France

France – France Arménie

par La Rédaction 7 avril 2026
Un colloque consacré à la mobilisation de la diaspora se tiendra à Paris Les 11 et 12 avril, un colloque consacré à la mobilisation de la diaspora se tiendra à Paris, avec pour objectif de faire face aux crises et défis sans précédent qui ont bouleversé le peuple arménien ces dernières années. Depuis 2018, le renoncement par les autorités de la République d’Arménie aux intérêts nationaux arméniens notamment les dossiers du Génocide arménien et de l’Artsakh (dont le résultat a été le nettoyage ethnique forcé de l’Artsakh) ainsi que les menaces visant l’identité arménienne et les attaques contre les institutions nationales ont créé une situation critique sans précédent pour l’ensemble du monde arménien. L’objectif de ce colloque est de débattre collectivement de la situation, de mobiliser la diaspora afin de formuler une position unifiée et structurée, en faveur de la défense et du renforcement de l’État arménien, de la diaspora arménienne et, plus largement, des intérêts nationaux arméniens et de la Cause arménienne. Le colloque réunira environ 150 représentants issus de plus de 25 pays, parmi lesquels des responsables communautaires, des dirigeants d’organisations, des personnalités publiques et politiques, des universitaires, des experts, des entrepreneurs et des jeunes. Les principaux points à l’ordre du jour sont : ● Le rôle stratégique de la diaspora dans la résolution des problématiques nationales et l’agenda politique ; ● L’importance des valeurs nationales et de l’Église arménienne dans la diaspora, en tant que garantes de l’identité arménienne, face aux nouveaux défis ; ● Les enjeux et perspectives des relations Arménie-diaspora, la diaspora comme composante du soft power du monde arménien ; ● La mobilisation et la revitalisation de la diaspora au service des objectifs panarméniens. À l’issue du colloque, un appel-déclaration sera adressé aux Arméniens du monde entier, suivi d’initiatives politiques, médiatiques, communautaires et autres. Comité de coordination du colloque pour la mobilisation de la diaspora Փարիզի մէջ Սփիւռքի զօրաշարժի խորհրդաժողով՝ նուիրուած ազգային ներկայ մարտահրաւէրներուն ՓԱՐԻԶ.- 2026ի Ապրիլ 11-12ին, Փարիզի մէջ տեղի պիտի ունենայ Սփիւռքի զօրաշարժին նուիրուած խորհրդաժողով մը, որ կը միտի դիմագրաւելու վերջին տարիներուն հայկական աշխարհը ցնցած աննախընթաց տագնապները։ 2018էն ասդին Հայաստանի Հանրապետութեան իշխանութիւններուն կողմէ հայկական շահերէ հրաժարումը՝ Ցեղասպանութեան եւ Արցախի թղթածրարներէն յետ կանգնիլը (որուն արդիւնքը եղաւ Արցախի բռնի հայաթափումը), հայկական ինքնութեան դէմ ուղղուած սպառնալիքները եւ ազգային հաստատութիւններու դէմ կատարուող յարձակումները աննախընթաց օրհասական իրադրութիւն ստեղծած են ամբողջ հայկական աշխարհին համար։ Կայանալիք խորհրդաժողովին նպատակն է հաւաքաբար քննարկել իրավիճակը, զօրաշարժի ենթարկել Սփիւռքը, որպէսզի կարելի ըլլայ ձեւաւորել միասնական ու նպատակաուղղուած կեցուածք՝ ի պաշտպանութիւն եւ հզօրացում Հայաստանի պետութեան, հայկական սփիւռքին եւ առհասարակ հայկական շահերուն եւ Հայ Դատին: Խորհրդաժողովը պիտի համախմբէ աւելի քան 25 երկիրներէ շուրջ 150 ներկայացուցիչներ, որոնց շարքին՝ համայնքային առաջնորդներ, կազմակերպութեանց պատասխանատուներ, հանրային-քաղաքական գործիչներ, գիտնականներ, մասնագէտներ, գործարարներ եւ երիտասարդներ: Օրակարգի առանցքային կետերն են. - Սփիւռքի ռազմավարական դերը ազգային հիմնախնդիրներու լուծման գործին մէջ եւ քաղաքական օրակարգը: - Ազգային արժէքներու եւ Հայց. եկեղեցւոյ կարեւորութիւնը Սփիւռքի մէջ հայկական ինքնութեան պահպանման առումով. նոր իրավիճակի մարտահրաւէրներ: - Հայաստան-Սփիւռք յարաբերութիւններու հիմնահարցեր եւ հորիզոններ, Սփիւռքը իբրեւ հայկական աշխարհի փափուկ ուժի բաղադրամաս: - Սփիւռքի զօրաշարժ եւ վերաշխուժացում՝ յանուն համահայկական նպատակներու: Խորհրդաժողովը պիտի աւարտի աշխարհասփիւռ հայութեան ուղղուած կոչ-յայտարարութեամբ, որուն պիտի յաջորդեն քաղաքական, տեղեկատուական, համայնքային եւ այլ նախաձեռնութիւններ: Սփիւռքի զօրաշարժի խորհրդաժողովի համադրող կազմ Diaspora Mobilization Conference in Paris Dedicated to Current National Challenges PARIS — On April 11–12, 2026, a conference dedicated