Almast, comme un diamant

Dans la lignée des chanteuses à la voix chaude, au timbre enveloppant, suave, Almast se positionne doucement mais sûrement dans la sphère artistique musicale française. 


Par Annie Arslan 

 

Née Alice Chahbazian le six mars 1995, en Ile-de-France, Almast grandit dans un environnement familial serein. C’est à quatre ans qu’elle découvre et commence à apprivoiser les touches noires et blanches du piano grâce à une de ses tantes professeur de musique. Comme la plupart des enfants, elle apprendra à jouer le répertoire classique puis à l’adolescence, après une pause, elle se tournera vers la musique actuelle. Forte de son apprentissage, elle commence à chanter et à s’accompagner dans sa chambre avant de s’exposer. Un jour, elle entend Amy Winehouse : c’est le déclic, c’est ce qu’elle aime, c’est ce qu’elle veut faire. Mais Almast ne copie pas, elle crée son propre univers. Auteure, compositrice, chanteuse, instrumentiste, elle ajoute la guitare basse à sa formation, et peut ainsi façonner son destin musical au gré de sa fantaisie. 


Parallèlement, bien que ses parents la soutiennent à fond sur sa passion, ils lui demandent de continuer ses études. Elle passe son bac littéraire et part un an en Angleterre pour obtenir une licence en littérature anglaise. Ce n’est pas un hasard si elle chante principalement en anglais. Envisage-t-elle une carrière internationale ? Pourquoi pas, c’est une option sérieuse et en l’écoutant on y pense naturellement. Fortement inspirée par le jazz et Ella Fitzgerald elle compose des airs qui « groovent » à l’instar d’« Eclipse » qu’elle a écrit durant une période de doute profond, celui qui remet souvent tout en cause. Sur ce titre, elle est sublimement accompagnée par Thibaud Merle à la flûte. Ce morceau fait partie des cinq qui composent son premier EP Foreword enregistré en Home Studio à Niort, et sorti le 15 mai 2026. Son album complet sortira à la fin de l’année. A suivre donc de très près.


Et l’Arménie ? Almast est profondément attachée à ses racines. Ses parents sont originaires d’Erevan. Elle s’y rend très souvent depuis toujours pour visiter sa famille avec laquelle elle partage la langue, la culture, et aussi la musique. Sa double culture est évidemment une chance. Elle s’en nourrit pour écrire et composer dans sa langue maternelle également. 


Le jazz, la neo soul, le rock… et la musique folk arménienne sont autant de sources d’inspiration dans lesquelles elle puise pour créer son propre univers . Elle a déjà fait quelques scènes et clips, accompagnée de talentueux musiciens comme Jesa (guitare, chœurs), Louis Le Page (claviers, chœurs) et Théo Schirru (batterie, chœurs). Il faut écouter « Eclipse », « Videotape » , « Garden » pour ressentir ce qui se dégage de la voix d’Almast. On sent la fragilité dont elle fait une force en transitant des notes graves aux plus perchées de manière délicate et pourtant bien rythmée. 


Alice, pourquoi Almast ? “ C’est le prénom de ma tante maternelle ”. Peut-on dire que la symbolique lui va bien ? La rareté, l’éclat et la solidité... 


Nul doute, Almast est un « diamant ». 


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