La bataille du rail
Dans un entretien diffusé le 20 septembre par la chaîne de télévision arménienne Boon TV, Nikol Pachinian appelle à la résiliation du contrat signé en 2008 entre Erévan et Moscou, en vertu duquel la gestion du réseau ferroviaire arménien incombe à la compagnie publique russe RZhD (les chemins de fer russes) pour une durée de 30 ans

Par Varoujan MARDIKIAN
Il n’est “ pas opposé ” à un transfert de la gestion des chemins de fer arméniens au Kazakhstan, “ notamment en raison de ses infrastructures relativement développées et de son expérience en matière d’investissement dans le secteur ferroviaire ”.
Nikol Pachinian réaffirme sa position défendue depuis février dernier, selon laquelle la situation actuelle des chemins de fer arméniens dissuade la Turquie et l’Azerbaïdjan d’utiliser une portion bien plus vaste du territoire arménien à des fins de transit. “ Dans le cadre du projet TRIPP et de l’instauration de la paix, nous avons une chance historique de nous intégrer au réseau de transport international. Or avec les chemins de fer arméniens sous concession russe, les principaux flux internationaux ne transiteront pas par l’Arménie pour entrer en Turquie, mais par le Nakhitchevan. ”
Moscou ne l’entend pas de cette oreille. “ Nous surveillons de près le respect des intérêts légitimes des opérateurs économiques russes en Arménie. Toute atteinte à ces intérêts nuirait au climat d’investissement de la république et susciterait une réponse appropriée de la part de la Russie ”, a averti le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine.