to the mobilization of the Diaspora will take place in Paris, aiming to confront the unprecedented crises that have shaken the Armenian world in recent years. Since 2018, the renunciation of Armenian national interests by the authorities of the Republic of Armenia — stepping back from the Genocide and Artsakh dossiers (the result of which was the ethnic cleansing of Artsakh), the threats directed against Armenian identity, and the attacks carried out against national institutions — have created an unprecedentedly critical situation for the entire Armenian world. The purpose of the upcoming conference is to collectively discuss the situation and mobilize the Diaspora, in order to shape a unified and purposeful stance in defense and strengthening of the Armenian state, the Armenian Diaspora, and Armenian national interests in general, including the Armenian Cause. The conference will bring together around 150 representatives from more than 25 countries, including community leaders, heads of organizations, public and political figures, scholars, experts, business leaders, and youth. Key agenda items include: • The strategic role of the Diaspora in addressing national issues and the political agenda • The importance of national values and the Armenian Church in preserving Armenian identity in the Diaspora, and the challenges of the new reality • Armenia–Diaspora relations: key issues and horizons; the Diaspora as a component of the Armenian world’s soft power • Diaspora mobilization and revitalization in pursuit of pan-Armenian goals The conference will conclude with a call and declaration addressed to Armenians worldwide, to be followed by political, informational, community, and other initiatives. Diaspora Mobilization Conference Coordination Committee diasporaconference2026@gmail.com
4 avril 2026
Le 24 avril 2026, la France commémorera le 111e anniversaire du génocide des Arméniens, reconnu comme le premier génocide du XXe siècle. À cette occasion, le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) appelle solennellement à une mobilisation massive de l’ensemble de la communauté arménienne, de ses amis et de tous les défenseurs des droits de l'Homme. Cent onze ans après l’extermination planifiée de plus d’un million et demi d’Arméniens par l’Empire ottoman, ce crime imprescriptible demeure, aujourd’hui encore, nié par son État héritier, la Turquie. Ce négationnisme d’État, persistant et organisé, constitue une violence supplémentaire faite à la mémoire des victimes et à leurs descendants. Il demeure un obstacle majeur à toute perspective de réconciliation fondée sur la vérité, la justice et la paix. Aucune réconciliation, ni stabilité durable ne saurait faire l’économie d’une reconnaissance pleine et entière de ce génocide, ainsi que de celui, concomitants des Assyro-Chaldéens et des Grecs qui ont fait des centaines de milliers de victimes. L’impunité fait le lit de la récidive : Ainsi plus d’un siècle après 1915, les menaces qui pèsent sur le peuple arménien n’ont pas disparu. Au contraire, elles se sont réactivées sous d’autres formes. Après le nettoyage ethnique de l’Artsakh, vidé de sa population arménienne dans des conditions qui ont bouleversé la conscience internationale en 2023, la République d’Arménie elle-même demeure confrontée à des pressions existentielles. Ces développements s’inscrivent dans une continuité idéologique inquiétante, nourrie par des logiques panturquistes et totalitaires qui prolongent, sous des formes contemporaines, les ambitions qui avaient conduit à l’anéantissement de 1915. La collusion manifeste entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, dans leurs politiques à l’égard des Arméniens, témoignent de cette continuité. Face à cette réalité, la commémoration du 24 avril ne saurait se réduire à un simple devoir de mémoire. Elle constitue aussi un acte de vigilance, un engagement pour l’avenir, un refus de l’oubli et de l’indifférence, un moment pour réaffirmer les droits imprescriptible des victimes à la vérité et à des réparations. Elle est un moment