes de l’Église. Il ferait mieux de se concentrer sur sa véritable fonction : gouverner, une tâche qu’il a lamentablement échoué à accomplir.
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  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    
          Le Premier ministre Pachinian, un homme incapable même de gérer une niche pour chien, pourrait bientôt se proclamer Catholicos de tous les Arméniens. 
         &#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           De Harut Sassounian 
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    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           The California Courier
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           www.TheCaliforniaCourrier.com
          &#xD;
    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;b&gt;&#xD;
      
           Editorial du 15 décembre 2025
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    &lt;/b&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
  &lt;div&gt;&#xD;
    &lt;br/&gt;&#xD;
  &lt;/div&gt;&#xD;
&lt;/div&gt;</content:encoded>
      <pubDate>Sun, 04 Jan 2026 10:56:43 GMT</pubDate>
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