Los Angeles La plus grande des "Petites Arménies"
par Rouben KOULAKSEZIAN
Dans l’ombre des projecteurs d’Hollywood, Los Angeles s’est progressivement imposée comme la capitale mondiale de la Diaspora arménienne.
De Montebello à Glendale, en passant par East Hollywood et la San Fernando Valley, Los Angeles s’est imposée en quelques décennies comme l’un des pôles majeurs de la présence arménienne dans le monde, avec près de 400 000 Arméniens. Quartiers, églises, écoles et restaurants racontent l’histoire d’une communauté multiple, façonnée par des vagues d’exil successives et solidement ancrée dans le paysage urbain californien.
Jusqu’aux années 1950, Fresno constituait le principal centre de la vie arménienne en Californie, avant que de nouvelles vagues d’immigration, venues notamment d’Iran, du Liban, de Syrie puis d’Arménie, ne se dirigent vers Los Angeles, donnant progressivement naissance à la plus grande des “Petites Arménies”. Géographiquement, les familles arméniennes arrivées dans la première moitié du 20e siècle s’étaient installées à Montebello, parfois à Inglewood ou Downtown, mais à partir des années 1960, le cœur de la communauté arménienne se déplace à East Hollywood, puis, à partir des années 1980, à Glendale.
Pour le visiteur intéressé par l’histoire arménienne de la ville, le premier passage obligé est East Hollywood, où un secteur est encore appelé Little Armenia. Entre Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard, l’église Saint Garabed a été consacrée en 1980. De l’autre côté de la rue, l’école Rose & Alex Pilibos, où étaient scolarisés les chanteurs du groupe System of a Down, est l’une des plus grandes écoles arméniennes de la Diaspora. Des enseignes de restauration rapide arménienne qui se sont ensuite développées dans toute la région sont nées à Little Armenia, comme Zankou Chicken, Falafel Arax, Taron Bakery ou Sasoun Bakery.
Le restaurant le plus célèbre d’East Hollywood est sans doute Carousel, fondé en 1984, proposant une délicieuse cuisine arméno-libanaise, et également le restaurant arménien préféré de la famille Kardashian. Sahag’s Basturma propose sans conteste les meilleurs sandwichs au basterma de Los Angeles, tandis que le restaurant Marouch mérite également le détour. Par ailleurs, à Hollywood, vous passerez probablement par le Walk of Fame, où vous pourrez chercher les étoiles de Charles Aznavour, Cher, Rouben Mamoulian et Andy Madadian.
Au nord de Los Angeles, les villes de Glendale et Burbank, ainsi que les San Fernando Valley et Crescenta Valley, forment un ensemble de banlieues résidentielles où la présence arménienne est particulièrement importante. Avec une voiture, il est possible de visiter en un jour ou deux les lieux arméniens les plus importants. À Glendale même, où environ 40 % de la population est arménienne, la gastronomie arménienne est célébrée dans toute la ville et il faudrait des semaines pour goûter à tout. Le restaurant Raffi’s est un incontournable, avec ses spécialités arméno-perses. Khinkali House propose une cuisine caucasienne, Carousel une cuisine libano-arménienne, Mini Kabob est l’un des meilleurs kebabs de la ville, Phoenicia offre une ambiance beyrouthine et d’excellents mezzés, Zhengyalov Hatz est spécialisé dans les recettes d’Artsakh et recommandé par le guide Michelin, Manta Factory pour les manti, Lahmajune Factory pour les lahmajoun, Baklava Factory pour les baklavas. Café Urartu est l’une des institutions de Glendale en matière de coffee shops, et Serj Tankian vient également d’ouvrir Kavat Café. La librairie Abril est l’une des meilleures librairies arméniennes de la Diaspora.
L’église arménienne Saint Mary, consacrée en 1988, est la principale église arménienne de Glendale, et plusieurs centaines de personnes assistent à la messe du dimanche. Dans la ville voisine de Burbank, l’imposante cathédrale arménienne Saint Leon est sans aucun doute l’église arménienne la plus visible de Los Angeles, sur la droite de la Golden State Highway qui relie Los Angeles à San Francisco. La cathédrale catholique arménienne Saint Gregory, consacrée en 2011 à Glendale, mérite également le détour. Par ailleurs, le futur Armenian American Museum, en cours de construction à Glendale, sera le plus grand centre éducatif et culturel de la Diaspora. La San Fernando Valley est un peu plus éloignée du centre de Los Angeles, mais citons néanmoins l’église Holy Martyrs, consacrée à Encino en 1965, et Saint Peter à Van Nuys en 1966, alors qu’à l’époque encore peu d’Arméniens vivaient dans la région. Le musée Ararat Eskidjian, situé à Mission Hills, est particulièrement intéressant. Si vous passez par Montrose, admirez la fresque de street art Les Oiseaux et les Arbres de Komitas (2 525 Honolulu Avenue). La ville de Pasadena, avec son charme provincial, possède également une importante communauté arménienne, notamment originaire du Liban et de Syrie. En plus des églises arméniennes Saint Gregory et Saint Sarkis, la ville compte d’intéressants lieux pour manger arménien, comme Su-Boereg & Monta Factory, Old Sasoon Bakery ou Koko’s Bakery.
Enfin, terminons par le centre-ville de Los Angeles, le berceau historique de la ville, autrefois appelée Nuestra Señora la Reina de Los Ángeles. La présence arménienne y est plus réduite, mais c’est pourtant là que la première église arménienne de Los Angeles, Holy Cross, fut fondée en 1922. Toujours debout, elle est aujourd’hui une église méthodiste appartenant à la communauté coréenne (420 E. 20th St). À quelques pas de Pershing Square, St. Vincent Court est une petite impasse cachée au cœur du quartier des bijoutiers de Downtown LA. Avec ses façades colorées, elle rappelle une ruelle européenne, mais c’est aussi une Petite Arménie miniature, avec plusieurs commerces arméniens comme Mima’s, Garo’s Deli ou Sevan Garden.
Bien plus à l’est, la ville de Montebello, qui fut le cœur de la Diaspora arménienne en Californie du Sud dans les années 1960, a conservé quelques lieux incontournables, dont son mémorial du Génocide de 23 mètres de haut, inauguré en 1968, le plus grand et le plus ancien mémorial du Génocide sur le sol américain. La magnifique cathédrale Holy Cross a été construite en 1984 et est l’une des plus grandes églises arméniennes de Californie.
Conseils de voyage
• Quand partir ?
On peut visiter Los Angeles toute l’année, le temps y étant presque toujours agréable, mais avril, mai, septembre et octobre offrent les conditions les plus confortables.
• Quel circuit prévoir ?
Pour découvrir l'histoire arménienne en Californie, rien de tel qu'un détour par Fresno, la ville de William Saroyan, située à 3h30 de route de Los Angeles.

