Washington et Erevan communiquent sur la TRIPP

par Varoujan MARDIKIAN

Les modalités de la mise en œuvre de la TRIPP étaient à l’ordre du jour, le 13 janvier à Washington, des entretiens entre les chefs des diplomaties américaine et arménienne, Marco Rubio et Ararat Mirzoyan. A l’issue de ces discussions, les deux parties ont publié un document de huit pages. On y lit qu’une entreprise conjointe américano-arménienne construira une voie ferrée, une route, des lignes d’approvisionnement énergétique et d’autres infrastructures le long de cette voie de transit, et en assurera la gestion et la perception des revenus pendant au moins 49 ans. Le document précise que “ l’Arménie entend céder aux Etats-Unis une participation de 74 % et conserver 26 % dans la Société de développement de la TRIPP ”. Cet accord “ devrait être prolongé de 50 ans, avec une augmentation de capital accordée au gouvernement arménien, portant sa participation à 49 % ”. 

Le texte souligne en outre que “ la souveraineté et la juridiction de l’Arménie sur les opérations frontalières et douanières sont absolues et non négociables ”. Le Secrétaire d’Etat américain Marco Rubio l’a confirmé devant les médias, en indiquant que l’accord sur la TRIPP “ permet à l’Arménie de prospérer économiquement, mais sans porter atteinte à sa souveraineté ”. Ce en quoi “ il peut servir de modèle au monde entier ”.
La Société de développement de la TRIPP fera appel à des opérateurs privés qui fourniront des “ services à la clientèle ”, tels que “ la collecte initiale de documents pour vérification et la perception des droits de transit auprès des marchandises et des voyageurs ”. Dans le même temps, les autorités arméniennes devront “ maintenir une présence physique à toutes les frontières et installations douanières arméniennes ”, prendre les “ décisions et autorisations douanières finales ” et gérer le “ contrôle de l’immigration ”.

On le voit, Washington et Erévan affichent avec insistance leur volonté de graver dans le marbre le maintien de la souveraineté absolue de l’Arménie sur la TRIPP. Mais il ne faut pas s’y tromper : la participation des Etats-Unis à hauteur de 74% pourrait s’avérer un leurre pour l’Arménie en termes de sécurité, si les Américains concluaient un jour ou l’autre un accord avec une société turque ou azerbaïdjanaise désireuse de s’impliquer dans la mise en œuvre du projet. Par ailleurs, bien que le document envisage de porter à 49 %, en 50 ans, le capital accordé au gouvernement arménien, il convient d’accorder une importance toute relative à cette clause qui n’intègre pas, et pour cause, un bouleversement géopolitique d’envergure susceptible de rebattre les cartes dans le Sud-Caucase, guère réputé pour incarner un pôle de stabilité. 

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