Trois temps forts ont particulièrement marqué cette édition :
● Le 21 mars, au Loft Vanadzor, les comédiens du Théâtre H. Abelyan ont présenté des extraits d’œuvres d’Adamov dans une lecture scénique accompagnée d’une mise en perspective dramaturgique.
● Le 23 mars, à l’Institut des arts, un colloque scientifique a réuni chercheurs et spécialistes autour des thèmes de l’identité, de l’exil et de la modernité théâtrale dans l’œuvre adamovienne.
● Enfin, le 24 mars, à la Bibliothèque nationale, le roman autobiographique L’Homme et l’enfant, traduit par Saté Khachatryan, a été présenté en présence d’écrivains, d’éditeurs et de critiques littéraires.
L’événement a reçu un accueil particulièrement chaleureux, notamment grâce à la présence du conseiller culturel de l’Ambassade de France en Arménie, Xavier Richard. Cette collaboration franco-arménienne illustre la volonté de la Cie Saté-Âtre de mettre en lumière les auteurs arméniens liés à la culture française et de renforcer les échanges artistiques entre les deux pays.
L’année 2028 marquera le 120e anniversaire de la naissance d’Arthur Adamov. À cette occasion, Saté Khachatryan souhaite organiser un vaste focus consacré à son œuvre en France comme en Arménie.
Cette ambition paraît légitime tant Adamov a occupé une place importante dans la vie théâtrale française d’après-guerre. Ses pièces furent jouées au Festival d’Avignon dès 1948, au Studio des Champs-Élysées à Paris dans les années 1950 et 1960, à Lyon au théâtre de la Comédie en 1953 et 1957, ainsi qu’au théâtre de la Cité de Villeurbanne en 1960 (TNP depuis 1972). Son œuvre compte vingt-deux pièces de théâtre, plusieurs romans autobiographiques, des traductions et des essais critiques.
Développer de nouveaux partenariats avec des théâtres, des universités — notamment l’École normale supérieure de Lyon — ainsi qu’avec des institutions culturelles permettrait de prolonger ce travail de recherche, de transmission et de création autour de ses textes.
Faire revivre Arthur Adamov, c’est finalement redonner voix à toute une mémoire culturelle, politique et sociale : celle d’une Europe traversée par les exils, les idéologies, les guerres et les questionnements identitaires, des années 1930 à la fin des années 1960. C’est aussi réhabiliter un auteur majeur dont l’œuvre, profondément humaine et toujours actuelle, mérite aujourd’hui d’être redécouverte par de nouvelles générations de lecteurs, de chercheurs et de spectateurs.