de rassemblement pour affirmer, avec force, que les crimes contre l’humanité ne peuvent rester impunis, ni se répéter dans le silence du monde. En France, cette commémoration revêt une dimension particulière. Instituée comme journée nationale de commémoration du génocide des Arméniens, elle engage la République et ses valeurs. Elle rappelle que la lutte contre le négationnisme, le racisme et les violences de masse est au cœur de notre pacte démocratique. En ce 111e anniversaire, le CCAF appelle : à honorer la mémoire des victimes du génocide ; à exiger la reconnaissance officielle et sans ambiguïté de ce crime par la Turquie ; à défendre le droit à la sécurité et à l’existence de la République d’Arménie ; à soutenir le droit au retour des Arméniens d’Artsakh sur leurs terres ; à obtenir la libération immédiate des prisonniers et otages arméniens détenus en Azerbaïdjan ; à faire vivre, partout en France, les valeurs de justice, de dignité et de vérité. Le CCAF appelle l’ensemble des citoyens, les élus, les institutions, les associations et les forces vives de la Nation à se joindre massivement aux commémorations organisées sur tout le territoire le 24 avril 2026 . Le 24 avril, soyons unis, nombreux et déterminés.
par Harout MARDIROSSIAN 3 avril 2026
C’est un sujet que l’on évoque peu, mais transmettre son patrimoine dans de bonnes conditions et à une faible fiscalité est une préoccupation pour de nombreuses familles. Dans ce cadre avec son statut « reconnue d’utilité publique », la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF) offre un cadre avantageux dans le respect complet des volontés des légataires. Rencontre avec Maître Nicolas Djolakian, car le notaire est le conseil indispensable en la matière. France Arménie : Pourquoi est-il important d’organiser sa succession auprès d’un notaire ? Maître Nicolas Djolakian : L’organisation de sa succession consiste à anticiper le règlement civil et fiscal de son patrimoine personnel et professionnel. Cette démarche est propre à chaque personne. Selon son environnement familial et/ou professionnel, la dévolution légale de la succession peut ne pas être pertinente ni refléter la volonté réelle. Il est donc judicieux de se renseigner auprès d’un notaire afin de connaître les règles applicables à sa situation actuelle et, le cas échéant, la modifier pour transmettre ses biens aux héritiers de son choix, dans un cadre fiscal optimisé. En quoi consiste un legs et quels avantages présente-t-il ? Un legs est l’attribution d’un ou plusieurs biens, au moment du décès, au profit d’une ou plusieurs personnes, physiques ou morales. Le legs présente plusieurs avantages. Il permet notamment d’attribuer un bien à toute personne de son choix, même en l’absence de lien de parenté. Toutefois, le montant des droits de succession dus par le bénéficiaire dépend de ce lien de parenté. Le legs doit être prévu par testament. Il existe plusieurs formes de testaments permettant à chacun de le rédiger ou de le faire rédiger. Il est toutefois conseillé de faire établir ce testament par un notaire afin d’éviter toute erreur de rédaction ou difficulté d’interprétation lors de l’ouverture de la succession. Il est également recommandé, lors de la rédaction du testament, de désigner un exécuteur testamentaire. Il s’agit d’une personne chargée de veiller à l’exécution des dernières volontés du testateur, qu’elles soient patrimoniales ou extrapatrimoniales. Cette mission est généralement exercée à titre gratuit. Il est tout à fait possible de désigner une association en qualité d’exécuteur testamentaire. Celle-ci agira de manière neutre et indépendante et veillera au respect des volontés exprimées. Est-ce qu’un legs peut se faire au détriment des héritiers ? Il existe plusieurs situations. Certains héritiers ne peuvent pas être totalement déshérités : ils disposent d’une réserve héréditaire (quote-part incompressible). Il s’agit, selon les cas, du conjoint survivant et des enfants. Il est toutefois possible de léguer une partie de son patrimoine à d’autres personnes, dans la limite