Quand la musique défend l'école : une soirée solidaire aux Folies Bergères

Par Melkon AJAMIAN

Le 19 janvier, un concert exceptionnel organisé par l’Œuvre d’Orient a investi les Folies Bergère. Imaginé par la violoncelliste Astrig Siranossian, l’événement était dédié au soutien des écoles d’Orient, notamment en Arménie et au Liban, plaçant l’éducation au cœur de l’engagement.

Aux Folies Bergère, la musique s’est élevée comme un langage universel au service d’une cause essentielle : l’éducation. Organisée par l’Œuvre d’Orient, la soirée solidaire avait pour objectif de soutenir les écoles chrétiennes d’Orient, dans des régions durement touchées par les crises économiques, politiques et sociales. Dans des pays comme l’Arménie ou le Liban, l’école demeure souvent un lieu essentiel de stabilité et d’avenir.

À travers un programme mêlant œuvres du répertoire classique et pièces chargées de mémoire, la musique rappelait que le savoir, la culture et les langues ne survivent que s’ils sont transmis. Une transmission indissociable de l’éducation. Devant un public de 1 200 personnes et autour d’Astrig Siranossian, plusieurs personnalités ont prêté leur voix et leur talent à cette soirée engagée : le pianiste Nathanaël Gouin, l’accordéoniste Félicien Brut, le pianiste Abdel Rahman El Bacha, l’écrivain Sylvain Tesson, la neuropsychologue Sylvie Chokron, ainsi que l’humoriste Sandrine Sarroche. Une diversité d’interventions qui a donné à la soirée sa tonalité singulière, entre exigence artistique, réflexion et émotion.

Fondée en 1856, l’Œuvre d’Orient place l’éducation au cœur de son action. L’association soutient plus de 400 institutions éducatives, permettant la scolarisation d’environ 400 000 élèves. Elle est également partenaire du Fonds pour les écoles d’Orient, qui accompagne plus de 300 écoles. Au total, l’association mène environ 1 250 projets par an, dans 23 pays, grâce à l’engagement de près de 70 000 donateurs. En plaçant l’éducation au centre de cette soirée, le concert des Folies Bergère a rappelé une évidence : soutenir l’école, c’est préserver la possibilité de rester et de construire l’avenir sur place. La musique, ce soir-là, s’est faite acte de résistance durable. 

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