Même pas la reconnaissance du ventre
par Armenag Bedrossian
A Dilijan, le maire par intérim, Davit Sargisyan (Contrat civil), a lancé une procédure judiciaire pour remettre en cause les droits de gestion et d’aménagement du parc central de la ville. Celui-ci appartient à Roupen Vartanyan et sa famille qui ont investi plus de 236 millions de dollars pour Dilijan.
Ce droit de gestion et d’aménagement, signé il y a près de 15 ans avec la Fondation pour le développement de Dilijan, appartenant à la famille Vartanyan, lui confiait la responsabilité de la réhabilitation et de l’entretien du parc central et du stade adjacent. Bien que les accords soient toujours en vigueur, la municipalité cherche à les résilier par voie judiciaire à l’initiative du maire Davit Sargisyan. Rappelons que ce dernier n’a pas gagné les élections, mais a été nommé maire par intérim en 2021 par Nikol Pachinian, alors qu’il avait perdu la mairie dans les urnes. Mais le maire élu avait été démis de ses fonctions par le gouvernement pour une fraude présumée aux élections, qui n’est toujours pas passée devant un tribunal depuis quatre ans.
Il y a quinze ans, ce parc était morcelé en parcelles privées, mal entretenues et considérées comme dangereuses au point d’être devenu un vaste terrain vague avec une mare nauséabonde centrale. La famille Vartanyan a dépensé environ un million de dollars pour racheter les terrains et a investi plus de quatre millions de dollars dans la restauration du parc et de ses infrastructures avec notamment des aires de jeux pour les enfants et l’assainissement du lac. Il s’agit désormais d’un espace public gratuit, très fréquenté et qui a fortement embelli la ville. Une deuxième phase de travaux étaient prévus, notamment pour le stade, mais ils ont pris du retard. Au total, depuis 2012, Rouben Vartanyan, sa famille et ses partenaires, ont investi environ 236 millions de dollars à Dilijan, notamment dans l’École internationale de Dilijan (UWC).
Et alors que Rouben Vartanyan est en prison en Azerbaïdjan pour son engagement aux côtés des Arméniens d’Artsakh, le maire par intérim de Dilijan l’accuse d’avoir manqué à ses obligations contractuelles auprès de la Ville, sans pour l’instant préciser la nature de ses manquements et sans apporter la moindre preuve, se réfugiant derrière le secret de la procédure en cours. On sent bien que l’objectif réel est de faire main basse sur les biens construits par la famille Vartanyan, sans rien payer et en profitant de son absence pour se défendre. Une façon de procéder qui rappelle celle utilisée à l’encontre de Samvel Karapetian et du groupe Tashir.
L’épouse de Ruben Vartanyan a qualifié la plainte de “ pression exercée sur la famille ”, soulignant qu’elle avait déjà entraîné la suspension de certains projets prévus. Par ailleurs, il est apparu que le maire de Dilijan avait demandé, l’année dernière, le versement par voie judiciaire à la municipalité de 63 millions de drams (soit 148 000 euros) par la famille Vartanyan. Demande rejetée par le tribunal car “ non fondée ” avait estimé le juge, mais qui n’avait pas rendue publique sa décision.
Vraiment la honte n’étouffe plus les élus de Contrat civil !

Malgré la baisse des effectifs qui touche le monde associatif, la Croix Bleue des Arméniens de France (CBAF) peut se targuer de compter des centaines de membres actifs qui mènent sans relâche les programmes et actions de cette organisation bientôt centenaire. Mais force est de constater que le bénévolat se transforme avec l’époque et avec les nouvelles générations et les associations comme la CBAF doivent aujourd’hui proposer de nouvelles approches pour fidéliser les bonnes volontés.

Notre éditorial en arménien Oriental Merci à Noubar Seropyan pour la traduction. Հայաստանի քաղաքացիները քվեարկեցին։ Արդյունքն ակնհայտ է։ Կենտրոնական ընտրական հանձնաժողովի կողմից հաստատված արդյունքների համաձայն՝ Նիկոլ Փաշինյանը, ստանալով ձայների 49,75 %-ը, ապահովել է 3/5 մեծամասնություն, սակայն չի ստացել այն սահմանադրական մեծամասնությունը, որի վրա հույս էր դրել։ Ավելին, նա նույնիսկ նահանջել է նախորդ գումարման համեմատ։

Notre numéro de juillet-aout 2026 est parti chez nos abonnés avec en couverture Simon Abkarian pour son rôle majeur dans le film De Gaulle. L'occasion de se poser la question si ce refus de la capitulation et ce choix de la résistance chez De Gaulle n'est pas l'exemple à suivre pour les Arméniens. Nous revenons aussi sur les élections législatives en Arménie et la victoire contestée de Nikol Pachinian, mais nous aurons aussi une large page culture et 2 reportages photos sur le Siunik à emmener aec vous sur les plages, la montagnes ou en Arménie cet été.

« Les Journées Adamov en Arménie » constituent un projet porté par la Cie Saté-Âtre afin de promouvoir le théâtre contemporain français en Arménie tout en valorisant la culture arménienne en France et à l’international. Redécouvrir l’œuvre d’Arthur Adamov s’inscrit pleinement dans cette démarche : dramaturge majeur du XX e siècle, il représente un véritable pont culturel entre les deux pays.





