La presse arménienne de la diaspora
par Zmrouthe AUBOZIAN
Dans le cadre d’Armen Livres, un cycle de trois conférences a été proposé à la MCA d’Alfortville sous le titre de « Et la Diaspora fut ». Le 13 février dernier, Tigrane Yégavian intervenait pour définir « Le rôle et les défis de la presse arménienne de la Diaspora ».
Maître de conférences et journaliste - entre autres de France Arménie - il a accompagné son intervention d’un diaporama. Le conférencier a décrit l’histoire de la presse arménienne de la Diaspora, l’importance du rôle qu’elle a joué, et a réfléchi aux défis auxquels elle est confrontée, mentionnant également les points faibles de la presse actuelle. Il a également souligné la nécessité d’en faire une plateforme de débat. Nous n’évoquerons pas tous les titres passés de la presse arménienne mais citerons France Arménie (FA), magazine “ de la 3e génération ”, c’est-à-dire celle des petits-enfants des rescapés. Créé en 1982, FA est un journal pionnier, transnational (Etats-Unis, Liban, Syrie, Turquie, Djavakhk…). Il a aidé à la connaissance de la question arménienne de Turquie. Dans les années 80, il a investi l’espace public francophone (délégation de la FRA au Palais de l’Elysée), transmis une conscience nationale. Avec des militants entièrement dévoués à la Cause, une des figures majeures étant celle de Jules Mardirossian. Il prone un militantisme politique mais aussi culturel et religieux. FA doit poursuivre son rôle de passeur et d’interface, entre la France, la Diaspora et l’Arménie. Son ADN est la Cause arménienne. Il faut aujourd’hui plus de journalistes, franco-arméniens, arméno-américains, etc. Il faut aussi plus de numérique, de podcasts, de vidéos. Il faut plus de bilinguisme car en tant que transnation, nous pouvons échanger avec d’autres diasporas. Sans la presse, la Diaspora n’existerait pas. La Diaspora : un lieu de continuité historique.

Notre éditorial du mois d'Octobre 2026 KAKISTOCRATIE Merci à George Clooney d’avoir remis au goût du jour ce mot « Kakistocratie » qui désigne un pays dirigé par les personnes les moins qualifiées. Certes, pour Clooney, ce terme visait le gouvernement américain dirigé par Donald Trump, mais il apparaît également totalement approprié pour l’Arménie tant nous sommes sidérés par l’amateurisme dont fait preuve dans tous les domaines le gouvernement de Nikol Pachinian.

En couverture "Carnets d'Alep" le reportage exclusif de Tigrane Yegavian. Nous reviendrons aussi sur la situation des otages arméniens détenus à Bakou et sur le voyage de la honte des diplomates en poste en Azerbaidjan en Artsakh. Vous pourrez aussi découvrir un très beau reportage sur l'ascension de l'Ararat réalisée par Vana et Vartan qui fut pour eux un "Baptème de l'arménité".

L’histoire de l’industrie pétrolière de Bakou remonte au milieu du 19e siècle. La découverte du pétrole attira un grand nombre d’Arméniens, parmi lesquels deux figures emblématiques, aux noms russifiés : Yvan Mirzoev qui fora le premier puits de pétrole en 1871 et Alexander Mantashev, industriel, magnat du pétrole et philanthrope.

Il est des livres qui passent sous les radars des rentrées littéraires, échappentaux modes, aux prix et aux conversations convenues, alors même qu’ils portenten eux une véritable nécessité intérieure. Tel est le destin injuste des troisrecueils d’aphorismes que Denis Donikian a publiés l’an dernier:L’intime,l’infime, l’infini, AnapatetÊtre ou ne pas naître. Trois livres qui composent moinsune trilogie qu’une longue méditation sur la condition humaine.

Du 12 au 19 juillet 2026, Erevan a vibré au rythme de la XXIIIe édition du Golden Apricot Yerevan International Film Festival (GAIFF / Vozké Dziran). Fondé en 2004, l’événement s’est imposé au fil de plus de deux décennies comme un rendez-vous cinématographique de premier plan dans le Caucase et sur la scène internationale. Le point d'orgue a été, sans conteste, la présence de Simon Abkarian et Sev Ohanian.