de la quotité disponible. En l’absence de conjoint et d’enfants, il est possible de léguer l’ensemble de ses biens à toute personne de son choix. En quoi une association reconnue d’utilité publique comme la Croix Bleue des Arméniens de France, est-elle intéressante pour recevoir un legs ? Tout héritier ou légataire doit en principe s’acquitter de droits de succession. Le montant de ces droits dépend du lien de parenté avec le défunt. En l’absence de lien de parenté, ces droits peuvent atteindre 60 % des biens légués. En revanche, si le légataire est une association reconnue d’utilité publique, comme la Croix Bleue des Arméniens de France, celle-ci est exonérée de droits de succession. Cela constitue donc un avantage particulièrement important. Par ailleurs, certaines associations, comme la CBAF, disposent d’un service juridique spécialisé dans les successions, ce qui facilite les démarches. Peut-on orienter la destination de son legs et à qui peut-il profiter ? Chaque legs doit être fait au profit d’une personne précisément désignée. Il peut s’agir d’un legs universel (totalité de son patrimoine), à titre universel (une quote-part de son patrimoine), ou particulier (un bien désigné). Il est possible de léguer un bien avec une charge, c’est-à-dire d’imposer au légataire d’utiliser ce legs pour la réalisation d’une opération ou d’une œuvre déterminée. Il est également possible de prévoir un legs avec la charge de remettre un second legs net de frais et de droits. Il s’agit d’un dispositif permettant de soutenir une cause tout en gratifiant un proche, sans que celui-ci ne soit pénalisé fiscalement. Par exemple, la CBAF n’est pas soumise aux droits de succession. Lorsqu’un legs est consenti à un proche, celui-ci est en principe soumis aux droits de succession, généralement à sa charge. Avec le mécanisme du legs net de frais et de droits, ces droits peuvent être pris en charge par l’association. Les avantages du dispositif : ◗ L’assiette taxable revenant au bénéficiaire est réduite, ce qui limite la fiscalité globale. ◗ Le bénéficiaire reçoit son legs plus rapidement, tout en étant déchargé de formalités administratives complexes. ◗ Le bénéficiaire et son notaire disposent d’un interlocuteur unique : l’association, facilitant le suivi des démarches. Dans ce cas, l’association, exonérée de droits de succession, reçoit l’ensemble du patrimoine puis exécute les volontés du testateur. Ainsi, le legs net de frais et de droits permet de transmettre la même somme à un proche tout en soutenant significativement une cause d’intérêt général. Peut-on aussi faire un don de son vivant en faveur d’une association et quel avantage cela peut-il représenter dans une succession ? Le don permet également d’organiser la transmission de son patrimoine, sous réserve du respect de la réserve héréditaire. Il est possible de réaliser un don à une association de son vivant. Le principe est le même : une association reconnue d’utilité publique ne paie aucun droit. Le don présente également un avantage fiscal : son montant est déductible selon la qualité du donateur. Don des entreprises – Réduction de l’impôt sur les sociétés Réduction de 60 % du montant du don pour la fraction inférieure ou égale à 2 millions d’euros et 40 % pour la fraction supérieure à 2 millions d’euros, dans la limite de 20 000 € ou 5% du chiffre d’affaires annuel hors taxes. Don des particuliers – Réduction d’impôt sur le revenu 66 % du total des versements, dans la limite de 20 % du revenu imposable du foyer. Don des particuliers – Réduction d’IFI : 75 % de la valeur des dons, dans la limite de 50 000 € Il convient également de préciser que la transmission peut s’effectuer par d’autres biais, tels que l’assurance-vie, au moyen de la rédaction de la clause bénéficiaire. Chaque situation étant particulière, il est conseillé de prendre attache avec son notaire afin de faire un point sur sa situation, anticiper le règlement de la succession tant au niveau civil que dans une optique d’optimisation fiscale.
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