Malgré la baisse des effectifs qui touche le monde associatif, la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF) peut se targuer de compter des centaines de membres actifs qui mènent sans relâche les programmes et actions de cette organisation bientôt centenaire. Mais force est de constater que le bénévolat se transforme avec l’époque et avec les nouvelles générations et les associations comme la CBAF doivent aujourd’hui proposer de nouvelles approches pour fidéliser les bonnes volontés.

Notre éditorial en arménien Oriental Merci à Noubar Seropyan pour la traduction. Հայաստանի քաղաքացիները քվեարկեցին։ Արդյունքն ակնհայտ է։ Կենտրոնական ընտրական հանձնաժողովի կողմից հաստատված արդյունքների համաձայն՝ Նիկոլ Փաշինյանը, ստանալով ձայների 49,75 %-ը, ապահովել է 3/5 մեծամասնություն, սակայն չի ստացել այն սահմանադրական մեծամասնությունը, որի վրա հույս էր դրել։ Ավելին, նա նույնիսկ նահանջել է նախորդ գումարման համեմատ։

Notre numéro de juillet-aout 2026 est parti chez nos abonnés avec en couverture Simon Abkarian pour son rôle majeur dans le film De Gaulle. L'occasion de se poser la question si ce refus de la capitulation et ce choix de la résistance chez De Gaulle n'est pas l'exemple à suivre pour les Arméniens. Nous revenons aussi sur les élections législatives en Arménie et la victoire contestée de Nikol Pachinian, mais nous aurons aussi une large page culture et 2 reportages photos sur le Siunik à emmener aec vous sur les plages, la montagnes ou en Arménie cet été.

« Les Journées Adamov en Arménie » constituent un projet porté par la Cie Saté-Âtre afin de promouvoir le théâtre contemporain français en Arménie tout en valorisant la culture arménienne en France et à l’international. Redécouvrir l’œuvre d’Arthur Adamov s’inscrit pleinement dans cette démarche : dramaturge majeur du XX e siècle, il représente un véritable pont culturel entre les deux pays.





