Pelechian Project : Cannes Classics rend hommage à un géant du cinéma arménien

À l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes qui s’est tenu du 12 au 23 mai 2026, la section Cannes Classics a rendu un hommage exceptionnel au cinéaste arménien Artavazd Péléchian. La projection restaurée de cinq de ses documentaires majeurs, présentée devant une salle comble, a rappelé la puissance poétique de l’œuvre de ce maître du “ montage à distance ”, figure incontournable du cinéma mondial.

Le cinéaste arménien Artavazd Péléchian, figure majeure du cinéma expérimental et théoricien du « montage à distance » est reconnu internationalement pour l’audace formelle de ses documentaires réalisés entre 1965 et 1975.Cinq de ses œuvres restaurées sont réunies dans un programme intitulé Pelechian Project.


Le projet de restauration, mené par Coproduction Office en partenariat avec Cineteca di Bologna et sous la supervision du réalisateur lui-même, comprend les films Le Pays des hommes (1966), Au début (1967), Nous (1969), Les Habitants (1970) et Les Saisons (1975). Cette initiative a également bénéficié du soutien de la Cinema Foundation of Armenia, de la Télévision publique d’Arménie, du VGIK, de Belarusfilm, ainsi que de partenaires tels que ZDF/ARTE, ArMa Media Production et la Fondation Calouste Gulbenkian.


La projection du 15 mai 2026, organisée dans la salle Buñuel du Palais des Festivals, a rassemblé un public nombreux et particulièrement ému. Présenté par Thierry Frémaux, délégué général du festival, le cinéaste de 88 ans est apparu visiblement touché par l’accueil qui lui a été réservé. Avançant difficilement vers l’estrade, il a été longuement applaudi par une salle comble venue célébrer l’un des grands maîtres du cinéma arménien.


Né en Arménie soviétique et influencé par les grands noms du cinéma soviétique, Artavazd Péléchian a développé une œuvre singulière, à la frontière du documentaire et de la fiction. Ses films, presque muets et souvent en noir et blanc, explorent la mémoire collective, la nature et les racines humaines à travers une écriture visuelle d’une rare modernité. Les cadrages épurés, les jeux de lumière, les angles de vue audacieux et les associations d’images créent un lyrisme qui continue de fasciner les spectateurs contemporains.



Grâce aux outils numériques actuels, la restauration offre aujourd’hui une qualité d’image remarquable à ces œuvres intemporelles. Plus de soixante ans après leur réalisation, les documentaires de Péléchian conservent une force esthétique intacte. Pour de nombreux étudiants et passionnés de cinéma, l’œuvre de Péléchian demeure une référence essentielle et un héritage artistique majeur du cinéma mondial.

par ALMASD LELOIRE KÉRACKIAN 16 juin 2026
Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026, La Bataille de Gaulle : l’âge de fer, d’Antonin Baudry est une adaptation de l’ouvrage de l’historien Julian Jackson De Gaulle : une certaine idée de la France. Antonin Baudry propose un diptyque : l’âge de fer (en salle le 3 juin 2026) et j’écris ton nom (sortie le 26 juin). Un budget global évalué à environ 75 millions d’euros (co-produit par Jérôme Seydoux et Ardavan Safae, président de Pathé Films) est consacré à cette œuvre épique, éprise de réalisme et de liberté tout en révélant des faits historiques peu connus. À travers son interprétation de Charles de Gaulle, Simon Abkarian interroge la mémoire des peuples, le poids de l’histoire et la nécessité de résister. Un entretien habité, entre récit intime et réflexion politique.
par LEO MARCHAL 11 juin 2026
Les lueurs de l’aube découpent les majestueux contours des derniers contreforts du Petit Caucase. Là-bas, à 70 kilomètres en aval d’Alaverdi, les eaux tumultueuses du Debed rejoindront la Koura, en Azerbaïdjan. Depuis notre appartement joliment aménagé au rez-de-chaussée d’une brezhnevka [Ndlr : immeuble construit sous l’ère de Brejnev], nous apercevons les sommets basaltiques des monts du Lori, dissimulés ça et là par des tuyaux de gaz et des voitures japonaises reconnaissables à l’emplacement du volant. Le Debed coule dans un canyon étroitement encaissé : de part et d’autre le surplombent des replats herbeux, témoins d’anciennes vallées glaciaires surcreusées par les torrents de montagnes. Sur ces terres fertiles suspendues se développèrent des communautés rurales et des monastères, comme Sanahin, joyau culturel des Bagratides du temps de l’Arménie médiévale.
par ARMENAG BEDROSSIAN 7 juin 2026
Quand on vient le 14 juillet à la fête de la colonie, on a du mal à imaginer l’incroyable travail qui a été mené pour organiser le séjour de près de 200 enfants, animateurs, encadrants et personnel. Un défi relevé par une équipe de bénévoles qui se mobilisent toute l’année pour faire vivre ce lieu.
par PENIAMIN HAGI MANOUGIAN 7 juin 2026
À la tête de Lyon BD Organisation depuis septembre 2025, Herminée Nurpetlian entend ouvrir un nouveau chapitre pour le festival lyonnais de bande dessinée. Entre ambitions internationales, soutien à la jeune création, développement des actions jeunesse et redynamisation du Collège Graphique, la nouvelle directrice souhaite réaffirmer la place du festival comme rendez-vous incontournable de la vie culturelle lyonnaise. Par Peniamin Hagi Manougian
par Varoujan MARDIKIAN 31 mai 2026
Les anciens dirigeants artsakhiotes jettent une lumière crue sur les agissements du pouvoir azerbaïdjanais à leur égard et renvoient sans ménagement les autorités d’Erévan à leurs responsabilités.
par Tigrane YEGAVIAN 31 mai 2026
La polémique déclenchée par la disparition du Mont Ararat des nouveaux passeports biométriques arméniens aurait pu n’être qu’une controverse administrative parmi d’autres. Elle s’est révélée être le symptôme d’une transformation identitaire de grande ampleur, dont les implications dépassent largement les frontières de la République d’Arménie. Derrière ce débat apparemment technique se joue en réalité une question existentielle : que signifie être arménien au XXI e siècle, après la défaite militaire de 2020, la disparition de l’Artsakh et l’effondrement du paradigme sécuritaire qui structurait l’État depuis l’indépendance ? 
par Tigrane YEGAVIAN 31 mai 2026
En l’espace de deux semaines, Paris a été le théâtre de deux événements qui, mis en perspective, dessinent les contours d’une rupture sans précédent entre la République d’Arménie et sa diaspora.
par Varoujan MARDIKIAN 31 mai 2026
Ankara autorise la reprise du commerce direct avec l’Arménie, à moins d’un mois des législatives arméniennes.
par Varoujan MARDIKIAN 31 mai 2026
L’organisation à Erévan de deux sommets vantant les perspectives de développement des relations arméno-européennes ne saurait occulter ni les tensions politiques en Arménie, ni la fragilité du processus de paix arméno-azerbaïdjanais, ni les droits des Arméniens d’Artsakh.
par Varoujan MARDIKIAN 31 mai 2026
Jamais depuis l’indépendance de l’Arménie, les relations entre nos deux pays n’avaient été si intenses, si confiantes ” : Emmanuel Macron a rendu un hommage appuyé, le 4 mai, devant la communauté française d’Arménie, à tous ceux qui sont les “ artisans ” de la coopération bilatérale.